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Société

Les bombes ne créent pas le vivre-ensemble

Après la légitime vague d’émotion suscitée par les massacres perpétrés le 13 novembre à Paris, après la stupeur et la compassion, vient le temps de l’analyse et de la réflexion. Comment les médias traitent-ils ces événements ? La réaction des responsables politiques est-elle pertinente ? Quelle part de responsabilité nos dirigeants devraient-ils assumer ? Comment prendre pacifiquement le contrepied de cette violence aveugle ? Quelle est notre place, en tant que citoyen, dans ce défi à relever ?

© Espace 28 asbl, Verviers Copyright

Au même titre que les musulmans dans leur ensemble, les réfugiés récemment arrivés sur le territoire européen et ceux qui s’apprêtent à frapper aux portes du Vieux Continent risquent d’être les victimes collatérales des peurs qui ressurgissent. Déjà stigmatisés depuis des mois, ils sont encore pointés du doigt, soit parce qu’une partie d’entre eux est de même appartenance religieuse que les terroristes du 13 novembre ; soit parce qu’ils ont des racines culturelles communes… ou tout simplement parce qu’on ne les connaît pas et qu’on suppute toutes sortes de choses à leur encontre. La terreur qu’a connue Paris devrait pourtant nous aider à comprendre un peu mieux pourquoi les demandeurs d’asile ont quitté leur pays, car là-bas, c’est chaque jour que des drames de ce genre surviennent.

INFORMATION SÉLECTIVE ET PARTIALE

D’où vient ce risque d’amalgames ? Une partie de la réponse se trouve dans l’ouvrage La guérison du monde, écrit par Frédéric Lenoir, sociologue et spécialiste des religions ; il y dénonce notamment l’effet anxiogène de l’information, trop souvent réduite à une mise en spectacle peu rigoureuse et propice aux conclusions hâtives. On ne peut que lui donner raison en se penchant sur le traitement des informations dont nous abreuvent à longueur de journée les médias de masse, en particulier lors d’événements comme ceux de novembre 2015. Après le 13 novembre, nos principaux quotidiens nous ont gratifiés de pages spéciales (entre 15 et 20) autour des événements de Paris. Mais la semaine précédente, on n’y trouvait que peu de commentaires sur les attentats au Liban qui ont fait plus de 50 morts et plus de cent blessés. Comment ignorer l’amertume de certains Libanais qui s’indignaient : « pour les drames que nous vivons, nous rencontrons peu de solidarité ; pour les tragiques événements de Paris, le monde entier se mobilise… »

Il est temps pour nous, Européens, de nous délester de notre européocentrisme et d’arrêter de nourrir la rancœur des pays du Sud qui peuvent à juste titre nous reprocher notre manque de solidarité et de sympathie (au sens étymologique : « souffrir avec ») .

L’IMPASSE DES POLITIQUES SÉCURITAIRES

Comment réagir face aux événements tragiques de l’année 2015 ? Comment sortir de l’impasse ? Comment échapper à la spirale de violence qui semble s’autoalimenter depuis quelques mois ? Une partie de la réponse se trouve peut-être dans une relecture de l’histoire récente. (...)

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