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	<title>Violence &#8211; Action Vivre Ensemble</title>
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		<title>Stagiaires dans les métiers du soin &#8211; De l’idéal à la désillusion&#8239;?</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/analyse2025-17/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 14:48:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Cette analyse explore les liens entre la désertion des études dans les domaines sociaux et les contextes politiques, managériaux et genrés dans lesquels se développent l'épuisement professionnel et la souffrance éthique de nombreux professionnels et stagiaires. ]]></description>
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<p class="titre-trois">Cette analyse explore les liens entre la désertion des études dans les domaines sociaux (santé, sciences sociales, éducation, etc.) et les contextes politiques, managériaux et genrés dans lesquels se développent l&rsquo;épuisement professionnel et la souffrance éthique de nombreux professionnels et stagiaires. Elle explore les vécus d’étudiants infirmiers durant leurs stages et les tensions qui traversent les professions soignantes. Y sont constatées des mises en marge, des exclusions et l’invisibilisation de multiples acteurs considérés comme subalternes. À partir de l’éthique du ‘<em>prendre soin’,</em> le texte interroge les conséquences des priorités politiques visant la rentabilité et la diminution des coûts des métiers centrés sur l’humain. Il soulève des questions sociales, pédagogiques et managériales à résoudre pour améliorer l’attractivité des formations et des professions en lien avec la santé, les domaines du social et de l’éducation, piliers de nos démocraties et de justice sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2>



<p>Près de 99,8% des étudiant·es en soins infirmiers affirment avoir été victimes et/ou témoins de violence lors de leurs stages<sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup>. Ce chiffre est vertigineux et est un des résultats de la lecture de centaines de récits récoltés entre 2010 et 2024, dans lesquels des étudiant·es de Wallonie et de Bruxelles relatent leurs vécus en stages. Ces témoignages montrent aussi que leurs désillusions sur leur future profession arrivent rapidement. Près de la moitié rapporte avoir mal vécu la première expérience de stage. Or, cette période est conçue comme une découverte pratique du métier et est un test sur le bien-fondé de ce choix d’études.  Ces vécus font écho à ceux rapportés par de nombreux autres étudiant·es issus des domaines sociaux, éducatifs ou de santé. Cette maltraitance des jeunes qui entreprennent des études en lien avec le social s’inscrit dans un contexte global morose des secteurs concernés. La pénurie d’acteurs sociaux, d’infirmières, de médecins, d’enseignant·es ou d’éducateur·ices est devenue telle que, suite aux maladies et aux incapacités de travail, mais aussi aux démissions, à l’absence de candidat·es, certains secteurs n’arrivent plus à mener à bien leur mission. Dans de nombreux hôpitaux, des unités de soins ont dû fermer leurs portes ; dans les écoles, les élèves se retrouvent souvent avec des heures d’études à la place des cours, faute d’enseignant ; dans les CPAS, le <em>turn-over</em> des assistantes sociales est souvent tel que le suivi des dossiers est compliqué. La liste des conséquences du manque de professionnels (para)médico-socio-éducatifs est trop longue pour être évoquée ici et ce n’est pas le sujet principal de cette réflexion. Nous nous contenterons d’envisager quelques-unes des causes de ce manque de professionnels de terrain à partir des protagonistes peu visibles et pourtant particulièrement importants dans cette situation de pénurie : les étudiant·es. Nous tenterons de saisir, au-delà des faits, les messages qu’ils nous envoient, leurs attentes et leurs espoirs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le stage : apprentissage ou remplacement de personel ?</h2>



<p>Depuis les années 1990, les formations aux métiers du social, de la santé et de l’éducation sont confrontées à de nouveaux défis. La définition même des tâches quotidiennes ou des habitudes changent de manière imprévisible et trop rapidement pour se solidifier dans des routines<sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup>.Alors qu’ils vivent dans ce contexte changeant et incertain, les étudiant·es doivent aussi réaliser leurs stages dans une situation toujours plus aigüe de pénurie de personnel et sont confronté·es à des impératifs, des habitudes, des hiérarchies et des rigidités de pratiques qui les dépassent. Ces élèves sont trop fréquemment considéré·es comme des ‘ressources humaines’ indispensables à la réalisation, dans un temps donné, du planning des tâches des équipes professionnelles<sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup>. Leurprésence allège la charge de travail des professionnels et participe au fonctionnement des institutions sociales, éducatives et médicales prises dans des logiques de rentabilité et de marchandisation<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup>.La place qui leur est attribuée n’est plus celled’apprenant·es surnuméraires qui doivent être accompagné·es et supervisé·es par un·e professionnel·le. Aujourd’hui, leur place est celle d’exécutant·es au service de l’équipe professionnelle sans pour autant être reconnu·es comme faisant partie de cette équipe. Ainsi, ces étudiant·es se retrouvent souvent devant le fait accompli de devoir remplacer du personnel absent, parfois en telle surcharge qu’ils sont dans l’impossibilité d’accompagner ou de soigner correctement les personnes dont ils ont la charge. De façon pragmatique, les professionnel·les les relèguent souvent dans des tâches dites ‘<em>de petites mains’</em> possibles à réaliser de manière autonome. Ce travail souvent répétitif et peu enthousiasmant est considéré par les professionnel·les comme peu intéressant<sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup>. La désillusion des stagiaires est grande :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em> « Ce n’est pas le métier tel que je l’imaginais, pas du tout ! Je pensais que j’allais pouvoir intégrer une équipe, accompagner des personnes malades, prendre le temps pour qu’elles puissent se sentir mieux. Mais ce qui m’est demandé c’est d’enchaîner les soins. Lors de mon premier stage, le deuxième jour, on m’a donné une liste de 10 toilettes à faire et personne ne m’a demandé si j’avais déjà fait une toilette seule, si j’avais besoin d’aide, si j’avais des questions. En milieu de matinée, quand les infirmières et les aides-soignantes prenaient leur pause, je devais rester dans le couloir pour répondre aux sonnettes » </em></p>
<cite>Marwa, étudiante en première année en soins infirmiers.</cite></blockquote>



<p>Les réflexions des étudiant·es sur leurs vécus en stage soulèvent des questions éthiques et politiques. Dans de nombreux lieux, leur façon d’envisager leur futur métier, le plus souvent ancré dans la sollicitude, le ‘<em>prendre soin</em><em>’</em>, comme priorité et sens, a peu de place. Leur éthique du respect, de la dignité et du bien-être des personnes qu’ils accompagnent s’en trouve bousculée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des professions entre rêve et réalité</h2>



<p>Ces désillusions sur le travail quotidien amènent certain·es stagiaires à arrêter leurs études. En effet, ce qu’ils expérimentent est aux antipodes de leurs attentes : faire partie d’une équipe bienveillante unie pour le bien des bénéficiaires.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« <em>Toutes mes années d&rsquo;études et périodes de stages étaient remises en question, ce métier qui m’avait tant fait rêver quand j&rsquo;étais petite était devenu pour moi un vrai calvaire »</em>  </p>
<cite>Sarah, étudiante en troisième année infirmier.</cite></blockquote>



<p>Il serait erroné de croire qu’il s’agit d’un choc dû à la naïveté de la jeunesse. Le rêve dont il s’agit est social, relationnel et éthique. Il est partagé par de nombreux diplômé·es qui se plaignent aussi de cette situation. Il s’inscrit dans la sémantique du mot ‘<em>accompagnement’</em> qui, comme l’explique l’ethnopsychiatre Jean Furtos, signifie partager « <em>une réalité substantielle qui nourrit autant celui qui donne que celui qui reçoit. C’est un partage vital</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup>. Apprendre à accompagner devrait être intrinsèquement lié à une formation  bienveillante par des enseignant·es soucieux·ses de partager leurs savoirs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des stagiaires mis à l’écart</h2>



