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	<title>Seniors &#8211; Action Vivre Ensemble</title>
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	<description>Soutenir les associations, sensibiliser et agir</description>
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	<title>Seniors &#8211; Action Vivre Ensemble</title>
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		<title>Bien vieillir. Le privilège d’une minorité ?</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/analyse2025-02/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[romain stagiaire 2025]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 May 2025 15:38:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Nous vieillissons, c’est un fait universel. Plus précisément, nous vivons de plus en plus vieux (avec un différentiel de 4 ans à l’avantage des femmes)]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p class="titre-trois">Nous vieillissons, c’est un fait universel. Plus précisément, nous vivons de plus en plus vieux (avec un différentiel de 4 ans à l’avantage des femmes)et nous sommes plus longtemps en bonne santé qu’auparavant.&nbsp; Pourtant, si la vieillesse est un état ou un stade que nous serons une grande majorité à connaitre, la société n’est ni adaptée, ni toujours tendre avec ses ainé·es, particulièrement avec les plus précarisé·es d’entre nous. Le vieillissement de la population représente un réel défi actuel et nécessite la mise en place de nouvelles politiques.&nbsp;</p>



<p>En Europe, les personnes de plus de 65 ans représentent plus de 20% de la population, et ce taux continue d’augmenter <sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup><sup>.</sup> En Belgique en 2023, l’espérance de vie moyenne était de 82 ans, soit 13 ans de plus qu’en 1960. <sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup> Cette étape de vie, souvent surnommée de manière assez réductrice de  ‘troisième âge’ n’en constitue pas moins une force vive de notre société puisqu’en Belgique, un volontaire sur trois est âgé de plus de 60 ans…  <sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup></p>



<h2 class="wp-block-heading">Des discriminations liées à l’âge, mais pas uniquement</h2>



<p>Le terme d’âgisme désigne les discriminations basées sur l’âge, aussi bien en raison d’un âge jugé trop jeune, que trop vieux <sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup>. L’âgisme peut prendre différentes formes telles que l’infantilisation, des préjugés, l’exclusion, etc. D’autres facteurs, comme être une femme ou une personne racisée par exemple, peuvent renforcer ces préjugés liés à l’âge. Les personnes qui cumulent plusieurs discriminations connaissent ainsi des difficultés supplémentaires. C’est le concept <strong>d’intersectionnalité</strong> : « <em>les différentes formes de discrimination ne sont pas des phénomènes isolés, mais se combinent et se renforcent lorsqu’elles concernent une même personne</em> <sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup> ».</p>



<p>Parmi les facteurs qui renforcent les discriminations liées à l’âge se <strong>trouve le statut socio-économique</strong>  <sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup>. C’est à ce facteur qu’a décidé de s’intéresser une équipe de chercheurs et chercheuses de l’Université Catholique de Louvain (Saint-Louis Bruxelles), de l’Université de Liège et de l’Université de Strasbourg.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« <em>Nous étudions les liens entre la richesse et la dépendance durant le vieillissement</em> », explique Laure Heymans <sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup>, doctorante sur le projet. « <em>Il existe de nombreuses études sur les liens entre la richesse et la mortalité, mais peu qui étudient le lien entre la situation de dépendance due à la vieillesse et la richesse</em> ». L’hypothèse est de dire que <strong>lorsqu’une personne vieillit, elle a davantage besoin d’aide dans son quotidien si elle est pauvre que si elle est riche</strong>. « <em>Ce qu’on essaye de faire ici c’est de montrer que ces deux facteurs ne sont pas juste corrélés, c’est-à-dire qu’ils sont liés, </em><strong><em>mais surtout qu’il y a un lien de causalité entre les deux, c’est-à-dire que l’un</em> </strong><em>(le statut socio-économique) peut causer l’autre (la dépendance)</em> ».</p>



<p>Autrement dit, que le fait d’être pauvre entraine une plus grande perte d’autonomie en vieillissant.</p>



<p></p>
</blockquote>



<p>Les chercheurs·euses ont utilisé plusieurs importantes bases de données reprenant des informations sur les populations européennes et nord-américaines de 50 ans et plus. Ces bases de données reprennent des informations liées notamment aux caractéristiques socio-économiques et à la santé des individus, ainsi que d’autres informations comme les aides informelles reçues, les attentes des répondants, les transferts financiers,&#8230; C’est ce qui leur a permis d’établir le lien de causalité entre les deux facteurs.</p>



<p>«&nbsp;<em>Dans notre étude, nous avons défini la </em><strong><em>dépendance</em></strong><em> sur base de </em><strong><em>l’aptitude à réaliser six activités différentes</em></strong><em>&nbsp;: est-ce qu’une personne sait s’habiller seule, traverser une pièce, aller à la toilette, se laver, manger et sortir du lit. Si la personne a besoin d’aide pour minimum deux des six activités, on la considère dans notre étude comme ‘dépendante’. En mettant en relation ces données de dépendance et celles sur le statut socio-économique tout en contrôlant pour toute une série de facteurs (la présence d’enfants, le fait d’être en couple, d’avoir des maladies chroniques, etc.), on a pu constater que </em><strong><em>plus on est pauvre, plus le nombre d’activités qu’on ne sait pas réaliser seul en vieillissant est grand</em></strong>.&nbsp;»</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>«&nbsp;Au-delà du constat moral de dire qu’il faut aider les gens qui sont dépendants et leur offrir des services accessibles, il y a aussi un constat économique&nbsp;: la population est en train de vieillir et la société doit s’y préparer&nbsp;».&nbsp;&nbsp;</p>
</blockquote>



<p></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La nécessité d’adapter la société</h2>



<p>La population vieillit et le marché du travail change. D’une part, nous <strong>sommes plus nombreux·ses à être actifs·ves sur le marché du travail</strong>. Alors qu’au milieu des années 90, en Belgique, seules 50% des femmes travaillaient <strong><sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup></strong>, ce chiffre est passé à 68% en 2021 (contre 75% pour les hommes  <sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup>). Les femmes continuent de représenter une part importante de l’aide informelle apportée aux personnes âgées dépendantes. Le fait qu’elles soient plus nombreuses à avoir un travail rémunéré leur laisse <em>de facto</em> moins de temps pour s’occuper de leurs proches. D’autre part, <strong>l’âge de la retraite continue de reculer</strong>, faisant travailler de plus en plus tard celles et ceux qui pourraient avoir besoin d’aider leurs parents plus régulièrement <sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup> . Enfin, la <strong>baisse de la natalité</strong> signifie qu’il y aura de moins en moins d’enfants pour jouer le rôle d’aidant informel.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>«&nbsp;Ces changements dans le marché du travail, le fait que les femmes y soient davantage présentes, ça a un impact sur l’offre d’aide informelle. <strong>L’Etat va devoir s’adapter </strong>car il va falloir <strong>proposer une aide à ces personnes vieillissantes</strong>. Ca va sans doute peser sur la sécurité sociale mais aussi sur l’organisation de la société de manière plus globale. Il faut que l’Etat anticipe et <strong>mette en place des services efficaces</strong>, pour éviter que dans quelques années on se retrouve avec des maisons de repos saturées.&nbsp;Cela doit aussi passer par une revalorisation des métiers du soin ».&nbsp;</p>
</blockquote>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column fond-bleu is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:100%">
<h3 class="wp-block-heading">On parle d’<em>aide informelle</em> pour qualifier l’aide qui :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>est apportée par un·e proche </li>



<li>est le plus souvent gratuite </li>



<li>et sans que la personne aidante n’ait de qualification pour </li>
</ul>



<p><br>Plus de 12% des Belges de plus de 15 ans apporte une aide régulière à un·e proche et ce chiffre sera probablement amené à augmenter dans les années à venir.Depuis 2014, la Belgique s’est dotée d’un statut officiel reconnaissant les aidants proches et leur donnant droit, sous certaines conditions, à certains congés, aides financières ou aides administratives.<sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup></p>
</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">L’Arizona tente de s’adapter mais risque de creuser les inégalités</h2>



<p>Différentes mesures politiques sont donc à prendre pour assurer à chacun et chacune une vieillesse aussi paisible et plaisante que possible. Pourtant, les mesures annoncées et/ou prises par le gouvernement Arizona ne semblent pas aller dans ce sens-là, ou du moins, pas pour tout le monde. Avec le nouveau régime de pensions, les personnes ayant travaillé à temps partiel sont pénalisées. Or, en 2023, <strong>plus de 40% des femmes salariées travaillent à temps partiel</strong>. Ce n’est pourtant pas souvent un choix mais plutôt un besoin, pour <strong>remédier au manque de services publics proposés par l’Etat.</strong> En effet, la Ligue des Familles estime par exemple que les places disponibles en crèche ne couvrent que 37% des besoins en places. Dès lors, les femmes « <em>qui comblent les trous laissés (ou créés) dans les services fournis par l’État, ne peuvent, en conséquence, atteindre ce qu’exige l’accord sur les pensions  <sup class="modern-footnotes-footnote ">12</sup> </em>». Actuellement, les femmes touchent en moyenne <strong>une pension 26% plus petite que celle des hommes</strong>, et cela risque donc de se renforcer. Et avec cette pauvreté vient donc une plus grande dépendance aux soins. </p>



