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	<title>Migrants &#8211; Action Vivre Ensemble</title>
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	<description>Soutenir les associations, sensibiliser et agir</description>
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		<title>Les violences dites éducatives ordinaires. Entre conscientisation et inaction</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/analyse2025-16/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 11:31:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Bien au-delà de ce qu’on pourrait penser, les violences dites éducatives ordinaires ne s’arrêtent pas à la fessée ou à toute autre punition corporelle.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="chapo">Bien au-delà de ce qu’on pourrait penser, les violences dites éducatives ordinaires ne s’arrêtent pas à la fessée ou à toute autre punition corporelle. Ce qu’elles englobent est bien plus large et passent souvent sous le radar. Pouvant être présentes dans un contexte familial, ces violences peuvent aussi l’être dans tout espace éducatif, qu’il s’agisse de foyers, d’écoles ou encore de lieux extra-scolaires… Et elles sont d’autant plus intenses pour les enfants qui vivent une situation de précarité. Pour comprendre leurs conséquences et se sensibiliser à la question, nous avons rencontré Nadia Echadi, fondatrice de l’ASBL Maxi-Liens qui œuvre pour le respect du droit à l’éducation pour chaque enfant dans un cadre bienveillant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De quoi parle-t-on ?</h2>



<p>La violence dite éducative ordinaire (VEO) est « <em>toute forme de violence (physique, psychologique ou verbale) utilisée envers les enfants dans une intention éducative (pour leur ‘bien’, pour qu’ils aient un ‘bon comportement’) »</em>. Et puisque cette violence est « <em>culturellement admise et tolérée, elle en devient alors ‘ordinaire’</em> ». Parmi ces violences, on recense les violences physiques (fessée, gifle, privation de nourriture,&#8230;), les violences psychologiques (punition, chantage, menace, culpabilisation,&#8230;) et les violences verbales (crier, insulter, humilier, &#8230;)<sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup>.</p>



<p>Souvent sous-estimées par la majorité de la population, ces gestes ou paroles qui nous échappent ont pourtant des effets néfastes à très long terme sur l’enfant. S’il est avéré scientifiquement que câliner régulièrement un enfant a une influence positive sur son développement cérébral, l’inverse est aussi vrai. De constantes violences sur un enfant, qu’elles soient physiques ou verbales, peuvent aboutir à un mauvais développement du cerveau et impacter lourdement son futur (assuétudes, dépressions).</p>



<p>À cause d’un manque d’informations et de sensibilisation, ces violences sont culturellement admises dans notre société alors qu’ « <strong><em>aucune étude scientifique n’a pu démontrer un effet positif des punitions corporelles sur le comportement de l’enfant</em></strong><em>, bien au contraire elles sont corrélées fortement à une augmentation de l’agressivité et des comportements antisociaux</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup>. À l’inverse, une « <em>relation [adulte-enfant] basée sur l’empathie, le soutien, l’encouragement et l’amour favorise le bon développement du cerveau chez l’enfant et l’adolescent</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup>.</p>



<p>Au-delà de ces considérations physiologiques, éduquer un enfant par la violence revient à sous-estimer un effet plus insidieux encore. En effet, utiliser la violence physique, le chantage ou encore la punition sur un enfant à des fins éducatives, revient à légitimer à ses yeux une méthode qu’il pourrait reproduire plus tard sur ses propres enfants. C’est ce qu’a nommé la psychanalyste Alice Miller<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup> la ‘<em>pédagogie noire’</em>, c’est-à-dire le « <em>mécanisme de reproduction des violences éducatives de génération en génération</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup>. Selon elle, « <em>la pratique des punitions corporelles serait le facteur explicatif majeur de la violence des adultes et des adolescents</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup>. La journaliste Mona Chollet s’est penchée sur la question des violences éducatives dans son dernier essai<sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup>. « <em>Non seulement les enfants supportent les maltraitances, mais elles et ils les nient, ou les justifient, tant la mise accusation des parents est un tabou puissant. Dès lors, le seul exutoire – inconscient – aux souffrances subies, c’est de les infliger à ses propres enfants</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup> analyse-t-elle à propos de l’effet pervers de la ‘pédagogie noire’. Le témoignage suivant d’un parent l’illustre bien ; « <em>J’ai adopté la phrase de ma mère ; ‘Sauve-toi vite parce que ma main va voler’ </em>»<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup>.</p>



<p>Ces violences influencent directement un parcours de vie puisqu’« <em>elles déterminent souvent notre personnalité future et nos relations avec les autres</em> » relève Mona Chollet. Plus grave encore, ces violences sont subies à une phase du développement de l’enfant « <em>où on ne [lui] accorde aucun crédit</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand les violences passent les portes de l’école</h2>



<p>Nadia Echadi, de l’ASBL Maxi-liens, s’est penchée sur la question de ces violences, particulièrement au sein du milieu scolaire. Elle estime que la question des violences éducatives est mal posée car elle a tendance à se concentrer uniquement sur la violence physique ;  « <em>Les médias se sont mal emparé du sujet en titrant les articles sur l’interdiction de la fessée. Cette réduction a créé une grande confusion parce que beaucoup de gens ont réagi en disant que la fessée ‘n&rsquo;a jamais tué personne’. Mais la mort ne peut pas constituer la limite de ce qu’il est acceptable de faire à un enfant !  Cela revient à dire ‘tant que ça ne tue pas, on peut y aller’. Avec un tel cadrage, toutes les autres formes de gestes violents passent sous les radars. Or, c’est précisément là que réside l’enjeu : la violence s’exprime de manière beaucoup plus subtile qu’on ne le pense. Elle se glisse dans des attitudes, des mots, des pratiques quotidiennes. Elle est aussi là où on ne l&rsquo;attend pas. Comme à l’école par exemple. Aujourd’hui, parce qu&rsquo;on n&rsquo;utilise plus le bâton et le bonnet d&rsquo;âne, les enseignants pensent qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus de violence scolaire. Pourtant, elle existe encore. Elle prend juste d’autres formes. Elle s&rsquo;exerce notamment sur la question de la compétence de l&rsquo;enfant. Par exemple, <strong>le fait de prédéterminer la capacité d&rsquo;un enfant à réaliser telle ou telle tâche, est déjà une violence en soi</strong>. On a tendance à oublier que l&rsquo;enfant est là pour apprendre et que c’est précisément la mission de l’institution : le faire apprendre. Et pourtant, les actes d’humiliation sont fréquemment liés à ses difficultés ou ses résultats. Il est temps de mener une véritable sensibilisation qui permettra de mieux aiguiser le regard et de reconnaître tous les endroits où des actes de violence sont posés, particulièrement en contexte scolaire. Les rapports d’autorité et de pouvoir, les cris, les punitions humiliantes, l’usage systématique des points ou des sanctions sont autant de gestes présentés comme éducatifs, mais qui révèlent en réalité une forme de maltraitance ordinaire. Et je pense qu’il est vraiment urgent de mettre la lumière sur ces pratiques en menant, par exemple, des campagnes de sensibilisation comparables à celles développées ces dernières années autour des VEO en contexte familial »</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup>.</p>