<p>Le sentiment exprimé par les stagiaires est souvent celui de se sentir extérieur à l’équipe, ignorés et seuls dans leur apprentissage, comme si la mention ‘<em>étudiant’</em> les rendait invisibles. Les stagiaires et le sens de leur stage (apprendre, réaliser des actes techniques, exercer des responsabilités) sont perçus comme un frein par le personnel hospitalier qui n’a ni le temps ni la force mentale de s’en occuper. Dans un cadre de surcharge et de fatigue chroniques, les équipes censées les accueillir se posent souvent la question de savoir comment les occuper. Car, se disent-elles, «&nbsp;<em>à quoi bon perdre du temps et de l’énergie pour les former puisqu’elles et ils vont partir et qu’in fine, nous ne profiterons pas de cet investissement ?</em>&nbsp;» Ces équipes sont déjà en difficulté face aux patients qu’ils n’arrivent pas à soigner correctement, faute de temps. La solution est alors toute trouvée&nbsp;: utiliser les étudiant·es comme main-d’œuvre à tout faire avec pour résultat délétère, une mise à distance de ces futur·es praticien·nes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>« Il y avait beaucoup de tensions dans le service où je me trouvais, en plus du manque d’organisation. Le travail était toujours bâclé, on ne pouvait pas prendre le temps nécessaire, j’avais l’impression de maltraiter les personnes comme les professionnels me maltraitaient. J&rsquo;étais à bout, je me rendais souvent dans les toilettes, le seul endroit pour me retrouver seule et pouvoir souffler et même pleurer un bon coup parfois. Je me suis fait prendre une fois en sortant des toilettes avec les yeux rouges, je pensais peut-être recevoir un peu de soutien, mais on m’a répondu que j&rsquo;étais trop sensible et que je n&rsquo;étais pas faite pour ce métier si je n&rsquo;arrivais pas à me blinder »</em></p>
<cite>Élodie, 24 ans, étudiante en troisième année en soins infirmiers.</cite></blockquote>



<p>Les étudiants deviennent, comme ils le disent souvent, transparents. Ils rapportent entendre des propos comme « <em>moi je n’aime pas travailler avec des étudiant·es</em> » ou « <em>tu ne sais vraiment rien faire de bon</em> »<sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup>. En outre, l’intersectionnalité (le croisement du statut d’étudiant avec d’autres discriminations multiples, de sexe, de classe, de race, de handicap, d’orientation sexuelle, d’origine culturelle, etc.) aggrave encore cette exclusion.</p>



<p>L’étudiant·e qui se perçoit comme invisible est d’emblée en situation compliquée pour son apprentissage<sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup> : comment aller vers desprofessionnel·les, leur poser des questions, demander d’être accompagné·e lorsque le climat semble hostile ? Comment prendre le risque de crisper les professionnel·les lorsque l’on sait que ce sont eux-mêmes qui détermineront de la réussite ou non du stage ? Par peur des conséquences éventuelles de leurs plaintes, nombre de stagiaires font profil bas et se limitent dans l’expression de leurs vécus. Plutôt que mettre leur priorité sur leur apprentissage, les stagiaires tentent de contenter l’équipe soignante pour gagner un peu de place et de reconnaissance, pour obtenir, <em>in fine</em>, leur diplôme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi les travailleurs de la santé, du social et de l’éducation <strong>‘<em>mangent-ils leurs petits</em></strong>’<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup><strong> ?</strong></h2>



<p>Pourquoi ce manque d’accueil qui décourage les stagiaires alors que les équipes ont un besoin urgent d’être complétées par des professionnel·les bien formé·es et motivé·es ? Le prisme du déni des services rendus par les stagiaires, quels qu’ils soient, peut nous aider à comprendre la complexité dans laquelle se développe leur exploitation. Les services rendus aux travailleurs sociaux, de la santé ou de l’éducation, lorsqu’ils dépassent le simple apprentissage, sont des cadeaux qui leur sont donnés par les stagiaires. Ces dons devraient, dans un contrat implicite, entraîner une reconnaissance de l’aide apportée, un remerciement, sous la forme de ce qui est le plus important pour les stagiaires : un accompagnement et un apprentissage. Ils attendent d’être formés à la réalisation d’actes techniques, à avoir une oreille attentive pour leurs observations et leurs ressentis, etc. Or, les stagiaires se heurtent souvent à la non-reconnaissance et se sentent en  marge des équipes professionnelles. La marge, c’est ce lieu où est toléré celui qui est malvenu, relégué, désingularisé, mis hors d’un système d’échange et de circulation du doN<sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup>. Être mis en marge, c’est subir une déshumanisation à une échelle individuellE<sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup>. Les mots et plus encore les attitudes non verbales marquent ce processus de marginalisation. Il se fait par la désignation des étudiant·es sous une identité unique et lisse, dépersonnalisante, insidieusement conçue comme négative, celle d’ ‘<em>étudiants encombrants’</em> radicalement ‘<em>autres’</em> que les professionnels.  Cette identité négative est lourde à porter. Par cette marginalisation, ces stagiaires deviennent redevables à l’équipe soignante qui tolère leur présence, ce qui alimente un manque de considération de leur aide, pourtant précieuse. Le déni des services rendus et leur transformation en un ‘<em>dû’</em> banalisent l’exploitation des étudiants dans des systèmes où la rentabilité ne se crée que par une accélération des rythmes de travail. Il permet la négation de leurs droits.  Pour comprendre les mécanismes qui amènent ces situations de mal-être et de frustrations des stagiaires, il est utile de se pencher sur les  vécus des étudiant·es en soins infirmiers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mise en marge, permis d’exploiter</h2>



<p>Le travail de soins et de services rendus à l&rsquo;équipe soignante apparaît dans leurs discours comme un don souvent ignoré ou minimisé par les professionnels. L’aide apportée par les stagiaires à l’équipe professionnelle inclut la réalisation de tâches parfois ingrates. Il s’agit de la part du travail considéré comme peu qualifié et peu valorisant : nettoyer le matériel, vider les poubelles, répondre aux sonnettes et exécuter les soins d’hygiène ainsi que l’aide à l’alimentation<sup class="modern-footnotes-footnote ">12</sup>.Ces tâches demandent de la patience et du temps et sont parfois réalisées dans des conditions psychologiquement pénibles. Elles demandent un effort physiquedans des postures parfois inconfortables, ce qui peut provoquer des douleurs, en particulier dorsales. Ce sont aussi des moments durant lesquels on peut être confronté·es aux odeurs corporelles mais aussi à la détresse des patients, qu’elle soit physique (douleurs) ou psychologique, à des demandes impossible à satisfaire ou encore à de la violence verbale ou physique. Lors de la réalisation de ces tâches, le rythme du travail ne peut être entièrement contrôlé si l’on veut prendre soin de la personne dont on s’occupe. C’est la personne soignée et son état qui le détermine, parfois bien plus lentement que les temps prévus officiellement pour ce type de tâches. Il n’est pas possible d’en accélérer la réalisation sans faire violence à la personne soignée, par exemple : la guider pour qu’elle puisse réaliser elle-même une partie de ses soins, participer à sa rééducation et son adaptation à sa situation de santé, tenir compte de la douleur, des difficultés de compréhension, d’une démence, de demandes ou d’exigences spécifiques qui participent à son bien-être, etc. Réaliser ces tâches, c’est un engagement de confiance. Les stagiaires espèrent que l’effort réalisé sera compris, accepté et qu’en retour, il leur sera donné l’occasion d’apprendre et de réaliser des tâches plus techniques.</p>



