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	<title>Agriculture/jardins partagés &#8211; Action Vivre Ensemble</title>
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	<title>Agriculture/jardins partagés &#8211; Action Vivre Ensemble</title>
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		<title>Conjointes-aidantes en agriculture… Le statut de la Liberté ?</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/analyse2024-09/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 12:43:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Il n’est plus rare de voir des femmes prendre la tête d’exploitations agricoles… Grâce à la création du statut de ‘conjoint aidant’ ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="chapo">L’agricultrice est-elle l’avenir de l’agriculteur ? Si l’on sait depuis Aragon et Ferrat que « La femme est l’avenir de l’homme », le monde agricole reste, de son côté, &nbsp;conservateur. Mais, à son rythme, il avance et il n’est plus rare de voir des femmes (30% actuellement) prendre la tête d’exploitations agricoles… Grâce à l’évolution de la société ou grâce à la création du statut de ‘conjoint aidant’ ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Maman, sans profession&nbsp;? Ils ont dû se tromper</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Le jour du mariage de ma sœur, un détail m’avait particulièrement frappée. Au moment de l’office civil, j’avais retenu cette phrase: ‘Louisette Labbé, employée de commerce, fille de Henri Labbé, agriculteur, et de Francine Boulin, son épouse, sans profession’. Je chuchotai à l’oreille de mon mari ‘Maman, sans profession ? Ils ont dû se tromper.’ Je vis aussi le visage de maman se crisper. Elle non plus n’était pas restée insensible à ces mots. Et pour cause ! Chaque jour, elle travaille plus de dix heures sur l’exploitation familiale, 7 jours sur 7, sans compter les heures consacrées à son foyer. Et, soudain, elle se voyait officiellement sans profession.</p>
<cite>Témoignage d’une agricultrice bretonne<sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup></cite></blockquote>



<p></p>



<p>Anne-Marie Crolais, agricultrice bretonne, relatait ce témoignage en 1982<sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup>, reflet d’une époque genrée. Ce n’est plus hier mais ce n’est pas il y a un siècle non plus.&nbsp; C’était en France mais la situation y était tout aussi semblable que chez nous.</p>



<p>Près de 50 ans plus tard, nous nous trouvons à la collision de deux problématiques&nbsp;: jamais comme aujourd’hui, l’agriculture, spécialement l’agriculture familiale, n’a été aussi malmenée dans nos pays&nbsp;; jamais comme aujourd’hui, la question de l’égalité des genres ne s’est posée avec autant de force.</p>



<p>À l’heure actuelle, force est de constater que les exploitations agricoles indépendantes disparaissent régulièrement au profit de la concentration toujours plus grande des terres entre les mains de multinationales. Les <em>Chiffres clés de l’agriculture 2023</em> de Statbel<sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup> rappellent que, depuis les années 80, la superficie moyenne des exploitations a triplé dans le même temps que le nombre de ces exploitations était réduit de moitié. On est ainsi passé de 110.000 exploitations en Belgique (40.000 en Wallonie) en 1980 à 40.000 en 2020 à l’échelle nationale (moins de 20.000 côté wallon), soit encore une réduction de 2,3% en 2022 par rapport à l’année précédente. Quant à la question du genre, en 2020, 85% des agriculteurs étaient des hommes et&nbsp;15% des femmes. Cette proportion est restée stable au cours des dernières années<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un statut qui ne fait pas tout</h2>



<p>L’évolution la plus marquante en termes de reconnaissance sociale pour les femmes actives en agriculture est celle qui est faite sur le plan juridique par l’existence du statut de conjoint aidant, c’est-à-dire une personne qui apporte une aide effective dans l&rsquo;affaire de son conjoint ou partenaire indépendant (régulièrement ou au moins 90 jours par an)<sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup>.</p>



<p>Il existe toutefois, au-delà de la reconnaissance juridique, une série de critères moins objectivables pour définir le manque de reconnaissance des agricultrices. Ils sont pointés par Astrid Ayral<sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup>, chargée de mission à la Fugea (Fédération unie de groupements d’éleveurs et agriculteurs)&nbsp;:</p>



<div class="wp-block-columns fond-bleu is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading"><p>Quelques chiffres wallons</p></h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><p> Les <strong>femmes représentent 29% de la main-d’œuvre</strong> régulière au sein des exploitations agricoles contre 34% début des années 90.</p></li>



<li><p><strong>Les hommes sont à la tête de 84% des exploitations.</strong></p></li>



<li><p><strong>Trois femmes sur dix sont cheffes</strong> d’exploitation et gèrent des fermes plus petites que leurs homologues masculins (environ 41 ha/exploitation contre 60 ha).</p></li>



<li><p><strong>Le statut de conjoint aidant est occupé à 78,8% par des femmes</strong> et à 21,2% par des hommes. </p></li>



<li><p><strong>Seules 12% des femmes ont suivi une formation agricole</strong> complète et la majorité (74%) disposent uniquement d’une expérience pratique. </p></li>
</ul>



<p class="has-text-align-left">Données issues de la fiche Genre en agriculture, État de l’agriculture wallonne, SP Wallonie, mise à jour 28 juillet 2022.</p>
</div>
</div>



<p><strong>La répartition des tâches.</strong> «&nbsp;<em>Au sein des exploitations, le mode de production conjugal fonctionne selon une répartition genrée des tâches. (…) Cette répartition ne semble pas se faire selon les statuts juridiques des membres du couple exploitant</em>.&nbsp;» Toutefois, elle ne semble pas vécue par les agricultrices comme ‘<em>subie’</em> mais souvent comme ‘<em>naturelle’</em>. Une étude de l’ULiège-Gembloux Agro Bio Tech de 2014<sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup>, effectuée auprès de 75 exploitations wallonnes, met en évidence cette très grande différence de répartition entre, d’une part, les tâches manuelles, et, d’autre part, les tâches administratives. Par exemple, le travail au champs est presque exclusivement opéré par les hommes (environ 90%) alors que le travail lié à la traite ou au nourrissage du bétail est féminin (45%). En revanche, 70% des décisions sont prises de manière conjointe par les époux et 49% des mesures sont mises en œuvre conjointement. De même, les femmes sont majoritaires à gérer le volet administratif (56%) tandis que le suivi avec les banques, la comptabilité, les fournisseurs, les clients et la gestion du personnel est dans 30% à 40% des cas assumés conjointement.</p>



<p> «&nbsp;<em>Ce sont plus les hommes qui sont sur les tracteurs et les femmes qui traient ou nourrissent les veaux&nbsp;: ce n’est pas discriminatoire, c’est une question d’affinités et d’organisation du couple, comme pour toute tâche ménagère. Le fait de signer les documents des emprunts bancaires rend aussi mécaniquement les femmes plus responsables. Le plus important ce ne sont pas les tâches physiques ou les mots, c’est le pouvoir de décision.&nbsp;Mais cela reste un milieu macho</em> » nous explique Marianne Streel, présidente de la FWA (Fédération wallonne de l’agriculture).<sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p></p>
</blockquote>



<p><strong>La persistance des stéréotypes sexistes </strong>«&nbsp;<em>s’exprime particulièrement dans les relations avec les professionnels encadrant le secteur. Habitués à discuter avec le ‘patron’, les représentants négocient rarement avec les femmes</em>».<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup></p>



<p><strong>L’importance de l’origine sociale. </strong><em>«&nbsp;Le système de hiérarchie au sein du monde agricole est complexe et dépasse largement le ‘simple’ rapport de domination entre hommes et femmes</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup>.Astrid Ayral rapporte ainsi également ‘<em>l’importance du nom’</em> et l’existence de ‘<em>baronnies’ </em><sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup> comme celle du blanc-bleu-belge.</p>



<p><strong>La ‘<em>reconnaissance affective’</em></strong><sup class="modern-footnotes-footnote ">12</sup> <strong>des agricultrices</strong>, ce qui englobe les charges domestiques hors-agriculture, l’entourage familial et la transmission ‘<em>de père en fils’</em> (patrilinéaire)&nbsp;: <em>«&nbsp;Les filles sont ainsi souvent destinées à partir de l’exploitation pour trouver un boulot salarié ou pour travailler dans la ferme de leur époux tandis que les garçons sont davantage vus comme de potentiels candidats à la reprise. Cette tradition patrilinéaire exprime un manque de confiance du couple exploitant envers les capacités d’une fille à reprendre la ferme&nbsp;»</em><span style="color: rgb(59, 59, 59); white-space: pre;"><sup class="modern-footnotes-footnote ">13</sup>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un statut qui a évolué plus lentement que la société</h2>



<p>Entre-temps, un statut a été créé chez nous, le statut de conjoint aidant reconnu auprès de l’Institut national d’assurances sociales pour travailleurs indépendants (Inasti)<sup class="modern-footnotes-footnote ">14</sup>, qui relate que ces dernières années, le nombre de conjoint.es aidant.es affilié·es<sup class="modern-footnotes-footnote ">15</sup> est en diminution constante. On ne connaît pas la ventilation du nombre de conjoint.es aidant.es par secteur d’activité mais on sait que, tous statuts confondus, le nombre d’agriculteurs/agricultrices indépendant.es est trois fois inférieur à celui d’indépendant.es du commerce et de l’industrie et quatre fois inférieur que ceux/celles des professions libérales.</p>



