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	<title>Pauvreté / précarité &#8211; Action Vivre Ensemble</title>
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	<description>Soutenir les associations, sensibiliser et agir</description>
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	<title>Pauvreté / précarité &#8211; Action Vivre Ensemble</title>
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		<title>Brise le Silence et La Maison Source, deux asbl pionnières</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/brise-le-silence-et-la-maison-source/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 13:12:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Brise le silence]]></category>
		<category><![CDATA[La Maison Source]]></category>
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					<description><![CDATA[Les violences faites aux femmes ne s'arrêtent pas le 8 mars. Le soutien, non plus.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>L&rsquo;ASBL <strong>Brise le Silence</strong> a fait de la pair-aidance sa marque de fabrique : une ancienne victime de violence, formée et accompagnée, partage son vécu pour redonner espoir à celles qui traversent la même épreuve. Parce que le statut de victime n&rsquo;est pas une fatalité. Ici, des binômes travailleuse sociale et psychologue travaillent main dans la main avec une paire-aidante — et c&rsquo;est dans cet espace unique que la confiance s&rsquo;installe naturellement.</p>



<p>À la <strong>Maison Source</strong>, c&rsquo;est la parentalité positive qui est au cœur du projet : aux côtés des mamans, des papas et des enfants précarisés, une équipe engagée œuvre chaque jour pour reconstruire des liens et des repères solides.</p>



<p>Deux modèles pionniers. Une même conviction : lutter contre la féminisation de la pauvreté demande des réponses humaines, durables et ancrées dans le réel.</p>



<div class="wp-block-getwid-anchor" id="video"></div>



<p>Chez <strong>Action Vivre Ensemble</strong>, nous sommes fier·e·s de soutenir ces initiatives qui font la différence. Découvrez-les dans cette vidéo.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p></p>
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			<media:title type="plain">Pauvreté / précarité Archives - Action Vivre Ensemble</media:title>
			<media:description type="html"><![CDATA[Profitez des vidéos et de la musique que vous aimez, mettez en ligne des contenus originaux, et partagez-les avec vos amis, vos proches et le monde entier.]]></media:description>
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		<title>Chez Open Free Go, les devoirs deviennent un jeu d&#8217;enfant </title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/chez-open-free-go-les-devoirs-deviennent-un-jeu-denfant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 15:18:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Open Free Go]]></category>
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					<description><![CDATA[À Uccle, dans une rue calme à l’ouest de la commune, une cour accueille les visiteurs. Au fond, une file de personnes patiente avec des caddies et des sacs de courses. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">À Uccle, dans une rue calme à l&rsquo;ouest de la commune, une cour accueille les visiteurs. Au fond, une file de personnes patiente avec des caddies et des sacs de courses. Mais avant de rejoindre la distribution de colis alimentaires, sur la gauche, une porte ouverte mène aux ateliers d&rsquo;Open Free Go. C&rsquo;est là que les parents déposent leurs enfants le temps de récupérer leurs courses.   </p>



<p>Sur la porte d&rsquo;entrée, une invitation colorée :&nbsp;<em>« Ramasse de jolies feuilles,&nbsp;fais les&nbsp;sécher à plat. Nous réaliserons une jolie œuvre avec tes trésors. »&nbsp;</em>À l&rsquo;intérieur&nbsp;de ce&nbsp;petit local&nbsp;aux&nbsp;vastes&nbsp;fenêtres, l&rsquo;atmosphère est concentrée mais joyeuse.&nbsp;Un enfant s&rsquo;affaire à&nbsp;bricoler&nbsp;une crinière de lion avec des feuilles orangées. Un autre dessine un crocodile dont les écailles prennent vie grâce&nbsp;aux&nbsp;feuilles vertes.&nbsp;</p>



<p>Habituellement, ils sont plus nombreux<em>. « Les autres sont en classe verte cette semaine »</em>, explique Roselyne, l&rsquo;une des animatrices.&nbsp;Avec Marie et&nbsp;Mathieu, elle anime ces ateliers chaque lundi et jeudi : lecture, écriture, aide aux devoirs et jeux créatifs. Pendant ce temps, dans un&nbsp;autre espace&nbsp;du bâtiment, les parents récupèrent leurs colis alimentaires.&nbsp;&nbsp;Car Open Free Go, c&rsquo;est d&rsquo;abord une association qui lutte contre la précarité et le gaspillage, avec 60 collectes par semaine et 2500 bénéficiaires par mois.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand l&rsquo;aide alimentaire ouvre d&rsquo;autres portes </h2>



<p>L&rsquo;association a récemment déménagé dans des locaux plus grands, divisés en plusieurs espaces : un pour la distribution de colis alimentaires, un autre pour la vente de seconde main de vêtements,&nbsp;jouets,&nbsp;objets du quotidien,&nbsp;et le local d’ateliers pour enfants. C&rsquo;est en&nbsp;chemin pour&nbsp;l&rsquo;espace seconde main qu&rsquo;une maman découvre les ateliers ce jour-là<em>. « Je viens souvent ici&nbsp;pour acheter des jeux de société, mais je ne connaissais pas les ateliers&nbsp;d’aide&nbsp;de devoirs ! »</em>&nbsp;dit-elle avant de photographier le planning.&nbsp;</p>



<p>Depuis octobre 2024, ces ateliers sont devenus un pilier de l&rsquo;association. Trente-cinq enfants sont inscrits. La plupart ont des parents bénéficiaires des colis, certains arrivent via le Centre&nbsp;Psycho-Médico-Social&nbsp;ou le planning familial voisin.&nbsp;<em>« Ce n&rsquo;est pas une simple aide aux devoirs, on veut changer la façon de voir les devoirs »</em>, confie Roselyne. Marie enchaîne :&nbsp;<em>« On ne veut pas&nbsp;être une continuité de l&rsquo;école traditionnelle. On veut montrer qu&rsquo;on peut y arriver par d&rsquo;autres moyens, que les enfants osent poser des questions. Développer leur esprit critique, finalement. »</em>&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un goûter pour briser la glace </h2>



<p>Chaque lundi et jeudi, le rituel commence par un goûter à 16h30<em>. « Cela permet de faire une transition avec l&rsquo;école,</em>&nbsp;expliquent les animatrices.&nbsp;<em>On prend le temps de parler avec eux, demander comment ils vont. Cela leur permet de comprendre qu&rsquo;on n&rsquo;est pas des profs. Cela tisse une relation de confiance. »</em>&nbsp;</p>



<p>Cette approche porte ses fruits. Quand Ines*&nbsp;(*prénom d&#8217;emprunt) est récupérée par sa maman, cette dernière rayonne&nbsp;<em>: « Merci d&rsquo;avoir révisé avec elle. Elle a très bien réussi sa dictée la semaine dernière. Hier soir, elle a lu son premier livre toute seule ! J&rsquo;étais surprise ! »</em>&nbsp;</p>



<p>Marie montre fièrement les livres confectionnés l&rsquo;année précédente : des histoires inventées, illustrées&nbsp;et&nbsp;colorées&nbsp;par les enfants, plastifiées avec les moyens du bord.<em>&nbsp;«&nbsp;Quand ils sont&nbsp;plus petits,&nbsp;on les aide un peu plus&nbsp;»,</em>&nbsp;glisse-t-elle d&rsquo;un ton complice. L&rsquo;objectif à moyen terme : organiser une à deux sorties à la bibliothèque par trimestre, et autant de visites culturelles.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des synergies qui changent la donne </h2>



<p>Marie et Roselyne ont pensé ces ateliers en synergie&nbsp;avec d’autres acteurs associatifs.&nbsp;Ce jour-là&nbsp;et depuis quelques semaines, Mathieu**&nbsp;(**prénom d&#8217;emprunt) accompagne les&nbsp;deux&nbsp;animatrices. La vingtaine, il vient de&nbsp;l&rsquo;asbl&nbsp;Epsylon, centre de soins&nbsp;en santé mentale,&nbsp;en tant qu&rsquo;animateur volontaire, dans une démarche de réinsertion.&nbsp;En décembre 2025, l&rsquo;association&nbsp;organise une vente&nbsp;de biscuits confectionnés par un cuisinier d&rsquo;une&nbsp;asbl&nbsp;partenaire. Les ventes&nbsp;financeront les ateliers.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réinventer l&rsquo;apprentissage </h2>



<p>Dans une association&nbsp;où l&rsquo;on vient d&rsquo;abord pour manger, les enfants repartent avec bien plus : de&nbsp;la fierté,&nbsp;de nouveaux copains,&nbsp;et parfois leur premier livre lu seul.&nbsp;</p>



<p>Action Vivre Ensemble soutient Open Free Go depuis 2024 pour développer ces ateliers destinés aux enfants de 5 à 12 ans. Les activités continuent : lecture, écriture,&nbsp;devoirs,&nbsp;jeux, bricolage,&nbsp;et sorties culturelles. Preuve que l&rsquo;aide alimentaire peut être une porte d&rsquo;entrée vers d&rsquo;autres formes d&rsquo;émancipation.&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La culture, un droit … Pour toutes et tous&#8239;?</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/recherche-participative-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 18:12:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Étendre l’accès aux droits culturels pour renforcer l’humain]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Cette recherche participative explore comment la précarité limite l’accès à la culture, qu’il s’agisse de pratiques institutionnelles ou de plaisirs simples du quotidien. Elle interroge ce que “culture” veut dire réellement et rappelle qu’elle devrait être accessible à toutes et tous. L’étude met en lumière les obstacles rencontrés et les initiatives – publiques et citoyennes – qui favorisent le droit à la culture pour les personnes en situation de précarité.</p>



<p>Une recherche participative avec Orane Caryn, Claire Delaive, Céline Laffineur, Liliane Lebon, Marie-Christine Lothier, Isabelle Roger, Isabelle Seny, Marie-France Tierny et Noémie Winandy.</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les violences dites éducatives ordinaires. Entre conscientisation et inaction</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/analyse2025-16/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 11:31:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Bien au-delà de ce qu’on pourrait penser, les violences dites éducatives ordinaires ne s’arrêtent pas à la fessée ou à toute autre punition corporelle.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="chapo">Bien au-delà de ce qu’on pourrait penser, les violences dites éducatives ordinaires ne s’arrêtent pas à la fessée ou à toute autre punition corporelle. Ce qu’elles englobent est bien plus large et passent souvent sous le radar. Pouvant être présentes dans un contexte familial, ces violences peuvent aussi l’être dans tout espace éducatif, qu’il s’agisse de foyers, d’écoles ou encore de lieux extra-scolaires… Et elles sont d’autant plus intenses pour les enfants qui vivent une situation de précarité. Pour comprendre leurs conséquences et se sensibiliser à la question, nous avons rencontré Nadia Echadi, fondatrice de l’ASBL Maxi-Liens qui œuvre pour le respect du droit à l’éducation pour chaque enfant dans un cadre bienveillant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De quoi parle-t-on ?</h2>



<p>La violence dite éducative ordinaire (VEO) est « <em>toute forme de violence (physique, psychologique ou verbale) utilisée envers les enfants dans une intention éducative (pour leur ‘bien’, pour qu’ils aient un ‘bon comportement’) »</em>. Et puisque cette violence est « <em>culturellement admise et tolérée, elle en devient alors ‘ordinaire’</em> ». Parmi ces violences, on recense les violences physiques (fessée, gifle, privation de nourriture,&#8230;), les violences psychologiques (punition, chantage, menace, culpabilisation,&#8230;) et les violences verbales (crier, insulter, humilier, &#8230;)<sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup>.</p>



<p>Souvent sous-estimées par la majorité de la population, ces gestes ou paroles qui nous échappent ont pourtant des effets néfastes à très long terme sur l’enfant. S’il est avéré scientifiquement que câliner régulièrement un enfant a une influence positive sur son développement cérébral, l’inverse est aussi vrai. De constantes violences sur un enfant, qu’elles soient physiques ou verbales, peuvent aboutir à un mauvais développement du cerveau et impacter lourdement son futur (assuétudes, dépressions).</p>



<p>À cause d’un manque d’informations et de sensibilisation, ces violences sont culturellement admises dans notre société alors qu’ « <strong><em>aucune étude scientifique n’a pu démontrer un effet positif des punitions corporelles sur le comportement de l’enfant</em></strong><em>, bien au contraire elles sont corrélées fortement à une augmentation de l’agressivité et des comportements antisociaux</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup>. À l’inverse, une « <em>relation [adulte-enfant] basée sur l’empathie, le soutien, l’encouragement et l’amour favorise le bon développement du cerveau chez l’enfant et l’adolescent</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup>.</p>



<p>Au-delà de ces considérations physiologiques, éduquer un enfant par la violence revient à sous-estimer un effet plus insidieux encore. En effet, utiliser la violence physique, le chantage ou encore la punition sur un enfant à des fins éducatives, revient à légitimer à ses yeux une méthode qu’il pourrait reproduire plus tard sur ses propres enfants. C’est ce qu’a nommé la psychanalyste Alice Miller<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup> la ‘<em>pédagogie noire’</em>, c’est-à-dire le « <em>mécanisme de reproduction des violences éducatives de génération en génération</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup>. Selon elle, « <em>la pratique des punitions corporelles serait le facteur explicatif majeur de la violence des adultes et des adolescents</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup>. La journaliste Mona Chollet s’est penchée sur la question des violences éducatives dans son dernier essai<sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup>. « <em>Non seulement les enfants supportent les maltraitances, mais elles et ils les nient, ou les justifient, tant la mise accusation des parents est un tabou puissant. Dès lors, le seul exutoire – inconscient – aux souffrances subies, c’est de les infliger à ses propres enfants</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup> analyse-t-elle à propos de l’effet pervers de la ‘pédagogie noire’. Le témoignage suivant d’un parent l’illustre bien ; « <em>J’ai adopté la phrase de ma mère ; ‘Sauve-toi vite parce que ma main va voler’ </em>»<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup>.</p>