<p>Or, on le sait, les professionel·les subissent d’importantes pressions. <strong>Sous l’influence des politiques économiques et d’une idéologie néo-libérale, les systèmes de gestion des structures de soins se sont déliés des réalités de terrain pour viser plus d&rsquo;efficacité et améliorer la rentabilité financière. </strong>Les programmes de travail sont protocolisés, standardisés et informatisés. Ce qu’on appelle le <em>new-management<sup class="modern-footnotes-footnote ">13</sup></em> a rigidifié le travail et accéléré son rythme en se focalisant sur l’utilisation rationnelle et comptable des ressources matérielles et humaines. La question qui se pose, vu les difficultés financières récurrentes des institutions de soins est jusqu’où une telle accélération sera-t-elle possible et à quel prix, tant pour les soignés que pour les soignants ?<sup class="modern-footnotes-footnote ">14</sup> Les infirmiers disent être devenus des outils dépersonnalisés dont le travail ne serait valorisé que sur base de l’encodage des actes techniques, seuls actes facilement quantifiables. Comment, dans cette situation de travail à flux tendu, trouver le temps et la patience d’accompagner les stagiaires ? Leur marginalisation permet de les sortir du champ de vision et de la planification des tâches à effectuer. Au-delà des risques de découragement des étudiantes et d’arrêt de leurs études, la mise à distance, le déni des aides reçues et l&rsquo;exploitation des stagiaires mettent en danger la capacité des futurs diplômés de comprendre ce que signifie <em>‘faire équipe’</em>. La récurrence de la marginalisation au fil des stages suggère au contraire que la classification hiérarchique et méritocratique des personnes en fonction de leur statut et de leur diplôme est un fait devenu ‘<em>normal’</em>. Comment, dès lors, pourront-ils apprendre à prendre place sereinement au sein d’un groupe pluridisciplinaire et à concevoir le travail d&rsquo;équipe comme une acceptation collective d&rsquo;un espace démocratique, composée des personnes très diplômées et d’autres peu qualifiées? Comment seront-ils capables d’accueillir et donner à leur tour une place aux étudiants lorsqu’ils seront diplômés ? </p>



<h2 class="wp-block-heading">L’enjeu économique et politique du travail des stagiaires</h2>



<p>Pour rendre visible le travail des étudiant·es, nous proposons de faire un détour par l’enjeu de sa valeur, c’est-à-dire d’estimer son poids dans la production de service en mettant en lumière sa valeur économique traduite en valeur monétaire<sup class="modern-footnotes-footnote ">15</sup>. Précisons, il ne s’agit pas de marchandiser le travail des étudiants mais bien de <strong>questionner sa marchandisation occultée</strong><sup class="modern-footnotes-footnote ">16</sup>. Pour comprendre concrètement l’importance monétaire du travail des stagiaires, prenons l’exemple de ce que représente le travail d’un étudiant·e infirmier·ère. Dans ces temps de pénurie de soignants et de budgets insuffisants pour assurer le bon fonctionnement des institutions de soins, le travail gratuit des stagiaires participe, de fait, à leur équilibre budgétaire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>« Hier matin, en commençant ma journée de travail, je me suis rendue compte que j’étais seule à mon étage pour septante résidents. Les deux collègues aides-soignantes qui devaient travailler avec moi étaient absentes. Je suis allée voir la cheffe de service pour lui dire qu’il m’était impossible d’assurer tous les soins dans ces conditions. Elle m’a répondu :</em> <em>‘De quoi te plains-tu ? Une étudiante infirmière qui commence aujourd’hui travaillera avec toi’. Il s’agissait d’une étudiante de première année qui commençait son premier stage et n’avait jamais fait de pratique »</em></p>
<cite>Katia, infirmière en maison de repos.</cite></blockquote>



<p>Comme sous-entendu dans ce témoignage où une étudiante est censée effectuer le travail des aides-soignantes absentes, il est possible de saisir la valeur économique du travail des stagiaires en le comparant au travail d’une aide-soignante en début de carrière<sup class="modern-footnotes-footnote ">17</sup>. Une aide-soignante qui travaille à temps plein preste 233 jours de travail effectifs par an (253 jours ouvrés – 20 jours de congés payés)<sup class="modern-footnotes-footnote ">18</sup>. Le coût d’une aide-soignante en début de carrière pour un employeur  était évalué, en août 2022, à 3074,68 euros/mois, charges patronales incluses<sup class="modern-footnotes-footnote ">19</sup>. Les stagiaires en soins infirmiers sont présents en stage durant 2300 heures durant l’ensemble de leur formation, ce qui correspond à 306 jours à raison de 7,5h/jour, soit l’équivalent du travail d’une aide-soignante durant une année et quatre mois. Le non-remplacement d’une aide-soignante absente durant plusieurs mois et sa substitution<sup class="modern-footnotes-footnote ">20</sup> par des stagiaires permet des économies substantielles avoisinant les 24 500 euros/an<sup class="modern-footnotes-footnote ">21</sup>.</p>



<p>Le constat qui surgit ici peut se résumer en ces quatre points :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les stagiaires considérés comme une aide exécutent essentiellement des tâches qu’ils connaissent déjà bien.</li>



<li>Ils sont rarement en situation d’apprentissage de nouvelles techniques, de théories, etc.</li>



<li>Leur travail soulage partiellement le personnel et participe à l’invisibilisation de la problématique de surcharge de travail et de manque de personnel.</li>



<li>Un budget est épargné puisque le travail des stagiaires n’est pas rémunéré. Cette épargne permet de soulager les lieux de soins sous-financés.</li>
</ul>



<p>Dans ces temps de suppression du droit au chômage pour des dizaines de milliers de Belges et de chasse aux chômeurs déclarée par le gouvernement belge, ce travail gratuit et invisible pose question. En effet, comme le relève l’Institut de Recherches Economiques et Sociales (IRES), plus le service gratuit à la collectivité<sup class="modern-footnotes-footnote ">22</sup> comporte une contribution à la production de biens et de services, plus grand est le risque qu’il se substitue à l’emploi standard, comme nous le voyons dans le témoignage de Katia. Or, en cette époque qui croise les paramètres de manque de soignants et de manque de moyens financiers pour assurer les soins, le risque est grand de réduire les stagiaires à de la main-d’œuvre gratuite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et pourtant…</h2>



<p>Si les actes techniques sont importants et les protocoles intéressants pour guider la réflexion, le travail qui fait sens dans le secteur du soin est aussi relationnel, éducationnel, communicationnel et de coordination. Il nécessite de la souplesse, un don de temps et d’écoute empathique, une capacité créative, pour accompagner et établir une relation de confiance. Dans la relation de soin, ce don est essentiel. Il permet l’interrelation qui est au cœur de la démarche du ‘<em>prendre soin’. </em>Mais cet investissement relationnel et le don de temps sont l’objet d’une même relégation dans nos sociétés dominées par l’imaginaire utilitariste et la valorisation de l’autonomie individuelle comme marqueurs de reconnaissance<sup class="modern-footnotes-footnote ">23</sup>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusions</h2>



<p>Maillons peu visibles de notre système de protection sociale, les stagiaires subissent les effets des dysfonctionnements et des sous-financements structurels des différentes branches de notre sécurité sociale et des secteurs de l’éducation.</p>