<p>L’obtention de ce statut répond à un constat&nbsp;hérité du patriarcat : l’invisibilisation, bien décrite dans le témoignage d’Anne-Marie Crolais (voir <em>infra</em>), du travail des femmes au sein de la ferme. Au contraire, on pourrait dire qu’il le perpétue en cantonnant la femme dans un rôle second.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column red-message is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p>Selon une étude réalisée en 2002 par l’Université de Gembloux et l’Union des agricultrices wallonnes (UAW), 94% des femmes qui vivent dans une exploitation agricole y exercent une activité professionnelle. Sur les exploitations laitières, à temps plein ou à temps partiel, elles assurent en grande majorité les soins aux veaux et la traite, ce qui équivaut à 4 à 6 heures de travail quotidien. Ce sont également elles qui prennent généralement en charge la gestion administrative de l’exploitation, de plus en plus chronophage en raison de l’exigence grandissante des normes agroenvironnementales et sanitaires. Elles sont également le moteur de la diversification agricole amorcée il y a quelques décennies : toujours selon l’étude précitée, 100% des agricultrices enquêtées prennent en charge la gestion des gîtes à la ferme et de la vente directe lorsque la ferme se diversifie. Malgré cet investissement massif à la bonne marche de l’exploitation, les tâches effectuées par les agricultrices n’ont longtemps pas été jugées suffisantes pour justifier l’ouverture de droits sociaux propres, leur déniant ainsi toute reconnaissance professionnelle. Avant 1990, le statut de conjoint aidant ne donnait droit à aucune forme de protection sociale, si ce n’est celle dérivée des droits sociaux de l’époux. Conséquence : outre ce lien de dépendance totale, les agricultrices s’exposaient en cas de divorce ou de décès du conjoint à de graves difficultés, faute de pouvoir apporter la preuve de la réalité de leur travail sur l’exploitation. Elles n’avaient également pas voix au chapitre lors de la cession ou de la transmission de l’exploitation<sup class="modern-footnotes-footnote ">16</sup>.</p>
</div>
</div>



<p></p>



<p>Sous l’impulsion européenne<sup class="modern-footnotes-footnote ">17</sup>, le statut de conjoint.e aidant.e a été mis en place dès le début des années 1990 afin que chaque personne qui soit le conjoint (par cohabitation ou par contrat de mariage) d’un.e indépendant.e travaillant effectivement à ses côtés et n’ayant pas d’autres sources de revenus puisse être reconnu·e<sup class="modern-footnotes-footnote ">18</sup>.</p>



<p>«&nbsp;<em>C’était un besoin absolu pour les agricultrices&nbsp;», </em>nous relate Marianne Streel<sup class="modern-footnotes-footnote ">19</sup>.<em> «&nbsp;Il fut une époque où quand on se mariait avec un agriculteur, on ne se posait pas la question de ce que l’on allait faire. La femme entrait dans l’exploitation et son statut était ‘sans profession’. Or, la plupart du temps, les femmes trayaient, soignaient les veaux, nettoyaient les étables, rentraient les pailles, allaient sur les tracteurs… Ce n’était pas normal de ne pas être considérée comme travailleuse. Le statut de conjoint.e aidant.e n’est qu’un statut social&nbsp;: on paie des cotisations sociales, on a droit à un système de mutuelle. Il y avait déjà une protection avant mais via le travail de leur époux uniquement. Dans un deuxième temps, le statut a été complété avec l’ouverture de droits pour la pension. Il fallait tout de même avoir cotisé un nombre suffisant d’années, ce qui n’était pas possible pour les premières concernées&nbsp;: on a parlé dès lors de mini- et maxi-statut. Cela a évidemment été perçu comme une grande victoire mais ce n’était pas suffisant.</em> »</p>



<p>En effet, dès 1990, la possibilité de s’inscrire à un mini-statut (statut partiel) est ouverte<sup class="modern-footnotes-footnote ">20</sup>. Ce statut a permis aux femmes d’agriculteurs de cotiser volontairement à hauteur de 4% de la cotisation du mari. Des droits ont alors été acquis : l’invalidité, l’incapacité de travail et le congé de maternité. Cependant, aucune retraire individuelle n’était inclue dans ces droits. Treize ans plus tard, en 2003, l’inscription des conjoint.es aidant.es à l’Inasti pour ce mini-statut devient obligatoire. Cependant, pour obtenir de nouveaux droits supplémentaires, les agricultrices voulant acquérir le statut de conjoint.e aidant.e devaient s’inscrire au maxi-statut (statut complet). Ce dernier comprend, en plus des protections acquises via le statut partiel, les mêmes droits que ceux dont bénéficient les indépendants à titre principal<sup class="modern-footnotes-footnote ">21</sup>. La contrepartie fut l’augmentation des cotisations sociales.</p>



<p>En 2005, le maxi-statut est devenu obligatoire. Ce statut de conjoint.e aidant.e n’est pas exclusif au secteur agricole mais il a permis à une partie de la main d’œuvre agricole cachée féminine d’être reconnue. Les propos de Marianne Streel l’illustrent bien : « <em>L’UAW s’est battue avec les épouses des autres secteurs d’indépendants comme par exemple les épouses de médecins, de vétérinaires ou encore toutes celles qui aidaient leurs maris indépendants en répondant au téléphone ou en prenant les rendez-vous par exemple</em>»<sup class="modern-footnotes-footnote ">22</sup>.</p>



<p>Le statut n’est pourtant pas encore satisfaisant sur le plan des pensions&nbsp;: «&nbsp;<em>Pour nombre de femmes, mais aussi quelques hommes, qui travaillent en agriculture, l’instauration du statut de conjoint aidant sonnait comme la promesse de plus de reconnaissance et de sécurité. En pratique, et surtout lorsque l’âge de la pension se dessine, il ne semble pas toujours rencontrer tous les espoirs de ses affiliés</em>&nbsp;», estime le journal <em>Le Sillon belge</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">23</sup>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion&nbsp;: juste une question de sémantique&nbsp;?</h2>



<p>La création d’un statut était censée rencontrer les attentes des femmes actives dans le domaine de l’agriculture, un domaine où la vision qui a longtemps primé était celle de l’épouse donnant un coup de main à son mari pour les activités agricoles ou le pan administratif de cette activité en plus d’assumer l’éducation des enfants et les tâches domestiques.</p>



<p>Cette situation n’était évidemment plus tenable mais le monde agricole est souvent vu comme conservateur et obéissant à des logiques voire à des valeurs séculaires. Raison pour laquelle il faut distinguer deux aspects très différents à l’heure de se demander si le statut évoqué en question répond aux exigences en termes d’égalité hommes-femmes.</p>



<p>Sur le plan administratif (ou social, ou fiscal, comme on voudra), la loi, pas plus qu’ailleurs, ne fait de distinction entre le genre de l’aidant.e et de l’aidé.e. Les remarques formulées ci-dessus, par exemple en ce qui concerne les montants de pensions, sont pertinentes mais, d’une part, fatalement appelées à disparaître une fois que tout le monde sera entré dans le même régime, et, d’autre part, elles ne sont plus porteuses de discrimination de genre puisque les couples décident en théorie eux-mêmes de la répartition entre eux/elles.&nbsp;</p>



<p><em>«&nbsp;On peut évidemment tout améliorer mais, à mon sens, nous avons fait tout ce qui était nécessaire à l’époque où nous l’avons fait. Les conjointes aidantes ont la possibilité désormais d’être agricultrices indépendantes à titre principal&nbsp;comme leur époux, mais cela coûte évidemment plus cher en termes de cotisations. Ce statut de conjointe aidante n’est pas périmé car il s’appuie sur un choix personnel&nbsp;: on perçoit moins mais on cotise moins. </em><em>Vu la difficulté de conserver les femmes dans les exploitations notamment en raison des faibles revenus, certaines femmes quitteraient elles aussi l’exploitation si ce statut disparaissait</em><em>», </em>dit Marianne Streel.<em></em></p>



<p>Pour la sociologogue française Clémentine Comer, l’acquisition du statut comparable de conjointe collaboratrice en France n’est en revanche qu’une victoire symbolique qui consacre seulement en partie la reconnaissance du travail des femmes<sup class="modern-footnotes-footnote ">24</sup>. Ce statut reste ancré dans une vision matrimoniale du droit avec un choix sémantique attaché à la situation matrimoniale des femmes et à cette notion historique de simple ‘aidante’ d’un mari chef d’exploitation. Cette observation est encore plus appropriée en Wallonie&nbsp;: ici, <strong>les deux mots choisis (‘conjointe’ et ‘aidante’) consacrent une vision encore ‘vieux jeu’, une vision patriarcale, celle d’un monde qui n’aurait pas vu passer le train du féminisme et de l’égalité des genres.</strong></p>