<p>De plus, <strong>la fin de l’allocation de survie</strong>, qui apportait un soutien financier aux veufs et veuves, risque de plonger de nombreuses personnes dans la pauvreté. Cette mesure impactera principalement les femmes, puisqu’aujourd’hui<strong>, elles représentent 91% des bénéficiaires de cette allocation</strong> <sup class="modern-footnotes-footnote ">13</sup> .</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’autres solutions à envisager</h2>



<p>Adapter la société à son vieillissement passe par l’adoption d’une série de mesures. Celles-ci doivent porter une attention particulière à ne pas renforcer la dépendance des personnes plus pauvres et à ne pas creuser les inégalités de genre.&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Améliorer l’accès aux soins et renforcer la sécurité sociale</strong> <sup class="modern-footnotes-footnote ">14</sup>. On ne devrait pas, quel que soit l’âge, avoir à se poser la question de l’argent lorsqu’il s’agit de notre santé.</li>



<li><strong>Soutenir les aidant·es informel·les</strong>, par des politiques qui leur sont favorables et qui leur permettent d’apporter le soutien nécessaire à leurs proches.</li>



<li><strong>Revaloriser les métiers du soin</strong>. Si durant la période du Covid, il semblait y avoir une prise de conscience collective de l’importance des métiers du soin, irremplaçables et nécessaires, le temps où l’on applaudissait les soignant·es depuis nos balcons est déjà bien révolu.&nbsp;</li>



<li>Une idée complémentaire serait <strong>d’aménager les fins de carrières pour les métiers pénibles</strong>. En effet, ces métiers sont plus à même de générer des problèmes de dépendance durant le vieillissement. Reconnaitre la pénibilité du travail et permettre une fin de carrière aménagée pourrait ainsi permettre de réduire partiellement certaines inégalités liées à la vieillesse.&nbsp;</li>



<li>Enfin, des structures proposent d’autres solutions pour tenter de répondre aux à certains défis liés à la vieillesse. C’est le cas notamment des <strong>colocations intergénérationnelles, </strong>comme l’association <em>1 Toit 2 Âges</em> <sup class="modern-footnotes-footnote ">15</sup> , qui propose à des seniors d’accueillir chez eux un·e jeune en échange d’un loyer abordable et de quelques services à rendre. </li>
</ul>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Statistic Explained: structure et vieillissement de la population, Eurostat, février 2025. Disponible sur <a href="https://ec.europa.eu/eurostat/">ec.europa.eu/eurostat</a>  </div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Tables de mortalité et espérance de vie, Statbel, juillet 2024. Disponible sur <a href="https://statbel.fgov.be/fr/">statbel.fgov.be</a> </div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le volontariat des seniors : le secret d’une vie plus longue, RTBF, juillet 2024. Disponible sur <a href="https://www.rtbf.be/article">rtbf.be/article</a> </div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Discrimination fondée sur l’âge, UNIA. Disponible sur <a href="https://www.unia.be/fr/discrimination-%C3%A2ge">unia.be/fr/discrimination-%C3%A2ge</a> </div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L’intersectionnalité, c’est quoi ?, Amnesty International, Disponible sur <a href="https://www.amnesty.fr">amnesty.fr</a> </div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le statut socio-économique est un indicateur de la position d’une personne dans la société, lié à son niveau d’éducation, ses revenus, etc. </div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Rencontre à l’Université Catholique de Louvain, Saint-Louis Bruxelles, le 17 avril 2025.</div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </strong>Entendons par là qu’elles sont pourvues d’un emploi rémunéré et que leur travail est économiquement valorisé. Les 50 autre pourcent étaient plus que probablement chargée d’un travail domestique, invisibilisé et non-rémunéré<strong>. </div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Evolution des femmes sur le marché du travail, Statbel, avril 2024, <a href="https://statbel.fgov.be/fr/">statbel.fgov.be</a> Précisons que ces chiffres prennent en compte le travail à temps partiel et les temps plein sans distinction.  </div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; FLAWINNE, X. et PERELMAN, S., L’aide informelle : quelles conséquences pour l’emploi de l’aidant ?  dans La vie après 50 ans, 2021. Disponible sur <a href="https://e-publish.uliege.be">e-publish.uliege.be</a> </div><div>11&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; BRAEKMAN, E., CHARAFEDDINE, R. et DRIESKENS, S., Aide informelle. Enquête de santé 2018, 2019. Disponible sur <a href="https://www.sciensano.be/">sciensano.be</a> et&nbsp;Aidants-proches : mieux les connaître pour mieux les soutenir, ULB, février 2025. Disponible sur <a href="https://actus.ulb.be/fr/actus/recherche">actus.ulb.be/fr/actus/recherche</a> </div><div>12&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;   Carta Academica – Gouvernement Arizona : anti-social et anti-femmes ?, mars 2025. Disponible sur <a href="https://www.lesoir.be/661814/article/2025-03-15/carta-academica-gouvernement-arizona-anti-social-et-anti-femmes">lesoir.be/661814/article/2025-03-15/carta-academica-gouvernement-arizona-anti-social-et-anti-femmes</a>  </div><div>13&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; Pension de survie en 2026 : un accès restreint, quel impact pour les veuves/veufs ?, La Ligue des Familles, avril 2025. Disponible sur <a href="https://liguedesfamilles.be/article/pension-de-survie-en-2026">liguedesfamilles.be/article/pension-de-survie-en-2026</a> &nbsp;</div><div>14&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; SCHOENMAECKERS, J., Vivre plus longtemps mais moins bien ? Les inégalités qui pèsent sur le grand âge, The Conversation, avril 2025. Disponible sur <a href="https://theconversation.com/">theconversation.com</a> </div><div>15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;   Voir <a href="https://www.1toit2ages.be/">1toit2ages.be</a></div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vivre vieux ou vivre mieux, faut-il choisir ?</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/vivre-vieux-ou-vivre-mieux-faut-il-choisir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[emanuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 13:51:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[L’espérance de vie augmente dans nos régions. Cette donnée justifie-t-ell l’adaptation du marché du travail et un recul de l’âge de départ à la retraite ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L’espérance de vie augmente dans nos régions, depuis des décennies. Pour certains, cette donnée justifie l’adaptation du marché du travail et notamment un recul de l’âge de départ à la retraite. Le calcul est-il si simple&nbsp;? Et que nous disent ces réflexions sur la manière dont la vieillesse est vue dans nos sociétés&nbsp;? C’est ce que nous tenterons de mieux cerner.</strong></p>



<p class="blockquote"><em>«&nbsp;[…] ce vieil homme, cette vieille femme, reconnaissons-nous en eux.<br>Il le faut si nous voulons assumer dans sa totalité notre condition humaine.&nbsp;»</em><br>Simone de Beauvoir, <em>La Vieillesse</em></p>



<p><em>«&nbsp;Si l’espérance de vie augmente, l’âge légal de la pension devra aussi augmenter&nbsp;»</em>, déclarait Bart De Wever en mai 2019. <em>«&nbsp;C’est la seule manière de conserver un système de pensions financièrement soutenable&nbsp;».</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup> <em>Une logique suivie par nombre d’observateurs et de responsables politiques. Irréfutable&nbsp;? Des analystes se sont employés à démontrer que le financement des pensions est avant tout affaire de choix politiques.</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup></p>



<p><em>Notre propos ne sera pas ici de reprendre cet argumentaire mais plutôt, d’une part, d’examiner de plus près l’évolution de l’espérance de vie, et d’autre part, de prendre un peu de recul par rapport à ce fameux</em><em> «&nbsp;âge légal de la pension&nbsp;», </em><em>qui correspond souvent à cette notion abstraite qu’est</em><em> «&nbsp;la vieillesse&nbsp;».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Espérance de vie&nbsp;: des données en croissance constante</h2>



<p>Selon Statbel (l’office belge de statistique), <em>«&nbsp;en 2019, l’espérance de vie à la naissance s’établissait en Belgique à 81,8 ans pour la population totale, 84,0 ans pour les femmes et 79,6 ans pour les hommes.</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup><em>&nbsp;»</em></p>



<p>Précision: la crise du Covid19 n’entrait pas encore en ligne de compte durant cette période&nbsp;; son impact influencera certainement les estimations concernant l’année 2020. Début juin 2020, le Bureau du plan prévoyait un recul de l’espérance de vie globale de 5 mois<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup>.</p>