<p>La récurrence de leurs difficultés révèle des mutations sociopolitiques en cours depuis la seconde moitié du XX<sup>e</sup> siècle. En effet, l’hypertechnicité et le <em>new-management</em> se déploient sur la disparition des relations humaines ordinaires qui devraient aller de soi dans le travail social<sup class="modern-footnotes-footnote ">24</sup>. Nombre de stagiaires expriment le sentiment de ne plus avoir la capacité d’accompagner les personnes comme ils pensent devoir le faire en leur âme et conscience.  Le déni de l’importance de se soucier des « autres » est source de perte de sens tant au sein des métiers sociaux et de la santé que de l’éducation. Le vécu des étudiant·es est peut-être plus difficile encore que celui des professionnels. <strong>Leur frustration face à l’accélération des rythmes de travail et à l’impossibilité d’accompagner selon leurs codes éthiques est doublée par la non-reconnaissance des dons de services qu’ils rendent aux professionnels pour les aider. Les différentes maltraitances qu’ils subissent sont source de désillusions et ont pour résultat l’abandon de leurs études. </strong>Elles montrent des failles systémiques qui mettent en péril les fondements de notre démocratie et l’accès pour chacun à une vie digne. Les vécus peu satisfaisants des apprenants des métiers du social, de l’éducation de la santé, leurs désaccords avec certaines situations dont ils sont témoins expriment en creux des aspirations sociales, politiques et pédagogiques qui font sens pour eux. Ces désaccords nous disent leur rejet d’un cadre de travail qui trop souvent fait violence aux bénéficiaires. Leur abandon des métiers du social, de la santé et de l’éducation, en cours d’études ou peu après être diplômés, parce qu’on leur impose de les réaliser à l’encontre de leurs convictions éthiques, peut être considéré comme un refus de complicité et une interpellation aux pouvoirs publics et aux décideurs institutionnels.</p>



<p>Le ‘<em>prendre soin</em>’, l’accompagnement est un projet politique. Il pose la question de la société dans laquelle nous désirons vivre, de la reconnaissance d’une vulnérabilité partagée et d’une commune interdépendance et de la reconnaissance politique de tous ceux qui prennent soin (de la société et de toutes ses composantes, de l’environnement, etc.)<sup class="modern-footnotes-footnote ">25</sup> Il nous interroge sur les moyens que nous sommes prêts à mettre en place pour construire cette société. </p>



<p><strong>La valorisation sociale et politique du prendre soin de « l&rsquo;autre »et des « autres », comme une nécessitésociale, une valeur commune non identifiée àun genre</strong><sup class="modern-footnotes-footnote ">26</sup><strong>, pourrait être déjà une première piste pour désembourber le débat</strong>. Le don, l’accompagnement et le prendre soin<em>,</em> fondements de toute sociabilité humaine, sont inhérents aux professions du social, de la santé et de l’éducation. Ce sont des contributions indispensables à l’institution et à la pérennité d’un monde commun. Ceci interroge aussi l’importance donnée aux dons des ‘<em>bénéficiaires’</em> et de toutes celles et ceux qui sont victimes d’une relégation sociale et d’un déni de reconnaissance<sup class="modern-footnotes-footnote ">27</sup>, car il y a peu de choses plus humiliantes que le dédain. Par quels processus de généralisation et par quels stéréotypes enferme-t-on ceux qui ne correspondent pas aux standards d’efficacité attendus dans nos sociétés d’apparence démocratique ?<sup class="modern-footnotes-footnote ">28</sup> La désertion des professions dont la mission est l’accompagnement soulève la question du choix de société que nous souhaitons, en interrogeant les marges, les exclusions et les précarisations.</p>



<p><strong>Une deuxième piste est à chercher dans</strong><strong> la nécessaire reconnaissance de la complexité des pratiques d’accompagnement qui tendent à prévenir un effondrement du lien social.</strong> Il s’agit d’accepter que le travail empathique, considérant la personne comme digne, est un préalable indispensable pour de nombreux travailleurs sociaux. Il permet aux personnes accompagnées de surmonter les aspects humiliants de l’aide qui leur est apportée et aux accompagnants de ne considérer aucune des tâches à réaliser comme ‘<em>un boulot non intéressant</em>’ ou comme ‘<em>un sale boulot’</em>. Ce travail demande du temps, variable suivant les situations qui dépasse souvent les cadres des protocoles, mais néanmoins un temps qui doit être accordé.</p>



<p>Une troisième piste est suggérée par la désertion des professions, dont l’objectif est d’accompagner des personnes en interrogeant les marges, les exclusions et les précarisations, les invisibilités. La compréhension des difficultés d’assurer la pérennité des métiers du social, de l’éducation et de la santé impose de tenir compte des contextes et cadres sociopolitiques plus larges dans lesquels ils apparaissent. <strong>Les professions de la santé, du social et de l’éducation sont subsidiées par l’État. Leur négligence par les autorités publiques, leurs manques de moyens et leurs difficultés récurrentes questionnent nos démocraties et nos choix politiques. </strong><strong></strong></p>



<p>La Wallonie dépend des lois belges et européennes. Les difficultés et les attentes des stagiaires et des professionnels disent l’urgence de réaliser en Belgique et en Europe une analyse critique des options politiques et sociales qui guident les décisions prises aux plus hauts niveaux. Toutes et tous demandent que les décisions prises s’appuient sur la reconnaissance de l’importance fondamentale, pour le fonctionnement de nos sociétés, des activités encore souvent considérées comme insignifiantes<sup class="modern-footnotes-footnote ">29</sup>. Leurs pratiques révèlent une part importante des réalités qui coexistent à l&rsquo;ombre de la production et du marché, des rationalités politiques, techno-scientifiques ou institutionnelles, mais aussi des modèles identitaires qui se définissent par l’exclusion d’autres identités. Leurs pratiques sont les miroirs de réalités diffuses et multiformes, dont la finalité plus ou moins consciente est d&rsquo;aider à vivre, à surmonter l&rsquo;insurmontable, à dépasser les barrières apparentes de la vie, du vivant<sup class="modern-footnotes-footnote ">30</sup>.  Les professionnels et les stagiaires nous posent la question des avantages et des conséquences de nos choix sociopolitiques et économiques à moyen et long terme. Ils nous invitent à interroger les priorités que nous donnons d’une part à la rentabilité, d’autre part à l’humain et au social. Notre capacité à ‘créer du commun’ est fondamentale… Sans elle, il n’y a plus de condition humaine<sup class="modern-footnotes-footnote ">31</sup>.</p>