<p>Ces violences influencent directement un parcours de vie puisqu’« <em>elles déterminent souvent notre personnalité future et nos relations avec les autres</em> » relève Mona Chollet. Plus grave encore, ces violences sont subies à une phase du développement de l’enfant « <em>où on ne [lui] accorde aucun crédit</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand les violences passent les portes de l’école</h2>



<p>Nadia Echadi, de l’ASBL Maxi-liens, s’est penchée sur la question de ces violences, particulièrement au sein du milieu scolaire. Elle estime que la question des violences éducatives est mal posée car elle a tendance à se concentrer uniquement sur la violence physique ;  « <em>Les médias se sont mal emparé du sujet en titrant les articles sur l’interdiction de la fessée. Cette réduction a créé une grande confusion parce que beaucoup de gens ont réagi en disant que la fessée ‘n&rsquo;a jamais tué personne’. Mais la mort ne peut pas constituer la limite de ce qu’il est acceptable de faire à un enfant !  Cela revient à dire ‘tant que ça ne tue pas, on peut y aller’. Avec un tel cadrage, toutes les autres formes de gestes violents passent sous les radars. Or, c’est précisément là que réside l’enjeu : la violence s’exprime de manière beaucoup plus subtile qu’on ne le pense. Elle se glisse dans des attitudes, des mots, des pratiques quotidiennes. Elle est aussi là où on ne l&rsquo;attend pas. Comme à l’école par exemple. Aujourd’hui, parce qu&rsquo;on n&rsquo;utilise plus le bâton et le bonnet d&rsquo;âne, les enseignants pensent qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus de violence scolaire. Pourtant, elle existe encore. Elle prend juste d’autres formes. Elle s&rsquo;exerce notamment sur la question de la compétence de l&rsquo;enfant. Par exemple, <strong>le fait de prédéterminer la capacité d&rsquo;un enfant à réaliser telle ou telle tâche, est déjà une violence en soi</strong>. On a tendance à oublier que l&rsquo;enfant est là pour apprendre et que c’est précisément la mission de l’institution : le faire apprendre. Et pourtant, les actes d’humiliation sont fréquemment liés à ses difficultés ou ses résultats. Il est temps de mener une véritable sensibilisation qui permettra de mieux aiguiser le regard et de reconnaître tous les endroits où des actes de violence sont posés, particulièrement en contexte scolaire. Les rapports d’autorité et de pouvoir, les cris, les punitions humiliantes, l’usage systématique des points ou des sanctions sont autant de gestes présentés comme éducatifs, mais qui révèlent en réalité une forme de maltraitance ordinaire. Et je pense qu’il est vraiment urgent de mettre la lumière sur ces pratiques en menant, par exemple, des campagnes de sensibilisation comparables à celles développées ces dernières années autour des VEO en contexte familial »</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup>.</p>



<p>Dans un contexte scolaire, les violences éducatives sont d’autant plus dommageables pour les enfants vivant des situations compliquées comme la migration car ils cumulent déjà plusieurs vulnérabilités. Ils vivent des situations de transit très inconfortables, éprouvent cruellement le manque d’argent et prennent de plein fouet un choc culturel avec la perte de repères que cela implique. Dans ce quotidien instable où chaque jour apporte son lot d’incertitudes, l’impact des violences éducatives n’en est que plus accru. En outre, comme ils ne maîtrisent pas encore ni la langue, ni la culture, ces violences peuvent être interprétées comme la norme d’un pays qu’ils apprennent à connaître et par ce fait, sont d’autant moins remises en question et sont passées sous silence. Nadia Echadi, dans son travail avec l’ASBL Maxi-Liens<sup class="modern-footnotes-footnote ">12</sup> se concentre sur ce type d’enfants ; « <em>Lorsque j’ai fondé Maxi-Liens, j’ai axé mon travail que la question de l’accueil, de l’accompagnement et du bien-être des enfants en situation de migration et d’exil parce que leur vulnérabilité était une évidence. Les VEO scolaires qui s’exerçaient sur eux étaient beaucoup plus visibles et cela m’a permis de constater qu’elles touchaient en réalité tous les autres enfants, mais souvent de manière plus silencieuse et plus banalisée. La défense des droits de l’enfant est pour moi une mission globale même si pour le moment, mon action se concentre sur les parcours migratoires. Le fait de travailler à la compréhension des violences subies durant l’’exil me permet de mieux saisir la brutalité de certaines pratiques scolaires. Ce que j&rsquo;ai observé, c&rsquo;est que quand ils arrivent en Belgique et qu’ils sont inscrits dans nos écoles, beaucoup d’entre eux se retrouvent confrontés à une nouvelle série de violences qui viennent se juxtaposer à celles déjà traversées. La méconnaissance de l’autre, le manque de dialogue interculturel, le manque de préparation des professionnels dans l’accueil de la diversité, les carences de notre système éducatif, son caractère autocentré et monolingue engendrent des violences symboliques en cascade. <strong>Parfois, ces enfants sont perçus comme une menace envers une identité nationale fantasmée, comme s’il pouvait en exister une.</strong> On instaure des règles, parfois encore plus strictes pour eux, afin de s’assurer que ces enfants ont bien compris comment ça se passe ici. De manière implicite ou parfois très explicite et injonctive, on leur dit ‘tu es en Belgique maintenant, tu dois faire comme nous’. Il y a aussi une posture très sudaliste<sup class="modern-footnotes-footnote ">13</sup> qui consiste à leur faire sentir qu’ils doivent témoigner de la reconnaissance d’avoir été accueillis ‘chez nous&rsquo;</em>».</p>



<p>Nadia Echadi souligne également le manqued’organes de contrôle et de structures au sein des écoles où les violences pourraient être dénoncées, mais également le manque de soutien auquel font face les enseignants.</p>



<p>&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>Pour comprendre le contexte des violences éducatives ordinaires en milieu scolaire, il me semble essentiel de rappeler que le métier d’enseignant est un métier assez isolé. Chacun est seul dans sa classe, seul face à sa pratique, face à son public. On reconnaît — et à juste titre — la difficulté, parfois même la pénibilité de la profession ; et parce que cette reconnaissance est nécessaire, on n’ose presque jamais questionner ou analyser de manière critique certaines actions qui ne sont pas très pédagogiques. Les enfants, évidemment, n’ont pas les mots ni la légitimité pour dénoncer ce qu’ils vivent. Cet isolement crée un espace où l’enseignant peut développer malgré lui une certaine toute-puissance.&nbsp;Pourtant, dans la grande majorité des cas, ces violences ne sont pas intentionnelles. Elles sont le symptôme d’un manque de formation, d’une culture de la domination, d’un manque de conscience fine des VEO et surtout d’un surmenage massif du corps enseignant. C’est pour cette raison qu’il faudrait créer, au sein des écoles, un véritable organe de régulation. <strong>Un enseignant qui crie chaque jour, qui exclut régulièrement des élèves de sa classe, qui multiplie les punitions ou qui n’a plus l’énergie de se mettre à l’écoute de ses élèves est un enseignant qui a besoin de soutien.</strong> L’objectif n’est pas de dire que les enseignants sont violents et qu’il faut envoyer l’inspection pour sanctionner. L’enjeu est de mettre en place des espaces d’accompagnement, de supervision, de sensibilisation et de protection mutuelle, afin que les enseignants puissent exercer leur métier dans la sérénité.&nbsp; L’école est un métier profondément humain. Les adultes sont censés assurer la&nbsp; protection des enfants, leur sécurité et leur bien-être. <strong>Nous évoluons dans un modèle scolaire et sociétal où les violences éducatives sont encore culturellement et structurellement ancrées, et largement acceptées. Lorsque l’on ajoute à cela la fatigue extrême du corps enseignant, on augmente mécaniquement la fréquence et l’intensité des violences, lesquelles finissent par être justifiées au nom du stress, du manque de moyens ou de l’absence de soutien. C’est ainsi que les violences s’installent et s’auto-alimentent. Elles ruissellent. Elles partent du sommet — les politiques, les injonctions, les coupes budgétaires, les classes surchargées, la disparition progressive des postes-relais — et elles retombent sur ceux qui n’ont aucun moyen de s’en défendre : les enfants</strong></em><strong>».&nbsp;</strong><strong><em></em></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Législation des violences éducatives : où en est-on ?</h2>



<p>Si la maltraitance, lorsqu’elle est avérée, est déjà punissable par la loi, il s’avère que &nbsp;«&nbsp;<em>de nombreux cas de violence ne sont pas couverts par la législation actuelle</em>&nbsp;». L’interdiction de la ‘fessée’ ne suffit pas. S’arrêter à cet interdit légitimise d’autres formes de violence, tout aussi dommageables.</p>



<p>La Belgique reste tristement un des derniers pays européens à ne pas avoir adopté jusqu’à présent «&nbsp;<em>une loi interdisant les punitions corporelles et autres formes de traitements dégradants dans le cadre de l’éducation</em>&nbsp;». Pourtant, la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), ratifiée par la Belgique, est assez explicite.</p>



<p><em>« Les Etats parties prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l&rsquo;enfant contre toute forme de violence, d&rsquo;atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d&rsquo;abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d&rsquo;exploitation, y compris la violence sexuelle, pendant qu&rsquo;il est sous la garde de ses parents ou de l&rsquo;un d&rsquo;eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre personne à qui il est confié » (art 19.1).</em></p>



<p>Les conclusions d’un sondage réalisé en 2020<sup class="modern-footnotes-footnote ">14</sup> révèlent que la punition reste une habitude éducative, une personne sur cinq estime que « <em>les punitions physiques sont bénéfiques</em> » tandis qu’une personne sur dix juge que « <em>tirer les cheveux, pincer, priver de repas, enfermer dans la cave et utiliser régulièrement un surnom insultant sont des sanctions appropriées</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">15</sup>. De plus, il y a une réelle méconnaissance du cadre législatif car 7 personnes sur 10 ne savent pas ce qui est autorisé comme sanction.</p>



<p>Actuellement, le flou juridique qui entoure la question des violences éducatives légitimise implicitement leur exécution. L’ONG DEI Belgique (Défense des Enfants International) a mis en demeure à l’Etat belge d’adopter une législation en la matière. Le délai pour s’y conformer était le 20 novembre 2023, date hautement symbolique puisque c’est la journée mondiale des droits de l’enfant. Le délai a expiré et la question a donc été renvoyée au tribunal de première instance… Comment peut-on expliquer une telle inertie de la part de nos pouvoirs décideurs ? Dans le chef des ministres et des parlementaires réside la peur de « <em>pénaliser la ‘baffe éducative’</em> » qui pourrait conduire des parents en prison. Or, DEI Belgique recommande de modifier le code civil et non pénal<sup class="modern-footnotes-footnote ">16</sup>.</p>



<p>Au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ce n’est que tout récemment, en octobre 2023, que l’administration a formellement interdit toute violence physique, psychique et verbale au sein de toutes ses structures (crèches, écoles, institutions, mouvements de jeunesses, club sportifs). Malheureusement, force est de constater que cela ne suffit pas à enrayer une dynamique punitive culturellement ancrée. La question de savoir si cette directive a été accompagnée d’une campagne de sensibilisation et d’information auprès des structures éducatives mérite d’être posée. Nadia Echadi, elle-même enseignante, s’étonne que les droits des enfants ne fassent pas partie du programme de cours pour les futurs enseignants&nbsp;;&nbsp; «&nbsp;<em>Lorsqu’on devient enseignant, on entre dans l’institution scolaire : on prête serment, on représente l’État, on incarne une mission publique. Alors comment se fait-il qu’aucun module obligatoire ne soit consacré aux droits de l’enfant ? <strong>Comment se fait-il que la majorité des enseignants ne connaissent pas la Convention internationale relative aux droits de l’enfant ? C’est une lacune immense. C’est un peu comme si un médecin prêtait serment sans connaître le serment d’Hippocrate.</strong> À partir du moment où l’on travaille auprès d’enfants, on devrait savoir précisément quels sont leurs droits, ce que la Belgique a ratifié, les engagements internationaux qu’elle a pris pour garantir leur protection, leur dignité, leur épanouissement et leur bien-être. Comment accompagner des élèves si l’on ignore les principes juridiques, éthiques et pédagogiques qui encadrent ce droit fondamental ? Si les enseignant·es étaient véritablement formé·es à ces textes fondateurs, ils et elles disposeraient de balises solides. Cette connaissance ne résoudrait pas tout, mais elle permettrait déjà de prévenir une grande partie des violences éducatives scolaires</em><em>&nbsp;»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’exemple de la Suède</h2>



<p>La Suède est souvent stigmatisée pour être une fabrique d’“enfants-rois”, c’est-à-dire un pays où on laisse tout faire aux enfants, où le cadre éducatif est inexistant voire où les parents sont tyrannisés par leur progéniture. Or, dans les faits, le projet éducatif de la Suède va bien au-delà d’un rapport dominant-dominé à l’avantage des enfants, comme Nadia Echadi l’explique «&nbsp;<em>L’éducation positive est souvent décriée parce que, selon ses détracteurs, elle ne permet pas de poser des limites et fabrique des enfants-rois. Il y a clairement une confusion entre la bienveillance et l’absence de cadre. L’exemple de la Suède est éclairant : ce n’est pas parce que les adultes n’ont pas recours à la brutalité, les cris ou les humiliations et les coups qu’ils ne savent pas éduquer. Poser un cadre clair et sécurisant est simplement un fondement de l’éducation non violente</em><em>».&nbsp;</em></p>