<p><img decoding="async" width="73" height="106" src="" alt="Une image contenant Graphique, capture d’écran, graphisme, Caractère coloré

Description générée automatiquement">Toutefois, relativise Marianne Streel, ce n’est pas en ces termes que se pose la question&nbsp;: <em>«&nbsp;Si, pour beaucoup de féministes, ce statut est périmé pour des raisons de pure sémantique, le respect des femmes ne dépend pas du statut&nbsp;: si une femme est maltraitée, ce n’est pas parce qu’elle est conjointe-aidante ou indépendante à titre principal&nbsp;! Cela, c’est la relation de couple. Ce statut reste important pour l’agriculture comme pour quelques commerçants (bouchers, boulangers), et il donne les mêmes droits qu’à une indépendante au niveau de la ferme (cotitulariat, égalité pour la PAC). Il faut même défendre ce statut car l’Inasti pense que trop peu de personnes (17.000) sont concernées pour justifier une exception et cela poserait des soucis au niveau de la ferme si les conjointes étaient obligées de devenir indépendantes complètes. </em><em>Ne perdons pas un statut pour une question de terminologie, faisons même plutôt en sorte de le conserver alors que notre statut wallon est envié par les agricultrices flamandes ou françaises.</em><em> »</em></p>



<p>Avant de voir quelle direction prendra la réforme de la PAC (Politique agricole commune) dans sa volonté de soutenir de manière ciblée les petites exploitations<sup class="modern-footnotes-footnote ">25</sup>, nul ne peut nier les difficultés financières rencontrées – sans distinction de genre – par les agriculteurs et les agricultrices. Nous nous sommes essentiellement intéressés ici aux évolutions de statut.</p>



<p>Pour la suite, d’autres recommandations ne manquent pas, comme les relève Oxfam Belgique dans son étude <em>Défricher le genre dans l’agriculture wallonne</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">26</sup>. En voici quelques-unes<sup class="modern-footnotes-footnote ">27</sup> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La création d’un statut (existant en France) de coexploitant.e permettant à plusieurs personnes d’être cheffes d’une même exploitation&nbsp;;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le soutien aux agriculteur.rices qui exploitent des petites surfaces en facilitant l’accès aux facteurs de productions qu’ils.elles puissent investir dans une production agroécologique&nbsp;;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le soutien accru aux filières locales et agroécologiques respectueuses de l’environnement en mettant en place des outils adaptés pour les agriculteur.rices&nbsp;;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’intégration du genre de manière effective dans les dépenses publiques destinées à l’agriculture&nbsp;;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><img decoding="async" width="105" height="98" src="" alt="Une image contenant Graphique, Dessin d’enfant, croquis, art

Description générée automatiquement">Le recours à des aides à la main-d’œuvre plutôt qu’à l’hectare&nbsp;;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>La revalorisation du statut de conjoint.e aidant.e, spécialement au niveau des pensions.</li>
</ul>



<p></p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; (RAMSAY, L’agricultrice, 1982) cité dans BILLON, A., BOUCHOUX, C., GONTHIER-MAURIN, B., LABORDE, F., MANDELLI, D., MONIER, M.-P., Rapport d’information sur les femmes et l’agriculture : pour l’égalité dans les territoires, Sénat (France), 5 juillet 2017. Disponible sur senat.fr</div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Dans son livre&nbsp;: RAMSAY, L’agricultrice, 1982.</div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Chiffres clés de l’agriculture 2023, Statbel, 25 juillet 2023. Disponible sur https://statbel.fgov.be/fr/chiffres-cles-de-lagriculture-2023</div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Chiffres clés de l’agriculture 2022, Statbel, 26 juillet 2022. Disponible sur <a href="https://doc.statbel.fgov.be/publications/S510.01/S510.01F_Chiffres_cle_agri_2022.pdf">doc.statbel.fgov.be</a></div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.inasti.be/fr/quest-ce-que-le-statut-du-conjoint-aidant#:~:text=Quand%20suis%2Dje%20un%20conjoint,moins%2090%20jours%20par%20an">inasti.be</a></div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;AYRAL, Astrid, La reconnaissance des femmes ayant fait le choix d’une profession agricole : état des lieux et vécus d’agricultrices wallonnes, Faculté de philosophie, arts et lettres, UCLouvain, 2021. Disponible sur <a href="https://dial.uclouvain.be/memoire/ucl/object/thesis:30963">http://hdl.handle.net/2078.1/thesis:30963</a></div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le portrait des agricultrices wallonnes en 2014. Comprendre les besoins des agricultrices afin de leur apporter un soutien adapté, Réseau wallon de développement rural &#8211; ULiège-Gembloux Agro Bio-Tech, 2015&nbsp;: https://orbi.uliege.be/bitstream/2268/208773/1/2014_Portait_agricultrices-wallonnes-en-2014.pdf</div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Entretien avec l’auteur, 1er juin 2024.</div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;AYRAL, op. cit.</div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Idem.</div><div>11&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Par baronnie, on entend des milieux (politiques, professionnels…) marqués par une domination héréditaire de certaines familles ou certains groupes.</div><div>12&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Dans le contexte particulier de la vie agricole, «&nbsp;les frontières entre la sphère privée du foyer et la sphère professionnelle de l’exploitation&nbsp;» ont tendance à se «&nbsp;brouiller&nbsp;» puisque «&nbsp;la vie de famille est omniprésente dans la gestion de la ferme&nbsp;», comme l’explique Astrid Ayral (AYRAL, op. cit.).</div><div>13&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;AYRAL, op. cit.</span></div><div>14&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir https://www.inasti.be/sites/rsvz/files/2023-03/brochure_conjoints_aidants.pdf</div><div>15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le conjoint aidant affilié n’est pas un statut particulier, cela signifie uniquement que le conjoint aidant est affilié à l’Inasti comme travailleur indépendant.</div><div>16&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;BOURDON, Ines, Conjointes-aidantes, les agricultrices belges enfin reconnues, Faculté des Sciences économiques, sociales, politiques et de communication, UCLouvain, 2021. Disponible sur http://hdl.handle.net/2078.1/thesis:31026</div><div>17&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Directive 2010/41/UE abrogeant la directive 1986/613/CEE. Disponible sur Directive &#8211; 2010/41 &#8211; EN &#8211; EUR-Lex (europa.eu)</div><div>18&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;VILLEZ, Juliette, Les agricultrices en Europe et en Belgique et Quels statuts pour l’agricultrice wallonne ?, analyses d’Entraide et Fraternité, décembre 2015&nbsp;et avril 2016.</div><div>19&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Entretien cité.</div><div>20&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;BURAUD, L., LEGEIN, L. et GUIEU, A., Défricher le genre dans l’agriculture wallonne, Oxfam Belgique, 2023. Disponible sur <a href="https://oxfambelgie.be/sites/default/files/2023-12/OXFAM-Rapport%20agriculture%20Wallonie%202023%20v4.pdf">oxfambelgie.be</a>.</div><div>21&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir https://economie.fgov.be/fr/themes/entreprises/creer-une-entreprise/demarches-pour-creer-une/affiliation-une-caisse/le-statut-social-des</div><div>22&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Entretien cité.</div><div>23&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;JAUNARD, Delphine, Le statut de conjoint aidant&nbsp;: pour qui, quel avantage et quelle pension&nbsp;? dans Le Sillon belge, 30 novembre 2023. Disponible sur https://www.sillonbelge.be/11979/article/2023-11-30/le-statut-de-conjoint-aidant-pour-qui-quel-avantage-et-quelle-pension</div><div>24&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;COMER, Clémentine, La ‘conjointe collaboratrice’&nbsp;: un recul statutaire ambigu dans Pour, 2011/5 (N° 212), p. 19-24. Disponible sur https://www.cairn.info/revue-pour-2011-5-page-19.htm</div><div>25&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/cap-introduction/cap-future-2020-common-agricultural-policy-2023-2027/#:~:text=La%20PAC%20r%C3%A9form%C3%A9e%20vise%20%C3%A0,les%20mesures%20aux%20conditions%20locales.</div><div>26&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Op. cit.</div><div>27&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Toutes les revendications sont issues de Défricher le genre dans l’agriculture wallonne, Oxfam Belgique, 2023. Disponible sur https://oxfambelgie.be/sites/default/files/2023-12/OXFAM-Rapport%20agriculture%20Wallonie%202023%20v4.pdf.</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Petite Maison du Peuple</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/la-petite-maison-du-peuple/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Quentin Minsier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 09:56:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La Petite Maison du Peuple de Colfontaine est née en 2015 à l'initiative d'un petit groupe de citoyens qui ont pour but de soutenir et aider les nécessiteux par divers services bénévoles. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La Petite Maison du Peuple de Colfontaine est née en 2015 à l&rsquo;initiative d&rsquo;un petit groupe de citoyens qui ont pour but de soutenir et aider les nécessiteux par divers services bénévoles. </p>