<p>Reste qu’en 2019, par rapport à 2018, <em>«&nbsp;l’espérance de vie à la naissance a augmenté de 0,3 an pour l’ensemble de la population.&nbsp;»</em> Comme l’illustre le graphique ci-après, l’espérance de vie en Belgique suit une évolution positive depuis… un siècle et demi.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="658" height="352" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2020-10-Graphique-esperance-de-vie.png" alt="Graphique montrant l’évolution en croissance constante de l’espérance de vie des hommes et des femmes en Belgique depuis 1880 jusque 2020." class="wp-image-919" srcset="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2020-10-Graphique-esperance-de-vie.png 658w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2020-10-Graphique-esperance-de-vie-300x160.png 300w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2020-10-Graphique-esperance-de-vie-600x321.png 600w" sizes="(max-width: 658px) 100vw, 658px" /><figcaption class="wp-element-caption"><br>Evolution de l&rsquo;espérance de vie à la naissance en Belgique, selon le sexe, 1885-2019 [source&nbsp;: Statbel].</figcaption></figure>
</div>


<p>Le raisonnement courant – dont M. De Wever se faisait le relais – est donc simple&nbsp;: puisqu’on vit plus longtemps, il faut aussi mener une vie «&nbsp;active&nbsp;» (traduisez&nbsp;: travailler) plus longtemps. Dans le cas contraire, les pensions deviendraient impayables et ce modèle serait insoutenable à moyen terme.</p>



<p>Dans notre analyse, nous souhaitons introduire trois éléments de nuance à ce raisonnement, avant d’en venir à quelques réflexions relatives à la manière dont la vieillesse et, partant, nos aînés sont considérés dans notre société.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1. Il n’est pas garanti que l’espérance de vie continue d’augmenter.</h3>



<p>Nous venons de voir que l’espérance de vie est en augmentation dans nos régions. Toutefois, il n’est pas garanti que cette tendance se prolonge indéfiniment. Elle n’est d’ailleurs pas constante&nbsp;: en effet, plusieurs pays de l’OCDE ont déjà connu des périodes – limitées, certes – de recul.</p>



<p>Ainsi, en Belgique, les trois régions du pays ont enregistré un recul de l’espérance de vie à la naissance en 2015, en raison principalement d’une épidémie de grippe plus virulente que d’ordinaire.<sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup> La France a connu une inflexion la même année. Les États-Unis ont perdu trois mois d’espérance de vie entre 2014 et 2017 (dans ce cas, ce sont les décès dus aux overdoses par substances opiacées qui seraient entre autres en cause).<sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup></p>



<p>Nous approcherions-nous d’un palier, comme l’avance l’agronome Claude Aubert&nbsp;? Il tire cette impression du fait que l’espérance de vie continue d’augmenter, <em>«&nbsp;mais beaucoup moins vite qu’avant&nbsp;»</em>. En cause, selon lui, notre mode de vie, notamment la pollution et l’industrialisation de l’alimentation (et la malbouffe qui l’accompagne).<sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup></p>



<p>Ajoutons-y le poids des mesures d’austérité (dont les conséquences seraient catastrophiques <em>«&nbsp;sur presque tous les déterminants sociaux de santé&nbsp;»</em>, selon l’épidémiologiste britannique Michael Marmot)<sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup> ou encore les canicules (un facteur qui semble avoir pesé en France en 2015), et le recul de l’espérance de vie ne parait pas irréaliste, tout déplaisant qu’il soit.</p>



<h3 class="wp-block-heading">2. Il existe d’énormes disparités au sein de la population face à l’espérance de vie.</h3>



<p>En Belgique, les écarts entre régions et entre provinces se chiffrent parfois en années. Ainsi, en 2019, un habitant de Flandre pouvait-il espérer vivre, en moyenne, 2,4 ans de plus qu’un habitant de Wallonie. Un écart qui augmente encore si l’on considère la différence entre les provinces les mieux classées (Brabant flamand&nbsp;: 82,8 ans&nbsp;; Limbourg&nbsp;: 82,7 ans) et celles qui occupent les dernières positions (Namur&nbsp;: 79,8 ans&nbsp;; Hainaut&nbsp;: 79,3 ans).<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup></p>



<p>Davantage que la géographie, ce sont évidemment les paramètres socioéconomiques qui influent sur l’espérance de vie. Ainsi les analyses démontrent-elle que <em>«&nbsp;pour tous les âges et tant chez les femmes que chez les hommes, il existe des différences significatives de mortalité selon toutes les variables socioéconomiques considérées&nbsp;: l’éducation, le statut et type d’activité professionnelle et la qualité du logement.</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup> <em>»</em> Il est mondialement reconnu, quel que soit le pays où l’on vit, que les personnes les plus nanties ont globalement une espérance de vie supérieure&nbsp;: <em>«&nbsp;Partout dans le monde, plus on est pauvre, moins on est en bonne santé.</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup><em>&nbsp;»</em> C’est ce que l’on nomme le gradient social. Ainsi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) observe que <em>«&nbsp;à l’intérieur des pays, les données montrent qu’en général, plus un individu occupe une position socio-économique défavorable, plus il est en mauvaise santé&nbsp;: ce gradient social concerne toute l’échelle socio-économique, de haut en bas. […] Le gradient social signifie que les inégalités sanitaires touchent tout un chacun.&nbsp;»</em></p>



<p>Il faut en effet tenir compte des «&nbsp;déterminants sociaux de la santé&nbsp;», c’est-à-dire <em>«&nbsp;les circonstances dans lesquelles les individus naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent ainsi que les systèmes mis en place pour faire face à la maladie, ces circonstances étant déterminées par plusieurs forces&nbsp;: l’économie, les politiques sociales et la politique.&nbsp;»</em> Ces déterminants sociaux pèsent donc sur la santé, et par conséquent, sur l’espérance de vie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2020-10-BD.jpg" alt="Dessin d’un homme disant à son père âgé de se mettre au boulot, « le travail c’est la santé ». Le père, dans son fauteuil pense que « ne rien faire c’est la conserver »." class="wp-image-920" width="470" height="479" srcset="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2020-10-BD.jpg 940w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2020-10-BD-295x300.jpg 295w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2020-10-BD-768x782.jpg 768w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2020-10-BD-600x611.jpg 600w" sizes="(max-width: 470px) 100vw, 470px" /></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">3. Vivre plus longtemps ne signifie pas vivre mieux.</h3>



<p>Si les gens vivent généralement plus longtemps qu’auparavant, encore faut-il qu’ils puissent rester suffisamment autonomes et valides pour envisager l’allongement des carrières. Or, ce n’est pas garanti, comme le démontre l’indice de l’espérance de vie «&nbsp;en bonne santé&nbsp;».</p>



<p>Concrètement, en Belgique, <em>«&nbsp;en 2018, l’espérance de vie sans incapacité à l’âge de 65 ans […] était de 12,5 ans pour les hommes et 12,4 ans pour les femmes. […] Les femmes vivent plus longtemps mais elles vivent seulement un peu plus longtemps sans incapacité, par conséquent elles vivent plus d’années avec des incapacités</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">12</sup><em>&nbsp;»</em>.</p>



<p>En la matière, les indices socioéconomiques entrent toujours en ligne de compte. D’après une étude publiée par le Bureau fédéral du plan, <em>«&nbsp;le gradient social joue à la fois sur la durée de vie mais également sur la durée de vie en bonne santé.&nbsp;»</em> Ainsi, <em>«&nbsp;pour les hommes, l’espérance de vie à 25 ans sans incapacité d’un diplômé du supérieur dépasse de 9 ans celle d’un diplômé de l’enseignement primaire. Cet écart est de 10 ans pour les femmes. La différence avec les individus sans diplôme est encore plus grande.</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">13</sup><em>&nbsp;» </em>Les écarts selon la catégorie socioprofessionnelle sont du même ordre. On ne vit pas aussi longtemps – ni en aussi bonne santé – selon que l’on soit cadre ou ouvrier. Une étude parle d’ailleurs de <em>«&nbsp;la « double peine » des ouvriers&nbsp;: plus d’années d’incapacité au sein d’une vie plus courte&nbsp;»</em>.<sup class="modern-footnotes-footnote ">14</sup></p>



<p class="has-text-align-center">***</p>



<p>Forts de ces nuances, considérons à présent la question de l’âge légal de départ à la pension, qui correspond souvent à l’âge auquel une personne commence à être considérée comme un senior ou… un vieux. Si notre système de retraites semble insoutenable aux yeux de certains, au-delà des arguments économiques, c’est aussi parce que notre société déconsidère complètement le potentiel des personnes âgées.</p>



<p>Comme l’expriment Régis Aubry et Cynthia Fleury-Perkins<sup class="modern-footnotes-footnote ">15</sup>, <em>«&nbsp;la personne âgée pénètre dans une catégorisation stigmatisante, dont elle est la victime, et petit à petit s’opère l’acceptation de cette situation.</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">16</sup><em>&nbsp;»</em> Mais la vieillesse n’est-elle pas une notion toute relative&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vieillesse&nbsp;: malédiction, construction sociale ou inéluctable évolution&nbsp;?</h2>