<p>En plus de légiférer[17]  Le Parlement suédois a adopté en 1979 une loi interdisant toute forme de violence à l’égard des enfants.[/note] sur les violences éducatives sous toutes ses formes en les interdisant tout simplement, la Suède a accompagné le changement avec une campagne de sensibilisation et d’information sans précédent. Quelle famille n’achète pas de lait ? Un nombre infime, certainement. C’est sur base de ce constat que le support de la campagne de sensibilisation a été décidé : les cartons de briques de lait. Cette campagne, impliquant plusieurs professionnels de l’enfance (pédiatres, cliniques, écoles, etc.), enseignait des méthodes d’éducation non violente. Résultat ? « <em>En l’espace de deux ans, plus de 80% du public connaissait la nouvelle loi et les enquêtes publiques ont montré combien les attitudes et les actions ont évolué au fil du temps. Alors qu’en 1979, environ 80% du public était en faveur des châtiments corporels, on est passé à 20% après 11 ans d’application de la loi et, dans la dernière enquête, à 2% (2018)</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">17</sup> explique Elisabeth Dahlin, Ombudsman suédoise aux droits de l’enfant. Mieux encore, souligne-t-elle, « <strong><em>les enfants eux-mêmes savent désormais que la violence ne fait pas partie de l’éducation d’un enfant, que subir des châtiments corporels n’est pas normal pour les enfants</em> </strong>»<sup class="modern-footnotes-footnote ">18</sup>.</p>



<p>Interrogée sur&nbsp; la situation en Belgique, Nadia Echadi explique qu’il faut passer par un changement de mentalité et de culture et que ce changement doit impérativement être accompagné&nbsp;; <em>«&nbsp;</em><em>Il s’agit réellement d’une question de culture. Ici, la population n&rsquo;est pas suffisamment sensibilisée et cela mérite un véritable accompagnement. Je pense que les gens sont prêts à changer si on leur donne les outils pour comprendre. Cela nécessite un traitement médiatique mieux ciblé. Jusqu’à présent, on a surtout vu des campagnes avec des images d’enfants meurtris, ce qui peut entretenir l’idée que la violence éducative se limite aux coups et de nouveau, les autres formes de violence passent sous les radars. <strong>Tant que l’imaginaire collectif restera fixé sur les violences qui laissent des traces sur la peau, on continuera d’ignorer toutes celles qui blessent les enfants intérieurement et qui les marquent durablement</strong> &nbsp;</em><em>»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusions</h2>



<p>Face aux violences dites éducatives ordinaires, DEI Belgique, soutenue par d’autres acteurs du secteur tel que le Délégué général aux droits de l’enfant, porte les recommandations suivantes&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Voter une loi qui interdit la violence éducative</strong> via l’insertion d’un article dans le code civil et ainsi enfin obtenir un cadre légal strict et explicite et qui ne laisse aucune place à l’interprétation.</li>



<li><strong>Mener des campagnes d’information et de sensibilisation</strong> auprès de la population pour accompagner le changement et éviter la stigmatisation. Si l’on veut un véritable basculement, édicter des lois n’est pas suffisant. L’exemple de la Suède est probant à ce niveau-là.</li>



<li><strong>Former les professionnels</strong> de l’éducation et renforcer ainsi la prévention pour que les violences éducatives ne passent plus les portes des écoles.</li>
</ul>



<p><em>« On n&rsquo;a encore jamais expérimenté une situation, à l’échelle d’une société, où une génération d’enfants seraient éduqués sans violence. Quel type d’adultes deviendraient-ils&nbsp;? Il faudrait un recul de 20-30 ans pour pouvoir l&rsquo;observer. <strong>Selon moi, puisque les violences continuent de s&rsquo;exercer sur les enfants, on reproduit et on reste dans un modèle normé. Crier, insulter, bousculer, brutaliser, humilier, dénigrer, exclure, négliger: toutes ces attitudes font partie du paysage éducatif au point d’être perçues comme normales, voire nécessaires.&nbsp; Elles sont socialement acceptées, parfois même valorisées. Il est donc urgent de transformer ces représentations et de changer les mentalités</strong>&nbsp;».</em>&nbsp;</p>



<p>Le changement serait en chacun de nous, le sondage mentionné précédemment donne une lueur d’espoir puisque 85% des personnes sondées sont «&nbsp;<em>favorables à l’adoption d’une loi éducative plutôt que punitive</em>&nbsp;». N’oublions pas toutefois que c’est avant tout notre gouvernement qui doit montrer la voie et avoir le courage politique de légiférer et d’accompagner correctement sur une question aussi cruciale que la protection de nos enfants.</p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;ROISIN, Christine, De l’urgente nécessité de légiférer les violences dites éducatives ordinaires dans Prends-en d’la graine, Délégué général aux droits de l’enfant, juin 2022, vol. 5, p. 4.</div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Idem, p. 6.</div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Idem, p. 5.</div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Alice Miller (1923-2010) est une psychanalyste et Docteur en philosophie suisse spécialisée dans la période de l’enfance. Elle fut une des premières à théoriser des conséquences néfastes de la maltraitance infantile.</div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;ROISIN, Christine, De l’urgente nécessité de légiférer les violences dites éducatives ordinaires dans Prends-en d’la graine, Délégué général aux droits de l’enfant, juin 2022, vol. 5, p. 7.</div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Idem, p. 3.</div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;CHOLLET, Mona, Résister à la culpabilisation. Sur quelques empêchements d’exister, éd. La Découverte, 2024.</div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Idem, p. 87.</div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Être parent, c’est… ?, Yapaka, Fédération Wallonie-Bruxelles, 2014, p. 40.</div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;CHOLLET, Mona, Bétharram ou la « pédagogie noire » dans La Déferlante, n° 18, mai 2025.</div><div>11&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Entretien du 25 novembre 2025. Toutes les citations présentes dans cette analyse proviennent du même entretien.</div><div>12&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir https://www.bornin.brussels/associations/maxi-liens-reseau-etre-bon-pour-les-enfants/</div><div>13&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le sudalisme peut se définir comme « une forme de discrimination ayant pour objet la culture d’abord – et non le corps – des personnes ciblées », voir PIOLAT, Jérémie, Sudalisme, l’imaginaire qui nourrit le racisme, éd. Libre, 2023.</div><div>14&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Sondage commandité par DEI-Belgique concernant la totalité du territoire belge opéré entre le 10 mars et le 18 mars 2020 mené sur un échantillon représentatif de 2013 Belges âges de 18 à 75 ans. Pour l’intégralité des résultats du sondage, voir https://dei-belgique.be/index.php/modes-d-action/plaidoyer-et-lobbying/une-education-non-violente-pour-chaque-enfant.html</div><div>15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir https://dei-belgique.be/index.php/modes-d-action/plaidoyer-et-lobbying/une-education-non-violente-pour-chaque-enfant.html</div><div>16&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir https://dei-belgique.be/index.php/modes-d-action/plaidoyer-et-lobbying/une-education-non-violente-pour-chaque-enfant.html</div><div>17&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;ROISIN, Christine, De l’urgente nécessité de légiférer les violences dites éducatives ordinaires dans Prends-en d’la graine, Délégué général aux droits de l’enfant, juin 2022, vol. 5, p. 9.</div><div>18&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibidem.</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Célébrons le 3ème dimanche de l’Avent</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/events/event/celebrons-le-3eme-dimanche-de-lavent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 17:10:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne d’Avent]]></category>
		<category><![CDATA[Eucharistie / Messe / Temps de prière]]></category>
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					<description><![CDATA[Impatience et patience – L’espérance s’enracine dans la confiance en celui qui fait pousser la semence]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine a lieu la collecte au profit des 76 projets soutenus par Action Vivre Ensemble. En nous invitant depuis plus de 50 ans à poser ce geste de solidarité en église, les évèques nous rappellent que l’église n’est pas réellement fidèle à Jésus-Christ si elle ne met pas en son centre le pauvre, l’exclu, l’opprimé.</p>
<p>Notre partage de ce week-end est un geste de foi : il est aussi indispensable à notre vie de chrétiens que la prière et la célébration de l’Eucharistie.</p>
<p>Puissions-nous répondre généreusement à cet appel et soutenir ensemble les associations locales de lutte contre la pauvreté et l’exclusion !</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Temps d’échanges et de réflexions en paroisse</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/events/event/temps-dechanges-et-de-reflexions-en-paroisse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 17:07:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne d’Avent]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=event&#038;p=40504</guid>

					<description><![CDATA[En ces temps où nous sommes submergés, l’espérance ne peut naitre et grandir que si les yeux des aveugles se dessillent et les oreilles des sourds s’ouvrent]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Baptiste est impatient. Il a présenté Jésus comme celui qui accomplirait la grande promesse de Dieu, celle de la justice et de la paix. Et, de sa prison, il en vient à s’impatienter.</p>
<p>Comme nous le comprenons ! Aujourd’hui, les menaces pour la paix, la justice, l’égalité, la fraternité sont plus visibles que les avancées. Le Grand soir n’est pas pour demain matin !</p>
<p>Faut-il donc renoncer à espérer ?</p>
<p>Il faut certainement renoncer à ces rêves d’un changement radical et définitif des structures de nos sociétés. Du reste qui accorde encore du crédit à ceux qui proclament – ou plutôt qui proclamaient– : Demain, il fera jour, camarade ? Ce n’est pas une telle espérance que propose l’Évangile.</p>
<p>Pour entrer dans l’espérance, l’Évangile nous invite à ouvrir les yeux : Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez ; Voyez le cultivateur.</p>
<p>L’espérance naît d’abord de la confiance. Celui qui a créé et promis est fidèle. Et, à son image, des femmes et des hommes, aujourd’hui, sèment le bon grain et veillent sur sa croissance.</p>
<p>Et même, ces semences lèvent déjà. Il s’agit non seulement de le voir, mais de l’annoncer. Annoncer est en effet le verbe utilisé ici : Allez annoncer à Jean.</p>
<p>Chaque fois qu’un être humain écrasé est relevé, la résurrection est à l’œuvre. Chaque fois qu’un enseignant encourage un petit et lui donne confiance, le Royaume des cieux est proche.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La gratuité scolaire, nouvelle victime des mesures contre les plus vulnérables</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/analyse2025-14/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 13:24:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=publication&#038;p=40403</guid>

					<description><![CDATA[Elle était déjà insuffisamment développée en Fédération Wallonie-Bruxelles, la voici encore fragilisée : la gratuité scolaire est, malgré un rétropédalage partiel, une des victimes des économies décidées par le gouvernement francophone pour assainir ses finances. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Elle était déjà insuffisamment développée en Fédération Wallonie-Bruxelles, la voici encore fragilisée&nbsp;: la gratuité scolaire est, malgré un rétropédalage partiel, une des victimes des économies décidées par le gouvernement francophone pour assainir ses finances. Pourtant, malgré le caractère obligatoire de la gratuité d’accès à l’éducation, celle-ci est loin d’être assurée pour les familles les plus vulnérables. La gratuité scolaire doit être pensée dans sa globalité et comme un droit universel, non pas comme une aide sociale réservée aux plus défavorisé.es. En filigrane, la question interroge également l’adéquation des politiques scolaires à la réalité des familles de 2025, par exemple celle des familles monoparentales et/ou des familles en situation de précarité. Il est également indispensable, pour des raisons sociales comme de santé publique, de permettre le financement de repas gratuits pour les élèves du fondamental.</p>



<p>Le récent conclave budgétaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles a abouti à l’annonce d’économies à hauteur de 260 millions d’euros pour l’exercice 2026, avec la perspective d’économies de 500 millions à la fin de la législature, en 2029<sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup>. Enseignement, culture, éducation permanente, le mantra répété par la ministre-présidente de la Communauté française, Elisabeth Degryse (Les Engagés), est que <em>«&nbsp;chacun fait sa part&nbsp;»</em>. Certaines mesures sont évidemment plus douloureuses que d’autres et, à l’heure où Action Vivre Ensemble fait campagne sur le droit à l’éducation<sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup>, les limitations à la gratuité scolaire<sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup> sonnent comme un retour en arrière qui, une nouvelle fois, frappe surtout les personnes les plus précarisées.</p>



<p>La ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny (MR), formulait la réforme de la gratuité scolaire alors sur la table en ces termes&nbsp;<em>: « Il y aura une révision des mécanismes spécifiques de gratuité. Il y a deux mécanismes en particulier : des montants ‘gratuité’ pour les fournitures scolaires et également des montants ‘gratuité’ qui permettent de financer des repas scolaires dans les écoles les plus défavorisées – donc ce sont les classes avec un indice socio-économique de 1 à 5<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup>. Il est prévu de mettre à disposition une partie des montants ‘gratuité’ dans les allocations de fonctionnement des établissements. On supprime les dispositifs actuels de gratuité de la 1<sup>re</sup> à la 3<sup>e</sup> primaire et on les reverse dans les allocations de fonctionnement en faisant une légère économie. Il y a également l’obligation d’une mise à disposition gratuite de fournitures scolaires pour les élèves qui en ont le plus besoin jusqu’en 6<sup>e </sup>primaire.<sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup>»</em></p>