<p>L&rsquo;association organise de nombreuses activités : l’écrivain public, aide aux devoirs, dégustation de bon sens (soupe populaire), potages éducatifs, l’atelier bricolage, aides aux gens de la rue, cadeaux aux enfants démunis, animations pour personnes âgées, redonner vie dans les quartiers, permanence juridique, aide à la réinsertion socio-professionnelle avec l&rsquo;aide de la maison de justice de Colfontaine, repas solidaire à Noël….</p>



<p>La section alimentaire Colfontaine propose des colis alimentaires très complets et un service de livraison pour les personnes à mobilités réduite et pour les personnes sans moyen de locomotion.</p>



<p>L’association ne comporte que des bénévoles et les 35 bénévoles accueillent les personnes précarisées qui représentent +/- 340 personnes chaque semaine.</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>La voix des compagnons</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/la-voix-des-compagnons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[louli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Aug 2023 12:27:01 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=association&#038;p=36397</guid>

					<description><![CDATA[L’association travaille à la fois dans la formation artistique intergénérationnelle et dans la lutte contre la précarité et l’indifférence. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’association travaille à la fois dans la formation artistique intergénérationnelle et dans la lutte contre la précarité et l’indifférence.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Chaque lundi, mercredi et vendredi, mes collègues et moi-même, tous bénévoles, prenons la route pour collecter des produits alimentaires auprès des commerçants régionaux et les distribuer équitablement à nos bénéficiaires qui sont souvent sans grand moyen financier et de déplacement.</p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>CAP TERRE</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/cap-terre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[louli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 14:32:17 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=association&#038;p=36308</guid>

					<description><![CDATA[Entreprise de formation par le travail et insertion socio-professionnelle dans les domaines de l’horticulture durable et l’éco-construction. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Entreprise de formation par le travail et insertion socio-professionnelle dans les domaines de l’horticulture durable et l’éco-construction.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>J’ai suivi la formation en horticulture durable pendant 18 mois chez Cap Terre. J’ai pu découvrir les métiers de maraîcher et d’ouvrier en parcs et jardin. Ayant travaillé de nombreuses années dans l’Horeca, où la qualité des produits est essentielle, j’ai vraiment aimé voir le trajet de la graine d’un légume jusqu’à l’assiette. C’était très intéressant de voir le travail et le temps que demande un légume avant d’arriver chez le client. Pendant la formation, nous pouvons également faire un ou plusieurs stages dans des entreprises. Etant passionnée par la nature et les fleurs, j’ai pu faire un stage dans une roseraie en haute saison. C’était vraiment super ! Lors de cette année et demi, j’ai aussi rencontré d’autres stagiaires et certains sont devenus des copains. Les groupes étant petits, on peut vraiment créer du lien entre nous en apprenant et travaillant en même temps.</p>
<cite>Isabelle, stagiaire en horticulture durable.</cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Le travail est très varié et j’ai donc touché à plein de choses dans des domaines différents tels que le plafonnage, l’électricité, l’ossature bois,… J’aimais beaucoup ce que j’apprenais mais mon gabarit ne me dirigeait pas sur le long terme vers ce métier. J’ai pu faire un stage chez un cuisiniste où le travail est physique mais demande aussi beaucoup de minutie et de travail de précision. Etant menuisier de formation, ça m’a beaucoup plu. Mon maître de stage connaissait bien les formateurs de l’ASBL ce qui était vraiment bien pour cibler au mieux les apprentissages nécessaires à mon projet professionnel. Pendant ma formation, je suis aussi devenu papa. J’ai pu compter sur l’équipe entière pour m’accompagner le temps de trouver l’équilibre dans cette nouvelle situation.</p>
<cite>Simon, stagiaire en écoconstruction Je suis venu me former en écoconstruction.</cite></blockquote>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>JARDIN COLLECTIF DE VIELSALM</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/jardin-collectif-de-vielsalm/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Aug 2022 11:41:29 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/jardin-collectif-de-vielsalm/</guid>

					<description><![CDATA[Collectif citoyen alliant, via un projet de culture de légumes bio, la sensibilisation aux enjeux climatiques et l’intégration des bénéficiaires [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Collectif citoyen alliant, via un projet de culture de légumes bio, la sensibilisation aux enjeux climatiques et l’intégration des bénéficiaires de logements sociaux dans la vie de la commune.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Belle Africa</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/belle-africa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Aug 2022 10:17:20 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/belle-africa/</guid>

					<description><![CDATA[Insertion sociale et interculturalité à travers des initiations, des formations, des stages et des activités socioculturelles. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Insertion sociale et interculturalité à travers des initiations, des formations, des stages et des activités socioculturelles.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Je m’appelle Tharcisse, Responsable de la Plateforme Migr’en santé partenaire de l’asbl Belle Africa.</p>



<p>&nbsp;Par mon témoignage, je souhaite encourager les actions de Belle Africa pour l’intégration des primo arrivants. De par mon expérience, l’Immigration est source de précarité, notamment pour les femmes isolées. Elles ont du mal à parler Français, à trouver des formations, du travail et à trouver leur place et à se sentir utile à la société Belge. Or, nous savons tous que la femme est l’avenir de l’humanité.&nbsp; Le marché de l’emploi est presque inaccessible pour ces femmes. L’estime de soi et la reconnaissance sont des besoins qu’elles recherchent en permanence. Ce type de projet est un tremplin pour tisser des liens, se découvrir des talents et se mettre en projet.</p>



<p>L&rsquo;asbl belle Africa met depuis quelques années son espace à la disposition pour recevoir des petites asbl de Charleroi et environ. Espace unique dans la région de Charleroi actuellement avec plusieurs avantages notamment, répondre aux nécessités de la communauté par son aspect flexible sur la programmation des activités et des réunions. Très bien située par tous les moyens de transports ‘ non loin de la gare de Charleroi, Métro et bus.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;Je pense qu’il est nécessaire de renforcer cet espace de collectivité qui est ouvert à tous. Même les belges (le vivre ensemble est l’unique mission ce Belle Africa) Quel bonheur ! Quelle satisfaction pour nous !</p>



<p>&nbsp; Merci à toute leur équipe</p>
<cite>Tharcisse</cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Mme Kotonanga se rend régulièrement au Congo dans le cadre de ses missions. Celle-ci a accepté de nous procurer des grains à planter et à repiquer dans nos jardins. Pour ce projet, elle sera chargée de chercher des graines d’Afrique qui pousse correctement en Belgique en fonction de notre climat . Elle vient souvent participer à nos rencontres et accepte de nous épauler pour trouver les grains à planter.&nbsp; Elle nous apporte ses amis de Charleroi et Dampremy.</p>
<cite>Marie Cyrilla KOTONANGA Akanyi, Promotion du projet : Centre Lazaret-Multi-Services en abrégé « CLMS »</cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Nous avons pris contact avec Mr Chermanne qui est un fermier ayant des terres à Jamagne. Celui-ci est emballé par notre projet et a accepté de nous « donner » un terrain afin de planter nos semences qui resteront ensuite en jachère dans notre jardin de Dampremy. Mr Chermanne pourra aussi nous conseiller et nous orienter par rapport à la création de notre potager. Il a beaucoup d’amis à Dampremy et ensemble viennent souvent dans la salle pour partager avec nous. Pour ce, il a accepte volontairement de nous attribuer des terrains pour planter nos légumes qu’il a goûté et aimé avec d’autres personnes du quartier.</p>
<cite>CHERMANNE Joseph</cite></blockquote>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Agricovert</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/agricovert/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Aug 2022 09:49:42 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/agricovert/</guid>

					<description><![CDATA[Soutien aux producteurs qui pratiquent une agriculture biologique paysanne et familiale]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Participation active à l&rsquo;insertion et la réinsertion sociale par le travail d&rsquo;un public fragilisé éloigné du marché de l&#8217;emploi.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Je suis employée dans la coopérative depuis sa création. J&rsquo;ai donc assisté à son évolution pendant ces 10 années d&rsquo;existence et j&rsquo;ai pu approcher assez bien de différents postes. Ayant une formation en comptabilité, je fais un travail administratif bien sûr mais également de la vente dans notre magasin. Ce que j&rsquo;aime dans mon travail, c&rsquo;est justement cette polyvalence.<br>Travailler pour une entreprise qui a du sens est important pour moi. Le fait qu&rsquo; AGRICOVERT soit une entreprise à finalité sociale est très enrichissant au quotidien tant sur le plan professionnel que sur le plan humain.</p>
<cite>Muriel, salariée</cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Agricovert permet aux producteurs de sécuriser une partie de leurs revenus. On peut aussi se sentir représenté par le groupe dans des lieux et sur des thèmes qu’on ne peut pas atteindre ou régler seul.<br>C’est aussi un lieu, un projet qui met un peu de fraternité dans l’économie ce qui manque cruellement aujourd’hui dans les échanges. Cela donne une forme d’espoir, une flamme qui reste allumée.</p>