<p>Dans un contexte scolaire, les violences éducatives sont d’autant plus dommageables pour les enfants vivant des situations compliquées comme la migration car ils cumulent déjà plusieurs vulnérabilités. Ils vivent des situations de transit très inconfortables, éprouvent cruellement le manque d’argent et prennent de plein fouet un choc culturel avec la perte de repères que cela implique. Dans ce quotidien instable où chaque jour apporte son lot d’incertitudes, l’impact des violences éducatives n’en est que plus accru. En outre, comme ils ne maîtrisent pas encore ni la langue, ni la culture, ces violences peuvent être interprétées comme la norme d’un pays qu’ils apprennent à connaître et par ce fait, sont d’autant moins remises en question et sont passées sous silence. Nadia Echadi, dans son travail avec l’ASBL Maxi-Liens<sup class="modern-footnotes-footnote ">12</sup> se concentre sur ce type d’enfants ; « <em>Lorsque j’ai fondé Maxi-Liens, j’ai axé mon travail que la question de l’accueil, de l’accompagnement et du bien-être des enfants en situation de migration et d’exil parce que leur vulnérabilité était une évidence. Les VEO scolaires qui s’exerçaient sur eux étaient beaucoup plus visibles et cela m’a permis de constater qu’elles touchaient en réalité tous les autres enfants, mais souvent de manière plus silencieuse et plus banalisée. La défense des droits de l’enfant est pour moi une mission globale même si pour le moment, mon action se concentre sur les parcours migratoires. Le fait de travailler à la compréhension des violences subies durant l’’exil me permet de mieux saisir la brutalité de certaines pratiques scolaires. Ce que j&rsquo;ai observé, c&rsquo;est que quand ils arrivent en Belgique et qu’ils sont inscrits dans nos écoles, beaucoup d’entre eux se retrouvent confrontés à une nouvelle série de violences qui viennent se juxtaposer à celles déjà traversées. La méconnaissance de l’autre, le manque de dialogue interculturel, le manque de préparation des professionnels dans l’accueil de la diversité, les carences de notre système éducatif, son caractère autocentré et monolingue engendrent des violences symboliques en cascade. <strong>Parfois, ces enfants sont perçus comme une menace envers une identité nationale fantasmée, comme s’il pouvait en exister une.</strong> On instaure des règles, parfois encore plus strictes pour eux, afin de s’assurer que ces enfants ont bien compris comment ça se passe ici. De manière implicite ou parfois très explicite et injonctive, on leur dit ‘tu es en Belgique maintenant, tu dois faire comme nous’. Il y a aussi une posture très sudaliste<sup class="modern-footnotes-footnote ">13</sup> qui consiste à leur faire sentir qu’ils doivent témoigner de la reconnaissance d’avoir été accueillis ‘chez nous&rsquo;</em>».</p>



<p>Nadia Echadi souligne également le manqued’organes de contrôle et de structures au sein des écoles où les violences pourraient être dénoncées, mais également le manque de soutien auquel font face les enseignants.</p>



<p>&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Pour comprendre le contexte des violences éducatives ordinaires en milieu scolaire, il me semble essentiel de rappeler que le métier d’enseignant est un métier assez isolé. Chacun est seul dans sa classe, seul face à sa pratique, face à son public. On reconnaît — et à juste titre — la difficulté, parfois même la pénibilité de la profession ; et parce que cette reconnaissance est nécessaire, on n’ose presque jamais questionner ou analyser de manière critique certaines actions qui ne sont pas très pédagogiques. Les enfants, évidemment, n’ont pas les mots ni la légitimité pour dénoncer ce qu’ils vivent. Cet isolement crée un espace où l’enseignant peut développer malgré lui une certaine toute-puissance.&nbsp;Pourtant, dans la grande majorité des cas, ces violences ne sont pas intentionnelles. Elles sont le symptôme d’un manque de formation, d’une culture de la domination, d’un manque de conscience fine des VEO et surtout d’un surmenage massif du corps enseignant. C’est pour cette raison qu’il faudrait créer, au sein des écoles, un véritable organe de régulation. <strong>Un enseignant qui crie chaque jour, qui exclut régulièrement des élèves de sa classe, qui multiplie les punitions ou qui n’a plus l’énergie de se mettre à l’écoute de ses élèves est un enseignant qui a besoin de soutien.</strong> L’objectif n’est pas de dire que les enseignants sont violents et qu’il faut envoyer l’inspection pour sanctionner. L’enjeu est de mettre en place des espaces d’accompagnement, de supervision, de sensibilisation et de protection mutuelle, afin que les enseignants puissent exercer leur métier dans la sérénité.&nbsp; L’école est un métier profondément humain. Les adultes sont censés assurer la&nbsp; protection des enfants, leur sécurité et leur bien-être. <strong>Nous évoluons dans un modèle scolaire et sociétal où les violences éducatives sont encore culturellement et structurellement ancrées, et largement acceptées. Lorsque l’on ajoute à cela la fatigue extrême du corps enseignant, on augmente mécaniquement la fréquence et l’intensité des violences, lesquelles finissent par être justifiées au nom du stress, du manque de moyens ou de l’absence de soutien. C’est ainsi que les violences s’installent et s’auto-alimentent. Elles ruissellent. Elles partent du sommet — les politiques, les injonctions, les coupes budgétaires, les classes surchargées, la disparition progressive des postes-relais — et elles retombent sur ceux qui n’ont aucun moyen de s’en défendre : les enfants</strong></em><strong>».&nbsp;</strong><strong><em></em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Législation des violences éducatives : où en est-on ?</h2>



<p>Si la maltraitance, lorsqu’elle est avérée, est déjà punissable par la loi, il s’avère que &nbsp;«&nbsp;<em>de nombreux cas de violence ne sont pas couverts par la législation actuelle</em>&nbsp;». L’interdiction de la ‘fessée’ ne suffit pas. S’arrêter à cet interdit légitimise d’autres formes de violence, tout aussi dommageables.</p>



<p>La Belgique reste tristement un des derniers pays européens à ne pas avoir adopté jusqu’à présent «&nbsp;<em>une loi interdisant les punitions corporelles et autres formes de traitements dégradants dans le cadre de l’éducation</em>&nbsp;». Pourtant, la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), ratifiée par la Belgique, est assez explicite.</p>



<p><em>« Les Etats parties prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l&rsquo;enfant contre toute forme de violence, d&rsquo;atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d&rsquo;abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d&rsquo;exploitation, y compris la violence sexuelle, pendant qu&rsquo;il est sous la garde de ses parents ou de l&rsquo;un d&rsquo;eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre personne à qui il est confié » (art 19.1).</em></p>



<p>Les conclusions d’un sondage réalisé en 2020<sup class="modern-footnotes-footnote ">14</sup> révèlent que la punition reste une habitude éducative, une personne sur cinq estime que « <em>les punitions physiques sont bénéfiques</em> » tandis qu’une personne sur dix juge que « <em>tirer les cheveux, pincer, priver de repas, enfermer dans la cave et utiliser régulièrement un surnom insultant sont des sanctions appropriées</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">15</sup>. De plus, il y a une réelle méconnaissance du cadre législatif car 7 personnes sur 10 ne savent pas ce qui est autorisé comme sanction.</p>