<p>Si on lisait ceci en diagonale, on serait en droit de se dire&nbsp;: chic, la gratuité des fournitures scolaires est désormais étendue de la 3<sup>e</sup> primaire à la 6<sup>e</sup> primaire et les écoles auront plus de latitude pour attribuer lesdites fournitures et des repas scolaires. C’est le contraire&nbsp;: le dispositif ‘fournitures’ était purement et simplement supprimé et rendu «&nbsp;possible&nbsp;» jusqu’à la 6<sup>e</sup>. Et les repas seront encore moins aisés à obtenir que dans le passé. Comme le soulignait alors la Ligue des familles<sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup>, les mesures annoncées sont à la fois ingérables et inacceptables. En effet, dans un contexte d’économies, les enveloppes de fonctionnement ne seront pas élargies, au contraire même puisqu’elles seront partagées entre plus d’écoles. Selon les projections, cela signifierait une augmentation des coûts de la rentrée en termes de fournitures scolaires de 104 euros par famille<sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans un premier temps, une stigmatisation inacceptable</h2>



<p>Mais l’aspect le plus ingérable et le plus inacceptable, c’était le caractère stigmatisant de cette mesure. Protégée par la Constitution<sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup> et par nombre d’engagements internationaux de la Belgique<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup>,<strong> la gratuité d’accès à l’éducation ne doit pas être vue comme une aide sociale destinée aux plus pauvres.</strong> Il s’agit d’un droit universel, de même que le droit de vote n’est pas réservé à telle ou telle couche de la population. <strong><em>«&nbsp;La gratuité scolaire est un droit, pour tous les enfants. Chacun y a droit, puisque chaque famille contribue déjà au financement du service public d’enseignement, à proportion de ses capacités financières via l’impôt&nbsp;»</em>,</strong> résume Merlin Gevers, de la Ligue des familles<sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup>.</p>



<p>Au-delà même du principe, c’est, on l’a dit, le caractère stigmatisant de cette mesure qui était inapproprié. La ministre Glatigny a souvent expliqué qu’elle estimait la gratuité universelle injuste car… elle profiterait aussi à ceux et celles qui n’en ont pas besoin&nbsp;(comme les allocations familiales, alors) ! &nbsp;Du coup, pour que la mesure ne «&nbsp;profite&nbsp;» qu’aux «&nbsp;pauvres&nbsp;», la logique qui était privilégiée était inversée et se transformait en stigmatisation. <em>«&nbsp;La ministre Glatigny souhaite (…) réserver la distribution du petit matériel scolaire aux seules familles en difficultés financières. Ceci transformerait concrètement la gratuité universelle en une aide sociale réservée à certain·es. Ce projet complexifierait énormément la tâche des écoles. Il engendrerait un sentiment d’arbitraire intolérable, découlant de “l’effet de seuil” généré (“pourquoi la famille Michel devrait-elle bénéficier de son droit fondamental à la gratuité scolaire, mais pas la famille Durant qui gagne 25 euros de plus par mois ?”). Il stigmatiserait les enfants de pauvres qui recevraient les crayons et classeurs de l’État devant leurs condisciples fournis par leurs parents… Et il violerait le droit fondamental.»</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup></p>



<p>On parle de stigmatisation car cette vision libérale aboutit à contraindre les plus défavorisé·es à se “<em>déclarer pauvres”</em>, ce qui pourrait avoir comme conséquence un non-recours aux droits, en plus de l’effet psychologique désastreux que peut avoir une telle démarche. À cela, évidemment, s’ajoute l’impossibilité pratique, pour une école, de procéder à un tel «&nbsp;tri&nbsp;» ou d’effectuer des distributions «&nbsp;à la tête du client&nbsp;». La Flandre pratique exactement l’inverse, distribuant le petit matériel scolaire jusqu’à la fin des primaires. Selon un sondage tout récent de la Ligue des familles, 9 parents sur 10 sont favorables à ce dispositif sans distinction socio-économique et 85% d’entre eux soutiennent son extension<sup class="modern-footnotes-footnote ">12</sup>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rétropédalage partiel</h2>



<p>Toutefois, un peu moins d’un mois après ces annonces, le gouvernement francophone a réalisé un rétropédalage lors de la rédaction de son avant-projet de décret. Partiel car il revient sur quelques-uns des aspects les plus critiquables de cette réforme sans les éloigner tous. Le 3 novembre 2025, on apprenait effectivement que le gouvernement de la FW-B faisait marche arrière et reconnaissait l’obligation constitutionnelle d’assurer ces fournitures à tous les élèves<sup class="modern-footnotes-footnote ">13</sup>. Toutefois, le budget alloué à la gratuité des fournitures étendue à l’ensemble du fondamental descendra, à la rentrée 2026, de 24 à 11 millions d’euros, ce qui équivaut à voir divisé par trois le budget par enfant (20,46 euros dans le maternel contre 62,58&nbsp;actuellement; 24,52 euros dans le primaire contre 77 actuellement). De plus, une partie de la responsabilité est reportée sur les épaules des directions d’écoles, qui, déjà débordées, devront organiser cette gratuité. <em>«&nbsp;Comment les écoles vont-elles pouvoir fournir le matériel nécessaire à tous les élèves avec des moyens autant diminués ?&nbsp;»,</em> s’interroge la Ligue des familles<sup class="modern-footnotes-footnote ">14</sup>.</p>



<p>Même si les orientations budgétaires sont aujourd’hui prises, il y a aujourd’hui, de l’avis des acteurs de terrain concernés, nécessité de&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Réintroduire la gratuité scolaire</strong>, en ne la limitant pas aux trois premières années du primaire mais en l’étendant à tout le fondamental, et cela sans discrimination ou distinction sociale&nbsp;;</li>



<li><strong>Attribuer l’évaluation externe sur la gratuité</strong> et à en tirer les conclusions, ainsi qu’à <strong>restaurer l’inspection de la gratuité</strong> dans les écoles, supprimée par la ministre Glatigny<sup class="modern-footnotes-footnote ">15</sup>.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">À quand des repas gratuits pour chaque élève&nbsp;?<strong> &nbsp;</strong></h2>



<p>Alors qu’un enfant sur <a>quatre vit</a> sous le seuil de pauvreté en Wallonie et que 4 sur enfants sur 10 sont dans ce cas à Bruxelles<sup class="modern-footnotes-footnote ">16</sup>, le besoin de repas gratuits à l’école est une question sociale autant que de santé publique. Dans nombre d’écoles, il n’est pas rare que les enfants arrivent sans la moindre nourriture pour passer la journée ou alors avec des aliments inadaptés à leurs besoins nutritifs (snacks, chips, confiseries, restes de la veille…).</p>



<p>Comme le résume la revue <em>Tchak</em>, <em>«&nbsp;rendre les cantines scolaires gratuites et de qualité est un puissant moyen de faire évoluer l’ensemble de la société vers une alimentation plus durable. Et de lutter contre les inégalités scolaires engendrées par les inégalités sociales&nbsp;»</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">17</sup>.</p>



<p>Pour toutes ces raisons, les dispositifs – communaux ou de la FW-B<sup class="modern-footnotes-footnote ">18</sup> – étaient les bienvenus malgré les limitations (priorité aux écoles à indice socio-économique faible&nbsp;: seules 425 sur 2500 écoles concernées). Mais, aujourd’hui, la Fédération restreint ces possibilités&nbsp;: les moyens dont bénéficient les écoles à encadrement différencié (c’est-à-dire celles qui bénéficient d’un meilleur encadrement car elles concentrent un public défavorisé) pour organiser des repas sont réduits de 21,4 à 8,2 millions d’euros, et dilués dans deux fois plus d&rsquo;écoles. Ceci entraine que le subside moyen par repas passe de 3,70 € à 43 cents.&nbsp;Le décret qui organisait les repas gratuits sera abrogé, laissant aux écoles la liberté théorique de les organiser, mais avec des moyens qui concrètement ne le permettent plus dans les faits. De manière plus large, les communes sont de plus en plus étranglées par le fédéral, singulièrement vu la limitation dans les temps des allocations de chômage et leur impact à venir dès 2026 sur les CPAS, insuffisamment refinancés.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="840" height="560" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2025/11/renaud-confavreux-jtWrfcG0qD4-unsplash.jpg" alt="Un enfant devant un repas, en train de manger avec les mains" class="wp-image-40447" srcset="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2025/11/renaud-confavreux-jtWrfcG0qD4-unsplash.jpg 840w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2025/11/renaud-confavreux-jtWrfcG0qD4-unsplash-300x200.jpg 300w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2025/11/renaud-confavreux-jtWrfcG0qD4-unsplash-768x512.jpg 768w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2025/11/renaud-confavreux-jtWrfcG0qD4-unsplash-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 840px) 100vw, 840px" /><div class="image-licence" style="text-align: right; margin-top: 5px; font-size: 0.8em; color: #666; font-style: italic;">Licence : photo par Renaud Confavreux (unsplash)</div></figure>
</div>


<p>Il y a donc lieu de réclamer l’octroi d’un repas gratuit par jour pour chaque enfant à l’école, encore une fois sans discrimination. Comme le droit à l’éducation, le droit à l’alimentation est universel. Par ailleurs, nul n’indique que les repas pris sur le temps scolaires par les élèves les plus favorisé·es, <em>a fortiori</em> quand ils et elles sortent de l’école pour aller dans un snack ou un fast-food, sont plus sains que ceux des élèves les moins favorisé.es.</p>



<p>Au sujet des repas, se pose une question purement technique. Le temps de midi, puisque les enfants ne sont pas obligés de rester à l’école, n’est pas en tant que tel considéré comme du temps scolaire dans l’enseignement obligatoire alors qu’il est bien considéré comme tel dans les textes sur l’accueil de l’enfance<sup class="modern-footnotes-footnote ">19</sup>. Il est plus que temps de corriger cette absurdité, qui remonte à une époque patriarcale. Beaucoup d’acteurs de terrain militent pour la reconnaissance du temps de midi en tant que temps scolaire. D’autant plus que cet archaïsme aboutit à de nouvelles discriminations contraires au principe de gratuité scolaire&nbsp;: d’une part, les surveillances durant le temps extra-scolaire<sup class="modern-footnotes-footnote ">20</sup> (matin, midi, soir) peuvent être payantes selon les écoles<sup class="modern-footnotes-footnote ">21</sup>&nbsp;; d’autre part, l’exclusion du midi du temps scolaire sert d’argument à la ministre pour considérer que cette obligation n’incombe pas à la Fédération.</p>



<p>En filigrane, cette question des repas scolaires pose aussi une question sociétale rarement prise en compte&nbsp;: les temps scolaires ne correspondent plus réellement aux temps de la «&nbsp;vraie vie&nbsp;». Si la réforme des rythmes scolaires (7 semaines de cours-2 semaines de congé, moins de vacances l’été), instaurée en 2022 en FW-B, fait aujourd’hui la quasi-unanimité, les horaires quotidiens semblent moins correspondre à la réalité des familles de 2025 (activité professionnelle des femmes, télétravail, flexibilisation du travail, spécialement précaire, temps de transports…), singulièrement quand on se penche sur le quotidien des familles monoparentales, <em>a fortiori</em> présentant des risques de précarité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’abaissement de l’obligation scolaire à 3 ans</h2>



<p>À la différence des autres matières liées à l’enseignement, l’obligation scolaire est une compétence fédérale. L’abaissement de cette obligation scolaire de 5 à 3 ans figure dans la déclaration gouvernementale de l’Arizona (gouvernement De Wever – N-VA, MR, CD&amp;V, Les Engagés,&nbsp;Vooruit). Elle est évidemment soutenue par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (MR, Les Engagés). Il y a donc de fortes chances que cette mesure entre en application d’ici à 2029. En réalité, le taux d&rsquo;inscription des enfants de 3 ans&nbsp;est déjà de 96,6% en Wallonie et 85,5% à Bruxelles.</p>



<p>Pourquoi l’aborder ici dans le cadre de la précarité&nbsp;? Parce que, comme le relève Frédéric Nils, professeur à l’UCLouvain, <em>«&nbsp;il y a (…) consensus sur la question (de savoir si cet abaissement permet de mieux lutter contre les inégalités sociales). Le débat, en Belgique, ne date pas d&rsquo;hier. Si la scolarité démarre précocement, par exemple vers l&rsquo;âge de trois ans, cela a pour effet de réduire les inégalités sociales à l&rsquo;école. En réalité, les années du cycle maternel permettent de réduire et de gommer les différences de niveau entre les élèves qui sont dues à des inégalités sociales. Il y a d&rsquo;ailleurs des travaux qui montrent que contrairement à ce que l&rsquo;on pourrait espérer, toute la scolarité n&rsquo;a pas un impact positif en termes de diminution des inégalités sociales… mais seulement la scolarité maternelle&nbsp;»<sup class="modern-footnotes-footnote ">22</sup>.</em></p>



<p>Pourquoi&nbsp;? À condition qu’une période d’adaptation soit prévue et, <em>«&nbsp;pour autant que l&rsquo;école ait les moyens de garantir un accueil de qualité pour chacun et tienne compte des besoins particuliers des élèves touchés par une précarité multidimensionnelle&nbsp;»</em>, l’abaissement de l’obligation scolaire à 3 ans peut changer beaucoup de choses. <em>«&nbsp;Grandir dans la précarité, c&rsquo;est être exposé à l&rsquo;insécurité, à plus de risque de violences et à moins de suivi parental. Un tel environnement rend l&rsquo;enfant moins réceptif aux apprentissages. Des services d&rsquo;aide précoce soulignent l&rsquo;intérêt d&rsquo;une obligation scolaire à 3 ans à condition que l&rsquo;école passe le relais pour une meilleure prise en charge de soutien à la périnatalité des familles&nbsp;: à&nbsp;5 ans, c&rsquo;est parfois trop tard pour voir que des enfants ont des retards de développement ou, éventuellement, subissent de la négligence ou de la maltraitance&nbsp;»<sup class="modern-footnotes-footnote ">23</sup>.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion&nbsp;?</h2>