<p></p>
<cite>Cedric, producteur</cite></blockquote>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une sécurité sociale de l’alimentation</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/une-securite-sociale-de-l-alimentation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[emanuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Dec 2021 16:54:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Transition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=publication&#038;p=805</guid>

					<description><![CDATA[L’idée d’une sécurité sociale de l’alimentation (SSA) commence à faire parler d’elle.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><strong>L’idée d’une sécurité sociale de l’alimentation (SSA) commence à faire parler d’elle. À l’état de réflexion, elle suscite beaucoup d’interrogations et constituerait un énorme défi pour son éventuelle mise en place. Néanmoins, elle a déjà le mérite de remettre en question l’approche actuelle de la transition du système agricole et de l’aide alimentaire, allant jusqu’à renverser les perspectives des militants écologistes et des acteurs sociaux.</strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading advgb-dyn-e1edf404">La sécurité sociale de l’alimentation kezako&nbsp;?</h2>



<p>L’idée nous vient de France.C’est le groupe «&nbsp;Agricultures et souveraineté alimentaire » de l’ONG Ingénieurs sans frontières<sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup> qui a initié le collectif<sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup> « Pour une sécurité sociale de l’alimentation » en 2019.</p>



<p><strong>Le projet de base</strong><sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup><strong> prévoit que chaque mois, chaque individu</strong> (ou les parents pour les mineurs d’âge) <strong>reçoive 150 euros de budget alimentaire.</strong> Cet argent serait disponible sur une carte spécifique, par exemple, la carte de sécurité sociale «&nbsp;Vitale&nbsp;» en France. <strong>Il s’agirait bien d’un droit pour tous respectant un principe </strong><em><strong>d’universalité</strong></em>(premier pilier du système).</p>



<p><strong>Le système serait financé grâce aux </strong><em><strong>cotisations</strong></em> (deuxième pilier du système) de chaque citoyen. L’idée étant que tout le monde verrait une partie de ses revenus (salaire, chiffre d’affaires, retraite ou chômage, etc.) transformés en cotisations. Le mode de financement de la SSA est un enjeu crucial puisqu’il déterminera la capacité du dispositif à redistribuer la richesse et à réduire les inégalités sociales. Évidemment, cet aspect, comme les autres, est toujours en réflexion.</p>



<p>Le budget de 150 euros a été fixé arbitrairement. Il constitue une somme supérieure au budget alimentaire mensuel moyen des personnes en situation de précarité (en France). Il faut entendre cette proposition comme étant «&nbsp;au moins&nbsp;» 150 euros, pas moins.</p>



<p>En Belgique, cela représenterait un budget annuel de l’ordre de 20,5 milliards d’euros de cotisations, auxquelles il faut ajouter des frais de fonctionnement du système. À titre de comparaison, en 2017, la sécurité sociale belge représentait 104 milliards d’euros<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup>.</p>



<p><strong>Les cotisations seraient ensuite versées à des </strong><em><strong>caisses de sécurité sociale</strong></em> (troisième pilier du système) <strong>gérées démocratiquement à l’échelle locale</strong><strong>. </strong>Une caisse de SSA regrouperait environ 15 à 20 000 personnes, pour rester proche du contexte agricole et alimentaire local. <strong>Ce seraient les membres de chaque caisse qui détermineraient des critères</strong> (bio, circuit court, local, économie sociale, économie solidaire pour les produits qui viennent du Sud, par exemple) <strong>de conventionnement des professionnels de l’alimentation </strong>(agriculteurs, épiciers, restaurateurs, etc) <strong>ou des produits.</strong> Donc, les 150 euros mensuels ne pourraient être dépensés que chez les acteurs conventionnés du système alimentaire ou pour des produits conventionnés. Deux critères de base semblent déjà rassembler largement les militants de la SSA&nbsp;: un prix rémunérateur pour les agriculteurs et l’absence de «&nbsp;profit&nbsp;» sur toute la filière (la SSA ne doit pas rémunérer des actionnaires).</p>



<p>Ainsi, de nouvelles institutions et dynamiques de prise de décision devraient être imaginées pour que les citoyens deviennent acteurs du système alimentaire, définissent en intelligence collective la demande et donc construisent démocratiquement la politique alimentaire sur leur territoire. Néanmoins, les promoteurs de la SSA pensent que quelques critères devraient être décidés dans le cadre national (avec la participation de toutes les caisses).</p>



<h2 class="wp-block-heading advgb-dyn-b50acf7c">Une belle idée difficile à mettre en œuvre</h2>



<p>L’agronome français Mathieu Dalmais, figure de proue du projet de SSA, milite pour une agriculture solidaire des producteurs et respectueuse de l’environnement, avec le droit à l’alimentation comme fin. Avec une conférence gesticulée<sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup>, il promeut la SSA, sous le titre <em>«&nbsp;De la fourche à la fourchette… Non&nbsp;! L’inverse&nbsp;!&nbsp;»</em>.</p>



<p>Même s’il consacre une grande partie de son temps à promouvoir la SSA en France et en Belgique (il était au Festival Nourrir Liège en mai 2021) Mathieu Dalmais le confie&nbsp;: <em>«&nbsp;je ne pense pas que ce modèle pourra être mis en place rapidement. Au début, j’espérais que nous pourrions construire quelque chose de l’ordre d’un projet de loi, qu’une force politique pourrait ensuite mettre sur la table. Aujourd’hui, on se rend compte que plusieurs de nos propositions sont tout simplement anticonstitutionnelles. Elles ne sont pas applicables dans le cadre de la Constitution de la V</em><sup><em>e</em></sup><em> République française, et encore moins dans le cadre du Traité Constitutionnel Européen [devenu Traité de Lisbonne]. D’un point de vue européen, c’est une atteinte à la libre organisation des marchés que de s’entendre sur les prix, ou de décider d’un conventionnement en fonction d’un cahier des charges. Et d’un point de vue français, le taux de cotisation est une prérogative de l’Assemblée nationale. Donc notre modèle de Sécurité Sociale de l’Alimentation n’est pas opérationnel aujourd’hui : il demande un travail de réflexion et de transformation politique assez profond.&nbsp;»</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup> Il affirme que pour le moment, ce travail de sensibilisation autour de la SSA sert plutôt à faire réfléchir les gens, proposer une boussole ou un idéal à suivre.</p>



<p>Ainsi, en Belgique comme en France, si le concept intéresse de plus en plus de monde, il demeure à l’état d’idée. La SSA n’en est donc qu’au stade de la réflexion, suscite beaucoup de questions et l’on a déjà conscience que sa mise en place se heurterait à de nombreux obstacles structurels qu’ils soient politico-légaux, technico-administratifs ou d’adhésion de tous. Enfin, soulignons que l’enjeu n’est pas seulement alimentaire et agricole, mais également démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading advgb-dyn-380a2c75">Un constat&nbsp;: la dualisation de l’agriculture et de l’alimentation</h2>



<p>Dans sa conférence gesticulée, Mathieu Dalmais l’explique clairement&nbsp;<strong>: face à l’agro-industrie</strong><sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup> qui détruit l’environnement, surproduit, appauvrit les agriculteurs et ne permet pas à chacun de manger correctement (quantité et qualité) <strong>se sont développées depuis quelques années</strong> <strong>trois types d’alternatives&nbsp;: les dynamiques d’achats en commun (circuit-court), le bio et le commerce équitable.</strong></p>



<p>Ces alternatives à l’agro-industrie démontrent que d’autres façons de cultiver et de manger sont possibles, qu’elles ont un impact positif sur la santé de l’environnement et des gens, et qu’il est possible de relocaliser l’économie et de lutter contre la précarité des agriculteurs. Le problème, c’est que<strong> ces </strong><strong>alternatives se révèlent incapables de transformer le système agricole</strong>.</p>



<p>Du point de vue des gouvernements qui prônent le libre marché, la coexistence de l’agro-industrie et des alternatives est une bonne chose puisqu’elle permet au consommateur de choisir. <strong>Dans la conception néolibérale</strong>, la politique n’a pas à aller plus loin que de soutenir cette possibilité du choix et <strong>l’existence même de ces alternatives justifie la dépolitisation de la question agricole et alimentaire.</strong></p>



<p><strong>La coexistence des filières biologiques, locales et paysannes, à côté d’une agro-industrie qui reste toute puissante, a ainsi créé une dualisation de l’agriculture et de l’alimentation</strong>. Et cette dualisation permet au système néo-libéral de continuer à prospérer sans qu’aucun changement structurel ne soit mis en œuvre. <strong>Le bio-local est l’arbre qui cache la forêt</strong>&nbsp;et apaise les consommateurs privilégiés qui exigeraient peut-être des changements profonds si l’option alternative n’existait pas !</p>