<p>Actuellement, le flou juridique qui entoure la question des violences éducatives légitimise implicitement leur exécution. L’ONG DEI Belgique (Défense des Enfants International) a mis en demeure à l’Etat belge d’adopter une législation en la matière. Le délai pour s’y conformer était le 20 novembre 2023, date hautement symbolique puisque c’est la journée mondiale des droits de l’enfant. Le délai a expiré et la question a donc été renvoyée au tribunal de première instance… Comment peut-on expliquer une telle inertie de la part de nos pouvoirs décideurs ? Dans le chef des ministres et des parlementaires réside la peur de « <em>pénaliser la ‘baffe éducative’</em> » qui pourrait conduire des parents en prison. Or, DEI Belgique recommande de modifier le code civil et non pénal<sup class="modern-footnotes-footnote ">16</sup>.</p>



<p>Au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ce n’est que tout récemment, en octobre 2023, que l’administration a formellement interdit toute violence physique, psychique et verbale au sein de toutes ses structures (crèches, écoles, institutions, mouvements de jeunesses, club sportifs). Malheureusement, force est de constater que cela ne suffit pas à enrayer une dynamique punitive culturellement ancrée. La question de savoir si cette directive a été accompagnée d’une campagne de sensibilisation et d’information auprès des structures éducatives mérite d’être posée. Nadia Echadi, elle-même enseignante, s’étonne que les droits des enfants ne fassent pas partie du programme de cours pour les futurs enseignants&nbsp;;&nbsp; «&nbsp;<em>Lorsqu’on devient enseignant, on entre dans l’institution scolaire : on prête serment, on représente l’État, on incarne une mission publique. Alors comment se fait-il qu’aucun module obligatoire ne soit consacré aux droits de l’enfant ? <strong>Comment se fait-il que la majorité des enseignants ne connaissent pas la Convention internationale relative aux droits de l’enfant ? C’est une lacune immense. C’est un peu comme si un médecin prêtait serment sans connaître le serment d’Hippocrate.</strong> À partir du moment où l’on travaille auprès d’enfants, on devrait savoir précisément quels sont leurs droits, ce que la Belgique a ratifié, les engagements internationaux qu’elle a pris pour garantir leur protection, leur dignité, leur épanouissement et leur bien-être. Comment accompagner des élèves si l’on ignore les principes juridiques, éthiques et pédagogiques qui encadrent ce droit fondamental ? Si les enseignant·es étaient véritablement formé·es à ces textes fondateurs, ils et elles disposeraient de balises solides. Cette connaissance ne résoudrait pas tout, mais elle permettrait déjà de prévenir une grande partie des violences éducatives scolaires</em><em>&nbsp;»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’exemple de la Suède</h2>



<p>La Suède est souvent stigmatisée pour être une fabrique d’“enfants-rois”, c’est-à-dire un pays où on laisse tout faire aux enfants, où le cadre éducatif est inexistant voire où les parents sont tyrannisés par leur progéniture. Or, dans les faits, le projet éducatif de la Suède va bien au-delà d’un rapport dominant-dominé à l’avantage des enfants, comme Nadia Echadi l’explique «&nbsp;<em>L’éducation positive est souvent décriée parce que, selon ses détracteurs, elle ne permet pas de poser des limites et fabrique des enfants-rois. Il y a clairement une confusion entre la bienveillance et l’absence de cadre. L’exemple de la Suède est éclairant : ce n’est pas parce que les adultes n’ont pas recours à la brutalité, les cris ou les humiliations et les coups qu’ils ne savent pas éduquer. Poser un cadre clair et sécurisant est simplement un fondement de l’éducation non violente</em><em>».&nbsp;</em></p>



<p>En plus de légiférer[17]  Le Parlement suédois a adopté en 1979 une loi interdisant toute forme de violence à l’égard des enfants.[/note] sur les violences éducatives sous toutes ses formes en les interdisant tout simplement, la Suède a accompagné le changement avec une campagne de sensibilisation et d’information sans précédent. Quelle famille n’achète pas de lait ? Un nombre infime, certainement. C’est sur base de ce constat que le support de la campagne de sensibilisation a été décidé : les cartons de briques de lait. Cette campagne, impliquant plusieurs professionnels de l’enfance (pédiatres, cliniques, écoles, etc.), enseignait des méthodes d’éducation non violente. Résultat ? « <em>En l’espace de deux ans, plus de 80% du public connaissait la nouvelle loi et les enquêtes publiques ont montré combien les attitudes et les actions ont évolué au fil du temps. Alors qu’en 1979, environ 80% du public était en faveur des châtiments corporels, on est passé à 20% après 11 ans d’application de la loi et, dans la dernière enquête, à 2% (2018)</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">17</sup> explique Elisabeth Dahlin, Ombudsman suédoise aux droits de l’enfant. Mieux encore, souligne-t-elle, « <strong><em>les enfants eux-mêmes savent désormais que la violence ne fait pas partie de l’éducation d’un enfant, que subir des châtiments corporels n’est pas normal pour les enfants</em> </strong>»<sup class="modern-footnotes-footnote ">18</sup>.</p>



<p>Interrogée sur&nbsp; la situation en Belgique, Nadia Echadi explique qu’il faut passer par un changement de mentalité et de culture et que ce changement doit impérativement être accompagné&nbsp;; <em>«&nbsp;</em><em>Il s’agit réellement d’une question de culture. Ici, la population n&rsquo;est pas suffisamment sensibilisée et cela mérite un véritable accompagnement. Je pense que les gens sont prêts à changer si on leur donne les outils pour comprendre. Cela nécessite un traitement médiatique mieux ciblé. Jusqu’à présent, on a surtout vu des campagnes avec des images d’enfants meurtris, ce qui peut entretenir l’idée que la violence éducative se limite aux coups et de nouveau, les autres formes de violence passent sous les radars. <strong>Tant que l’imaginaire collectif restera fixé sur les violences qui laissent des traces sur la peau, on continuera d’ignorer toutes celles qui blessent les enfants intérieurement et qui les marquent durablement</strong> &nbsp;</em><em>»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusions</h2>



<p>Face aux violences dites éducatives ordinaires, DEI Belgique, soutenue par d’autres acteurs du secteur tel que le Délégué général aux droits de l’enfant, porte les recommandations suivantes&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Voter une loi qui interdit la violence éducative</strong> via l’insertion d’un article dans le code civil et ainsi enfin obtenir un cadre légal strict et explicite et qui ne laisse aucune place à l’interprétation.</li>



<li><strong>Mener des campagnes d’information et de sensibilisation</strong> auprès de la population pour accompagner le changement et éviter la stigmatisation. Si l’on veut un véritable basculement, édicter des lois n’est pas suffisant. L’exemple de la Suède est probant à ce niveau-là.</li>



<li><strong>Former les professionnels</strong> de l’éducation et renforcer ainsi la prévention pour que les violences éducatives ne passent plus les portes des écoles.</li>
</ul>