<p>La gratuité scolaire n’est évidemment pas la réponse à tous les problèmes de précarité qui se posent dans une société où, non seulement, elle progresse fortement mais où, de plus, les publics les plus vulnérables sont ciblés en permanence par les politiques populistes ou franchement réactionnaires. Célébrée pour son État-providence, la Belgique possède un des taux de pauvreté infantile les plus élevés d’Europe et l’on peut difficilement ne pas faire de lien entre ces statistiques et l’absence de dispositifs suffisants. Le Délégué général aux droits de l’enfant (DGDE) le rappelle<sup class="modern-footnotes-footnote ">24</sup>&nbsp;: <em>«&nbsp;La gratuité scolaire n’est ni une faveur ni une aide sociale, elle fait partie du droit à l’éducation garanti par notre Constitution et par la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant. (…) La gratuité scolaire ne relève pas de considérations politiques ou philosophiques mais bien des droits fondamentaux de tous les élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles. En ce sens, elle devrait rassembler toutes les décideuses et tous les décideurs sur le principe de l’intérêt supérieur de nos enfants. »</em></p>



<p>On devrait en réalité parler d’un droit à l’éducation sans frais et pas seulement d’un droit à l’éducation. <strong><em>«&nbsp;Il ne suffit pas de pouvoir inscrire gratuitement un enfant dans une école pour dire que l’accès à l’éducation est garanti&nbsp;»</em></strong> résume Nadia Echadi, fondatrice de l’asbl bruxelloise Maxi-Liens.</p>



<p>Tout récemment, le Délégué général aux droits de l’enfant a d’ailleurs formulé neuf recommandations <em>«&nbsp;pour une école plus juste et plus inclusive&nbsp;»<sup class="modern-footnotes-footnote ">25</sup></em>&nbsp;: l’extension de la gratuité scolaire y figure en bonne place à côté des questions sanitaires, de transport, de harcèlement, de suivi pédagogique et psychologique.</p>



<p>Il faut envisager effectivement la gratuité scolaire dans sa globalité, la maintenir et l’étendre&nbsp;: l’accès à l’école, les fournitures, le plafonnement des excursions et voyages et le repas de midi, tout ceci fait partie du même sujet et figure dans les recommandations du DGDE au gouvernement de la FW-B. &nbsp;<em>«&nbsp;La première des responsabilités du gouvernement, c’est de mettre en œuvre les engagements juridiques appelant la Fédération Wallonie-Bruxelles à arriver progressivement à la gratuité complète de l’école&nbsp;», </em>dit la Ligue des familles<sup class="modern-footnotes-footnote ">26</sup>. Car, comme le résume un rapport de la Fondation Roi Baudouin sur la déprivation des enfants, <em>«&nbsp;investir dans l’enfance ne doit pas être considéré comme un coût pesant sur les finances d’un pays, mais comme un investissement générant un rendement élevé par sa contribution à la croissance inclusive du pays. Assurer un revenu suffisant et un accès effectif aux services aux enfants déprivés et à leurs familles n’est pas seulement une obligation au regard des droits humains, mais aussi une question de bon sens économique&nbsp;»<sup class="modern-footnotes-footnote ">27</sup>.</em></p>



<p></p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Communiqué de presse du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, 10 octobre 2025&nbsp;: <a href="https://degryse.cfwb.be/home/communiques-de-presse/presses/budget-2026-2029-accord-au-gouvernement-de-la-federation-wallonie-bruxelles-pour-garder-sous-controle-le-deficit-budgetaire.html">degryse.cfwb.be</a></div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;WINANDY, Noémie,&nbsp;Le poids du cartable. Quand la précarité pèse sur le droit à l’éducation, étude Action Vivre Ensemble, septembre 2025. Disponible sur <a href="https://vivre-ensemble.be/publication/le-poids-du-cartable-quand-la-precarite-pese-sur-le-droit-a-leducation/">vivre-ensemble.be</a></div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;On avait déjà appris, quelques semaines plus tôt, que l’évaluation externe, attendue pour fin 2026 et censée faire le bilan de la gratuité des primaires 1 à 3 avant une extension en 4e, n’avait tout simplement pas été attribuée par la FWB&nbsp;(<a href="https://www.lesoir.be/701376/article/2025-09-26/la-gratuite-scolaire-un-dossier-enlise-dans-la-procedure">lesoir.be</a>).</div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L’indice socio-économique (ISE) des établissements est calculé en agrégeant les revenus, les niveaux de diplôme, l’activité professionnelle, les taux de chômage et d’activité&nbsp;et la proportion de bénéficiaires d’une aide sociale des parents d’une école.</div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Lors de la conférence de presse du gouvernement de la FW-B, le&nbsp;10 octobre 2025.</div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;GEVERS, Merlin, L’école sera plus coûteuse encore… et les enfants en paient le prix, Analyse Ligue des familles, octobre 2025. Disponible sur <a href="https://liguedesfamilles.be/storage/41142/251015-Analyse---L%C3%A9cole-sera-plus-couteuse-encore.pdf">liguedesfamilles.be (PDF)</a></div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;VANDENABEELE, Caroline, Les enfants de familles en difficulté financière vont devoir porter la honte de leur pauvreté jusque dans leur cartable dans La Libre, 14 octobre 2025. Disponible sur « Les enfants de familles en difficulté financière vont devoir porter la honte de leur pauvreté jusque dans leur cartable » &#8211; La Libre</div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Article 24&nbsp;: «&nbsp;L&rsquo;accès à l&rsquo;enseignement est gratuit jusqu&rsquo;à la fin de l&rsquo;obligation scolaire».</div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;De nombreux textes fondamentaux, nationaux et internationaux, garantissent le droit à l’enseignement et à l’éducation. La gratuité d’accès à l’enseignement obligatoire permet de garantir ce droit, elle est donc elle aussi garantie par ces textes fondamentaux&nbsp;(<a href="http://www.enseignement.be/index.php?page=26782&amp;navi=3390">enseignement.be/index.php?page=26782</a>).</div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;GEVERS, Merlin, La gratuité scolaire pour tout le monde ou en option&nbsp;? dans Politique, juin 2025. Disponible sur <a href="https://www.revuepolitique.be/la-gratuite-scolaire-pour-tout-le-monde-ou-en-option/">revuepolitique.be</a>&nbsp;; <a href="https://shs.cairn.info/revue-nouvelle-2025-2-page-88?lang=fr">shs.cairn.info</a></div><div>11&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Idem.</div><div>12&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;GEVERS, op. cit.</div><div>13&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;BURGRAFF, Eric, Fournitures scolaires&nbsp;: le budget par élève divisé par trois dans Le Soir, 3 novembre 2025. Disponible sur <a href="https://www.lesoir.be/708625/article/2025-11-03/fournitures-scolaires-le-budget-par-eleve-divise-par-trois">lesoir.be</a></div><div>14&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ligue des familles, post Facebook, 3 novembre 2025.</div><div>15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://liguedesfamilles.be/article/valerie-glatigny-suspend-linspection-de-la-gratuite-scolaire-dans-les-ecoles-un-recul-majeur-pour-les-familles-et-les-enfants">liguedesfamilles.be</a></div><div>16&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.unicef.be/fr/plaidoyer/le-plaidoyer-sur-divers-themes-politiques/la-pauvrete-infantile">unicef.be</a></div><div>17&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;WU, Sang-Sang, Rendre les cantines scolaires gratuites et de qualité dans Tchak, 4 juin 2024. Disponible sur <a href="https://tchak.be/index.php/2024/06/04/rendre-les-cantines-scolaires-gratuites-et-de-qualite/">tchak.be</a></div><div>18&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://economie.wallonie.be/demandes/3423_demander-une-subvention-pour-des-repas-gratuits-sains-et-durables-dans-l-enseignement-fondamental.html">economie.wallonie.be</a></div><div>19&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="http://www.enseignement.be/index.php?page=26778&amp;navi=3386">droitsdelenfant.be</a></div><div>20&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.ufapec.be/positions-de-l-ufapec/20190827-position-accueil-extrasco-inegalites.html">ufapec.be</a></div><div>21&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://liguedesfamilles.be/article/400-euros-par-an-pour-midi-a-lecole">liguedesfamilles.be</a></div><div>22&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;DIVE, Alice, La scolarisation précoce permet-elle vraiment de gommer les inégalités sociales&nbsp;? dans La Libre, 20 février 2025. Disponible sur <a href="https://www.lalibre.be/debats/entretiens/2025/02/20/la-scolarisation-precoce-permet-elle-vraiment-de-gommer-les-inegalites-sociales-MPXU2C4SEZHNFBV3PP3TUEN5WE/">lalibre.be</a></div><div>23&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;HOUSSONLOGE, Dominique, Obligation scolaire à 3 ans&nbsp;: un levier pour les publics vulnérables&nbsp;?, Analyse Ufapec, décembre 2024. Disponible sur <a href="https://www.ufapec.be/nos-analyses/1924-obligation-scolaire-3ans-echec.html">ufapec.be</a></div><div>24&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.defenseurdesenfants.be/article/gratuite-de-l-enseignement-peril-en-federation-wallonie-bruxelles">defenseurdesenfants.be</a></div><div>25&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;VANDENABEELE, Caroline, Harcèlement, redoublement, frais… Face aux problématiques scolaires, le Délégué général aux droits de l’enfant imagine une école ‘plus juste’ dans La Libre, 29 octobre 2025. Disponible sur <a href="https://www.lalibre.be/belgique/enseignement/2025/10/29/harcelement-redoublement-frais-face-aux-problematiques-scolaires-le-delegue-general-aux-droits-de-lenfant-imagine-une-ecole-plus-juste-Q4Q5U2FHMRBLPKJJ4GDQI3UY7Q/">lalibre.be</a></div><div>26&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;GEVERS, op. cit.</div><div>27&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;GUIO, Anne-Catherine et VAN LANCKER, Wim, La déprivation des enfants en Belgique et dans ses régions&nbsp;: que disent les nouvelles données, rapport Fondation Roi Baudouin, octobre 2023. Disponible sur <a href="https://kbs-frb.be/fr/la-deprivation-des-enfants-en-belgique-et-dans-ses-regions-que-disent-les-nouvelles-donnees-0">kbs-frb.be</a></div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Soirée de reflexion</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/events/event/soiree-de-reflexio-chatelet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 13:42:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne d’Avent]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=event&#038;p=40379</guid>

					<description><![CDATA[L’accès à l’éducation des enfants et des jeunes en situation de précarité]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Programme</h2>
<ul>
<li><strong>18h30 :</strong> Accueil</li>
<li><strong>18h45 :</strong> Introduction et présentation de la campagne d’Avent 2025 : “L’école, une fabrique d’inégalités ?”</li>
<li><strong>19h15 :</strong> Animation et temps d’échange avec l’équipe du Hainaut d’Action Vivre Ensemble</li>
<li><strong>20h00 :</strong> Moment convivial</li>
</ul>
<p>Une question ? <a href="mailto:aboubag@yahoo.fr">aboubag@yahoo.fr</a> ou <a href="mailto:orane.caryn@entraide.be">orane.caryn@entraide.be</a></p>
<p>Organisé avec :</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-40380" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2025/11/image.png" alt="logo Unité Pastorale Refondée de Châtelet" width="188" height="169" /></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Familles monoparentales &#8211; Une prise en compte qui ne passera pas par la création d’un statut</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/analyse2025-13/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 10:27:35 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=publication&#038;p=40309</guid>

					<description><![CDATA[Un an après avoir annoncé la création d’un statut en faveur des familles monoparentales, la majorité MR-Les Engagés fait marche [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Un an après avoir annoncé la création d’un statut en faveur des familles monoparentales, la majorité MR-Les Engagés fait marche arrière&nbsp;: elle estime la chose complexe et préfère se concentrer sur l’adaptation concrètes des politiques existantes. Si le nombre de familles monoparentales est en constante progression, leur recensement n’est pas simple en raison du décalage entre les statistiques et la réalité. Ce qui est sûr, en revanche, c’est le caractère aggravant de cette situation en termes de précarité, à une époque où un salaire ne suffit parfois pas à boucler les fins de mois. Le fait d’être parent solo constitue un obstacle supplémentaire tant au logement qu’à l’emploi.</p>



<p>Namur, 11 juillet 2024. Tout à leur <em>‘bromance’ </em>du moment, les présidents du MR, Georges-Louis Bouchez, et des Engagés, Maxime Prévot, annoncent le contenu de l’accord de gouvernement qu’ils ont négocié pour la Région wallonne. Lors de la présentation de cet accord, une petite phrase ne manque pas d’attirer l’attention des associations de terrain&nbsp;: <em>« &nbsp;À l&rsquo;instar de la création du statut ‘famille nombreuse’, le futur gouvernement mettra en place un statut de ‘famille monoparentale’, offrant des aides et avantages à ce type de famille.</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup><em> »</em></p>