<p>Si beaucoup de personnes âgées vivent ces dernières années de vie sereinement, et parfois de manière plus épanouie que leur période de vie «&nbsp;active&nbsp;» (sur le marché du travail), un grand nombre souffre néanmoins de dépression, de solitude, d’un manque de reconnaissance… Cela tient non seulement à la fragilité, principalement physique, d’une partie de ces personnes, mais surtout à la manière dont elles sont considérées dans nos sociétés dites modernes. Nous pointerons ici deux problématiques&nbsp;: l’homogénéisation de cette catégorie de la population et le fait d’en évaluer l’utilité.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Homogénéisation</h3>



<p>Il est frappant de constater que, passé un certain âge, les indices de diversité sociale semblent disparaître de l’analyse et du discours&nbsp;: on parle des vieux, sans distinction. Or, l’homogénéisation (ranger toute une catégorie de population dans le même paquet) est l’un des principes couramment utilisé dans différentes formes de discriminations&nbsp;: racisme, sexisme, homophobie…</p>



<p>L’âgisme – la discrimination des personnes âgées, du fait de leur appartenance à une catégorie de la population d’un certain âge – se fonde sur la même vision du monde, en classant toutes les personnes de cette catégorie (artificielle) dans une case rigide, homogène et donc forcément trop étroite. «&nbsp;Les vieux sont comme ceci… Ils font cela… etc.&nbsp;» Mais la catégorie «&nbsp;les vieux&nbsp;» ne correspond en réalité à aucune définition claire. Il s’agit d’une construction sociale.</p>



<p>On objectera que l’âge est une donnée objective. Certes, mais la manière dont on vit à cet âge varie très fortement d’une personne à l’autre, en fonction de multiples paramètres&nbsp;: état de santé, liens sociaux, ressources<sup class="modern-footnotes-footnote ">17</sup>, genre, culture, etc.</p>



<p>Pour Pascal Champvert, président de l’Association française des directeurs au service des personnes âgées, <em>«&nbsp;comme toute ségrégation, l’âgisme a pour origine la peur&nbsp;; ici vieillir et mourir. Lutter contre l’âgisme, accepter les vieux, c’est accepter le vieux (la vieille) en nous, c’est accepter le processus de vieillissement, comme toute dynamique, avec des pertes et des gains.[m</em>fn]<a href="https://www.humanite.fr/personnes-agees-dans-quelle-societe-voulons-nous-vivre-vieux-636744" target="_blank" rel="noopener">https://www.humanite.fr/personnes-agees-dans-quelle-societe-voulons-nous-vivre-vieux-636744</a>, consulté le 27.07.2020.[/mfn]<em>&nbsp;» </em>Mais tous les critères de performance de nos sociétés modernes nous poussent à faire exactement l’inverse&nbsp;: les préceptes de rentabilité, productivité, vitesse, etc. sont antinomiques avec la vieillesse telle qu’elle est parfois considérée, c’est-à-dire comme une forme de ralentissement (et même de lenteur), d’affaiblissement, qui ne sont pas des défauts en soi mais qui sont pourtant peu valorisés, voire méprisés. C’est pourquoi d’aucuns voudraient reculer l’âge de la pension&nbsp;: dans leur esprit, une fois passé ce cap, les gens peuvent-ils rester productifs, rentables (selon les critères de la société néolibérale)&nbsp;; ne risquent-ils pas de devenir des fardeaux&nbsp;? Le recul de l’âge légal de départ à la pension est en quelque sorte une négation du vieillissement, pourtant inéluctable.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2020-10-BD-2.jpg" alt="Dessin d’un persennage apercevant son squelette dans le miroir. Il est inscrit en dessous : « Il est temps de reprendre conscience de la finitude de notre séjour sur la Terre… »" class="wp-image-921" width="372" height="362" srcset="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2020-10-BD-2.jpg 743w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2020-10-BD-2-300x292.jpg 300w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2020-10-BD-2-600x584.jpg 600w" sizes="(max-width: 372px) 100vw, 372px" /><div class="image-licence" style="text-align: right; margin-top: 5px; font-size: 0.8em; color: #666; font-style: italic;">Licence : Dessin : Mayet</div></figure>
</div>


<p>En réponse à cela, Régis Aubry et Cynthia Fleury-Perkins rappellent que <em>«&nbsp;vieillir n’est pas une tare mais l’inaliénable condition humaine. Manquer cette vérité, la nier, tout faire pour l’effacer, c’est permettre la consolidation du mépris social dont les personnes âgées sont victimes, et entériner une haine de soi qui ne dit pas son nom, car vieillir nous concerne tous, du moins pour les plus chanceux.&nbsp;»</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Inutilité</h3>



<p>Puisqu’on les considère comme moins performantes selon les critères repris ci-dessus, les personnes âgées sont aussi souvent taxées d’inutilité. En réponse, les analyses sont nombreuses qui tentent donc de dresser l’inventaire de toutes les fonctions sociales assumées, fort heureusement, par des personnes d’un certain âge. Ces analyses sont bienvenues mais ne posent pas les deux questions suivantes, pourtant essentielles&nbsp;: qu’est-ce que l’utilité&nbsp;? Et faut-il qu’une personne soit considérée comme utile pour qu’on la respecte&nbsp;?</p>



<p>Qu’est-ce que l’utilité&nbsp;? Est-ce la contribution apportée au produit intérieur brut (PIB) en termes de croissance économique&nbsp;? Auquel cas, en effet, beaucoup de gens – âgés ou non – se révéleraient peu utiles… Ou bien existe-t-il de nombreux domaines qui n’apparaissent pas sur les radars économiques en vogue, mais qui ne sont pas sans importance pour autant&nbsp;? Et puis, une personne doit-elle forcément être considérée comme utile pour mériter le respect, ou devrait-on plutôt la respecter d’office, pour ce qu’elle est&nbsp;: une personne humaine&nbsp;?</p>



<p>Ne tombons pas dans le piège qui consiste à devoir conditionner les retraites ou, de manière générale, le respect de la dignité humaine, à des indices d’utilité sociale ou économique. Bien sûr que les personnes âgées sont utiles, pour toute une série de raisons&nbsp;(par exemple, un papy ou une mamy qui donne de son temps pour s’occuper de ses petits-enfants est, selon nous et au risque d’être caricatural, plus utile qu’un fabriquant d’armement ou un chercheur en obsolescence programmée)&nbsp;! Mais peu importe, en fait, car c’est bien cette vision utilitariste qu’il s’agit de contrer.</p>



<p>À l’aune des droits humains, toute personne a droit à une vie digne, indépendamment de son statut social. N’est-ce pas le sens de l’article 25 de la <em>Déclaration universelle des droits de l’Homme</em>&nbsp;: <em>«&nbsp;Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant […]&nbsp;; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d&rsquo;invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.&nbsp;»</em>&nbsp;</p>



<p>Mais l’attaque en règle subie par les retraités est sans doute symptomatique d’un système économique qui méprise la solidarité. Comme le relevait Vivre Ensemble dès 2013, <em>«&nbsp;la retraite légale est comme un salaire continué à vie qui libère l’individu du marché du travail et de la subordination à l’employeur et aux actionnaires. […] La retraite constitue un progrès social qui ne concerne pas seulement la pension et les retraités, mais interroge l’ensemble de l’organisation capitaliste de nos sociétés.</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">18</sup> »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>Par-delà toute considération philosophico-religieuse, ces réflexions sur l’espérance de vie et la vieillesse nous amènent finalement à cette question&nbsp;: peut-être est-il temps de (re)prendre conscience de la vulnérabilité humaine et de la finitude de notre séjour sur terre&nbsp;? Et plus important encore, de faire en sorte que ce séjour se déroule au mieux.</p>



<p>Il s’agit donc bien d’un problème de justice sociale&nbsp;: veiller à la répartition et à l’utilisation juste des moyens dont nous disposons, dans un souci d’équité et sans laisser personne sur le carreau, indépendamment de l’apport (toujours subjectif) que l’on peut fournir. Vivre vieux doit rimer avec vivre mieux, pour être considéré comme un critère de bonne santé de nos sociétés. Et… il est peu probable que trimer jusqu’à l’épuisement permette de vivre mieux.</p>



<p class="has-text-align-right">Renato Pinto<br>Coordinateur régional Vivre Ensemble Hainaut</p>



<p class="has-text-align-right">Les illustrations sont signées <strong>Mayet</strong> (pseudonyme),<br>prêtre de 82 ans, engagé de longue date auprès de nombreux mouvements sociaux<br>et dans la lutte pour le respect des droits humains.</p>