<p>Ainsi, en caricaturant à peine, on peut dire que du côté de la production, les petits maraîchers, idéalistes et courageux, travaillent d’arrache-pied pour un salaire de misère tandis que les multinationales de l’agroalimentaire dictent leurs prix au marché et continuent de massacrer les écosystèmes tout en accumulant les profits. Et du côté de la consommation, la classe moyenne sensibilisée et relativement aisée remplit son panier à l’épicerie bio et locale tandis que les précaires doivent se contenter de jeter dans leur caddie la bouffe <em>discount </em>des supermarchés. C’est un système alimentaire à plusieurs vitesses et cette dualisation de l’agriculture et de l’alimentation est donc source d’inégalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading advgb-dyn-a15ecd7c">Une transition écologique focalisée sur l’offre…</h2>



<p><em>«&nbsp;De la fourche à la fourchette… Non&nbsp;! L’inverse&nbsp;!&nbsp;»</em>, le titre de la conférence gesticulée de Mathieu Dalmais résume le renversement à opérer.</p>



<p>Aujourd’hui, quand il s’agit de transition vers des systèmes alimentaires écologiques, les initiatives se concentrent sur l’offre. En effet, la plupart du temps, il est question de production et de commercialisation. Beaucoup de projets facilitent l’accès à la terre pour les maraîchers ou les jeunes agriculteurs, favorisent la naissance de coopératives de production ou de commercialisation, de nouvelles épiceries ou le lancement de groupes d’achats en commun, par exemple.</p>



<p>Mais comme elles sont politiquement et économiquement incapables de renverser le système agro-industriel, <strong>ces initiatives participent essentiellement à la diversification de l’offre et donc à la prospérité du système dominant.</strong> Cette analyse, un peu sévère certes, met en lumière que l’on ne transforme pas le système alimentaire en se focalisant sur la production et la distribution, mais que la réponse est peut-être aussi du côté de l’assiette. <strong>Alors, peut-être faudrait-il passer d’une agriculture de l’offre à une agriculture de la demande ?</strong></p>



<p>Le slogan selon lequel le consom’acteur peut «&nbsp;voter&nbsp;» trois fois par jour pour un autre système alimentaire en achetant et mangeant «&nbsp;éthique&nbsp;», illustre bien la fable néo-libérale selon laquelle c’est le consommateur qui choisit. Or, le consom’acteur reste dépendant de l’offre et du marché. Jamais il ne peut définir la politique alimentaire qu’il souhaite. <strong>Dans ce système économique, le citoyen qui pourrait définir la demande est cantonné à son rôle de consommateur qui doit se contenter de l’offre.</strong> Les promoteurs de la SSA entendent donner plus de poids aux demandes des citoyens et citoyennes, mangeurs et mangeuses. À partir de la question « qu’est-ce que nous voulons manger ?&nbsp;», la production serait organisée et planifiée. Tout en cohabitant avec le libre marché, précisons-le néanmoins.</p>



<h2 class="wp-block-heading advgb-dyn-77802093">Même chose du côté de la charité…</h2>



<p>Si, du côté de la fourche, les initiatives s’échinent à développer des offres alternatives, du côté de l’assiette, ceux qui n’ont rien à y mettre se voient «&nbsp;offrir&nbsp;» des colis… <strong>Et chaque année, l’aide alimentaire prend de l’ampleur.</strong> Avant la crise sanitaire, environ 450 000 personnes y recourraient en Belgique par le biais de distributions de colis, de restaurants sociaux et d’épiceries sociales. Comme le dénonce Brigitte Grisar et Jacques Esnault dans leur conférence gesticulée <em>«&nbsp;Faim de vie&nbsp;»</em>, cette aide alimentaire correspond en fait à l’expression politiquement correcte d’une aide humanitaire<sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup>&nbsp;!</p>



<p>Or, <strong>l’aide alimentaire, comme toute aide humanitaire, ne constitue pas une solution durable et n’offre aucune perspective à celles et ceux qui en bénéficient</strong><strong>.</strong> Ce dispositif, qui devrait être temporaire, prend racine dans une société où se délitent la solidarité structurelle et les droits au profit de la charité et de la philanthropie.</p>



<p><strong>De plus, comme pour l’agriculture, l’aide alimentaire se focalise sur l’offre</strong><strong>.&nbsp;</strong>On s’inquiète rarement de ce que les personnes en situation de pauvreté voudraient comme alimentation. Au contraire, celles-ci sont victimes dans un curieux paradoxe qui veut que, d’un côté, elles soient mal vues quand elles critiquent les invendus, produits blancs et autres aliments industriels qu’on leur donne en colis et que, d’un autre côté, elles soient stigmatisées pour leur manque d’«&nbsp;éducation&nbsp;» à la diététique.</p>



<p>Pourtant, comme le dit sans détour Christine Mahy, secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, «&nbsp;<em>les gens qui vivent dans la précarité en ont assez d’être vus comme des « à éduquer&nbsp; »&nbsp;et savent qu’ils mangent de la merde en général</em>&nbsp;»<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup>. <strong>La plupart du temps, les gens qui vivent dans la pauvreté ne mangent pas ce qu’ils veulent à cause des contraintes économiques.</strong> Dans le budget des ménages appauvris, l’alimentation est une variable d’ajustement et l’euro/calorie est moins cher pour les produits industriels (sucre, graisse) que pour les fruits et légumes frais.</p>



<p>En outre, si les volontaires des associations croient sincèrement à la pertinence de leur action et que celle-ci est malheureusement nécessaire dans le contexte actuel, il apparait de plus en plus clairement que dans un monde où l’on jette pratiquement un tiers de la nourriture produite, <strong>l’aide alimentaire permet d’évacuer la surproduction structurelle de l’agro-industrie.</strong></p>



<p>En France, des mécanismes de défiscalisation sont même permis (« Loi Coluche »). Actuellement en Belgique, les entreprises qui font des dons d’invendus alimentaires peuvent récupérer la TVA (6%). Mais en septembre dernier, la Fédération des banques alimentaires belges a appelé le monde politique à mettre en place un système identique à la France : une réduction d&rsquo;impôt sur la base de la valeur financière nette des aliments donnés, en tenant compte des coûts de stockage et de transport<sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup>.</p>



<p><a></a> Cette demande a été faite à l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture. L’argument de la lutte contre le gaspillage pourrait laisser croire que le gaspillage est accidentel. Or, c’est faux&nbsp;: la surproduction fait partie intégrante du « business plan&nbsp;» (ou plan d’affaires) des entreprises de l’agro-industrie que de tels dispositifs fiscaux favorisent encore. Dans ce contexte, <strong>la distribution de colis alimentaires devient l’alliée d’un système agroalimentaire qui détruit l’environnement et génère malbouffe et précarité.</strong></p>



<p>On comprend alors qu’on ne lutte pas contre la précarité alimentaire en se focalisant sur l’offre, mais qu’il serait peut-être temps de permettre aux citoyens, à commencer par les plus précaires, de déterminer la demande alimentaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading advgb-dyn-5c93559e">Vers une démocratie alimentaire qui garantirait le droit à l’alimentation</h2>



<p>La réflexion autour du projet de SSA a le grand mérite de mettre en lumière&nbsp;: l’impossibilité de transformer le système agricole, et donc de répondre aux objectifs environnementaux et sociaux, sans mettre en place des politiques de lutte contre la pauvreté et la précarité. Et vice-versa, l’impossibilité de lutter contre la faim sans transformer le système agricole et renverser le paradigme agro-industriel.</p>



<p>Mathieu Dalmais et les promoteurs d’une SSA en ont la conviction&nbsp;: pour transformer l’agriculture, il faut mettre en œuvre des politiques alimentaires. <strong>Il faut donc «&nbsp;repolitiser&nbsp;» la question agricole et alimentaire, c’est-à-dire définir collectivement ce que l’on veut mettre dans l’assiette de chacun&nbsp;tout en garantissant une rémunération juste aux producteurs.</strong> Et vouloir, dans le respect des ressources et de l’environnement, que tout le monde ait accès à une alimentation de qualité et les moyens de vivre dignement, c’est parler du droit à l’alimentation, central dans l’idée de SSA.</p>



<p><strong>Le concept de SSA propose de mettre en place une véritable démocratie alimentaire qui permettrait aux citoyens de définir la politique alimentaire et de garantir le droit à l’alimentation</strong>. Ce serait la demande alimentaire qui définirait le système alimentaire et non plus l’offre et la logique du marché. L’utopie de la SSA est de penser qu’en permettant aux gens de délibérer, d’être en contact des agriculteurs et des producteurs, et en étant bien informés, ils choisiront la voie d’un système alimentaire durable. Finalement, la SSA serait un puissant dispositif pour mettre en œuvre la souveraineté alimentaire des populations<sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup>.</p>



<p>Le respect du droit à l’alimentation est important dans ce dispositif. Parce que si l’objectif de la SSA est de rendre l’alimentation durable et issue de l’agriculture paysanne accessible à tous, le droit à l’alimentation garantit aux gens la possibilité de manger ce qu’ils désirent. L’objectif n’est pas d’instaurer une dictature alimentaire hygiéniste. À côté des achats possibles en produits conventionnés grâce aux 150 euros, chacun est libre de compléter son alimentation par ce qu’il veut. Ça doit être une dynamique collective (critères standards économiques, écologiques, de production, etc.) ET individuelle (les goûts et envie).</p>