<p>Pourtant, en 2025, <em>« &nbsp;(si) les programmes politiques et les médias évoquent de plus en plus la thématique de la monoparentalité<strong>, il n’existe pas de politiques publiques d’envergure pour soutenir les parents solos.</strong> Le fait d’être une femme, sans emploi et parent solo expose à un risque accru d’exclusions, principalement économiques et sociales. Les politiques sont encore bâties sur la norme familialiste de la duoparentalité qu’elles privilégient, notamment au travers du régime fiscal. Tout est organisé comme si les deux parents contribuaient ensemble (même s’ils sont séparés) à l’éducation de leur enfant. Quand on s’écarte de cette norme, ça dérange. Les mamans qui élèvent seules et de manière autonome leurs enfants doivent se battre pour survivre et faire valoir leurs droits<sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup>&nbsp; »,</em> résume la Fédération des services sociaux (FdSS).</p>



<h2 class="wp-block-heading">10% de familles monoparentales au sein de la population, 40% dans les quartiers précarisés</h2>



<p>Selon les derniers chiffres de Statbel<sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup>, la Belgique compte 10% de familles monoparentales (telles que définies par <em>«  un seul parent avec un ou plusieurs enfants  »</em>), des chiffres qui peuvent être éventuellement <strong>sous-estimés comme surestimés</strong>. En effet, que l’on soit famille monoparentale ou en garde alternée, les enfants ne peuvent être domiciliés que chez un seul parent : il n’existe pas de moyen de savoir quels enfants restent en permanence avec un de leurs parents et lesquels passent systématiquement (et à quelle régularité) de l’un à l’autre. Comme expliqué par l’IBSA (Institut bruxellois de statistique et d’analyse), <em>«  la typologie se basant sur le domicile légal des individus, chaque enfant de parents séparés n’est jamais assigné qu’à un seul domicile, même si, dans les faits, la coparentalité est parfois de mise. Par conséquent, et quelle que soit la répartition effective de la garde parentale, la séparation d’un couple (marié ou non) avec enfant(s) aboutit à la création de deux ménages distincts, composés le plus souvent d’un ménage monoparental dans le chef du parent chez qui les enfants sont domiciliés et d’un ménage isolé pour l’autre parent</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup> <em> ». </em>Ce qui peut aboutir, en fonction du mode de garde appliqué et de son effectivité, à la fois à sous-estimer et à surestimer le nombre de familles monoparentales (d’une part, en «  oubliant  » les parents chez qui les enfants ne sont pas domiciliés et qui en ont pourtant la garde ; d’autre part, en négligeant que les parents chez qui les enfants sont domiciliés n’en ont pas nécessairement la garde).</p>



<p>Comme le résume la Ligue des familles, <em>«  les critères identifiant la charge de famille dans les législations sont souvent la composition de ménage et/ou les allocations familiales et/ou l’avertissement extrait de rôle, auxquels est souvent accolée la mention que d’autres preuves définies par le ministre, le secrétaire d’État, le conseil d’administration, l’administration sont recevables. Pour les parents séparés ayant la garde partagée de leurs enfants, ce sont un jugement, un accord notarié ou un d’un·e médiateur·trice agréé·e, homologué auprès d’un Tribunal de la famille/d’une Cour d’appel mentionnant l’hébergement partagé qui font foi de la charge officielle d’enfants. Or, il s’avère que de nombreuses familles monoparentales ne recourent pas à la justice, à un notaire ou un·e médiateur·trice agréé·e pour s’organiser au moment de la séparation. Et malgré qu’elles hébergent leur enfant une partie du temps, elles ne sont pas reconnues comme en ayant officiellement la charge et sont donc privées des réductions/montants majorés auxquels elles devraient avoir droit ou de l’accès à des aides pourtant bien nécessaires au regard de leur situation socio-économique”</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup>.</p>



<p>Ces réserves faites, retenons que<sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup>&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>En 2025, 10% des ménages sont considérés en Belgique comme des familles monoparentales, soit 519 000 ménages. C’est un chiffre stable&nbsp;: 9,5% en 2005, 9,9% en 2015. Selon le Bureau fédéral du plan, elles seraient 604 000 en 2060.</li>



<li>Ce sont très majoritairement les femmes qui sont à la tête des familles monoparentales&nbsp;: 87% des cas en Région bruxelloise contre 81% des cas en Régions flamande et wallonne. Dans la majorité (2/3) des familles monoparentales, il n’y a qu’un enfant.</li>



<li>Sur le plan régional, la proportion de familles monoparentales est plus importante en Wallonie (12,3%&nbsp;; 203 000 ménages) et à Bruxelles (11,6%, 68 000 ménages) qu’en Flandre (8,4%, 249 000 ménages).</li>



<li>Si l’on considère la monoparentalité comme facteur aggravant de la précarité, on ne peut que constater que les familles monoparentales, en plus d’être plus présentes en Wallonie et à Bruxelles qu’en Flandre, sont également plus présentes dans les régions défavorisées qu’ailleurs. Ainsi, en Wallonie, la part des 32% de familles monoparentales (sur l’ensemble des ménages avec enfants) est dépassée à Liège, Verviers, Charleroi et sa région, La Louvière, Mons et le Borinage, alors qu’elle atteint au maximum 25% en Flandre (à Anvers).</li>



<li>À Bruxelles, on atteint quasiment les 40% dans les quartiers populaires des Marolles, du bas de Saint-Gilles ou du centre d’Ixelles. Et jusqu’à 45% dans les cités sociales les plus importantes (notamment dans les communes aisées de Watermael-Boitsfort et Uccle). On est en revanche sous les 20% dans les quartiers d’Uccle ou de Woluwe-Saint-Pierre présentant de vastes et coûteuses surfaces de logement. Notons encore que, le facteur socio-culturel&nbsp; est déterminant dans l’existence même des familles monoparentales&nbsp;: ainsi, malgré leur forte densité et leur précarité, des communes ou de zones comme Molenbeek, Bruxelles-Laeken, Bruxelles-Maritime ou Schaerbeek, présentent une proportion importante de personnes originaires du Maghreb où la monoparentalité est moins fréquente. Des taux deux fois moins élevés s’observent pour les parents de nationalité turque ou d’Afrique du Nord (9 et 11%) par rapport aux parents de nationalité belge (20%).</li>



<li>Parmi les enfants qui n’habitent pas avec leurs deux parents, environ deux sur cinq vivent tout le temps avec leur mère (soit environ 230 000 enfants en Belgique, dont 100 000 en Wallonie) et un sur six vit la plupart du temps avec elle. À l’opposé, seul un enfant de parents séparés sur vingt vit principalement chez son père (soit environ 30 000 enfants en Belgique, dont 15 000 en Wallonie). Dans l’ensemble, les modes de garde après une séparation s’éloignent assez nettement de l’objectif de la loi de 2006 qui visait à privilégier l’hébergement égalitaire, puisque cette situation ne concerne qu’un enfant de parents séparés sur cinq (soit environ 120 000 enfants en Belgique, dont 40 000 en Wallonie). Quand on dit «  chez le père  » ou «  chez la mère  », cela ne veut pas dire nécessairement qu’il s’agit de familles monoparentales mais les familles recomposées sont relativement peu fréquentes, puisque seul un enfant de parents séparés sur cinq vit avec un beau-parent<sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup>.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Un facteur aggravant de précarité</h2>



<p>Ce qui caractérise les familles monoparentales (<em>a fortiori</em> quand le seul parent est la mère), c’est évidemment le caractère foncièrement aggravant de cette situation par rapport aux risques de pauvreté. La première explication, la plus évidente, est le lien direct entre le fait de <strong>ne disposer que d’un seul salaire (au mieux…) pour faire vivre un parent et un ou plusieurs enfants alors que, pour beaucoup de ménages, il est déjà difficile de s’en sortir avec deux salaires à temps plein</strong>. D’abord, les frais de logement, de transport, de santé, d’éducation, d’alimentation restent aussi élevés avec un salaire qu’avec deux. Ensuite, la plupart des familles monoparentales sont sous la responsabilité d’une femme&nbsp;: celles-ci sont en général pénalisées sur le marché du travail parce qu’elles travaillent à temps partiel ou dans des emplois peu rémunérateurs, flexibles ou précaires. L’organisation que demande la structure de la famille monoparentale (déplacements vers l’école, la crèche, les activités extrascolaires, déplacements liés à la santé ou aux situations de handicap), spécialement quand la mobilité est limitée (pas de voiture, peu de transports publics et à un prix de plus en plus prohibitif), peut empêcher les femmes d’accéder à un emploi, ou les faire tomber dans ce que l’on appelle les « &nbsp;pièges à l’emploi&nbsp; »<sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup> (voir <em>infra</em>).</p>



<h2 class="wp-block-heading">En chiffres<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>En Belgique, les membres des&nbsp;familles monoparentales&nbsp;courent un risque quatre fois plus élevé de basculer dans la précarité (41,3%) que les membres d&rsquo;une famille composée par exemple de deux adultes et deux enfants (9,8%).</li>



<li>64% des parents déclarent rencontrer des difficultés financières après une séparation.</li>



<li>26,8% des enfants vivant dans une famille monoparentale connaissent une situation de privation matérielle, contre 3,5 % à 9,2 % dans les ménages composés de couples.</li>



<li>56 % des enfants vivent avec leur mère à temps plein et 40 % de ceux vivant principalement avec elle vivent dans un ménage en difficulté pour boucler le budget.</li>



<li>Plus de 40% des familles monoparentales n’ont pas les moyens de partir en vacances tandis que 20% des familles monoparentales déclarent ne pas pouvoir offrir d’activités de loisirs à leurs enfants, limitant leur accès à la culture et aux sports.</li>
</ul>



<p>Nombre d’enjeux prioritaires sur lesquels travailler concernent donc des dispositifs existants&nbsp;: par exemple, en favorisant les réductions dans les transports publics, en garantissant de meilleures prises en charge des soins de santé, en donnant accès aux logements sociaux, en modifiant le statut de cohabitant&#8230; Il n’en reste pas moins que, dans les aspects centraux de la vie quotidienne que sont l’emploi et le logement, la personne se retrouve le plus souvent sur un marché privé régi par la concurrence&nbsp;et qui donnera la priorité au logement à ceux et celles qui pourront prouver rapidement leur solvabilité et la priorité à l’emploi à ceux et celles qui pourront faire valoir leur disponibilité et leur flexibilité.</p>



<p>Concentrons-nous ici sur ces deux volets et, surtout, sur les solutions qui peuvent y être apportées.</p>



<p><strong>Le logement. </strong>Les difficultés ne manquent pas pour les familles monoparentales (pas que pour elles d’ailleurs)<sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup>,  : difficulté à réunir la garantie locative (45%), difficulté à payer le loyer (43%), manque de logements abordables et de qualité (22%), revenu trop bas (17%), conciliation vie familiale et professionnelle (11%), déséquilibre entre le loyer et les revenus (plus de la moitié : 28%), mauvaise isolation et humidité (35%), désinscription des listes d’attente pour les logements sociaux vu la difficulté à en obtenir (40%), renoncement à un certain nombre de critères (nombre de chambres, proximité des transports, de l’école, chauffage central, ascenseur, etc.)… Le tout provoquant évidemment un spectaculaire cercle vicieux du type : ”<em>j’occupe un logement humide, qui provoque des pathologies chez mes enfants, qui engendrent des soins de santé coûteux et mobilisant ma disponibilité, laquelle m’empêche d’accéder à un emploi, me privant d’un revenu suffisant pour occuper un logement de qualité, etc</em>. »</p>



<p>Le logement est, rappelle une étude de la Fondation Roi Baudouin sur la privation des enfants, est «  <em>un des premiers aspects à travailler (&#8230;) car il conditionne tous les aspects d’une vie. Il y a un potentiel d’amélioration inexploité dans les logements sociaux. Les enfants [pauvres] qui vivent dans un logement social ont plus de chance de vivre dans un logement de qualité que ceux qui vivent dans un logement issu du marché locatif privé. Or, on sait combien un logement adéquat et un environnement sain peuvent casser le cycle de la pauvreté parce que cela impacte toutes les conditions de vie. 75% des enfants [pauvres] ne vivent pas dans un logement social, voilà donc un levier d’action politique à actionner pour améliorer efficacement les conditions de vie des enfants et les sortir de la pauvreté&nbsp;!</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup> <em> »</em></p>



<p>Selon cette étude, en effet, les personnes concernées considèrent que les mesures prioritaires à prendre sont : les aides au logement (56%), l’augmentation du parc immobilier privé abordable (52%), les aides aux charges (49%), les aides à l’accès à la propriété (43%), l’encadrement des loyers (38%), le développement des logements sociaux publics (30%), qui ne représentent, malgré les caricatures, que 6,5% du logement belge contre 34% aux Pays-Bas<sup class="modern-footnotes-footnote ">12</sup>. Rappelons que les frais liés au logement représentent au moins le tiers du budget des ménages<sup class="modern-footnotes-footnote ">13</sup>.</p>



<p><strong>L’emploi. </strong>Le Sénat vient de commander un rapport sur le sujet<sup class="modern-footnotes-footnote ">14</sup> en s’appuyant sur le descriptif suivant&nbsp;: « <em>Les données disponibles montrent que les taux d’emploi des chef·fes de familles monoparentales (70,4%) est largement inférieur aux taux d’emploi des couples avec enfants (83,8%). De plus, 50% des parents solos salariés occupent un emploi à temps partiel, avec des revenus limités. Dès lors, une part significative des &nbsp;chef·fes de familles monoparentales est en situation d’inactivité ou de sous-emploi, principalement en raison de contraintes spécifiques telles que l’absence de solutions de garde adaptées, des horaires de travail incompatibles avec les horaires scolaires, une mobilité limitée, une surcharge mentale ou encore une forte discrimination sur le marché de l’emploi.<sup class="modern-footnotes-footnote ">15</sup> »</em></p>