<p><em>« On n&rsquo;a encore jamais expérimenté une situation, à l’échelle d’une société, où une génération d’enfants seraient éduqués sans violence. Quel type d’adultes deviendraient-ils&nbsp;? Il faudrait un recul de 20-30 ans pour pouvoir l&rsquo;observer. <strong>Selon moi, puisque les violences continuent de s&rsquo;exercer sur les enfants, on reproduit et on reste dans un modèle normé. Crier, insulter, bousculer, brutaliser, humilier, dénigrer, exclure, négliger: toutes ces attitudes font partie du paysage éducatif au point d’être perçues comme normales, voire nécessaires.&nbsp; Elles sont socialement acceptées, parfois même valorisées. Il est donc urgent de transformer ces représentations et de changer les mentalités</strong>&nbsp;».</em>&nbsp;</p>



<p>Le changement serait en chacun de nous, le sondage mentionné précédemment donne une lueur d’espoir puisque 85% des personnes sondées sont «&nbsp;<em>favorables à l’adoption d’une loi éducative plutôt que punitive</em>&nbsp;». N’oublions pas toutefois que c’est avant tout notre gouvernement qui doit montrer la voie et avoir le courage politique de légiférer et d’accompagner correctement sur une question aussi cruciale que la protection de nos enfants.</p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;ROISIN, Christine, De l’urgente nécessité de légiférer les violences dites éducatives ordinaires dans Prends-en d’la graine, Délégué général aux droits de l’enfant, juin 2022, vol. 5, p. 4.</div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Idem, p. 6.</div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Idem, p. 5.</div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Alice Miller (1923-2010) est une psychanalyste et Docteur en philosophie suisse spécialisée dans la période de l’enfance. Elle fut une des premières à théoriser des conséquences néfastes de la maltraitance infantile.</div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;ROISIN, Christine, De l’urgente nécessité de légiférer les violences dites éducatives ordinaires dans Prends-en d’la graine, Délégué général aux droits de l’enfant, juin 2022, vol. 5, p. 7.</div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Idem, p. 3.</div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;CHOLLET, Mona, Résister à la culpabilisation. Sur quelques empêchements d’exister, éd. La Découverte, 2024.</div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Idem, p. 87.</div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Être parent, c’est… ?, Yapaka, Fédération Wallonie-Bruxelles, 2014, p. 40.</div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;CHOLLET, Mona, Bétharram ou la « pédagogie noire » dans La Déferlante, n° 18, mai 2025.</div><div>11&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Entretien du 25 novembre 2025. Toutes les citations présentes dans cette analyse proviennent du même entretien.</div><div>12&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir https://www.bornin.brussels/associations/maxi-liens-reseau-etre-bon-pour-les-enfants/</div><div>13&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le sudalisme peut se définir comme « une forme de discrimination ayant pour objet la culture d’abord – et non le corps – des personnes ciblées », voir PIOLAT, Jérémie, Sudalisme, l’imaginaire qui nourrit le racisme, éd. Libre, 2023.</div><div>14&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Sondage commandité par DEI-Belgique concernant la totalité du territoire belge opéré entre le 10 mars et le 18 mars 2020 mené sur un échantillon représentatif de 2013 Belges âges de 18 à 75 ans. Pour l’intégralité des résultats du sondage, voir https://dei-belgique.be/index.php/modes-d-action/plaidoyer-et-lobbying/une-education-non-violente-pour-chaque-enfant.html</div><div>15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir https://dei-belgique.be/index.php/modes-d-action/plaidoyer-et-lobbying/une-education-non-violente-pour-chaque-enfant.html</div><div>16&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir https://dei-belgique.be/index.php/modes-d-action/plaidoyer-et-lobbying/une-education-non-violente-pour-chaque-enfant.html</div><div>17&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;ROISIN, Christine, De l’urgente nécessité de légiférer les violences dites éducatives ordinaires dans Prends-en d’la graine, Délégué général aux droits de l’enfant, juin 2022, vol. 5, p. 9.</div><div>18&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibidem.</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Projection « L’été de Jahia »</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/events/event/projection-lete-de-jahia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 10:07:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne d’Avent]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
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					<description><![CDATA[Une séance de cinéma suivie d’une rencontre en présence du réalisateur.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Tourné dans un Centre de la Croix-Rouge de la région de Liège, en partie avec des actrices non-professionnelles, <em>L’Eté de Jahia</em> aborde les questions des jeunes et de la précarité, notre thématique de campagne d&rsquo;Avent 2025, mais aussi celles de la migration, de la santé mentale, des liens familiaux, … Le tout avec beaucoup de délicatesse.</p>
<p><strong>Synopsis :</strong> <em>À 15 ans, Jahia a fui le Sahel en guerre en compagnie de sa mère. Tendue et déterminée, elle gère leur quotidien avec le sérieux d’un adulte. De son côté, Mila a quitté la Biélorussie, avec sa famille. Curieuse, insatiable, elle vit chaque jour comme une échappée belle. Cet été-là, par-delà les différences, leurs solitudes se croisent. Entre elles naît une amitié rare, intense, comme une évidence dans un monde incertain. Mais le jour où Mila reçoit une obligation de quitter le territoire, ce qui semblait inébranlable menace soudain de voler en éclats.</em></p>
<p>Bande-annonce <a href="https://www.youtube.com/watch?v=0l5w-CfzegE" target="_blank" rel="noopener">sur YouTube</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Ciné-rencontre « L’été de Jahia »</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/events/event/cine-rencontre-lete-de-jahia-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 15:28:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne d’Avent]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=event&#038;p=40269</guid>

					<description><![CDATA[Une séance de cinéma conviviale et suivie d’une rencontre en présence du réalisateur.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Tourné dans un Centre de la Croix-Rouge de la région de Liège, en partie avec des actrices non-professionnelles, <em>L’Eté de Jahia</em> aborde les questions des jeunes et de la précarité (notre thématique de campagne 2025), mais aussi celles de la migration, de la santé mentale, des liens familiaux, &#8230; Le tout avec beaucoup de délicatesse.</p>
<p>La projection sera encadrée par Action Vivre Ensemble et suivie d’une rencontre avec le réalisateur.</p>
<p>Entrée gratuite</p>
<p>Infos : 0466 063 475 &#8211; <a href="mailto:h.moud@livingtogether-asbl.com">h.moud@livingtogether-asbl.com</a></p>
<p>Synopsis : <em>À 15 ans, Jahia a fui le Sahel en guerre en compagnie de sa mère. Tendue et déterminée, elle gère leur quotidien avec le sérieux d’un adulte. De son côté, Mila a quitté la Biélorussie, avec sa famille. Curieuse, insatiable, elle vit chaque jour comme une échappée belle. Cet été-là, par-delà les différences, leurs solitudes se croisent. Entre elles naît une amitié rare, intense, comme une évidence dans un monde incertain. Mais le jour où Mila reçoit une obligation de quitter le territoire, ce qui semblait inébranlable menace soudain de voler en éclats.</em></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=0l5w-CfzegE" target="_blank" rel="noopener">Bande-annonce</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Une organisation d’Action Vivre Ensemble, le Plan de Cohésion Sociale de Vielsalm, la COLUXAM, le CRILux, Fedasil Bovigny, Living Together et La Trève.</em></strong></p>
<p><strong><em>En collaboration avec la Bibliothèque publique de Vielsalm.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ciné-rencontre « L’été de Jahia »</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/events/event/cine-rencontre-lete-de-jahia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 15:24:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne d’Avent]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
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					<description><![CDATA[Une séance de cinéma suivie d’une rencontre en présence du réalisateur.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tourné dans un Centre de la Croix-Rouge de la région de Liège, en partie avec des actrices non-professionnelles, <em>L’Eté de Jahia</em> aborde les questions des jeunes et de la précarité (notre thématique de campagne 2025), mais aussi celles de la migration, de la santé mentale, des liens familiaux, &#8230; Le tout avec beaucoup de délicatesse.</p>
<p>La projection sera encadrée par Action Vivre Ensemble et suivie d’une rencontre avec le réalisateur.</p>
<p>Tarif : 8€ | Art 27 : 1,25 €</p>
<p>Infos : 084 46 63 17 &#8211; <a href="mailto:info@plazahotton.be">info@plazahotton.be</a></p>
<p>Synopsis : <em>À 15 ans, Jahia a fui le Sahel en guerre en compagnie de sa mère. Tendue et déterminée, elle gère leur quotidien avec le sérieux d’un adulte. De son côté, Mila a quitté la Biélorussie, avec sa famille. Curieuse, insatiable, elle vit chaque jour comme une échappée belle. Cet été-là, par-delà les différences, leurs solitudes se croisent. Entre elles naît une amitié rare, intense, comme une évidence dans un monde incertain. Mais le jour où Mila reçoit une obligation de quitter le territoire, ce qui semblait inébranlable menace soudain de voler en éclats.</em></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=0l5w-CfzegE" target="_blank" rel="noopener">Bande-annonce</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Une organisation d’Action Vivre Ensemble, le CINL, la COLUXAM, le CRILux, la Croix Rouge</em></strong><strong>, <em>le Miroir Vagabond et</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>l’Unité pastorale Rendeux-Saint Thibault</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vernissage d’exposition et Ciné-rencontre « L’Eté de Jahia »</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/events/event/vernissage-dexposition-et-cine-rencontre-lete-de-jahia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 15:15:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne d’Avent]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=event&#038;p=40265</guid>