<p></p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;«&nbsp;Bart De Wever veut augmenter l’âge de la pension si l’espérance de vie augmente&nbsp;», <a href="http://www.rtbf.be/">www.rtbf.be</a>, 15.05.2019.</div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir notamment VANDENHEMEL&nbsp;N. et TRIEST F., «&nbsp;Financement des pensions&nbsp;: stop aux chimères néolibérales&nbsp;», <em>Démocratie</em> n°9, septembre 2019.</div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;«&nbsp;L’espérance de vie de la population belge est de 81,8 ans en 2019&nbsp;», <a href="http://www.statbel.fgov.be/">www.statbel.fgov.be</a>, 14.07.2020.</div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;«&nbsp;Coronavirus&nbsp;: l’espérance de vie en recul de 5 mois en 2020&nbsp;», paru dans <em>Le Soir</em>, 2 juin 2020.</div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.iweps.be/indicateur-statistique/esperance-de-vie-et-mortalite/">https://www.iweps.be/indicateur-statistique/esperance-de-vie-et-mortalite/</a>, consulté le 28.07.2020.</div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;«&nbsp;Recul historique de l’espérance de vie aux États-Unis&nbsp;», <a href="http://www.lesechos.fr/">www.lesechos.fr</a>, 29.11.2018.</div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;«&nbsp;Espérance de vie&nbsp;: « Nous approchons d’un palier »&nbsp;», <a href="http://www.santemagazine.fr/">www.santemagazine.fr</a>, 20.01.2016.</div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;MARMOT M., «&nbsp;Austérité, la grande faucheuse&nbsp;<em>», Le Monde diplomatique</em>, avril 2020.</div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://statbel.fgov.be/fr/themes/population/mortalite-et-esperance-de-vie/tables-de-mortalite-et-esperance-de-vie">https://statbel.fgov.be/fr/themes/population/mortalite-et-esperance-de-vie/tables-de-mortalite-et-esperance-de-vie</a>, consulté le 09.09.2020.</div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;EGGERICKX T., SANDERSON J.-P. et VANDERSCHRICK Chr., Les inégalités sociales et spatiales de mortalité en Belgique&nbsp;: 1991-2016, Espace populations sociétés [en ligne], 2018.</div><div>11&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.who.int/social_determinants/final_report/key_concepts/fr/">https://www.who.int/social_determinants/final_report/key_concepts/fr/</a>, consulté le 27.07.2020.</div><div>12&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.belgiqueenbonnesante.be/fr/etat-de-sante/esperance-de-vie-et-qualite-de-vie/esperance-de-vie-en-bonne-sante#def-hly-age">https://www.belgiqueenbonnesante.be/fr/etat-de-sante/esperance-de-vie-et-qualite-de-vie/esperance-de-vie-en-bonne-sante#def-hly-age</a>, (site officiel développé notamment par le Service public fédéral Santé publique), consulté le 27.07.2020.</div><div>13&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Bureau fédéral du Plan, <em>Les espérances de vie / de santé selon le statut économique</em>, 2015.</div><div>14&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;CAMBOIS E., LABORDE C. et ROBINE J.-M., «&nbsp;La « double peine » des ouvriers&nbsp;: plus d’années d’incapacité au sein d’une vie plus courte&nbsp;», Population &amp; Sociétés n° 441, janvier 2008.</div><div>15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Respectivement, médecin chef de service de gériatrie, soins palliatifs, et enseignante-chercheuse, membre du Conseil scientifique de la Chaire Philosophie à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu (France).</div><div>16&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;AUBRY R. et FLEURY-PERKINS C., «&nbsp;Quelle place pour la vieillesse dans notre société&nbsp;?&nbsp;», Soins n° 816, juin 2017.</div><div>17&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Notons à cet égard, les pratiques croissantes de compléter le régime légal de pensions (1er pilier), considéré comme insuffisant. Le recours à ces 2e et 3e piliers de pensions que sont les pensions complémentaires via l’employeur ou l’épargne personnelle est révélateur. Les inégalités de revenus entre personnes pensionnées sont importantes.</div><div>18&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Action Vivre Ensemble, <em>Vieillissement actif&nbsp;: rentables jusqu’au bout&nbsp;?</em>, 2013.</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le fil blanc</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/le-fil-blanc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jul 2019 11:59:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Ensemble, dynamisons un quartier…]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le quartier de la chapelle aux sabots a été bâti dans les années 60’ par une société de logements sociaux. Les travailleurs des usines Henricot, immigrés quelques années plus tôt, ont pu s’y installé avec leurs familles. Aujourd’hui, la plupart de ces familles et souvent la deuxième, voire la troisième génération y réside encore. Malheureusement, ces familles et les familles belgo-belges ne se rencontrent que très peu. Ces différentes populations vivent côte à côte mais pas ensemble. Elles ne se connaissent pas réellement ce qui met une barrière au dialogue et nourrit les préjugés. C’est dans ce contexte qu’a été créé l’ASBL Le Fil Blanc. Par ses différentes activités, l’association veut promouvoir le vivre ensemble et renforcer le lien social et intergénérationnel.</p>



<p>Les actions du Fil Blanc sont variées. Elles touchent toutes les tranches d’âges et toutes les nationalités:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Ecole de devoirs</li>



<li>Petits déjeuners malins, pour les jeunes mamans, en collaboration avec l’ONE</li>



<li>Participation active au groupe « vivre et agir ensemble à la Chapelle »</li>



<li>Des actions avec les jeunes</li>



<li>Des activités pour les ainées (plus de 65ans) qui favorisent la rencontre : gym douce, poterie, tricot…</li>
</ul>



<p>« Lors des rencontres Petits déjeuners organisées par le Fil Blanc, je fais de nouvelles rencontres. Mais aussi et surtout en tant que maman seule je trouve du soutien dans ma situation de monoparentalité. Nous abordons les problématiques que nous devons affronter avec nos enfants, tels que la scolarité, le manque d’occupation pour les jeunes et une structure appropriée à leurs besoins. Ensemble nous échangeons nos avis, nos suggestions et propositions dans le but de mettre des choses en place pour une meilleure qualité de vie au sein de nos familles et de notre quartier. A mon sens, le rôle du Fil Blanc est positif et bénéfique ». Bénédicte, bénéficiaire.</p>



<p>Le Fil Blanc veut aussi soutenir les jeunes du quartier. Depuis quelques temps, ils demandent de pouvoir disposer d’un lieu sécurisé pour se retrouver pendant les vacances scolaires ou en soirées. Ils souhaitent se retrouver pour passer du bon temps ensemble (discussions, jeux, ping-pong…). Ce lieu servirait également de salle d’étude où ils pourraient se retrouver en période d’examens. Avec une vision précise de ce qu’ils désirent, ils ont réalisé des croquis sur lesquels on peut distinguer, entre autres, des fauteuils fabriqués à base de palettes.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-3 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="750" data-id="23429" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb1.jpg" alt="fb1.jpg" class="wp-image-23429" srcset="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb1.jpg 1000w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb1-300x225.jpg 300w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb1-768x576.jpg 768w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb1-600x450.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></a></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="750" data-id="23430" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb2.jpg" alt="fb2.jpg" class="wp-image-23430" srcset="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb2.jpg 1000w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb2-300x225.jpg 300w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb2-768x576.jpg 768w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb2-600x450.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></a></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="750" data-id="23431" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb3.jpg" alt="fb3.jpg" class="wp-image-23431" srcset="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb3.jpg 1000w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb3-300x225.jpg 300w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb3-768x576.jpg 768w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/fb3-600x450.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></a></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="750" data-id="23432" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo1.jpg" alt="photo1.jpg" class="wp-image-23432" srcset="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo1.jpg 1000w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo1-300x225.jpg 300w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo1-768x576.jpg 768w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo1-600x450.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></a></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="750" data-id="23433" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo2.jpg" alt="photo2.jpg" class="wp-image-23433" srcset="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo2.jpg 1000w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo2-300x225.jpg 300w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo2-768x576.jpg 768w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo2-600x450.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></a></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo3.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="750" data-id="23434" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo3.jpg" alt="photo3.jpg" class="wp-image-23434" srcset="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo3.jpg 1000w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo3-300x225.jpg 300w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo3-768x576.jpg 768w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo3-600x450.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></a></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo4.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="563" data-id="23435" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo4.jpg" alt="photo4.jpg" class="wp-image-23435" srcset="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo4.jpg 1000w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo4-300x169.jpg 300w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo4-768x432.jpg 768w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo4-600x338.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></a></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo5.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" data-id="23436" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo5-768x1024.jpg" alt="photo5.jpg" class="wp-image-23436" srcset="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo5-768x1024.jpg 768w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo5-225x300.jpg 225w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo5-600x800.jpg 600w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo5.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></a></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo6.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="563" data-id="23437" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo6.jpg" alt="photo6.jpg" class="wp-image-23437" srcset="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo6.jpg 1000w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo6-300x169.jpg 300w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo6-768x432.jpg 768w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2019/07/photo6-600x338.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></a></figure>
</figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>BRAS DESSUS BRAS DESSOUS&#8230; c’est dans le quartier !</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/bras-dessus-bras-dessous-c-est-dans-le-quartier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Aug 2018 09:48:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Soutien solidaire aux aînés]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Soutien solidaire aux aînés</p>