<p></p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;DAMMAN, L., La violence verticale, dans le contexte des stages en soins infirmiers, amène-t-elle les étudiants à imaginer arrêter leurs études ? Une enquête transversale dans un devis mixte auprès d&rsquo;étudiants infirmiers francophones de 3ème année en bachelier infirmier responsable de soins généraux, Mémoire de master Université catholique de Louvain, 2018</div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;BAUMAN, Z., La Vie Liquide, éd. du Rouergue, Arles, 2006.</div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le management à but productif vise l’efficacité, la rentabilité et la maximalisation des profits. Lorsque ces logiques managériales sont appliquées aux structures sociales, éducatives ou de soins, elles se traduisent par l’objectivation, la systématisation, l’évaluation et le contrôle des actions des employés en exigeant qu’ils travaillent toujours plus, plus vite et mieux dans l’ignorance que chaque prise en charge correspond à une situation et un contexte particuliers. Ces logiques managériales amènent à réduire les personnes en besoin d’accompagnement à des critères normalisés, objectivés, rationnels, encodables. Elles désubjectivent les employés devenus « outils » au sein d’une entreprise. </div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Depuis les années 1990 s’observe l’introduction, dans le secteur non marchand, de techniques propres au travail productif en vue d’augmenter les profits tout en diminuant les dépenses. Les cadences de travail s’intensifient pour augmenter la productivité. Les aspects du travail jugé non productif, ralentissant les cadences de travail, comme le temps consacré au relationnel et à former des étudiants est non considéré, ignoré, voire empêché.  Or, ce travail d’accompagnement est celui qui, pour la grande majorité des professionnels et des étudiants, donne sens à leur travail.</div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Dans nos sociétés où la valeur suprême est l’autonomie, un « bon boulot » (valorisant et visible) est celui qui est mesurable et si possible réalisable dans un temps prédéterminé, connu, planifié.</div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;FURTOS, J.,  Ambigüité de l’accompagnement, précarité de la transmission dans Rhizome, Bulletin national santé mentale et précarité, 2012. Disponible sur   https://www.academia.edu/1908081/Une_psychiatrie_de_lex_compagnement_Regard_sur_le_travail_infirmier_Revue_Rhizome_N_44_juillet_2012?email_work_card=title.</div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ces propos sont particulièrement fréquents dans les milieux hospitaliers.</div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ce n’est pas une constante. Certains lieux de stages veillent à un accueil chaleureux et potentialisent ainsi les capacités des étudiant·es. Le non-accueil et la relégation des stagiaires apparaissent cependant dans les enquêtes auprès d’étudiant·es infirmier·es comme des faits répétés dans un peu plus de la moitié des terrains de stages.</div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Expression issue de KATZ, Katty, Bullying in Nursing: Why Nurses &lsquo;Eat their Young&rsquo; and What to Do About It?, 2014. Disponible sur: https://www.rasmussen.edu/degrees/nursing/blog/bullying-in-nursing-nurses-eat-their-young/.  </div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;GRARD, Christine, La solidarité est-elle au fondement de l’apprentissage dans Les politiques sociales, p. 39-47, 2024.</div><div>11&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;LAURENT 2008, > référence complète ?</div><div>12&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les soins d’hygiène renvoient aux toilettes et aux changes (changer les protections des personnes incontinentes) tandis que l’aide à l’alimentation renvoie au fait de donner à manger à des personnes incapables de manger seules et/ou ayant un risque de faire de fausses déglutitions.</div><div>13&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le new-management (ou New Public Management)  désigne un modèle de gestion qui « vise à rapprocher le fonctionnement des administrations publiques de celui des entreprises privées, en introduisant des logiques de marché, de performance et de responsabilisation individuelle » (https://www.unsa-education.com/article-/sante-mentale-au-travail-et-new-management/).</div><div>14&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;VILLAIN, Florian, Ne dites plus « premiers de cordée », mais « passeurs de témoin » ! dans Revue du MAUSS, n°52, 2018/2, p. 239-250.</div><div>15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;FOUQUET, A., Comment valoriser le travail domestique ? dans Cambouis, La Revue Des Sciences Sociales Aux Mains Sales, janvier 2021.</div><div>16&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ici, on fait référence à «  l’argument de la rémunération pour sortir le travail du déni, l’intégrer dans ce qui est pensé comme relevant du travail, pour subvertir un rapport social, capitaliste et patriarcal » (SIMONET, Maud, Travail gratuit : la nouvelle exploitation ? Paris, éd. Textuel, 2018.)</div><div>17&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le travail réalisé par les étudiants, dès les premiers stages, est en partie le même que celui des aides-soignant·es. Au fur et à mesure de l’avancement dans les études, le travail des stagiaires recoupe partiellement le travail infirmier.</div><div>18&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir  https://emploi.belgique.be/ (sources de 2022).</div><div>19&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Pour un salaire brut de 2419,68 euros et un salaire net de 1866,74 euros. Calcul sur base des chiffres de https://pro.guidesocial.be/articles/fiche-metier/article/quel-est-le-salaire-d-un-aide-soignant-en-belgique avec un ajout au salaire brut de 27,07% de charges patronales.</div><div>20&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L’IRES (Institut de recherches économiques et sociales) met en garde contre  banalisation du remplacement des travailleurs rémunérés par du travail gratuit (bénévolat, stages, etc.) « Plus le service à la collectivité comportera une contribution à la production de biens et de services, plus grand est le risque qu’il se substitue à l’emploi standard » (cité par SIMONET, Maud, Travail gratuit : la nouvelle exploitation ? Paris, éd. Textuel, 2018.)</div><div>21&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;En considérant que la présence d’étudiants infirmiers dans les terrains de stage est effective durant l’équivalent de 8 mois/an.</div><div>22&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Surtout lorsqu’il repose sur des valeurs qui touchent à ce que l’on est, à ce à quoi on croit, à ce qui nous définit et nous passionne.</div><div>23&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;CHANIAL, P., Don et care : une perspective anthropologique dans Recherche et formation, 2014. Disponible sur http://journals.openedition.org/rechercheformation/2232</div><div>24&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;FURTOS, J., Ambigüité de l’accompagnement, précarité de la transmission dans Rhizome, Bulletin national santé mentale et précarité, n° 44, juillet 2012.</div><div>25&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;TRONTO, Joan, Un monde vulnérable. Pour une politique du care, éd. La Découverte, Paris, 2009.</div><div>26&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;TRONTO, Joan, Care démocratique et démocraties du care dans MOLINIER, P. (dir), Qu’est-ce que le care ?, éd. Payot, Paris, 2021.</div><div>27&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;CHANIAL, op. cit. et TRONTO, op. cit.</div><div>28&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;LAPLANTINE, F., Penser le sensible, éd. Pocket, Paris, 2018.</div><div>29&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;TRONTO, op. cit.</div><div>30&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;SAILLANT, F., Identité, invisibilité sociale, altérité : expérience et théorie anthropologique au cœur des pratiques soignantes dans Anthropologie et Sociétés, 2000, p. 155-171. Disponible sur https://doi.org/10.7202/015641ar.</div><div>31&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;SAILLANT,F., Une critique post coloniale du savoir local de Clifford Geertz dans LAHOUARI (dir), Autour de Clifford Geertz, Interprétation et culture, Archives contemporaines, Paris, 2010, p. 55-72.</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Juste Terre ! n°217</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/juste-terre-n217/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 11:41:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Des vies en lambeaux : pauvreté, exclusion et santé mentale, un cercle vicieux]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Elle s’appelait Isabelle, elle avait 51 ans et est décédée le 1er janvier 2025 sous les coups de son conjoint. Le premier féminicide belge de 2025, déjà un de trop. Ce fléau commence par une première gifle. Le premier coup n’est jamais anodin.</p>



<p><br>En Belgique, environ deux femmes meurent chaque mois sous les coups de leur (ex) partenaire. Selon l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, près d’une femme sur trois subit des violences physiques et/ou sexuelles de la part d’un partenaire. Une femme est tuée par un proche toutes les 10 minutes dans le monde.</p>



<p><br>Une violence dont les racines sont profondément ancrées dans des inégalités structurelles persistantes.</p>



<p>Malgré les avancées significatives de notre pays, le patriarcat et les stéréotypes de genre continuent d’alimenter ces comportements inacceptables.</p>



<p><br>Notre association s’engage résolument aux côtés des femmes victimes de violences. En soutenant le travail d’organisations accueillant les femmes et leurs enfants, nous oeuvrons chaque jour pour offrir écoute, soutien et accompagnement vers la reconstruction. Mais notre action ne s’arrête pas là. Nous menons avec d’autres, un travail de sensibilisation et d’éducation, car c’est en changeant les mentalités que nous pourrons véritablement éradiquer ces violences.<br></p>



<p>Ensemble, mobilisons-nous. Car chaque pas vers l’égalité est un pas vers plus d’humanité. Les violences faites aux femmes ne sont pas une fatalité.</p>


<div class="titre-remplacement contenu150">
  <div class="m-0 ">
    <h2 class=" p-0 m-0 text-center h1 pt-5 mb-2"></h2>