					<description><![CDATA[Une après-midi conviviale et culturelle autour des liens entre jeunesse et précarité.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A 12h : Vernissage de l’exposition</strong> de portraits réalisés par Nicolaï Blomstrand.</p>
<p>Sur base de rencontres entre les participants au Service d’insertion sociale de La Source et les élèves MENA de l’école St Marie de Bouillon, fruit du projet soutenu par Action Vivre Ensemble en 2024.</p>
<p>Drink et lunch offerts !</p>
<p>Réservation obligatoire<strong> </strong>: 061/46.86.88 ou <a href="mailto:sis@lasource.be">sis@lasource.be</a></p>
<p><strong>A 13h30</strong> : <strong>Projection de « L’été de Jahia »</strong> d’Olivier Meys (90’, 2024, Magritte du meilleur premier film), suivie d’une <strong>rencontre</strong> avec le réalisateur.</p>
<p>Tarifs : 7 € / 1,25 € Article 27 (paiement sur place)</p>
<p>Réservation conseillée via <a href="https://entraide-et-fraternite.my.salesforce-sites.com/eventregistrationmodule/?campaign=701Jy000010pJD3&amp;company=AVE" target="_blank" rel="noopener">ce lien </a></p>
<p>Infos : 0499/90 64 99 – <a href="mailto:celine.laffineur@vivre-ensemble.be">celine.laffineur@vivre-ensemble.be</a></p>
<p>Synopsis : <em>À 15 ans, Jahia a fui le Sahel en guerre en compagnie de sa mère. Tendue et déterminée, elle gère leur quotidien avec le sérieux d’un adulte. De son côté, Mila a quitté la Biélorussie, avec sa famille. Curieuse, insatiable, elle vit chaque jour comme une échappée belle. Cet été-là, par-delà les différences, leurs solitudes se croisent. Entre elles naît une amitié rare, intense, comme une évidence dans un monde incertain. Mais le jour où Mila reçoit une obligation de quitter le territoire, ce qui semblait inébranlable menace soudain de voler en éclats.</em></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=0l5w-CfzegE" target="_blank" rel="noopener">Bande-annonce</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Une organisation d’Action Vivre Ensemble, La Source, Le CRILux, le CINL et la COLUXAM</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Étrangers et voyageurs sur cette terre. Plaidoyer contre une instrumentalisation du droit à des fins politiques</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/analyse2025-11/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 12:39:10 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=publication&#038;p=40085</guid>

					<description><![CDATA[Au départ d’une lettre co-signée par le Premier ministre belge à la Cour européenne des Droits de l’Homme, un important débat médiatique a eu lieu sur le rôle et le fonctionnement de la Cour étant donné les questions sécuritaires et migratoires actuelles. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Au départ d’une lettre co-signée par le Premier ministre belge à la Cour européenne des Droits de l’Homme, un important débat médiatique a eu lieu sur le rôle et le fonctionnement de la Cour étant donné les questions sécuritaires et migratoires actuelles.&nbsp; Dans cette analyse, issue d’une carte blanche parue dans <em>La Libre Belgique</em>, Action Vivre Ensemble identifie les enjeux et risques pour notre démocratie européenne, tel que le droit instrumentalisé à des fins politiques. Dans un contexte anxiogène, chaque &nbsp;citoyen∙ne belge (et <em>in extenso</em> européen∙ne) doit avoir accès à d’autres grilles de lecture que celles issues de certains discours simplistes nourris par la peur. Chacun·e d’entre nous doit pouvoir faire usage des garde-fous qui nous restent… &nbsp;et que nous devons défendre.</p>



<p>Le 22 mai 2025, le Premier ministre belge Bart De Wever a adressé avec huit autres pays européens une lettre à la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH)<em><sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup></em>. C’est à l’initiative des Premières ministres d’Italie et du Danemark  (Giorgia Meloni et Mette Frederiksen) que la Belgique, l’Autriche, la République tchèque, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et la Pologne ont interpellé l’instance pour lui demander de laisser plus de libertés aux pays membres. Leur revendication : avoir plus d’autonomie pour lutter contre l’immigration illégale et, plus concrètement, avoir la possibilité d’expulser des migrants ayant commis des actes graves<sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup>.</p>



<p>Un article publié<sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup> par le journal <em>La Croix</em> (modifié le 23 mai) cite des extraits de cette lettre et montre ainsi la volonté des auteurs de remettre en question la Convention européenne des Droits de l’Homme<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup> qu’ils jugent dépassée au vu des réalités actuelles : il est « <em>nécessaire d’entamer une discussion sur la manière dont les conventions internationales répondent aux défis auxquels nous faisons face aujourd’hui ».</em></p>



<p>Un des points communs de ces responsables politiques est leur vision de l’immigration et des «&nbsp;risques&nbsp;» pour leurs pays. À titre d’exemple, nous pouvons citer l’action de Giorgia Meloni qui projette de&nbsp; faire construire, en Albanie, des centres dits d’accueil (aux yeux de nos associations, ce sont des centres de rétention) pour les migrants interpellés en mer par les autorités italiennes<sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup>.</p>