<p>Bras dessus bras dessous (BDBD) favorise un vieillissement heureux à domicile grâce à son action dans le domaine de l’accompagnement. L’association s’appuie pour cela sur la solidarité du voisinage, à l’échelle du quartier, en complément et en support du secteur formel. BDBD met en relation les « demandeurs » (appelés voisinés) et les « offreurs » (appelés voisineurs). Le projet remet ainsi l’aîné au centre de la vie en société.</p>



<p>L’association a été créée en décembre 2015, à la suite de plusieurs constats : le vieillissement de la population, le sentiment d’isolement exprimé par de nombreux aînés, et la volonté de bon nombre de citoyens de « vivre dans leur quartier ». Ce projet a démarré dans le secteur de Forest. Son développement, grâce à la participation des acteurs locaux et le bouche à oreille, a progressivement amené des voisins, jeunes et moins jeunes, à se rencontrer.</p>



<p>Les « acteurs » sont informés du projet de différentes manières : flyers déposés dans les maisons médicales, chez les médecins, dans les librairies, les grandes surfaces, etc., ou par le bouche à oreille.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>« J’ai eu la chance de commencer comme bénévole au tout début du projet. Céline Remy m’a permis de faire mes premières armes dans le milieu associatif. Ce projet correspond totalement à mes valeurs et tous les jours je rencontre des personnes qui me bluffent ! » </p>
<cite>Une volontaire</cite></blockquote>



<p>Aujourd’hui, BDBD est actif sur l’ensemble de la commune et de nouvelles demandes affluent chaque semaine, tant de voisinés que de voisineurs.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>SOLIDARITÉ AU PLURIEL</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/solidarites-au-pluriel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Nov 2017 13:56:01 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/solidarites-au-pluriel/</guid>

					<description><![CDATA[Solidarités au Pluriel (SAP) est une association active en Wallonie qui lutte contre la précarité et l’isolement en recréant des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Solidarités au Pluriel (SAP) est une association active en Wallonie qui l<strong>utte contre la précarité et l’isolement</strong> en recréant des liens sociaux et en favorisant le vivre-ensemble. Elle soutient les personnes défavorisées aux niveaux humain, matériel, social et culturel.</p>



<p>SAP poursuit deux grands objectifs&nbsp;: <strong>retisser les liens de solidarité au cœur des villes en créant des espaces de rencontre et de soutien accessibles aux plus vulnérables</strong>, et contribuer à <strong>bâtir une société inclusive</strong> fondée sur la cohabitation pacifique, le dialogue et l’ouverture aux diversités culturelles et sociales.</p>



<p>Ses actions s’adressent principalement à <strong>trois publics</strong>&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les enfants et jeunes issus de quartiers défavorisés et multiculturels,</li>



<li>Les personnes âgées isolées en maison de repos ou à domicile,</li>



<li>Les sans-abri et personnes en grande précarité.</li>
</ul>



<p>Parmi ses <strong>principales initiatives</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’École de la paix</strong>, un projet d’aide scolaire et d’éducation à la paix et à la diversité destiné aux enfants de 6 à 12 ans, animé par les <em>Jeunes pour la paix</em>, dont certains ont eux-mêmes été bénéficiaires, permettant une transmission intergénérationnelle et solidaire.</li>



<li><strong>Les Friends</strong>, un groupe d’adolescents rassemblés autour d’activités multiculturelles et intergénérationnelles.</li>



<li><strong>Le centre social Kamiano</strong> à Liège, qui offre un restaurant social, des services d’hygiène, un accompagnement administratif et un soutien moral aux personnes sans-abri.</li>



<li>Des <strong>visites régulières </strong>et un <strong>accompagnement des personnes âgées isolées</strong>, afin de recréer un réseau de solidarité et des liens de confiance.</li>
</ul>



<p>L’association compte <strong>65 bénévoles actifs</strong> qui font vivre ces projets. Les <strong>bénéficiaires sont également impliqués</strong>&nbsp;: les personnes précarisées participent à certaines activités (préparation de repas, accueil), les jeunes animent les plus petits, et les aînés contribuent à améliorer les services proposés par leurs retours et suggestions.</p>



<p>Enfin, SAP mène un <strong>travail d’interpellation politique</strong> aux niveaux local, régional et fédéral, notamment à travers des <strong>mémorandums</strong>, des <strong>rencontres avec les autorités</strong> et sa <strong>participation à des plateformes</strong> comme la Fédération des services sociaux.</p>



<p>Par ces actions concrètes et ce plaidoyer permanent, SAP entend renforcer les solidarités, soutenir les plus vulnérables et contribuer à une société plus juste et solidaire.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kornfeld</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/kornfeld/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Sep 2017 13:20:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Région germanophone]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/kornfeld/</guid>

					<description><![CDATA[Faire du bien pour se faire du bien ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt">Faire du bien pour se faire du bien </p>
<p>L’association Kornfeld est constituée de bénévoles qui ont créé un réseau social afin de sortir des personnes vivants seules de leur solitude et leur isolement. Regagner la joie de vivre et l’estime de soi après la perte d’une personne chère, reprendre sa vie en main, sortir et aller à la rencontre des autres, participer à la vie du village/du quartier… est souvent difficile. </p>
<p><quote_left><br />
« Dès la première fois, je me suis sentie à l’aise chez Kornfeld. Je me suis sentie acceptée telle que je suis. Cela m’a beaucoup plu. »<br />
</quote_left></p>
<p>Pour aider ces personnes, Kornfeld propose diverses activités, des formations et des ateliers, tels que :<br />
&#8211;	des groupes de discussions, des jeux de société, des ateliers créatifs dont la couture, des excursions, afin de favoriser le sentiment du vivre ensemble ;<br />
&#8211;	des formations diverses : formes et normes comportementales, accompagnement d’autrui, conférences, débats, etc.<br />
&#8211;	des activités physiques et divertissantes : randonnées, bowling, etc.<br />
&#8211;	des activités culturelles : pièces de théâtre, visite de musées, etc. </p>
<p>Afin d’informer les plus ou moins 180 bénévoles et les symptathisants, Kornfeld publie un journal trimestriel, reprenant toutes les activités proposées. </p>
<p><quote_right><br />
« Kornfeld est une chose merveilleuse. A plusieurs reprises, j’ai déjà pu vivre et ressentir toutes ses ondes positives qu’il y a dans ce groupe. »<br />
</quote_right></p>
<p>En plus de l’aspect inclusif des nombreuses activités proposées, Kornfeld s’engage aussi régulièrement dans des actions qui peuvent profiter à d’autres personnes. Un de ces projets est l’appui à l’action « Coussin du cœur » : les bénévoles cousent des coussins en forme de cœur pour des femmes atteintes d’un cancer du sein. Ces coussins sont ensuite remis à des hôpitaux et des maisons de retraites, autant qu’à des personnes privées. Ils sont un signe de solidarité en transmettant une pensée positive aux femmes qui les reçoivent. La forme du coussin permet de le glisser sous les aisselles afin de diminuer la pression sur cette zone et donc la douleur. De nombreux bénévoles de Kornfeld participent à ce projet via l’atelier couture. </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Génération Espoir</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/generation-espoir-2041/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Sep 2016 14:39:02 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/generation-espoir-2041/</guid>

					<description><![CDATA[Initiative locale d’Intégration. Favorise l’intégration sociale et citoyenne des personnes d’origine étrangère dans la société belge]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Initiative locale d’Intégration. Favorise l’intégration sociale et citoyenne des personnes d’origine étrangère dans la société belge. Rend possible la rencontre entre personnes de cultures différentes et le vivre ensemble</h3>



<p>Créée en 1999, l’asbl Génération Espoir est agréée en tant qu’Initiative Locale d’Intégration par la Région Wallonne. Elle a pour but de favoriser l’intégration des personnes d’origine étrangère dans la société belge et de rendre possible l’échange entre personnes de cultures différentes et le vivre ensemble</p>



<p>L’association travaille essentiellement avec des personnes étrangères primo-arrivantes ou installées depuis longtemps en Belgique mais rencontrant des difficultés d’intégration. Ces personnes ont de 20 à 75 ans et sont de différentes origines : marocaine, syrienne, brésilienne, népalaise, rwandaise… La plupart d’entre elles sont confrontées à des situations de forte précarité, tandis que leurs enfants, nés en Belgique, sont souvent dévalorisés du fait de leur origine.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>Je suis contente d&rsquo;être venue suivre les cours de français à Génération Espoir. Je me souviens, avant je ne parlais pas le français. Maintenant je comprends et parle plus et surtout, j&rsquo;ai obtenu la nationalité belge parce que j&rsquo;ai tout appris chez Génération Espoir. Merci beaucoup pour tout.</p>
<cite>Wanwanut, apprenante FLE</cite></blockquote>