  </div>
  <div class="row">

    
    
<article id="post-38834" class="col-12 col-sm-6 col-md-4 color-black p-3 mb-0  post-38834 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-bithume tag-jt217 thematiques-accompagnement thematiques-logement thematiques-sans-abri">
		<a href="https://vivre-ensemble.be/de-la-douceur-sur-le-bitume/" class="linkresume lienblock backgroundwhite pb-3 h-100">
						<div class="image-productionsseize w-100 mb-3" title="De la douceur sur le bitume" style="background-image:url('https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2025/01/Bithume-Cabane.jpg')">
			</div>
		    <header class="entry-header pl-2 pr-2">
															
						
				<h2 class="entry-title h4 m-0 pb-1 color-bleuvert">De la douceur sur le bitume</h2>
				<div class="entry-meta">

															<div class="mt-2 text-uppercase background-vertfonce color-white datealaunehome">
									<span class="posted-on"><time class="entry-date published" datetime="21 Jan. 2025">21 Jan. 2025</time></span>								</div>

										<!-- Is event recurring or a single event -->

					






				</div><!-- .entry-meta -->









	</header><!-- .entry-header -->


	<div class="entry-summary pl-2 pr-2">
		Bithume, orthographié avec un « h », c’est la conjonction de l’Humain et de la réalité froide du sans-abrisme. Car [&hellip;]		

<!--
		<div class="mt-2"> <span class="tags categories color-vert pl-0 pr-0 mr-1 mb-0 d-inline-block">
				 #jt217			 </span></div>
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		</a>
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      <div class="pagination">

           </div>
    


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		<title>Viens faire un tour dans ma bulle</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/viens-faire-un-tour-dans-ma-bulle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Oct 2024 12:43:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maison maternelle Paul Henricot]]></category>
		<category><![CDATA[jt214]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?p=38536</guid>

					<description><![CDATA[Cabane sensorielle, projecteurs lumineux, colonnes à bulles, poufs, gels texturés : le « snoezelen » permet de ralentir le rythme et de prendre le temps d’écouter son corps et son esprit. Une démarche qui devient thérapeutique lorsque le corps et l’esprit sont en lambeaux.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Cabane sensorielle, projecteurs lumineux, colonnes à bulles, poufs, gels texturés : le « snoezelen » permet de ralentir le rythme et de prendre le temps d’écouter son corps et son esprit. Une démarche qui devient thérapeutique lorsque le corps et l’esprit sont en lambeaux.</p>



<p>C’est un container maritime, dont l’intérieur a été entièrement peint en noir, qui va accueillir prochainement « Bien dans ma bulle », l’espace « snoezelen » de la Maison maternelle Paul Henricot, à Court-Saint-Étienne. Développée dans les années 1970 par deux jeunes Néerlandais, cette approche se fonde sur la recherche de bien-être par la mobilisation de tous les sens (en néerlandais, snoezelen est la contraction de snuffelen, renifler, et de doezelen, somnoler).</p>



<p>L’achat du mobilier et de l’équipement nécessaires à cette exploration sensorielle est financé par Action Vivre Ensemble et par deux petits dons complémentaires. L’aménagement devrait être finalisé d’ici à la fin de l’année, ce qui réjouit particulièrement Ophélie<sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup> et son fils de sept ans, Léo<sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup>, accueillis à la Maison maternelle Paul Henricot depuis plusieurs mois. « Via l’association, nous avons plusieurs fois testé un espace « snoezelen » à Rixensart. Mon petit garçon, qui a des besoins particuliers et canalise difficilement son énergie, s’y est tout de suite senti très bien. Grâce à cette plongée dans un monde doux et calme, je l’ai senti apaisé, comme si un gros poids venait de s’enlever de ses épaules », raconte Ophélie.</p>



<p>Posé dans le jardin de la maison maternelle, le container destiné à abriter cette « bulle de bienêtre » occupe volontairement une position extra muros pour marquer la césure avec le quotidien difficile des personnes hébergées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des problématiques de plus en plus lourdes</h2>



<p>Dotée d’une capacité de 25 lits, la Maison maternelle Paul Henricot accueille principalement des mères ou des futures mères ayant fui des violences intrafamiliales et se retrouvant de facto privées de logement. Les enfants, eux, présentent de nombreuses carences affectives et éducatives, des signes de dépression, des retards de langage ou moteurs, des problèmes d’hygiène, etc.</p>



<p>En 2023, ce centre d’accueil brabançon a hébergé 24 adultes et 39 enfants &#8211; et a dû décliner 224 demandes. « Les besoins sont de plus en plus nombreux et les problématiques de plus en plus lourdes, nécessitant souvent d’importants suivis psychologiques ou psychiatriques », détaille Alain Brossé, responsable administratif et financier de la Maison maternelle Paul Henricot. La durée moyenne des séjours clôturés en 2023 était de 178 jours, les mandats ayant une durée maximale de neuf mois, prolongeable trois fois. Depuis 2017, l’association maintient en permanence deux lits inoccupés afin de répondre à des situations d’urgence.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="560" height="747" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2024/10/MAison-maternelle-espace-snoezelen.jpg" alt="Une pièce avec des jouets pour petits enfants" class="wp-image-38540" style="object-fit:cover" srcset="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2024/10/MAison-maternelle-espace-snoezelen.jpg 560w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2024/10/MAison-maternelle-espace-snoezelen-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 560px) 100vw, 560px" /><figcaption class="wp-element-caption">Favoriser des temps de reconstruction avec une approche originale.</figcaption><div class="image-licence" style="text-align: right; margin-top: 5px; font-size: 0.8em; color: #666; font-style: italic;">Licence : photo : Maison maternelle Paul Henricot ASBL</div></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Perdre tous ses repères</h2>



<p>Dans le cas d’Ophélie, c’est un bras cassé à la suite d’une énième volée de coups, donnés par son compagnon, qui a été le déclencheur. « J’ai été hospitalisée et, grâce à l’assistante sociale de l’hôpital, j’ai obtenu une place en maison maternelle. Jusque-là, je n’avais jamais osé partir, je ne trouvais pas la force nécessaire et, surtout, j’avais très peur de ce qui m’attendait si je partais. Est-ce que j’allais pouvoir m’en sortir seule, sans l’aide de mon compagnon ? Je n’ai pas de travail et je ne savais pas comment j’allais m’en sortir financièrement », explique Ophélie.</p>



<p>« Les débuts ont été très difficiles pour moi », poursuit la jeune maman. « J’avais perdu tous mes repères et n’avais ni famille ni amis à proximité de l’institution. Heureusement, l’équipe m’a vraiment bien accueillie. J’ai une éducatrice de référence qui me soutient et m’épaule dans la relation avec mon fils, car celui-ci est très perturbé et fait parfois preuve de violence. Nous sommes également accompagnés par une psychologue et aidés dans la résolution de mes problèmes financiers. »</p>



<p>Chaque projet d’accompagnement est individualisé, tant pour la mère que pour son ou ses enfant(s). L’objectif étant, dans la mesure du possible, de regagner à terme son autonomie et de reprendre sa vie en mains. Le projet « snoezelen » s’inscrit dans cette prise en charge globale et « fait sens » par rapport aux autres activités mises en place. « Prisonnières de leurs difficultés, nos hébergées se retrouvent souvent hors tempo, incapables de suivre le rythme effréné que la société leur impose. Alors, il est important pour elles d’avoir des temps de pause et de reconstruction individuels. L’approche ‘snoezelen’ permet cela, avec des outils originaux », conclut Alain Brossé.</p>



