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1er décembre 2022  Actualités

Le « social truck » du Cercle à la rencontre du public précarisé

À Ciney, l’AMO Le Cercle vient d’inaugurer avec le soutien d’Action Vivre Ensemble le premier bureau d’aide à la jeunesse itinérant de Belgique.

« Tout ce que fait l’AMO dans ses bureaux, nous le faisons dans une camionnette transformée en bureau itinérant », résume Laurence Verdeur, directrice du Cercle, à Ciney. Cela fait 30 ans que l’AMO (Action en milieu ouvert) namuroise travaille sur les communes de Ciney, Hamois, Havelange et Somme-Leuze. Loin des clichés, les communes rurales sont au moins aussi touchées par la précarité que les grandes villes. Mais s’y ajoute un autre obstacle encore : l’isolement.

« Une AMO bruxelloise trouve son public en sortant dans la rue ; mais, dans nos communes, la précarité est plus cachée, au fin fond des villages. Il n’y a plus de gare, pas de services de proximité, il y a deux bus par jour : ces gens ne peuvent même pas se déplacer pour venir dans nos bureaux, même pour venir chercher chez nous 2 kg de pâtes pour finir le mois. Nos bureaux de Ciney ne répondent pas aux besoins. Une AMO doit rencontrer les publics, dans les villages, dans les cités sociales. C’est pourquoi nous avons créé ce bureau mobile. Nous sommes aidés par Action Vivre Ensemble mais nous n’avons pas de subside public : l’idée est de montrer d’abord que cela fonctionne avant de demander la création d’une antenne mobile. »

Pour ce faire, Le Cercle a transformé une camionnette offerte par Cap 48 en véritable bureau. « Dans un premier temps, nous allons nous greffer à des moments connus des gens, le marché, une distribution de colis alimentaires par le CPAS ou les Restos du cœur, des endroits où nous pourrons rencontrer un public qui ne nous connaît pas. On peut aussi se déplacer à la demande. Actuellement, on fait le tour des besoins des communes. On va aller sonner aux portes », dit Laurence Verdeur.
Le public d’une AMO, ce sont les jeunes jusqu’à 22 ans et leurs parents, c’est donc très large. « Nombre d’entre eux sortent d’institutions, ils ne sont pas armés pour se débrouiller. Pour les gens qui vivent dans la précarité, écrire ou comprendre un courrier administratif n’est pas aisé. Pour beaucoup de gens, c’est un casse-tête de remplir les formulaires d’allocations familiales, sans parler de la fracture numérique. Depuis le Covid, le CPAS, les mutuelles, les banques, les syndicats ont fermés leurs permanences. Il n’y a que nous et c’est pourquoi nous devons aller chez les gens puisqu’eux ne peuvent arriver chez nous. »

Le Cercle décline un autre projet, une yourte d’accrochage scolaire pour les jeunes (14-20 ans) en décrochage scolaire : ils y passent une semaine hors du temps scolaire à réfléchir à leur scolarité, leur orientation et leur bien-être à l’école.





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