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Le volontariat, outil d’insertion professionnelle ?

Être attendu, se lever le matin, être ponctuel, assumer des responsabilités, travailler en équipe… ce sont des choses que l’on peut (ré)apprendre en s’engageant comme volontaire dans une association. On peut aussi y acquérir des compétences professionnelles, comme en témoigne Hanissa (cf. p. 18). « Certains ont pu retrouver un travail, un équilibre dans leur vie, en ayant réappris les rythmes et les exigences du travail », constate Pierre à l’Amicale d’Entraide d’Ellezelles.
Le volontariat peut-il pour autant être considéré comme un outil d’insertion socioprofessionnelle ? Nos ministres y ont pensé, et ce n’est pas sans danger.
D’une part, si le volontariat peut avoir des répercussions positives sur « l’employabilité » des personnes précarisées, ses effets sont rarement miraculeux. D’autre part, décréter que le volontariat est un outil d’insertion socioprofessionnelle comporte un risque pour le volontariat lui-même, celui d’être instrumentalisé et, par là-même, dénaturé.
Une illustration éclatante nous en est offerte avec le « service communautaire » voulu par le Gouvernement dans le cadre du Plan individualisé d’intégration sociale (PIIS) désormais étendu à tous les bénéficiaires du Revenu d’intégration sociale (RIS). Ce plan est en réalité un contrat dont la signature est obligatoire et qui définit les droits et devoirs respectifs de l’allocataire et du CPAS. Dans ce contrat figure la possibilité pour le bénéficiaire du RIS de prester un service communautaire sur une base volontaire. Le lien avec le volontariat va au-delà du vocabulaire puisque, dans sa circulaire, le ministre indique que la loi de 2005 sur le volontariat s’applique à ce service [1].

Et c’est là que « ça coince ». Revenons aux fondamentaux du volontariat tel que défini dans la loi en question : peut-on encore parler d’un acte libre quand « l’exécution d’un service communautaire constitue un des éléments permettant de juger si l’intéressé est disposé à travailler » ? Sachant que, si le CPAS considère que l’intéressé n’est pas disposé à travailler, ce dernier risque tout simplement une suspension du versement de son revenu d’intégration. Bien sûr, il est prudemment précisé que « Le simple refus d’effectuer un service communautaire dans le PIIS ne peut, en soi, justifier de décider qu’une personne n’est pas disponible sur le marché du travail et n’est donc pas disposée à travailler. » Mais on connaît l’autonomie des CPAS à l’heure d’interpréter les textes de loi et la diversité des pratiques d’une commune à l’autre. De plus, peut-on réellement parler de liberté pour l’allocataire, quand la personne qui est en face de lui détient le pouvoir sur ses moyens d’existence ?

Le volontariat est un acte libre, c’est son essence même. C’est pour cela qu’il convient de le défendre contre toute instrumentalisation et toute altération, sous peine de dénaturer cet « acte fondateur de citoyenneté qui contribue au changement de société [2] ». S’il aide certains à se réinsérer dans la société et sur le marché de l’emploi, tant mieux. Mais restons-en là.



[1Circulaire adressée par le ministre Willy Borsus aux Présidents des CPAS, qui modifie la loi du 26 mai 2002 concernant le droit à l’intégration sociale.

[2Emmeline Orban, Secrétaire générale de la Plateforme francophone du volontariat. www.levolontariat.be . Voir la lettre ouverte adressée au Ministre W. Borsus par la Plateforme : http://www.levolontariat.be/lettre-ouverte-au-ministre-willy-borsus



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