<p>Dans le cas qui nous occupe, les neuf ministres souhaitent se voir octroyer plus de liberté et pouvoir ainsi renvoyer des étrangers qui, cite le journal <em>La Libre Belgique<sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup></em>  « <em>ont profité de notre hospitalité pour commettre des délits et faire en sorte que d’autres personnes se sentent en danger</em> ». En bref, renvoyer « chez eux » des étrangers migrants, en situation irrégulière et responsables d’actions criminelles.  </p>



<p>En tant que membres de la société civile, cela nous pose question, et ce à plusieurs niveaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le principe de la séparation des pouvoirs, un garde-fou à défendre</h2>



<p>Rappelons que le texte intitulé «&nbsp;Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales&nbsp;» est un traité international qui a été signé peu de temps après la deuxième guerre mondiale (en 1950) par les États membres du Conseil de l’Europe pour protéger les droits de l’Homme et les libertés fondamentales. Le niveau supranational de la Cour, créé pour contrôler son respect par les pays, montre la volonté originale de garantir le principe de séparations des pouvoirs&nbsp;: <strong>le droit ne peut être utilisé comme instrument politique</strong>. Il s’agit d’une balise importante de nos sociétés démocratiques que les neuf ministres signataires de la lettre à la Cour européenne essaient de contourner&nbsp;: <em>«&nbsp;Nous croyons que l’évolution de l’interprétation de la Cour a, dans certains cas, limité notre capacité à prendre des décisions politiques dans nos propres démocraties&nbsp;» </em>cite le journal<em> La Croix.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pouvoir d’un langage simpliste et anxiogène</h2>



<p>Ensuite, il y a un risque de voir des politiques être établies sur base d’un nombre de cas limités. Nous constatons une dérive du langage politique (non seulement au niveau international mais également en Belgique) ainsi que le développement de discours populistes basés sur la peur des citoyens. Ainsi, quand les signataires de la lettre disent «&nbsp;<em>En toute modestie, nous pensons que notre approche est fortement alignée sur celle de la majorité des citoyens européens&nbsp;</em>»<sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup> nous assistons à un cercle vicieux dans lequel, la peur ressentie par quelques un·es est instrumentalisée pour justifier de mesures&nbsp;; cette peur étant elle-même nourrie par des discours anxiogènes.</p>



<p class="chapo">Ce type d’initiatives contribue donc à normaliser un discours de plus en plus radical sur la migration.</p>



<p>De plus, ces discours, simplistes, donnent des informations partiales voire erronées.</p>



<p>Ainsi, en réponse à cette lettre, 15 professeurs de droit de plusieurs universités belges ont réagi. Dans leur carte blanche, publiée par le journal <em>Le Soir<sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup></em>, ils déconstruisent certains arguments avancés par les Premiers ministres.</p>



<p>Premièrement, ils et elles insistent sur l’importance de l’indépendance de la Cour en démontrant sa recherche, constante, d’équilibre entre d’une part la base légale tout en tenant compte, d’autre part, du but légitime afin que la décision soit proportionnée. Ensuite, ces professeurs montrent, jurisprudence à l’appui, que de nombreuses décisions de la Cour donnent raison aux autorités nationales. Une limite existe… les renvois ne sont empêchés que, disent-ils «&nbsp;<em>face à des risques très sérieux pour l’intégrité&nbsp;des (personnes) concernées</em>&nbsp;». En d’autres termes, la Cour s’oppose, même dans des cas très sérieux comme la lutte contre le terrorisme, au renvoi des personnes si, une fois dans leur pays d’origine, elles sont susceptibles de subir des cas de torture, par exemple. Ce qui doit primer est notre respect de la dignité humaine.</p>



<p>Cette carte blanche a suscité des réactions. Soulignons par ailleurs que ces échanges par voie de presse montrent l’intérêt d’un débat public sur une question essentielle à nos démocraties. Dans une contribution publiée par <em>La Libre Belgique</em>, le professeur Marc Bossuyt, ancien commissaire général aux réfugiés et apatrides, s&rsquo;en est pris avec véhémence  aux auteurs de la carte blanche<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup>.  </p>



<p>Plusieurs affirmations du Prof. Bossuyt nous paraissent devoir être rectifiées, voire dénoncées, notamment parce qu&rsquo;elles participent à la confusion ambiante autour des questions de migration, confusion dont les migrants sont souvent les premières victimes.</p>



<p>La première de ces affirmations est la suivante : «&nbsp;<em>En 2012, la Cour a jugé que la Belgique avait violé l&rsquo;interdiction de la torture parce qu&rsquo;elle avait déporté au Kurdistan un Irakien (M.S.) reconnu coupable de terrorisme en Belgique. Cependant, il n&rsquo;apparaît nulle part qu&rsquo;il y ait été maltraité&nbsp;».</em></p>



<p>Sous les apparences du bon sens, une telle affirmation est, à la réflexion, renversante : le fait qu&rsquo;une personne n&rsquo;ait pas été torturée dans un pays connu pour pratiquer régulièrement la torture justifierait donc&nbsp;<em>a posteriori</em>&nbsp;qu&rsquo;elle y soit expulsée ? Il faudrait donc, pour interdire une telle expulsion, que la personne en question y soit d&rsquo;abord torturée ? À notre connaissance, <strong>toute analyse juridique doit prendre en compte la notion de risque, et le cas échéant, ce risque était avéré.</strong></p>



<p>Autre affirmation : «&nbsp;<em>Pendant la campagne du Brexit, l&rsquo;un des arguments forts avancés par les Brexiters était que la Cour européenne (…) empêchait l&rsquo;expulsion de terroristes. Il n&rsquo;y aurait pas eu de Brexit si 0,95 % des électeurs s&rsquo;étaient prononcés contre plutôt qu&rsquo;en faveur du Brexit&nbsp;».</em></p>



<p>Ici encore, la partialité de l&rsquo;analyse étonne. Les bons observateurs de l&rsquo;Union européenne s&rsquo;entendent très majoritairement à considérer que le Brexit est la conséquence prévisible d&rsquo;un grand malentendu initial, qui s&rsquo;est produit au moment de l&rsquo;adhésion du Royaume-Uni à la Communauté Économique Européenne. Pour ce dernier, il s&rsquo;agissait d&rsquo;abord d&rsquo;adhérer à un marché unique, alors que la phrase fondatrice du Traité de Rome évoquait bien le projet d&rsquo;une « <em>Union sans cesse plus étroite entre les peuples d&rsquo;Europe</em>« . Ici encore, on voit poindre d&rsquo;inquiétantes dérives du droit, ramené à un instrument politique censé notamment répondre au « chantage » d&rsquo;autres États, ainsi que l&rsquo;atteinte à l&rsquo;indépendance du pouvoir judiciaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Revenir à une lecture éthique des enjeux migratoires</h2>



<p>Face aux risques pour la démocratie évoqués ci-dessus, nos associations rappellent le rôle primordial que peut avoir le citoyen∙ne européen·e, dont belge&nbsp;: celui, bien sûr, de choisir ses élus en connaissance de cause, en analysant les programmes électoraux. Et, plus fondamentalement, en faisant acte d’une vigilance constante à l’égard des élus. Nous pouvons ici rappeler que les séances plénières de la chambre sont publiques et que celles-ci sont l’occasion pour les 150 députés élus de contrôler le gouvernement fédéral. Par ailleurs, le nombre d’arguments échangés par voie de presse dans la situation qui nous occupe, montre l’importance d’avoir une lecture critique&nbsp;: qui parle&nbsp;? Quelle est non seulement la manière dont les acteurs et actrices en présence se définissent mais aussi quels sont leurs actes&nbsp;?</p>



