Abonnez-vous à notre infolettre

Recevez chaque mois des nouvelles de nos projets, nos évènements ou encore nos analyses en vous abonnant à notre infolettre

logo Entraide et Fraternité

Bénéficiaire ou partenaire ?

Vers une autre conception de la solidarité

Dans le domaine de l’aide sociale, il est courant de nommer les personnes soutenues des bénéficiaires. Le terme n’est pas neutre. Examinons ce qu’il dit.

TéléchargerConsulter

Le terme bénéficiaire est certes plus élégant que celui d’usagers, et semble couramment utilisé faute d’un autre mot plus adéquat. Mais la manière dont on nomme les uns et les autres n’est pas anodine. Et si les alternatives au mot bénéficiaire ne sont pas évidentes à trouver, s’interroger sur ce que le mot véhicule reste utile. En effet, il exprime d’une certaine façon la relation établie entre les associations et les personnes qui les sollicitent. Il peut aussi être révélateur du rôle assigné aux associations de lutte contre la pauvreté dans la société. Comme il peut être porteur, malgré lui, des préjugés selon lesquels les personnes en situation de précarité seraient "assistées", "profiteuses".

Dans la communication des associations vers des tiers, cette terminologie de bénéficiaire est fréquente. Lorsqu’elles rendent des comptes à celles et ceux qui les appuient… surtout si cet appui est d’ordre financier, les associations en font usage pour quantifier et qualifier les personnes accompagnées. Cette approche aux accents comptables risque néanmoins de polluer en bout de course la relation établie au sein de l’association. Car elle pourrait cantonner les personnes accompagnées dans une fonction passive et réduire le rôle de l’association à celui d’un fournisseur d’aide, au détriment du lien social. Celui-ci est pourtant crucial.

Aux yeux de Vivre Ensemble, une dimension importante de la lutte contre l’exclusion doit en effet être la participation. Et la dynamique associative qui l’accompagne passe par la valorisation de l’individu, par la considération de ses besoins, de ses aspirations et par l’encouragement à partager une réflexion ou une action commune. Finalement, quelle que soit la terminologie choisie, l’important n’est-il pas d’éviter la logique dichotomique que l’on observe un peu partout, la vision binaire du "eux/nous" ?





Lire aussi

14 octobre 2021

Inondations : Jean-Pascal van Ypersele à la rencontre d’associations sinistrées

Le lundi 27 septembre, à l’initiative d’Action Vivre Ensemble et de l’asbl "De bouche à oreille" le climatologue Jean-Pascal van Ypersele s’est rendu à Eupen, (...)
27 septembre 2021 • 16h00    Agenda    Conférence

Dérèglement climatique et urgence sociale : Jean-Pascal van Ypersele à Verviers

En collaboration avec l’asbl "De bouche à Oreille", Action Vivre Ensemble vous invite à une conférence du climatologue Jean-Pascal van Ypersele le lundi 27 (...)

SIA

Soziale Integration und Alltagshilfe (Intégration sociale et aide au quotidien)
Organisation et développement des événements d’information et des services de conseil ainsi que des ateliers et des activités de (...)

Retrouvez-nous sur : facebook twitter youtube flickr