<p>Génération Espoir propose des activités pour favoriser leur intégration dans la société belge (alphabétisation, formations à la langue française et à la citoyenneté, permanences sociales) mais aussi pour faciliter le lien social et la rencontre avec des « belgo-belges ». Ainsi un groupe interculturel d’échange et de réflexion et un atelier-conférence-débat « Divers-Cité » permettent l’échange autour de problématiques liées au vivre ensemble, à partir du vécu de chacun et d’avis d’experts.<br>L’association propose également de l’aide aux devoirs pour les enfants du quartier et un stage créatif citoyen qui vise une meilleure connaissance de leur(s) identité(s) et de leur citoyenneté belge. Par ailleurs, depuis 2014, un atelier « Séniores » permet de briser l’isolement des femmes âgées non-francophones, d’informer sur les questions de santé tout en créant du lien avec leurs voisines « belgo-belges » vivant des situations d’isolement similaires.</p>



<p>En 2016, les attentats et l’arrivée importante de réfugiés ont accentué le climat de peur, le questionnement identitaire et le risque de repli sur soi et/ou de rejet. Pour décristalliser les tensions, Génération Espoir a mis sur pied une rencontre grand public ayant pour thématique « Déradicalisons nos peurs ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>Je suis arrivée en Belgique en juillet 2015 et quelque mois après, une de mes amis m&rsquo;a expliqué que je devais faire un cours de citoyenneté et elle m&rsquo;a donné les coordonnées d&rsquo;Anne-Sophie. J&rsquo;ai sidvi le cours de citoyenneté avec elle et ça m&rsquo;a beaucoup aidé pour m&rsquo;intégrer parce que j&rsquo;avais plus d&rsquo;informations par rapport aux lois belges, à la scolarité de ma fdle (les différents cycles en secondaires), aux lois concernant le logement (faire attention aux contrats qu&rsquo;on signe) et ce cours m&rsquo;a simplifié mon intégration en Belgique.<br>Par la suite, en marchant dans la rue, j&rsquo;ai remarqué que Génération espoir propose également des cours de français et j&rsquo;ai appelé pour m&rsquo;inscrire. Je participe aux cours du niveau A2.<br>La formatrice m&rsquo;a informé qu&rsquo;il y avait également des permanences sociales qui étaient proposées. L&rsquo;assistante sociale m&rsquo;accompagne dans plusieurs démarches administratives : nationalité (documents nécessaires pour introduire la demande), documents administratifs (équivalence, CP AS, formations, travail,&#8230;).</p>
<cite>Mayssam, Apprenante FLE, Citoyenneté et bénéficiaire de l&rsquo;accompagnement sociale</cite></blockquote>



<p>En 2017 et suite à la montée de la xénophobie et du racisme, l’association a vu les demandes d’interventions atteindre des records. Afin de répondre aux citoyens de plus en plus conscients qu’ils sont acteurs de la société et soucieux de comprendre l’autre, Génération Espoir participe aux projets « Enragez-vous » et « Tour des Cafés », visant chacun à donner la parole au public. Ainsi, les verbes « (in)former », « oser », « encourager » et « créer du lien » sont plus que jamais au centre de leurs actions.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Equipe sociale d&#8217;Ath</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/equipe-sociale-d-ath-2004/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Aug 2016 14:11:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L’équipe sociale a organisé l’aménagement de la Maison St Damien à Maffle qui est un lieu de rencontre pour des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’équipe sociale a organisé l’aménagement de la Maison St Damien à Maffle qui est un lieu de rencontre pour des personnes qui souhaitent partager de leur temps en étant à l’écoute des autres pour œuvrer au vivre ensemble. Des ateliers de cuisine, une bibliothèque, des séances de tricot et d’autres activités sont menées au sein de cet espace convivial.</p>



<p>Par ailleurs, l&rsquo;ASBL gère d’une part son patrimoine immobilier et d’autre part les ressources, les dépenses et les investissements de l’Unité Pastorale Bon Berger en dehors de ce qui est géré par les fabriques d’église. Nous avons 22 anciennes paroisses dans l’unité pastorale.<br>Dans le cadre de cette gestion de l’Unité pastorale, une attention toute particulière est ciblée sur l’aide aux personnes démunies, défavorisées, handicapées, mineures d’âge protégés, … qui est confiée à l’Equipe Sociale.<br>Celle-ci a pour mission de réfléchir et de construire un avenir durable et d’unir pour mettre fin à la pauvreté.</p>



<p>L&rsquo;ASBL OPBBA a mis sur pied un projet immobilier où nous aménageons six appartements sociaux intergénérationnels en collaboration avec l’APL « A toi mon toit ». Les appartements occuperont les étages du siège social et l’Unité Pastorale continuera à occuper le rez-de-chaussée.</p>



<p>Dans ce cadre, l’équipe sociale a mis sur pied plusieurs actions : vente de Tartes à Masteilles lors de la Ducasse d’Ath, le déblaiement des locaux avec des bénévoles avant l’entame des travaux, collaboration à l’organisation d’un repas paroissial, participation au travail de sensibilisation des paroissiens au projet, participation au projet communal « Chaleur au Cœur » qui organise des repas chauds pour les personnes démunies de l’entité, …</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>« Pour ceux qui partageront ce lieu, ces appartements : quelle richesse humaine !<br>C’est aussi un lieu de partage : ce que je sais, mon expérience, je peux les partager avec d’autres, et bénéficier de leurs savoirs et expériences&#8230; Je peux aussi échanger sur ce qui m’intéresse ou intéresse l’autre, le voisin, le visiteur, l’ami&#8230;<br>Tout cela en respectant l’intimité de chacun : chacun a son chez-soi, ses relations, ses attentes&#8230;<br>Ce pourra être aussi des lieux d’échange, des espaces partagés&#8230; Grande ouverture entre les résidents, mais pas en exclusivité : ouverture sur le quartier, le partage avec d’autres, l’animation entre voisins proches ou plus lointains&#8230;<br>Organiser la vie, bien concrète, dans nos habitations, nos logements, mais avec beaucoup d’ouverture, d’imagination, de partage vrai pour créer un monde plus humain !<br>Voilà ce qui sera possible à tous ceux qui auront accès à ce projet&#8230; » </p>
<cite>Marie-Henriette, membre de l’Equipe Sociale et à l’origine du projet.</cite></blockquote>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Femmes d&#8217;hier, femmes d&#8217;aujourd&#8217;hui, femmes de demain (locale de Vie Féminine Centre Hainaut, Saint-Ghislain)</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/femmes-d-hier-femmes-d-aujourd-hui-femmes-de-demain-locale-de-vie-feminine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2015 08:39:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Pièce de Théâtre-Action]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pièce de Théâtre-Action</p>



<p>L’association <strong>Vie féminine</strong> met tout en œuvre pour permettre aux personnes qu’elle rencontre sur le terrain de développer une analyse critique de ce qu’elles vivent, des réalités de la société, pour élaborer, à partir d’elles et avec elles, des initiatives démocratiques et collectives. Une attention toute particulière est accordée aux femmes des milieux populaires, qui cumulent plusieurs injustices et conséquences de l’inégalité persistante entre les hommes et les femmes. Les projets que nous menons visent à construire des solidarités entre les femmes et à amener des changements dans leur vie mais aussi au niveau collectif, pour une société plus solidaire, égalitaire et juste.</p>



<p>Plus concrètement, la section de Saint Ghislain mène les actions suivantes :<br>• Ateliers d’écriture pour débutantes pour faire découvrir les formes d’expression. Ces ateliers permettent de créer le débat sur les différentes thématiques que les femmes rencontrent au travers de leurs expériences.<br>• Atelier de lecture, avec l’occasion de partager, encourager, grandir au contact d’auteurs « accessibles ». Elles lisent, elles débâtent et apprennent à s’exprimer clairement. Une clé important pour l’autonomie des femmes.<br>• Atelier de paroles « paroles d’Elles ». Il s’agit d’un atelier de discussion, d’échange, de recherche des solutions des problèmes des femmes au quotidienne (des problèmes de logement jusqu’à se sentir en sécurité en rue).<br>• Groupe de seniors, convivialité et soutien mutuel.<br>Un autre objectif de Vie Féminine section de St-Ghislain est de porter les paroles de femmes auprès des relais et responsables politiques, « aire en sorte » que les politiques les écoutent.</p>



<p>Il est difficile d’interpeller par rapport aux nombreuses questions abordées. C’est pourquoi, l’association a défini les problèmes qui semblaient prioritaire dans la région :<br>• Les questions liées à l’emploi et au non-emploi des femmes.<br>• Les questions liées à la santé des femmes, aux violences conjugales.<br>• Les questions liées à la politique de l’enfance : accueil des enfants et consultations de nourrissons.<br>Plus spécifiquement à Saint-Ghislain, les groupes ont comme objectifs de valoriser, défendre, autonomiser et permettre l’expression des femmes à travers le débat et l’expression culturelle.</p>



<p>Concrètement, votre soutien permettra le montage d’une pièce de théâtre-action, à partir des textes rédigés par les femmes de l’atelier d’écriture de Saint-Ghislain. Les textes feront également l’objet d’un livret.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>A toi mon toit</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/a-toi-mon-toit-1697/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2015 09:36:35 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/a-toi-mon-toit-1697/</guid>