<p class="chapo">Il est urgent de revenir à une lecture éthique des enjeux migratoires.</p>



<p>Tout l&rsquo;enseignement social de l&rsquo;Église, rappelé avec force par les papes François et Léon, nous rappelle que, selon un passage fameux de l&rsquo;épître aux Hébreux, nous sommes&nbsp;<em>« des étrangers et des voyageurs sur cette terre »</em>. Le droit n&rsquo;a pas à privilégier le fort sur le faible ni à justifier des discriminations non fondées. Un criminel étranger n&rsquo;a pas à être jugé plus sévèrement qu&rsquo;un criminel belge. En outre, le recours à la notion de « crime » nous paraît également devoir être interrogée, en particulier au regard de l&rsquo;impunité dont jouissent actuellement les auteurs des pires d&rsquo;entre eux, crimes de guerre et crimes contre l&rsquo;humanité.</p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.echr.coe.int/fr/home">echr.coe.int</a></div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Cette analyse est issue d’une carte blanche publiée dans la Libre Belgique (16/06/2025) disponible sur <a href="http://sur https://www.lalibre.be/debats/opinions/2025/06/16/etrangers-et-voyageurs-sur-cette-terre-MTDIHPVNCFAP5NAPRRSEED3R4A/">lalibre.be</a> ainsi que d’une interview d’Axelle Fischer dans l’émission Décryptages de RCF (30/05/2025) disponible <a href="https://www.cathobel.be/podcast/decryptages-le-non-marchand-est-il-en-danger/">cathobel.be</a></div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.la-croix.com/international/convention-europeenne-des-droits-de-l-homme-neuf-pays-de-lue-appellent-a-sa-reinterpretation-20250523">la-croix.com</a></div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le texte complet  est disponible sur  <a href="https://www.cncdh.fr/sites/default/files/2022-02/cedh_0_1.pdf">cncdh.fr</a></div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les juges italiens ont refusé de valider et, à l’heure d’écrire ces lignes, la question a été renvoyée à la Cour européenne de justice.</div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.lalibre.be/international/europe/2025/05/23/immigration-irreguliere-neuf-dirigeants-dont-bart-de-wever-estiment-que-la-justice-europeenne-protege-les-mauvaises-personnes-2WBJ4G7HHBDELJO3WXDUPBZ5ZY/">lalibre.be</a></div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Neuf pays, dont la Belgique, veulent plus de marge contre l’immigration illégale. La Libre Belgique, 24 et 25 mai 2025</div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.lesoir.be/677761/article/2025-05-26/la-cour-europeenne-des-droits-de-lhomme-obstacle-dans-les-politiques-migratoires">lesoir.be</a></div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.lalibre.be/debats/opinions/2025/05/27/les-neufs-donnent-ils-une-lecture-tronquee-de-la-justice-europeenne-Y7EO575S2NE4RFSEM3Z2NPV3EU/">lalibre.be</a></div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ni Wakati</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/ni-wakati/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[louli]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 08:40:59 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=association&#038;p=39606</guid>

					<description><![CDATA[Ni Wakati est une organisation engagée dans la promotion du dialogue interculturel, la lutte contre le racisme et toutes formes de discrimination]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ni Wakati est une <strong>organisation engagée dans la promotion du dialogue interculturel, la lutte contre le racisme et toutes formes de discrimination</strong>. Elle développe des <strong>initiatives éducatives, culturelles et participatives</strong> pour favoriser l’inclusion sociale et valoriser la diversité au sein de la société.</p>



<p>Notre mission est de créer des <strong>espaces d’échange et de rencontre</strong>, permettant aux participants de partager leurs expériences, de développer de nouvelles compétences et de renforcer leur autonomie. Nous souhaitons encourager la compréhension mutuelle et la cohabitation respectueuse entre les différentes communautés.</p>



<p>L’association s’adresse à un <strong>public varié d’environ 150 personnes</strong>, composé de jeunes adultes, d’adultes, de personnes âgées, ainsi que de publics plus fragilisés (personnes en situation de handicap, en précarité, en post-cancer, ou issues de l’immigration). Nous accueillons des hommes et des femmes en proportions similaires, avec une attention particulière pour les femmes souvent isolées. Cette diversité reflète notre volonté de mixité sociale et d’ouverture.</p>



<p>Nos activités comprennent des <strong>ateliers d’écriture</strong>, des <strong>ateliers culinaires</strong>, des <strong>animations interculturelles</strong>, des<strong> cafés-papotes</strong> (tables de conversation), des <strong>sorties culturelles</strong> et d’autres ateliers participatifs. Ces moments de partage sont conçus dans une démarche intergroupe qui valorise les talents de chacun et stimule la participation active.</p>



<p>Ni Wakati adopte une <strong>approche participative et collaborative</strong>&nbsp;: les bénéficiaires sont impliqués dans la co-gestion des activités. Ils prennent part à des réunions pour exprimer leurs attentes, partager leurs savoir-faire et proposer des idées. Certains s’impliquent également comme animateurs afin de transmettre leurs compétences et contribuer à la dynamique collective.</p>



<p>Avec le soutien de 5 volontaires actifs, nous agissons au quotidien pour renforcer la cohésion sociale, favoriser le respect des différences et permettre à chacun de trouver sa place dans un environnement bienveillant et solidaire.Place de l’Eglise, 15 4130 EsneuxPlace de l’Eglise, 15 4130 Esneux</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>F41</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/f41/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[louli]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 11:49:43 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=association&#038;p=39583</guid>

					<description><![CDATA[F41 lutte autour de trois axes : l’interculturalité, la lutte contre le racisme et la citoyenneté.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Créée en janvier 2016, l’ASBL F41 développe des <strong>projets alternatifs favorisant l’émancipation individuelle et collective des adultes</strong>, principalement en Province de Liège et en Région wallonne. Reconnue comme <strong><em>Initiative Locale d’Intégration</em></strong> par le Service Public de Wallonie, elle agit autour de <strong>trois axes&nbsp;</strong>: l’interculturalité, la lutte contre le racisme et la citoyenneté.</p>



<p>F41 organise des <strong>animations interculturelles</strong> réunissant personnes belges et étrangères, des formations citoyennes pour les personnes en parcours d’intégration, ainsi que des actions de sensibilisation au racisme pour les enfants, adultes et seniors. Elle a ainsi <strong>animé plus de 3.200 personnes</strong> et <strong>formé plus de 100 participants</strong> en citoyenneté depuis sa création.</p>



<p>L’association porte également un <strong>projet pilote d’hébergement et d’accompagnement global destiné à des hommes migrants en situation d’extrême précarité</strong>. La structure accueille jusqu’à six personnes avec un accompagnement multisectoriel vers l’autonomie. Neuf bénéficiaires ont pu quitter la rue grâce à ce dispositif.</p>