<p></p>



<p></p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Prénom d’emprunt</div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Prénom d’emprunt</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Maison maternelle Paul Henricot</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/maison-maternelle-paul-henricot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Quentin Minsier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 13:56:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La Maison Maternelle Paul Henricot est un centre d’accueil offrant un hébergement aux femmes enceintes et/ou accompagnées d’enfants en situation de détresse sociale. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La Maison Maternelle Paul Henricot est un centre d’accueil offrant un hébergement aux femmes enceintes et/ou accompagnées d’enfants en situation de détresse sociale. </p>



<p>Les principaux motifs d’hébergement sont un vécu de violence conjugales et/ou intrafamiliale ainsi que des problématiques liées au logement (expulsion, notamment). Le centre a une capacité de 25 lits répartis en 10 chambres dont deux lits sont réservés pour les accueils d’urgence. Notre mission s’établit autour de divers axes dont l’accueil dans un lieu sécuritaire, l’accompagnement psychologique, social et éducatif des hébergés via des entretiens individuels, des ateliers collectifs, des activités psycho-éducatives pour les enfants et des groupes de paroles. Ces réalisations sont menées par une équipe pluridisciplinaire.</p>



<p>La Maison Maternelle est agréée pour 25 personnes maximum, qui représente 10 familles dont chacune dispose d’une chambre privative.</p>



<p>Le centre se veut être un lieu d’écoute et de sécurité, d’accompagnement et de soutien dans les démarches administratives. Il propose aussi diverses ateliers et animations autour des problématiques liées aux violences conjugales et intrafamiliales, au renforcement de l’estime de soi et au bien-être, etc. Des ateliers psycho-éducatifs sont également proposés. Un accompagnement dans la mise en pratique des démarches liées à des projets à plus long terme est aussi proposé. Aussi, un accompagnement dans l’éducation et le développement des enfants.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Change</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/change/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Quentin Minsier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 12:12:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L'objectif de Change est de promouvoir l'intégration et la cohésion sociale parmi les jeunes en s'attaquant aux racines de la délinquance et en favorisant l'éducation et l'emploi.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’association lutte contre la discrimination, les stéréotypes et le communautarisme radical. Leur objectif est de promouvoir l&rsquo;intégration et la cohésion sociale parmi les jeunes en s&rsquo;attaquant aux racines de la délinquance et en favorisant l&rsquo;éducation et l&#8217;emploi.</p>



<p>Change s’adresse principalement aux jeunes de 15 à 24 ans qui ont besoin d’avoir accès à des opportunités qui leurs permettent de s’intégrer de manière productive dans la société. Cela inclut la formation professionnelle, l’éducation civique, le soutien psychosocial et la création de voies vers un emploi stable. Les projets de Change (20 bénévoles) résident dans sa capacité à aborder les besoins de manière globale, en offrant non seulement des compétences pratiques mais aussi en travaillant à changer les perceptions et attitudes à la fois des jeunes eux-mêmes et de la société qui les entoure. </p>



<p>L’association se concentre sur plusieurs actions clés : encadrement des jeunes, lutte contre la pauvreté, soutien aux familles isolées et monoparentales, aide aux personnes en situation difficile (post-carcéral, victimes de violences conjugales, etc.), éducation et formation, sensibilisation et prévention (notamment à la délinquance juvénile), partenariats et collaborations, communication et diffusion.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>INFOR-FEMMES LIÈGE</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/infor-femmes-liege/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Quentin Minsier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jul 2024 14:16:17 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=association&#038;p=38091</guid>

					<description><![CDATA[Le planning familial Infor-Femmes est un service de prévention, d’accueil et d’accompagnement pour toutes les questions liées à la vie relationnelle, affective et sexuelle, ouvert à toutes et tous sans aucune distinction.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le planning familial Infor-Femmes de Liège est un service de prévention, d’accueil et d’accompagnement pour toutes les questions liées à la vie relationnelle, affective et sexuelle, ouvert à toutes et tous sans aucune distinction. Chacun peut y parler librement, avec la certitude d’être entendu et aidé en toute confidentialité. </p>



<p>Infor-Femmes propose des consultations juridiques, gynécologiques, psychologiques, sexologiques et sociales. L’asbl est composée d’une équipe pluridisciplinaire psycho-médico-sociale engagée dans la lutte contre toutes formes de discriminations.</p>



<p>L’équipe s’est également spécialisée dans la création d’outils pédagogiques (harcèlement, sexualité, discriminations, etc.) et dans la mise en place de formations à destination des professionnel·les. L’asbl accueille environ 1000 personnes par an.</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Il n’y avait aucune écoute pour les victimes de violences sexuelles, juste des médicaments</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/il-ny-avait-aucune-ecoute-pour-les-victimes-de-violences-sexuelles-juste-des-medicaments/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jun 2023 10:55:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brise le silence]]></category>
		<category><![CDATA[appui inondations 2021]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?p=35869</guid>

					<description><![CDATA[À Mons, l’association Brise le silence (BLS), soutenue sur une base triennale par Action Vivre Ensemble, fait figure de pionnière [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>À Mons,<a href="https://vivre-ensemble.be/association/brise-le-silence/" data-type="association" data-id="22845"> l’association Brise le silence</a> (BLS), soutenue sur une base triennale par Action Vivre Ensemble, fait figure de pionnière : menée par des femmes résilientes, elles-mêmes victimes de violences sexuelles dans le passé, BLS fait le pari de la pair-aidance, un cas unique dans ce secteur. Pascale Urbain, présidente et fondatrice de l’association, l’a créée sur base de sa propre expérience de vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment est née Brise le silence ?</h2>



<p>J’ai créé l’association en 2015 suite au piratage de la page Facebook que j’avais créée. J’y invitais les gens à venir exprimer leur souffrance par rapport aux violences sexuelles. Comme ancienne victime de telles violences dans mon enfance, je pensais que cela ne concernerait que quelques personnes mais le succès m’a dépassée. Cela faisait douze ans que je travaillais dans un service de prévention aux assuétudes et je constatais qu’il n’existait rien pour les victimes. Les troubles psychologiques étaient traités en envoyant les gens à l’hôpital psychiatrique, en les abrutissant de médicaments. J’ai connu ce parcours. Il n’y avait pas la moindre écoute et l’on ne faisait pas du tout le lien entre ces violences et des troubles comme les idées suicidaires, les addictions à la drogue ou l’alcool, l’hypersexualité, les troubles du comportement alimentaire ou des sentiments comme la honte, la culpabilité, la perte de l’estime de soi. Si la personne qui vient n’est pas écoutée, c’est foutu : on rajoute une couche de traumatisme. Les psychologues que je voyais au travail étaient incapables d’écouter et d’accueillir ces victimes avec respect, tenaient des propos déplacés et moqueurs vis-à-vis d’elles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment cela se fait-il ?</h2>



<p>Les psychiatres et psychologues ne sont pas formé·es à ces traumatismes. En psychiatrie, on trouve 90% de victimes de violences. Il faut arrêter de psychiatriser les gens ! Et remplacer les médicaments par l’écoute. Nous souhaitons créer notre propre formation car celle qui se donne à l’UMons ne recouvre pas la question des violences sexuelles alors que la majorité des personnes qui la suivent sont des victimes de ces violences dans leur enfance. Elles ont connu la toxicomanie, l’alcoolisme, le sans-abrisme, la prostitution, le parcours en psychiatrie, mais la cause est dans ces violences dans l’enfance. Ces traumas agissent comme une bombe à retardement : nous l’enfouissons parfois durant des décennies et, d’un coup, tout vous revient à la figure. On retrouve cela chez chaque victime et chez chacune d’entre nous travaillant ici. Ce sont ces victimes-là que nous recevons.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Il n’y avait aucune écoute pour les victimes de violences sexuelles, juste des médicaments »</p>
<cite>Pascale Urbain</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Vous êtes la seule association à travailler de la sorte en Belgique : l’aide publique suit-elle ?</h2>