<div class="wp-block-group red-message is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-8cf370e7 wp-block-group-is-layout-flex">
<p><strong>Des prémisses visibles&nbsp;?</strong></p>



<p>Différents modèles de SSA sont déjà proposés. Ils pourraient être mis en œuvre comme projet pilote à l’échelle d’un quartier ou d’une maison médicale (certaines y travaillent déjà), d’une province ou d’une région. Mais le chemin vers la démocratie alimentaire est long et pourrait passer par des réalisations diverses et variées.</p>



<p>Par exemple, la revendication du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté de repas scolaires équilibrés, locaux et totalement gratuits pour tous<sup class="modern-footnotes-footnote ">12</sup>, va dans ce sens. Cette mesure, couplée à la stratégie du Collectif Cantine Durable<sup class="modern-footnotes-footnote ">13</sup> qui répond à la demande des parents en quête d’un nouveau modèle alimentaire respectueux de la santé, des agriculteurs et de l’environnement, constituerait un fameux levier de transformation du système alimentaire.</p>



<p>La mise sur pied de «&nbsp;Conseils de politique alimentaire&nbsp;» (CPA) participe également à la construction d’une démocratie alimentaire. Les CPA sont des structures de gouvernance collaborative rassemblant des acteurs de chacune des dimensions de l&rsquo;alimentation, liées à un territoire et travaillant à la transition vers une alimentation durable. La stratégie wallonne «&nbsp;Manger Demain&nbsp;»<sup class="modern-footnotes-footnote ">14</sup> prévoit de tisser un réseau de CPA. Par exemple, la Ceinture Aliment-Terre Liégeoise (CATL)<sup class="modern-footnotes-footnote ">15</sup> y travaille déjà<sup class="modern-footnotes-footnote ">16</sup>.</p>
</div>



<h2 class="wp-block-heading advgb-dyn-e2917eda">En guise de conclusion</h2>



<p>L’établissement d’une Sécurité Sociale de l’Alimentation, ce n’est pas pour tout de suite&nbsp;et, par ailleurs, celle-ci pourrait prendre différentes configurations. Cependant, la réflexion autour de ce concept est déjà riche en enseignements.</p>



<p>D’abord, <strong>l’idée de SSA rappelle que la sécurité sociale est un système efficace qui fait ses preuves depuis des décennies dans les pays où elle existe</strong>. Proposer de l’étendre à l’alimentation permet de sortir d’une posture défensive vis-à-vis des politiques qui l’érodent depuis les années 80. Cela ouvre également d’autres perspectives. Certains promoteurs de la SSA expliquent que l’on pourrait aussi élargir la sécurité sociale à la culture ou à la mobilité, par exemple.</p>



<p>Ensuite, l<strong>a réflexion autour de la SSA rappelle que le citoyen peut être autre chose qu’un consommateur et propose de passer d’une agriculture de l’offre à une agriculture de la demande. </strong>L’idée de SSA nous invite donc à renverser les perspectives.</p>



<p>Et si l’instauration d’une démocratie alimentaire, en luttant contre la pauvreté et la faim, permettait une réelle transformation du système alimentaire&nbsp;? Cette conviction est en tous les cas celle de Mathieu Dalmais qui répète que <strong>c’est la lutte contre la pauvreté qui transformera le système alimentaire, pas le marché.</strong></p>



<p>Les voix sont de plus en plus nombreuses dans la société à revendiquer une démocratisation de nos institutions politiques (plus participatives, plus collaboratives) et de l’économie (sociale, citoyenne). Est-ce une surprise finalement que le projet de SSA souligne la nécessaire démocratisation du système alimentaire&nbsp;? Finalement, le grand avantage du concept de SSA n’est-il pas de démontrer la réelle imbrication entre transition du système alimentaire et lutte contre la pauvreté…&nbsp;? Et d’affirmer que travailler à l’une sans œuvrer à l’autre, dans une perspective de transition écologique&nbsp;et de justice sociale, serait, en quelque sorte, vain&nbsp;?</p>