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<figure class="alignleft size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="200" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2025/11/jonathan-sanchez_unsplash-300x200.jpg" alt="" class="wp-image-40321" srcset="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2025/11/jonathan-sanchez_unsplash-300x200.jpg 300w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2025/11/jonathan-sanchez_unsplash-1024x683.jpg 1024w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2025/11/jonathan-sanchez_unsplash-768x512.jpg 768w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2025/11/jonathan-sanchez_unsplash-600x400.jpg 600w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2025/11/jonathan-sanchez_unsplash.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><div class="image-licence" style="text-align: right; margin-top: 5px; font-size: 0.8em; color: #666; font-style: italic;">Licence : photo par Jonathan Sanchez</div></figure>
</div>


<p>Pour rappel, ce sont les CPAS qui attribuent le RIS (revenu d’intégration sociale) aux personnes privées de ressources suffisantes. Ce sont eux donc qui seront les premiers concernés par la décision du gouvernement de limiter les indemnités de chômage à deux ans à partir du 1er janvier 2026. wallons et bruxellois ont présenté l’état de la situation. Pour eux, la principale préoccupation est que, depuis quelque 5 ans, <strong>un emploi n’est même plus la garantie de pouvoir vivre sans aide publique.</strong> 10% des travailleurs et travailleuses bénéficient désormais d’un complément de revenu de la part du CPAS. Si l’on part du revenu minimum garanti (RMMG), soit un salaire brut de 1954,99 euros, le travailleur ou la travailleuse qui vit avec son jeune enfant doit en déduire au moins 500 euros (frais de crèche, frais de transports vers la crèche/l’école et l’emploi…) pour viser un solde disponible de 1400 euros quand un·e bénéficiaire du RIS (revenu d’insertion sociale) de catégorie 3 (famille à charge) touche 1776 euros sans retenue fiscale ni frais de garde ou de transport<sup class="modern-footnotes-footnote ">16</sup>. C’est ce que l’on appelle le « piège à l’emploi&nbsp; » et il touche spécialement les chef·fes de familles monoparentales puisque ces personnes ont, par rapport à la période où ils et elles étaient éventuellement en couple, des revenus disponibles nettement inférieurs mais pas nécessairement moins de dépenses. Pour les CPAS, le parcours vers l’emploi n’est pas adapté à leur réalité. Pas seulement en raison des « pièges à l’emploi&nbsp; » mais également en raison des problèmes liés à la garde des enfants et de notions comme la « disponibilité au travail&nbsp; » (recherche active…) ou les « absences aux rendez-vous<em> </em> » avec l’Onem, le Forem, Actiris.</p>



<p>Une nouvelle fois, c’est du côté des dispositifs existants qu’il semble nécessaire de chercher des réponses, mais aussi de la demande, récurrente dans le monde associatif, d’attribuer les aides en fonction des revenus et non des statuts. D’autant qu’il existe désormais un outil<sup class="modern-footnotes-footnote ">17</sup> permettant aux CPAS de déterminer si les revenus sont suffisants pour vivre. C’est aussi aux marges de la politique de l’emploi qu’il faut travailler, selon les CPAS : gestion des places en crèches, accompagnement psychosocial de qualité en vue d’une insertion socioprofessionnelle durable à moyen et long terme pour les ayants droits engagés dans un trajet/parcours d’insertion socioprofessionnelle, en ce compris les parents solos…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Paroles de mamans solos</h2>



<p>Plusieurs institutions comme Vie féminine, la Mutualité chrétienne ou la Fédération des services sociaux ont instauré des groupes de parole : les témoignages cités ici en proviennent<sup class="modern-footnotes-footnote ">18</sup>.</p>



<p><em>« &nbsp;On n’a pas d’aide du gouvernement pour trouver un emploi. Oui, c’est évident, il y a un trou dans le CV et on manque d’expérience et de réseau quand on se met à chercher du boulot. C’est d’autant plus violent, à chaque fois, d’être renvoyée à notre situation de monoparentalité&nbsp; ».</em></p>



<p><em>« &nbsp;Mes enfants avaient 3, 2 et 1 ans quand le papa a décidé de partir, 2 mois après le confinement. C’était chaud. (…) Je n’avais pas de boulot depuis des années parce que les enfants sont rapprochés. (…) Dans notre vie ensemble, le père bossait à mort comme indépendant et moi j’étais coincée à la maison. Et lui donc coincé au boulot. Chacun était coincé. Et maintenant, c’est toujours la même chose. Ce serait difficile de switcher – pour moi de trouver un boulot – vu que j’ai la garde principale. C’est bizarre de se dire que la dynamique reste la même.&nbsp; »</em></p>



<p><em>« &nbsp;[Mon enfant me demande de rendre des comptes] Quand tu ne travailles pas, qu’est-ce que tu fais de tes journées ? Alors qu’en plus, je ne vois pas comment je pourrais travailler avec tous les suivis psy, logopèdes, etc. Et ça, les enfants ne le voient pas.&nbsp; »</em></p>



<p><em>« &nbsp;Beaucoup de personnes se questionnent sur le côté matériel&nbsp;: comment on s’en sort ? Ça a l’air suspect&#8230; ou les gens tournent autour du pot&nbsp;: comment tu paies ton essence, ta voiture ? ou “Les gens se disaient peut-être que je me prostituais. Chez nous (en Afrique), quand tu te débrouilles&#8230;” ou encore “Tous les centres de soins, les PMS, etc. doivent arrêter de nous marginaliser. Qu’on arrête de dire&nbsp;: on va attendre que monsieur soit là”.&nbsp; »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Statut <em>or not</em> statut ?</h2>



<p>Lors de leurs consultations de la société civile, les deux présidents de partis avaient notamment rencontré le Collectif des familles monoparentales (Co.Fa.Mon)<sup class="modern-footnotes-footnote ">19</sup>, association liégeoise soutenue au cours des dernières années par Action Vivre Ensemble<sup class="modern-footnotes-footnote ">20</sup>. Quelques semaines plus tôt, sa fondatrice et présidente, Marie-Claire Mvumbi, avait été invitée à présenter ses propositions au Parlement wallon<sup class="modern-footnotes-footnote ">21</sup> suite à une pétition<sup class="modern-footnotes-footnote ">22</sup> qui demandait un soutien régional aux familles monoparentales par plusieurs moyens : une adaptation des allocations familiales, une priorité dans les logements sociaux, un accompagnement à la réinsertion socio-professionnelle, un tarif préférentiel pour les transports publics, un avantage fiscal, l’individualisation et l’automatisation des droits<sup class="modern-footnotes-footnote ">23</sup>. En gros, ce qu’on pourrait appeler la création d’un statut de famille monoparentale.</p>



<p>À l’époque, la nouvelle majorité s’était dit convaincue de la nécessité d’un tel dispositif. Tellement que Les Engagés ont, fait rarissime, coopté Marie-Claire Mvumbi comme sénatrice. Pourtant, à l’échelon francophone/wallon, la cause a reculé même si la nouvelle sénatrice a, pour sa part, lancé un colloque<sup class="modern-footnotes-footnote ">24</sup> et le rapport susmentionné au sein de son institution.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La limitation du chômage, un nouveau coup dur</h2>



<p>Non seulement, les choses n’ont pas évolué comme l’espéraient les partisan·es d’un statut mais, entre-temps, le gouvernement Arizona a transformé en réalité une de ses obsessions : <strong>la limitation dans le temps des allocations de chômage qui, plutôt que de <em>« réduire la précarité des familles monoparentales  »</em> comme promis<sup class="modern-footnotes-footnote ">25</sup>, s’apprête à plonger dans celle-ci nombre de personnes qui parviennent jusqu’ici à ne pas sombrer !</strong></p>



<p>À quelques semaines de l’entrée en vigueur de cette mesure-totem pour la droite conservatrice, la Ligue des familles a effectivement publié un sondage<sup class="modern-footnotes-footnote ">26</sup> sur cette réforme auprès de parents belges. Si 63% des personnes interrogées sont favorables à l’esprit d’une limitation dans le temps des allocations de chômage <em>« présentée de manière théorique  »</em>, la plupart des répondant·es considèrent que la règle doit être assouplie dans certains cas (familles monoparentales, enfants atteints de handicap, parents travaillant à horaires atypiques…). Ainsi, 59% des personnes interrogées estiment qu’une maman solo doit conserver ses allocations de chômage le temps de trouver un emploi adapté à sa situation familiale. Un avis partagé dans tout le pays : 56% en Flandre, 61% en Wallonie, 71% à Bruxelles.</p>



<p>La réponse du MR laisse peu de place à l’optimisme : <em>« Nous ne considérons pas qu’être maman solo est un motif suffisant pour être au chômage toute sa vie<sup class="modern-footnotes-footnote ">27</sup> »</em> (David Clarinval, ministre de l’Emploi) ; <em>« Parmi mes collaboratrices au MR, certaines sont des mères célibataires et cela ne les empêche de travailler. D&rsquo;accord, être mère célibataire, c&rsquo;est très compliqué jusqu&rsquo;à l&rsquo;âge de l&rsquo;entrée à l&rsquo;école, mais après ? Cela demande de l&rsquo;organisation, mais c&rsquo;est possible<sup class="modern-footnotes-footnote ">28</sup> »</em> (Georges-Louis Bouchez, président du MR, qui vient de nommer sa compagne à la tête de…l’ONE). Les Engagés ont réagi à ces saillies<sup class="modern-footnotes-footnote ">29</sup>, notamment en obtenant un refinancement des CPAS (300 millions, très en-dessous de ce qui est nécessaire)<sup class="modern-footnotes-footnote ">30</sup>, qui seront débordés par les dossiers des personnes exclues du chômage.</p>



<p>Mais, de ‘statut’ pour les familles monoparentales, il n’est plus question. Le ministre wallon des Solidarités, Yves Coppieters (Les Engagés), affirmait en décembre 2024 que <em>« créer un statut spécifique pour les familles monoparentales répond à de nombreux besoins en termes de reconnaissance, de soutien et d’égalité des chances via plusieurs leviers : logement, allocations familiales, renforcement du Service des créances alimentaires (SECAL), emploi, tarif réduit pour les transports en commun. »</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">31</sup>. Mais, en juillet 2025, il précisait : <em>« Si la reconnaissance juridique des familles monoparentales constitue un défi social majeur, la création d’un statut présente de sérieuses limites juridiques et opérationnelles.Plutôt que la création d’un statut spécifique, il est envisagé de simplifier et d’harmoniser progressivement les critères de reconnaissance au sein des dispositifs existants, dans le cadre de la future stratégie de soutien aux familles monoparentales 2025-2029  ».</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">32</sup></p>



<p>À l’analyse, il apparaît objectivement que ce n’est pas le résultat d’un durcissement de la ligne du gouvernement wallon-francophone ni des relations entre les deux partenaires de la majorité, mais le résultat d’une étude de terrain, révélant que la mise en œuvre d’un tel statut s’avère plus complexe que prévu pour des raisons techniques. Une analyse juridique a été commandée par le cabinet, qui a conclu à une triple difficulté pour la Région wallonne et la Fédération Wallonie-Bruxelles&nbsp;: la diversité des définitions des familles monoparentales, la variété des niveaux de pouvoir qui seraient concernés (notamment sur le plan fiscal) et l’alourdissement des procédures administratives qui iraient à l’encontre du but recherché.</p>



<p>Il faut aussi préciser – c’est sans doute le plus important – que si les partis politiques avaient inscrit ce statut dans leur programme, il s’agit plus d’une formule symbolique que réellement pratique, à savoir <em>« définir avec précision, de manière univoque et au goût du jour la notion de famille monoparentale en incluant toutes les situations possibles. Ensuite, mettre en place des aides spécifiques qui répondent aux différentes situations, sans faire entrave aux autres droits relatifs à la situation économique individuelle du parent<sup class="modern-footnotes-footnote ">33</sup> »</em> (Couples et familles<sup class="modern-footnotes-footnote ">34</sup>) <em>« Un statut officiel permettrait de systématiser ces aides, d’en rationaliser certaines et d’en appliquer de nouvelles  »</em> mais l’urgence est <em>« de plaider pour une politique du lien social et une réforme administrative de la norme familiale, que les besoins de tous soient pris en compte. »</em></p>



<p>Marie-Claire Mvumbi estime toutefois cette réponse insuffisante&nbsp;: <em>«  Qu’on appelle cela statut ou autrement, peu importe, mais ce qui est nécessaire, c’est de disposer d’un système de protection juridique qui ne puisse être détricoté facilement. C’est en ce sens que je parle de statut. Travailler sur les politiques existantes, c’est ce que l’on a fait jusqu’ici et on constate que c’est inefficace. Je sais que la Wallonie ou la Communauté française n’ont pas les leviers nécessaires, aussi notre revendication était-elle d’abord adressée au fédéral mais, là encore, pas une mesure sur le sujet dans la déclaration de l’Arizona »</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">35</sup>.</p>