					<description><![CDATA[Association de promotion du logement]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>« Je suis un peu handicapé, quand j’ai besoin de l’un ou l’autre pour m’aider, pour porter un sac, pour sortir la poubelle, je peux compter sur la bonne volonté de n’importe qui. Je n’ai pas de honte, parce que je sais que c’est fait de bon cœur »</p>
<cite>(Philippe, Habitant)</cite></blockquote>



<p><strong>A toi mon toit</strong> est un service de l’asbl Compagnons, une association de promotion du logement. Elle vise à concrétiser des projets d’habitat groupé portés par des personnes en situation précaire, projets qui s’inscrivent dans une démarche intégrée, solidaire et participative.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>« Le plus important pour moi c’est d’agir, c’est d’être sur le terrain et de mettre toute l’énergie disponible pour construire avec… et peu importe le temps que ça prend !<br>J’arrive à donner un petit coup de main pratiquement dans tous les projets d’habitat que nous menons. Il y a toujours de quoi … aménager un espace commun, peindre, désherber ou ratisser… Toutes ces tâches bien concrètes permettent d’améliorer les espaces, de les construire mais me donnent l’occasion de rencontrer et de travailler avec les habitants et futurs habitants, leurs amis….<br>Cette vision participative ne s’acquiert qu’en l’expérimentant. C’est un levain puissant, je travaille dans l’APL depuis le début de son agrément, nous n’avions en gestion qu’un habitat groupé avec 8 logements… Actuellement, 28 ménages sont logés dans 4 projets d’habitat groupé. »</p>
<cite>(Catherine, Secrétaire (mais pas que…))</cite></blockquote>



<p>Le service <strong>A toi mon toit</strong> travaille essentiellement autour de 3 axes :<br>&#8211; L’accompagnement social : information, gestion administrative et logistique, conseils juridiques, etc.<br>&#8211; La gestion et mise à disposition de logements : réhabilitation de logements, gestion des locations.<br>&#8211; La sensibilisation à destination du grand public : sur le droit au logement et sur les formes d’habitats alternatifs.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Vous vous posez peut-être, comme moi à l’époque, la question de savoir ce qu’est un « habitat groupé » ?&#8230; Cela permet de bénéficier d’un logement où vous avez une totale intimité tout en pouvant compter sur l’aide et la bienveillance des autres locataires. Entre locataires, on organise des réunions ou des activités. Vous pouvez participer ou pas, selon votre choix. Dans ces réunions, on peut s’exprimer, faire partager ses désirs et frustrations et y trouver des réponses et des compromis. Cela permet de se connaître mieux et ainsi de se respecter. Mon espoir dans le futur est que ce genre de logements puissent être en pleine expansion pour que d’autres puissent en profiter autant que je le fais ! »</p>
<cite>(Christiane, habitante d’un habitat groupé)</cite></blockquote>



<p>On parle d’habitat groupé dès que le projet d’habitat concerne deux « ménages » (dans toute la variété des réalités que ce terme peut englober). De multiples formules sont possibles : une personne âgée partageant une partie de son logement avec une famille (souvent appelé « habitat kangourou ») ; un ancien immeuble converti en plusieurs logements regroupant des familles ou des personnes aux profils variés et développant ainsi de nouvelles formes de solidarités (souvent appelé « habitat solidaire »). La particularité de l’habitat groupé est qu’il comporte un ou des espaces communs : un jardin, un potager, une salle, un atelier, une buanderie, etc. Un habitat groupé n’est donc pas forcément un habitat communautaire, cette dernière formule ayant une dimension plus collective. Dans un habitat groupé, chacun a son espace privé. Le projet commun est géré par les habitants et favorise leur mise en relation tout en développant l’autonomie de chacun.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« J’avais une trop petite retraite pour payer un loyer sur le marché de l’immobilier », précise Michel. « Ici je me sens bien. Je suis quelqu’un qui aime bien le contact. Et cette maison de l’APL permet vraiment de briser la solitude. » </p>
<cite>Michel</cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>« Entre voisins, il y a une vraie solidarité. Dans le logement, il y a toujours quelqu’un pour vous aider à écrire une lettre, il y a toujours quelqu’un pour bricoler si vous avez un problème. Ça se passe très bien. Et je ne voudrais pas autre chose. Nous cuisinons ensemble. Nous faisons parfois des balades ou des sorties. » </p>
<cite>Christiane</cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Nous travaillons au quotidien avec des personnes précarisées. Lorsqu’elles arrivent dans notre service, elles cherchent d’abord un logement, un endroit sûr et confortable où elles pourront recommencer à vivre. Bien souvent ballottés d’un lieu à un autre, les bénéficiaires de notre service ont perdu le contrôle de leur vie, l’espoir et la confiance nécessaires pour tenir bon et penser à l’avenir. »</p>
<cite>(Renaud, chargé de missions en accompagnement social)</cite></blockquote>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>L’Eglantine</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/l-eglantine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Sep 2014 13:06:36 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/l-eglantine/</guid>

					<description><![CDATA[Construire le bien-être]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt">Construire le bien-être</p>
<p><strong>L’Eglantine</strong> est un centre d’accueil de jour pour personne âgées en perte d’autonomie.<br />
<strong>L’Eglantine </strong> permet aux participants de sortir de leur environnement habituel, de rompre l’isolement et le quotidien en rencontrant d’autres personnes, à travers des activités diverses. Le centre vise surtout à freiner la perte d’autonomie des participants en stimulant leurs facultés cognitives et corporelles, plus de bien-être ainsi qu’un plus grand sentiment d’utilité sociale.</p>
<blockquote><p>« A part l&rsquo;aide familiale, je ne reçois aucune visite. Je m&rsquo;occupe mais la solitude me pèse. En lisant le journal « En Marche », j&rsquo;ai découvert le projet de <strong>L’Eglantine</strong> (…) Comment m&rsquo;y rendre ? Oui, mais est-ce pour moi ? J&rsquo;avais beaucoup d&rsquo;excuses pour éviter de sortir de mon isolement (…) Sans trop y croire une personne a accepté de me rencontrer afin de m&rsquo;expliquer le projet. On a même trouvé une solution pour le transport. Depuis cette rencontre, ma vie a changé, le mercredi est pour moi un rayon de soleil (…) On s&rsquo;occupe de moi et je peux parler, rire avec les autres. Je ne voudrais pas rater ce rendez-vous. » (Participante aux ateliers)</p></blockquote>
<p><strong>L’Eglantine</strong> propose un accueil une fois par semaine. Cet encadrement offre également une bulle d’oxygène, un répit, aux aidants proches. Afin qu’ils puissent se ressourcer et dégager un moment de pause durant une journée.</p>
<p>Le centre<strong> L’Eglantine</strong> de Bertrix souhaite développer et amplifier :<br />
&#8211; Un jardin adapté : Donner l’occasion aux participants de s’adonner aux joies du jardinage et au plaisir de travailler la terre. Pour certains, cette activité physique et de détente peut-être très bénéfique. A terme, la production pourrait être utilisée pour les repas servis aux participants. Une occasion pour ces personnes de retrouver ainsi un sentiment d’utilité au travers une activité valorisante.<br />
&#8211; Un atelier bien-être : Des expériences ponctuelles ont démontré les bienfaits que pouvaient apporter une séance de massage des mains ou un atelier coiffure. Un objectif poursuivi par <strong>L’Eglantine</strong> est donc d’apporter détente et plaisir au travers d’activités telles que : massage crânien, et massage des mains e des pieds ; atelier coiffure ; maquillage ; gymnastique douce ; relaxation ; manucure. </p>
<p>Votre soutien permettra de soutenir le développement de ces ateliers « jardin » et « bien-être ».</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Juste Terre n°103</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/juste-terre-no103/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Dec 2013 08:44:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/juste-terre-no103/</guid>

					<description><![CDATA[1 senior sur cinq vit dans la pauvreté. Une pauvreté qui s’alourdit souvent de solitude, ce qui la rend invisible.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[

<p class="post_excerpt">1 senior sur cinq vit dans la pauvreté. Une pauvreté qui s’alourdit souvent de solitude, ce qui la rend invisible.</p>

Peu d’associations soutenues par Vivre Ensemble travaillent exclusivement avec un public âgé. La plupart cherchent à mêler les générations car la rencontre intergénérationnelle, c’est de la cohésion sociale, donc un rempart contre l’exclusion et la pauvreté. Parce que Vivre Ensemble signifie tous ensemble, pour que la joie de Noël soit une joie partagée, en abondance pour chacun-e !

<a href="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2013/12/14-11_entraide_-_juste_terre_103.pdf">Juste Terre ! n° 103</a>
<h2 class="wp-block-heading">Documents joints</h2>



<div class="wp-block-file"><a href="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2012/08/14-11_entraide_-_juste_terre_103.pdf">Juste Terre ! n° 103</a></div>


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