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2e dimanche de l’Avent

4 décembre 2016

« Une voix crie dans le désert »… Dans le désert de nos vies soi-disant « connectées », où l’on écoute pour répondre et pas pour comprendre, et si nous prenions le temps de nous arrêter, le temps du silence pour écouter en nous cette voix qui veut se faire entendre ?
Ecouter pour nous laisser convertir, pour nous laisser retourner de l’intérieur. En effet, comment construire un monde nouveau si nous n’écoutons pas la clameur de celui-ci, mais aussi le murmure de celui qui vient, déjà, au cœur de chacun-e ?
Ecouter, accueillir, dire « me voici ! », partager et changer en profondeur. Voilà peut-être notre chemin d’Avent.

Jean Baptiste impressionne parce que c’est un homme authentique. Il fait ce qu’il dit, sans entourloupettes, sans tourner autour du pot. S’il se permet d’inviter ceux qui l’écoutent à changer de vie, c’est qu’il s’y est mis lui-même d’abord. Ses paroles et ses actes, il les ajuste le mieux possible. C’est pour cela qu’on peut le croire : parce qu’il est juste. Qu’il ne demande que ce qu’il est capable de faire lui-même – et il le demande avec d’autant plus de force qu’il aime ceux à qui il parle, même si c’est avec rudesse. Mais on connaît tous cela : quand on risque de se casser la figure, ce sont ceux qui nous aiment le plus qui crient le plus fort !

Or, qu’est-ce qu’il dit, Jean Baptiste ? Qu’est-ce qu’il demande et qu’est-ce qu’il conseille ? Ce qu’il demande, c’est qu’on se convertisse, un mot compliqué pour dire « changer » - non pas en surface, non pas quelques petites choses qui ne fonctionnent pas bien, mais changer en profondeur, changer de mentalité, d’état d’esprit, changer son regard sur les autres et sur les choses.

Si vous voulez reconnaître Dieu qui vient, dit-il en substance, il est plus que temps de changer votre fusil d’épaule – et il propose un petit programme : 1e) préparez-vous à l’accueillir. Or, peut-être qu’on n’accueille jamais mieux quelqu’un que lorsqu’on a appris à le connaître un peu – en ayant vécu avec lui certains événements forts, échangé des idées, dialogué en vérité, etc. Pour le coup, Jean Baptiste nous dit que ce qui plaît à Dieu, ce ne sont pas des plats mitonnés ni des vêtements de luxe, mais des cœurs purs, des gens qui ne s’encombrent pas d’eux-mêmes, qui ne sont pas toujours là à dire : « moi-je » mais qui se plaisent à dire aussi souvent que possible : « me-voici » ; 2e) n’oubliez pas qu’on ne se convertit pas soi-même, tout seul, dans son coin, mais qu’on se dispose à l’être, qu’on se laisse convertir – qu’il faut donc faire de la place en soi à celui qui nous aidera à changer de mentalité. Le temps de l’Avent, c’est un temps de nettoyage : il s’agit de se débarrasser de tout ce qui fait de l’ombre, de tout ce qui pèse, pour laisser agir la lumière, la chaleur et la joie de Noël.





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