<p>L’économiste Philippe Defeyt, ancien président du CPAS de Namur, estime pourtant la piste du statut <em>« peu féconde  »</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">36</sup> et qu’il vaut mieux se concentrer sur l’amélioration des politiques existantes. Pour lui, au-delà du fait qu’il existe déjà des aides spécifiques, il n’est pas besoin d’un statut pour répondre à trois défis prioritaires : 1. Adapter les paramètres « revenus  » d’une série de dispositifs sociaux afin d’attribuer les aides en fonction des revenus et non des statuts ; 2. Améliorer les services publics et les rendre plus accessibles ; 3. Adapter les législations sociales (par exemple, la suppression du statut de cohabitant). Ce dernier point (suppression du statut de cohabitant) est également, aux yeux de la Ligue des familles<sup class="modern-footnotes-footnote ">37</sup>, une des réponses.</p>



<p>En résumé, les majorités francophones affirment ne pas avoir, loin de là, abandonné l’idée d’une amélioration des conditions de vie des familles monoparentales mais disent s’inscrire dans un principe de réalité qui vise à prendre cette réalité en considération dans tous les aspects des politiques existantes (réduction de la taxe de mise en circulation, réduction de la cotisation spéciale de Sécurité sociale&#8230;). Le statut de famille monoparentale n’est donc plus à l’ordre du jour&nbsp;: s’il constituait un objectif en soi, on pourrait s’en indigner ; si, toutefois, les responsables politiques lui donnent chair, comme ils et elles l’affirment, par des mesures concrètes, il ne s’agira pas que d’un pis-aller. L’avenir le dira.</p>



<p></p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.rtbf.be/article/gouvernements-wallon-et-de-la-federation-wallonie-bruxelles-mr-et-engages-annoncent-avoir-trouve-un-accord-suivez-la-conference-de-presse-a-16h-11403215">rtbf.be</a></div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.fdss.be/wp-content/uploads/2024_CRAC_PUB_rapport-cafm_176x250_V07.pdf">fdss.be</a></div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://statbel.fgov.be/fr/themes/population/structure-de-la-population/menages#figures">statbel.fgov.be</a></div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://ibsa.brussels/sites/default/files/publication/documents/Focus-74_FRv2.pdf">ibsa.brussels</a></div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://liguedesfamilles.be/storage/26328/2023-05-05-Familles-monoparentales-et-politiques-publiques.pdf">liguedesfamilles.be</a></div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Sources Statbel, IBSA et IWEPS citées.</div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.iweps.be/wp-content/uploads/2024/10/RS14_comp.pdf">iweps.be</a></div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les “pièges à l’emploi” renvoient au cas où un individu, en particulier un bénéficiaire de prestations sociales, n&rsquo;a aucun avantage financier ou très peu à accepter un emploi.</div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Statistiques : Belgique <a href="https://statbel.fgov.be/fr/themes/menages/pauvrete-et-conditions-de-vie/risque-de-pauvrete-ou-dexclusion-sociale">statbel.fgov.be</a> ; Wallonie <a href="https://www.iweps.be/indicateur-statistique/taux-de-risque-de-pauvrete-selon-type-de-menage/">iweps.be</a> ; Bruxelles <a href="https://ibsa.brussels/sites/default/files/publication/documents/Focus-74_FRv2.pdf">ibsa.brussels</a>.</div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Nous nous référons ici au rapport de la Ligue des familles, Familles monoparentales et logement : des problèmes à tous les étages, février 2022. Disponible sur <a href="https://liguedesfamilles.be/storage/18799/220216-etude-le-logement-des-familles-monoparentales.pdf">liguedesfamilles.be</a></div><div>11&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;GUIO, Anne-Catherine et VAN LANCKER, Wim, La déprivation des enfants en Belgique et dans ses régions: que disent les nouvelles données ?, Fondation Roi Baudouin, octobre 2023. Disponible sur <a href="https://media.kbs-frb.be/fr/media/11074/FR_D%C3%A9privation%20des%20enfants%20en%20Belgique_Brochure">media.kbs-frb.be</a> </div><div>12&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://luttepauvrete.be/des-faits-et-des-chiffres/des-faits-et-des-chiffres-logements-sociaux/">luttepauvrete.be</a></div><div>13&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://statbel.fgov.be/fr/nouvelles/nouveaux-resultats-de-lenquete-sur-le-budget-des-menages-en-belgique">statbel.fgov.be</a></div><div>14&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;On n’en connaîtra pas les résultats avant fin 2025-début 2026.</div><div>15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</div><div>16&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir https://primabook.mi-is.be/fr/droit-lintegration-sociale/montants-ris</div><div>17&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.mi-is.be/fr/themes/aide-sociale/redi">mi-is.be</a></div><div>18&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://medor.coop/magazines/medor-n38-printemps-2025/tenir-face-a-la-justice-violences-saj-divorce-justice-sap/">medor.coop</a> ; <a href="https://www.fdss.be/wp-content/uploads/2024_CRAC_PUB_rapport-cafm_176x250_V07.pdf">fdss.be</a></div><div>19&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.facebook.com/COFAMON.asbl?locale=fr_FR">facebook.com/COFAMON.asbl</a></div><div>20&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/11/jt194ave.pdf">vivre-ensemble.be</a></div><div>21&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.facebook.com/photo/?fbid=877456984412723&amp;set=pcb.877471164411305">facebook.com</a></div><div>22&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.parlement-wallonie.be/pwpages?p=petition-detail&amp;id=343">parlement-wallonie.be</a></div><div>23&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Co.Fa.Mon, publication Facebook du 8 février 2024, voir <a href="https://www.facebook.com/photo/?fbid=784318127059943&amp;set=a.552493563575735">facebook.com</a></div><div>24&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.senate.be/www/?MIval=/index_senate&amp;MENUID=57000&amp;LANG=fr&amp;PAGE=/web/fr/article/1309/raw">senate.be</a></div><div>25&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.lesengages.be/propositions/reduisons-la-precarite-des-familles-monoparentales/">lesengages.be</a></div><div>26&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://liguedesfamilles.be/storage/39587/20250707-Sondage-familles---re%CC%81forme-du-cho%CC%82mage-(1).pdf">liguedesfamilles.be</a> ,  <a href="https://auvio.rtbf.be/media/l-invite-de-matin-premiere-merlin-gevers-charge-de-projet-a-la-ligue-des-familles-3359982">auvio.rtbf.be</a></div><div>27&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.lesoir.be/686888/article/2025-07-09/reforme-du-chomage-clarinval-espere-un-accord-global-dici-la-semaine-prochaine">lesoir.be</a></div><div>28&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.lalibre.be/belgique/politique-belge/2025/07/12/georges-louis-bouchez-la-belgique-a-besoin-dune-margaret-thatcher-plutot-que-de-comiques-qui-promettent-de-largent-magique-3JUWGZCFQBDSHLRNFLYSS5K2EI/">lalibre.be</a></div><div>29&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.lalibre.be/belgique/politique-belge/2025/07/12/forte-reaction-des-engages-suite-aux-propos-de-georges-louis-bouchez-dans-la-libre-des-attaques-caricaturales-contre-la-securite-sociale-2XKRRHFLCRBZ7DGDKG3AORSVQY">lalibre.be</a></div><div>30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.rtbf.be/article/la-reforme-des-allocations-de-chomage-entrera-en-vigueur-le-1er-janvier-115775984">rtbf.be</a></div><div>31&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.parlement-wallonie.be/pwpages?p=interp-questions-voir&amp;type=28&amp;iddoc=130697">parlement-wallonie.be</a></div><div>32&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://archive.pfwb.be/1000000020dd004">archive.pfwb.be</a></div><div>33&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.couplesfamilles.be/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=669%3Avers-un-statut-de-famille-monoparentale&amp;catid=6&amp;Itemid=108&amp;fbclid=IwY2xjawJbVIpleHRuA2FlbQIxMAABHQMSrMDxSwCEH83p2_fUter8rPhTa5yYhsAd9DwbvCyO99aTTTxNkkQ4iQ_aem_sppSvvk_caxrF02dBlL07g">couplesfamilles.be</a></div><div>34&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Association d’éducation anciennement liée à l’ex-Jeunesse ouvrière chrétienne.</div><div>35&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Entretien avec l’auteur, 23 juillet 2025.</div><div>36&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.lecho.be/opinions/general/opinion-un-statut-pour-les-familles-monoparentales/10608340.html">lecho.be</a></div><div>37&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://liguedesfamilles.be/storage/26328/2023-05-05-Familles-monoparentales-et-politiques-publiques.pdf">liguedesfamilles.be</a></div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Projection « L’été de Jahia »</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/events/event/projection-lete-de-jahia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 10:07:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne d’Avent]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
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					<description><![CDATA[Une séance de cinéma suivie d’une rencontre en présence du réalisateur.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Tourné dans un Centre de la Croix-Rouge de la région de Liège, en partie avec des actrices non-professionnelles, <em>L’Eté de Jahia</em> aborde les questions des jeunes et de la précarité, notre thématique de campagne d&rsquo;Avent 2025, mais aussi celles de la migration, de la santé mentale, des liens familiaux, … Le tout avec beaucoup de délicatesse.</p>
<p><strong>Synopsis :</strong> <em>À 15 ans, Jahia a fui le Sahel en guerre en compagnie de sa mère. Tendue et déterminée, elle gère leur quotidien avec le sérieux d’un adulte. De son côté, Mila a quitté la Biélorussie, avec sa famille. Curieuse, insatiable, elle vit chaque jour comme une échappée belle. Cet été-là, par-delà les différences, leurs solitudes se croisent. Entre elles naît une amitié rare, intense, comme une évidence dans un monde incertain. Mais le jour où Mila reçoit une obligation de quitter le territoire, ce qui semblait inébranlable menace soudain de voler en éclats.</em></p>
<p>Bande-annonce <a href="https://www.youtube.com/watch?v=0l5w-CfzegE" target="_blank" rel="noopener">sur YouTube</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Ciné-rencontre « L’été de Jahia »</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/events/event/cine-rencontre-lete-de-jahia-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 15:28:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne d’Avent]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=event&#038;p=40269</guid>

					<description><![CDATA[Une séance de cinéma conviviale et suivie d’une rencontre en présence du réalisateur.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Tourné dans un Centre de la Croix-Rouge de la région de Liège, en partie avec des actrices non-professionnelles, <em>L’Eté de Jahia</em> aborde les questions des jeunes et de la précarité (notre thématique de campagne 2025), mais aussi celles de la migration, de la santé mentale, des liens familiaux, &#8230; Le tout avec beaucoup de délicatesse.</p>
<p>La projection sera encadrée par Action Vivre Ensemble et suivie d’une rencontre avec le réalisateur.</p>
<p>Entrée gratuite</p>
<p>Infos : 0466 063 475 &#8211; <a href="mailto:h.moud@livingtogether-asbl.com">h.moud@livingtogether-asbl.com</a></p>
<p>Synopsis : <em>À 15 ans, Jahia a fui le Sahel en guerre en compagnie de sa mère. Tendue et déterminée, elle gère leur quotidien avec le sérieux d’un adulte. De son côté, Mila a quitté la Biélorussie, avec sa famille. Curieuse, insatiable, elle vit chaque jour comme une échappée belle. Cet été-là, par-delà les différences, leurs solitudes se croisent. Entre elles naît une amitié rare, intense, comme une évidence dans un monde incertain. Mais le jour où Mila reçoit une obligation de quitter le territoire, ce qui semblait inébranlable menace soudain de voler en éclats.</em></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=0l5w-CfzegE" target="_blank" rel="noopener">Bande-annonce</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Une organisation d’Action Vivre Ensemble, le Plan de Cohésion Sociale de Vielsalm, la COLUXAM, le CRILux, Fedasil Bovigny, Living Together et La Trève.</em></strong></p>
<p><strong><em>En collaboration avec la Bibliothèque publique de Vielsalm.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Ciné-rencontre « L’été de Jahia »</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/events/event/cine-rencontre-lete-de-jahia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 15:24:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campagne d’Avent]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=event&#038;p=40268</guid>

					<description><![CDATA[Une séance de cinéma suivie d’une rencontre en présence du réalisateur.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tourné dans un Centre de la Croix-Rouge de la région de Liège, en partie avec des actrices non-professionnelles, <em>L’Eté de Jahia</em> aborde les questions des jeunes et de la précarité (notre thématique de campagne 2025), mais aussi celles de la migration, de la santé mentale, des liens familiaux, &#8230; Le tout avec beaucoup de délicatesse.</p>
<p>La projection sera encadrée par Action Vivre Ensemble et suivie d’une rencontre avec le réalisateur.</p>
<p>Tarif : 8€ | Art 27 : 1,25 €</p>
<p>Infos : 084 46 63 17 &#8211; <a href="mailto:info@plazahotton.be">info@plazahotton.be</a></p>
<p>Synopsis : <em>À 15 ans, Jahia a fui le Sahel en guerre en compagnie de sa mère. Tendue et déterminée, elle gère leur quotidien avec le sérieux d’un adulte. De son côté, Mila a quitté la Biélorussie, avec sa famille. Curieuse, insatiable, elle vit chaque jour comme une échappée belle. Cet été-là, par-delà les différences, leurs solitudes se croisent. Entre elles naît une amitié rare, intense, comme une évidence dans un monde incertain. Mais le jour où Mila reçoit une obligation de quitter le territoire, ce qui semblait inébranlable menace soudain de voler en éclats.</em></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=0l5w-CfzegE" target="_blank" rel="noopener">Bande-annonce</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Une organisation d’Action Vivre Ensemble, le CINL, la COLUXAM, le CRILux, la Croix Rouge</em></strong><strong>, <em>le Miroir Vagabond et</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>l’Unité pastorale Rendeux-Saint Thibault</em></strong></p>
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