<p>F41 fonctionne de manière autogérée&nbsp;: son Assemblée générale rassemble uniquement travailleurs et bénévoles. Parmi les 24 bénévoles actifs, un tiers sont d’anciens bénéficiaires. Tous participent activement à la gestion et à l’animation&nbsp;: témoignages lors d’actions, animation d’ateliers Bien-être, organisation d’événements. L’association veille à la diversité de l’équipe et à une parité entre personnes belges et issues de l’immigration.</p>



<p>En complément, <strong>F41 forme des professionnels de l’insertion et de l’intégration</strong>, diffuse des <strong>outils pédagogiques</strong> et accompagne des projets. Depuis 2016, 85 travailleurs sociaux ont été formés et 55 outils <em>SYSTÈMES</em> ont été mis en main.</p>



<p>Enfin, F41 mène un <strong>travail d’interpellation politique</strong>, sans affiliation partisane, pour relayer les réalités de terrain auprès des pouvoirs publics. Elle participe à des collectifs comme Liège Ville Hospitalière, rencontre des Cabinets ministériels et sensibilise les décideurs aux enjeux de l’accueil et de l’intégration.</p>



<p>Par l’ensemble de ces actions, F41 vise à renforcer la cohésion sociale, la solidarité et l’inclusion.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ludes</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/ludes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[louli]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 11:18:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[LUDES a pour mission de bâtir des ponts entre les générations, les cultures et les talents. Elle œuvre avec passion [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>LUDES a pour mission de bâtir des ponts entre les générations, les cultures et les talents. Elle œuvre avec passion pour permettre aux enfants, aux jeunes et aux adultes d’épanouir leurs potentiels à travers des initiatives éducatives, sociales et créatives. Afin de favoriser l’intégration et l’insertion sociale, professionnelle et culturelle des personnes étrangères et/ou d’origine étrangère établies dans la région d’Aubange et Arlon, elle propose&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>des cours d’alphabétisation et de français langue étrangère ;</li>



<li>des tables de conversation ;</li>



<li>une école des devoirs et des animations extrascolaires ;</li>



<li>une formation à la citoyenneté ;</li>



<li>une initiation aux nouvelles technologies de communication et de l’information ;</li>



<li>des cours théoriques pour le permis B ;</li>



<li>des actions d’éducation permanente ;</li>



<li>des rencontres culturelles.</li>
</ul>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Projection  « Les hommes seuls »</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/events/event/projection-les-hommes-seuls/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 09:02:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne d’Avent]]></category>
		<category><![CDATA[Débat]]></category>
		<category><![CDATA[Projection film]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=event&#038;p=38680</guid>

					<description><![CDATA[Ciné débat et rencontre avec le réalisateur]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Une crise de l’accueil sans fin</h2>
<p>En 2023, ce sont trois mille demandeurs d’asile qui errent d’un squat à un autre, d’un trottoir à un autre, dans l’attente désespérée d’être pris en charge dans un centre d’accueil.</p>
<p>De son côté, l’État belge s’astreint de ses obligations en matière de politique sociale et migratoire, les yeux mi-clos face à une crise de l’accueil qui ne fait que s’accentuer.</p>
<p>Yves Dorme dresse un état des lieux glaçant de la situation actuelle, se mêlant à la foule des demandeurs d’asile, interrogeant les avocats qui traitent leurs dossiers,</p>
<p>les autorités publiques, ainsi que les bénévoles et membres d’associations qui luttent pour le droit à la dignité humaine.</p>
<p><strong>Projection en présence du réalisateur !</strong></p>
<p>Nous aborderons, entre autres, les questions de santé mentale et les nombreuses difficultés, en lien avec la migration et les personnes en transit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Infos pratiques</h2>
<p>7 euros/place</p>
<p>Tickets : <a href="https://plaza-mons.be/" target="_blank" rel="noopener">plaza-mons.be</a> ou sur place, le jour-même.</p>
<p>Une co-organisation des Equipes Populaires Hainaut Centre et Action Vivre Ensembl.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Projection  «&#8239;Les hommes seuls&#8239;»</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/events/event/projection-les-hommes-seuls-nivelles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Oct 2024 09:45:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne d’Avent]]></category>
		<category><![CDATA[Débat]]></category>
		<category><![CDATA[Projection film]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=event&#038;p=38513</guid>

					<description><![CDATA[Ciné débat et rencontre avec le réalisateur]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Projection suivie d’une rencontre et discussion avec le réalisateur, Yves Dorme et Marie Faes (psychologue et psychothérapeute), Coordinatrice responsable de l’équipe mobile psychiatrique adultes – réseau 107 du Brabant wallon. Ce sera l’occasion de discuter de la crise de l’accueil des demandeurs d’asile en Belgique.</p>
<h2>Synopsis</h2>
<p>Ils demandent l’asile et la protection. Des centres sont prévus pour les héberger le temps de traiter leur dossier, mais la Belgique est en crise. Crise de l’accueil. On abandonne les hommes seuls dans les rues de Bruxelles en attendant que des places se libèrent. Raziq, un jeune afghan, se retrouve dans un squat…</p>
<p>En 2023, ce sont trois mille demandeurs d’asile qui errent d’un squat à un autre, d’un trottoir à un autre, dans l’attente désespérée d’être pris en charge dans un centre d’accueil. De son côté, l’État belge s’astreint de ses obligations en matière de politique sociale et migratoire, les yeux mi-clos face à une crise de l’accueil qui ne fait que s’accentuer. Yves Dorme dresse un état des lieux glaçant de la situation actuelle, se mêlant à la foule des demandeurs d’asile, interrogeant les avocats qui traitent leurs dossiers, les autorités publiques, ainsi que les bénévoles et membres d’associations qui luttent pour le droit à la dignité humaine. Au moyen d’une sobriété stylistique et d’une grande habileté narrative, le réalisateur propose un documentaire saisissant, entièrement dévoué à son propos. Par une approche journalistique, il capture les événements en direct et parvient à mettre en évidence les enjeux géopolitiques contenus dans cette crise de l’accueil, tout en défendant la dignité humaine avec une grande pudeur. (Cinergie)</p>
<h2>Infos pratiques</h2>
<p>5 euros/place</p>
<p>Réservations sur <a href="https://www.cine4.be/films/les-hommes-seuls-realisateur" target="_blank" rel="noopener">cine4.be</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CCAM (Collectif Citoyen d’Aide aux Migrants)</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/ccam-collectif-citoyen-daide-aux-migrants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Quentin Minsier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 09:18:29 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=association&#038;p=38115</guid>

					<description><![CDATA[Maison d’accueil pouvant accueillir jusqu’à 40 personnes, demandeurs d'asile, personnes en situation de Dublin et migrants en transit. Le CCAM offre un hébergement collectif, un suivi administratif des demandes ainsi qu'un suivi médical.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Maison d’accueil pouvant accueillir jusqu’à 40 personnes, demandeurs d&rsquo;asile, personnes en situation de Dublin et migrants en transit. Le CCAM offre un hébergement collectif, un suivi administratif des demandes ainsi qu&rsquo;un suivi médical.</p>



<p>CCAM travaille en collaboration avec la plateforme citoyenne Bruxelles Refugees. Participation à leurs interpellations politiques pour sensibiliser à la présence des migrants en transit sur le territoire et aux personnes en demande d’asile qui ne sont pas accueillies dans une structure Fedasil.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
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