<p class="has-text-align-right">Jean-Yves Buron<br>Coordinateur régional Action Vivre Ensemble Liège</p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir&nbsp;: <a href="https://isf-france.org/agrista">https://isf-france.org/agrista</a></div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les membres du collectif&nbsp;voir <a href="https://securite-sociale-alimentation.org/la-ssa/les-membres-du-collectif/">https://securite-sociale-alimentation.org/la-ssa/les-membres-du-collectif/</a></div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir l’article «&nbsp;Pour une sécurité sociale de l&rsquo;alimentation&nbsp;» sur le site de Ingénieurs sans frontières&nbsp;: <a href="https://www.isf-france.org/articles/pour-une-securite-sociale-de-lalimentation">https://www.isf-france.org/articles/pour-une-securite-sociale-de-lalimentation</a></div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;VASTENAEKELS J., <em>Vers une sécurité sociale pour l’alimentation durable?</em>, Etopia, 2020 : <a href="https://etopia.be/vers-une-securite-sociale-pour-lalimentation-durable/">https://etopia.be/vers-une-securite-sociale-pour-lalimentation-durable/</a></div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les conférences gesticulées sont des conférences spécifiques à l&rsquo;éducation populaire, considérées comme un outil de formation, d&rsquo;émancipation et de politisation. Leur forme est à mi-chemin entre la conférence-débat traditionnelle et le spectacle. Plus d’info&nbsp;: <a href="https://conferences-gesticulees.be/">https://conferences-gesticulees.be/</a></div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir l’interview de Mathieu Dalmais réalisée par Steve Bottacin, <em>Sécurité sociale de l’alimentation : bien manger, un droit universel</em>,parue dans la revue <em>Tchak,</em> numéro 7 automne 2021 – disponible sur: <a href="https://tchak.be/index.php/2021/10/10/securite-sociale-de-lalimentation-bien-manger-un-droit-universel/?fbclid=IwAR3VrxOmBEjhkMegUtdF08iSrh8nLP_pDQP_--kx7LQqCm1KiLNg9tVA8Cc">https://tchak.be/index.php/2021/10/10/securite-sociale-de-lalimentation-bien-manger-un-droit-universel/?fbclid=IwAR3VrxOmBEjhkMegUtdF08iSrh8nLP_pDQP_&#8211;kx7LQqCm1KiLNg9tVA8Cc</a></div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Quand on parle de l’agro-industrie ou de l’agroalimentaire, il est question d’un secteur d’activité qui rassemble les entreprises de production, de transformation et de commercialisation des aliments industriels. On peut aussi y ajouter les acteurs financiers. Il s’agit donc d’un véritable système économique qui organise et contrôle l’ensemble des filières agricoles, industrielles et commerciales pour maximiser ses profits.</div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Action Vivre Ensemble, <em>Aide alimentaire ou aide humanitaire&nbsp;?</em>, 2020. Disponible sur: <a href="https://vivre-ensemble.be/aide-alimentaire-ou-aide-humanitaire">https://vivre-ensemble.be/aide-alimentaire-ou-aide-humanitaire</a></div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;E BOUVER Émeline et DE MONGE Camille, <em>La Transition par/pour les riches&nbsp;? Quelques pistes de réflexion. </em>Article paru dans le magazine de la FUCID, Focus, Avril 2019, pp 5-8.</div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir l’article de RTBF Info&nbsp;: <em>Les banques alimentaires demandent un encouragement fiscal pour les dons d&rsquo;aliments</em>, 29 septembre 2021. Disponible sur: <a href="https://www.rtbf.be/info/economie/detail_les-banques-alimentaires-demandent-un-encouragement-fiscal-pour-les-dons-d-aliments?id=10850828">https://www.rtbf.be/info/economie/detail_les-banques-alimentaires-demandent-un-encouragement-fiscal-pour-les-dons-d-aliments?id=10850828</a></div><div>11&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;La souveraineté alimentaire est le droit des peuples, des communautés et des pays de définir leur propre politique agricole et alimentaire sans qu&rsquo;elle n’entrave celles des populations d&rsquo;autres pays.</div><div>12&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir la carte blanche de Christine Mahy et du RWLP dans la revue Tchack ! d’octobre 2021<em>, Collations et boîtes à tartines, symboles de la méritocratie parentale</em>. Disponible sur: <a href="https://tchak.be/index.php/2021/10/18/collations-boites-a-tartines-ecoles-symbole-meritocratie-parentale/">https://tchak.be/index.php/2021/10/18/collations-boites-a-tartines-ecoles-symbole-meritocratie-parentale/</a></div><div>13&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir&nbsp;: <a href="http://www.collectifcantinesdurables.be/">http://www.collectifcantinesdurables.be/</a></div><div>14&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir&nbsp;: <a href="https://www.mangerdemain.be/">https://www.mangerdemain.be/</a></div><div>15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir&nbsp;: <a href="https://www.catl.be/">https://www.catl.be/</a></div><div>16&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir BALFROID Louise et COMPAS Mathilde, <em>Le processus de construction d’une démocratie alimentaire en province de Liège</em>, analyse de la CATL, 2021. Disponible: <a href="https://www.catl.be/2021/09/02/le-processus-de-construction-dune-democratie-alimentaire-en-province-de-liege-acte-1/">https://www.catl.be/2021/09/02/le-processus-de-construction-dune-democratie-alimentaire-en-province-de-liege-acte-1/</a></div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>AID SOLEILMONT</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/aid-soleilmont/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Aug 2021 09:24:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Centre d’insertion socioprofessionnelle]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Centre d’insertion socioprofessionnelle. Formation de stagiaires demandeurs d’emploi au métier de jardinier sur chantiers réels (entretien, aménagement et création d’espaces verts).</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>Afin de redonner 1 sens &amp; 1 projet à ma vie, j’ai entamé une formation au sein de ‘l’AID Soleilmont. J’ai suivi l’ensemble du cursus de formation det en fin de parcours, le centre m’a permis afin de parfaire ma formation et également me soutenir dans la définition de mon projet professionnel et projet de vie par la possibilité de vivre une expérience professionnelle sous contrat art 60.<br>Je termine mon contrat en juin 2021, j’espère pouvoir trouver une suite encourageant aux efforts menés en vue de m’insérer de façon durable et d’être un exemple pour mon entourage.<br></p>
<cite>Rudy SOUPLY, ancien stagiaire – assistant sous contrat Art60</cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>J’ai commencé ma formation à l’AID, il y a plus de 16 ans. L’AID Soleilmont m’a soutenu pour m’accompagner et enfin me permettre régler mes problèmes financiers liés à mes problèmes de santé. J’ai une santé fragile reconnue qui est respectée au sein du centre.<br>Aujourd’hui, je suis engagé comme assistant de formateur dans un contrat à durée indéterminé et grâce aux service de l’AID, j’ai également réussi à sortir de mes graves difficultés financières me permettant aujourd’hui d’acheter 1 véhicule d’occasion.<br></p>
<cite>Djallel, assistant</cite></blockquote>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LE JARDIN ANIMÉ</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/le-jardin-anime/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 11:28:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Nature et sensibilisation]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Association qui organise des activités de découverte de la nature et de sensibilisation, dans une perspective de cohésion sociale et de solidarité.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>« Ici, on se sent bien ! C’est la première fois depuis mon arrivée en Belgique que je sais ce que ‘être bien’ veut dire »<br></p>
<cite>Abou Bakar</cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>« Merci Madame pour cet après-midi qui m’a permis d’oublier mes problèmes »</p>
<cite>Nadège</cite></blockquote>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Forêt de Luhan – Yggdrasil</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/foret-de-luhan-yggdrasil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 08:43:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Lieu de vie]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Lieu de vie : habitat collectif et maraîchage.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>“Développement de la prise de conscience de soi, c‘est défaut, c‘est qualité, apprendre à s‘écouté, à ce freiné parfois pour ne pas se surpasser. Apprendre à ce respecter soi et le collectif, apprendre des autres et partager, vivre dans un mode de donner et recevoir. Être plus proche de la nature, travaillé en fonction de la météo. Prendre conscience de sa propre vie, de se qui va bien et moins bien. Je trouvait le lieux au début si bien que c‘était un peu douloureux de prendre conscient qu‘ici je me sentait moi même et chez moi pas du tout. Les week-end lorsque je voyait des gens qui me connaissait bien, ils me demandait ce que je faisais pour l‘instant car je semblait être rempli d‘énergie.Lorsque je leurs racontait de ma semaine d‘ici, il me disais que j‘émettais énormément de joie de raconté tout mon vécu, il disait même que j‘était plus présente, plus souriante, plus à l‘écoute, plus dans la réflexions, plus optimiste, moins stressé, même mon kiné à constaté que mon corps est plus relaxé, plus d‘espoir d‘atteindre des trucs, &#8230;<br>Au début, j‘était stressé, j‘avais un peu peur de vivre en collectivité, de devoirs trop me changé pour être accepter, au final après quelques jour, je me sentais si bien, que je commençait même à dormir mieux ici, que dans mon propre lits. C‘est derniers jours je me réveillait entre 6.30 et 8°° heure du matin sans réveil et trop motivé de quitté le lits pour nouveau découvrir quelque chose.<br>À vrai dire, là j‘ai toujours pas envie de dormir car j‘ai pas envie que cette journée se termine, j‘ai pas envie de devoir m‘en aller. J‘ai encore rien mis d‘en m‘as valise. Je commençait à retrouvé mon estime de soi,&#8230; A vrai dire là, je ne sais pas quoi faire je me sens trop bien que je sais que je ne veux pas reprendre ma vie comme elle était avant de venir ici. Mais je me sens pas assez bien d‘oser de changer quelque chose. La les week-end mon énergie de en semaines était resté étant donné que je savait que j‘allais revenir le lundi soir.”<br></p>
<cite>Sarkani, 26 ans, jeune en service citoyen</cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>« Je suis actuellement sans profession. Éducatrice de formation, j’ai pris la décision de quitter mon emploi car j’ai ressenti un besoin de me ressourcer, me retrouver et l’envie aussi d’aller vers un mieux-vivre, un mieux-être qui correspondrais d’avantage aux valeurs auxquelles j’aspire. La forêt de Luhan est un lieu où je me suis sentie accueillie, intégrée. J’ai pu y passer du temps dans un premier temps par désir de me retrouver en pleine nature, par besoin de calme et de repos, et ensuite petit à petit en apprenant à découvrir les personnes vivant sur les lieux ainsi que ceux qui comme moi, viennent de passage, et ainsi, l’envie de s’investir davantage sur les lieux est venue naturellement. Travailler la terre, le contact avec les animaux, donner de son temps à un projet qui fait sens à nos yeux, rencontrer de nouvelles personnes est riche sur divers plans. Le contact avec la nature, apporte un mieux-être, le temps est différent, cela me donne le sentiment de toucher à des choses plus essentielles que dans mon quotidien citain. Se sentir inclus dans un projet également. Pouvoir donner de son temps et que notre présence soit reconnue de façon positive, me donne d’avantage confiance en moi. Partager également des idées d’un vivre autrement, d’un mieux-vivre ensemble est enrichissant et stimulant. Ce genre de lieu ouvre pour moi des portes d’autres possibles que ce que nous suggère « le système en place »<br></p>
<cite>Virginie, 32 ans, Bénévole ponctuelle –régulière au champ, à l’aménagement des espaces, à l’accueil d’adolescents</cite></blockquote>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Revert</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/revert/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2020 08:59:23 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/revert/</guid>

					<description><![CDATA[Un jardin partagé au cœur de Verviers ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Un jardin partagé au cœur de Verviers</strong></p>



<p>Créée en 2002 en vue de développer des actions concrètes dans le domaine de la protection de l’environnement, cette asbl est constituée de nombreuses forces vives pluralistes de l’arrondissement verviétois. Face à une planète profondément fragilisée par la surexploitation des énergies fossiles, par l’épuisement des ressources et les changements climatiques, mais aussi face aux inégalités sociales qui se creusent, des modifications de comportements s’imposent.</p>



<p>Revert mène des actions principalement avec des publics fragilisés (personnes en insertion sociale ou professionnelle, primo-arrivants…) : formation « École de l’habitat : énergie et planète», Alpha NRJ (animation sur le thème de l’utilisation rationnelle et responsable de l’énergie, destinée au public peu ou pas alphabétisé), animations sur les micro-investissements, animations sur l’utilisation rationnelle de l’eau, éco-cuisine (préparation de repas basse consommation)… <strong>L’objectif est double : social et environnemental.</strong></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>« J’avais un énorme problème d&rsquo;humidité dans mon salon. A tel point que cela m&rsquo;apparaissait comme un problème sans issue. Je me suis rendu à une réunion d&rsquo;information de « Tirelire de l&rsquo;énergie » animée par Revert. Heureusement, après une « visite technique énergie », grâce aux bons conseils, je peux maintenant pousser un « Ouf! » de joie et de soulagement car ce problème est enfin résolu… Cette première « victoire » concrète me permet d&rsquo;être gentiment optimiste pour la suite. »</p>
<cite>Michel</cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>« Depuis 2015 jusqu’en mai 2019, j’ai eu à travailler régulièrement comme volontaire au sein de l’asbl Revert. J’ai appris assez sur tout ce qui est ErE, UrE et autres notions environnementales, grâce au coaching du coordinateur. Durant ces années, il m’a boosté à suivre une formation au CERES à Liège. Grâce à ses conseils j’ai reçu la certification d’animateur et communicateur ECOCOM après 6 mois, et que par la suite j’ai pu décrocher un boulot dans une firme commerciale » </p>
<cite>Danny, réfugié congolais</cite></blockquote>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