<p>Absolument pas ! La parole s’est libérée, nous recevons de nouvelles victimes tous les jours, les médecins aussi nous en envoient. Mais nous ne sommes toujours que 2,75 ETP, tout le reste de l’équipe étant des bénévoles. Le fédéral a créé un CPVS (Centre de prise en charge des violences sexuelles) par province. Ces centres occupent 15 personnes mais on nous demande à nous d’aller y former le personnel policier et hospitalier. Les CPVS s’adressent aux personnes qui viennent de vivre une agression sexuelle dans le mois précédent. Mais, nous, nous voyons arriver des gens qui en ont été victimes il y a 20, 30, 40 ans. Là, cela n’intéresse plus personne. Or, il y a bien plus de victimes du passé que du présent. Ce sont des décisions politiques. À côté du projet à trois ans avec Action Vivre Ensemble, nous bénéficions d’un subside de la Région wallonne mais il n’est pas structurel. Avec la Communauté française, nous avons un projet collectif avec La maison plurielle de Charleroi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quel est l’objectif réaliste d’un tel accompagnement ?</h2>



<p>Des personnes qui étaient lourdement psychiatrisées sortent d’ici transformées. Cela les aide à se réinsérer socialement et professionnellement. Notre objectif, c’est qu’elles reprennent une activité &#8211; formation ou travail &#8211; hors de chez nous. La pair-aidance, c’est aussi de la réinsertion, par exemple comme bénévole ici. On a aussi des personnes dans la soixantaine, elles ne reprendront jamais le travail mais participer à nos activités (groupes de parole, hippothérapie, hydrothérapie, ateliers créatifs et d’écriture…) les sociabilise.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column fond-bleu is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading">Pionnières de la pair-aidance</h2>



<p>« En 2015, j’ai été victime de violences. À la recherche d’une aide, j’ai appelé SOS Viol qui… ne m’a jamais rappelée. J’ai trouvé Brise le silence sur internet, j’ai appelé et je suis tombée sur Pascale qui, immédiatement, m’a écoutée et proposé de venir. Entourée de paires qui me comprennent, je me suis enfin sentie écoutée et vivante. » Depuis, Ingrid Poetter n’a plus quitté BLS. Comme bénévole, puis aujourd’hui comme employée, elle est, avec Gwendoline Faravel, une des chargées de projet et paires-aidantes de BLS.</p>



<p>Elles détaillent la méthodologie : « Pascale Urbain a vu que le fait de partager son expérience profitait aux gens qui venaient nous voir mais qu’il fallait un cadre théorique. On a constitué des binômes. La travailleuse sociale va apporter un cadre dans la rencontre alors que la paire-aidante va raconter son propre parcours de vie. Il n’y a plus la peur d’être face à une thérapeute qui n’a pas vécu la même chose. Il y a quelque chose qui se passe dans ces rencontres qui créent un lien de confiance immédiat. Comme anciennes victimes, nous pouvons partager notre vécu aux personnes qui viennent nous voir, ce que nous avons mis en place pour aller mieux, les difficultés… Cela porte ses fruits, on l’observe par les retours, les remerciements, les messages, la resocialisation. »</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>LI MOHON</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/li-mohon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Aug 2022 14:05:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Service d’accompagnement socio-éducatif]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Service d’accompagnement socio-éducatif</h2>



<p>Service d&rsquo;aide aux enfants et jeunes de 0 à 20 ans en situation précaire dans leur milieu familial ou en logement autonome.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>OASIS BELGIUM</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/oasis-belgium/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Aug 2022 13:16:16 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/oasis-belgium/</guid>

					<description><![CDATA[Travailler pour aider les plus marginalisés à trouver une communauté, la liberté de choisir, et l'espoir]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Travailler pour aider les plus marginalisés à trouver une communauté, la liberté de choisir, et l&rsquo;espoir</h2>



<p>Accueil et accompagnement de femmes victimes de violence sexiste Gestion d’une ligne d&rsquo;assistance téléphonique en thaï, mandarin, français, néerlandais et anglais comme point de premier contact pour les femmes vulnérables et/ou victimes de violence</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’ESPÉRANCE</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/l-esperance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Aug 2018 10:54:45 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/l-esperance/</guid>

					<description><![CDATA[Accueil et hébergement de femmes en difficultés sociales et de leurs enfants]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Accueil et hébergement de femmes en difficultés sociales et de leurs enfants</h2>



<p>Accompagnement éducatif, social et psychologique. Travail du lien mère-enfant et accompagnements multiples : administratifs, entretiens, groupes de parole, activités socioculturelles.</p>



<p>Située à Kain, l’Espérance est une Maison maternelle qui offre un logement et un accompagnement à des mères avec enfants en bas âge ou à de futures mères en difficultés. La maison peut accueillir 14 mamans et/ou futures mères et 21 enfants jusque l’âge de 12 ans.</p>



<p>L’équipe dynamique de l’Espérance travaille en partenariat avec les autres maisons d’accueil de la région, avec le Service d’aide à la jeunesse et le CPAS de Tournai.</p>



<p>La maison garantit soutien et réconfort tant sur le plan humain que sur le plan matériel. Les difficultés rencontrées par ces familles pouvant être de plusieurs ordres : sociales, psychologiques, économiques et/ou physiques, les objectifs de l’association sont multiples :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>accueillir une future mère et/ou une mère avec des enfants âgés de moins de 12 ans qui sont temporairement incapables de résoudre leurs difficultés sociales, économiques, psychiques et/ou physiques en vue d’acquérir ou de récupérer une certaine autonomie</li>



<li>offrir un accompagnement éducatif afin de les soutenir et de les accompagner dans leur fonction maternelle</li>



<li>travailler le lien mère-enfant à travers le quotidien au sein de la maison</li>



<li>offrir un accompagnement administratif afin de les aider à récupérer leurs droits (revenus, ressources, mutuelles…)</li>



<li>offrir un accompagnement psychologique à travers des entretiens individuels, des groupes de parole, etc.</li>



<li>assurer le suivi psycho-éducatif de l’enfant par un accompagnement lié au projet de la famille &#8211; scolarité/loisirs/développement.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Brise le silence</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/brise-le-silence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Aug 2018 09:15:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Brise le silence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/brise-le-silence/</guid>

					<description><![CDATA[Brise le silence est une association d'aide aux victimes de violences sexuelles, physiques et psychologiques]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Brise le silence est une association d&rsquo;aide aux victimes de violences sexuelles, physiques et psychologiques</p>



<p>Aide aux victimes de violences sexuelles par la force du collectif (accueil, écoute, orientation, accompagnement, groupes d’expression), sensibilisation des professionnels, du grand public et en milieu scolaire.</p>



<p>Les objectifs de l’association s’articulent autour de 4 axes :</p>



<p>Axe 1 : aide aux victimes par l’expression (groupes de parole, ateliers créatifs, écriture, théâtre et autres activités d’expression…). Toutes ces activités sont menées dans la confidentialité requise par tout encadrement psycho-social, et exercées par des animateurs bénévoles qui sont des professionnels de la santé (psychologues, éducateurs…).</p>



<p>Axe2 : animations-formations pour les professionnels et les futurs professionnels (étudiants) du secteur Psycho-Médicosocial et de la santé mentale ou pour toute personne confrontée aux violences, en vue d’améliorer la prise en charge des victimes de violences.</p>



<p>Axe 3 : conférences et débats pour tous les publics. Brise le silence prend part à des journées spéciales et des colloques (Salons de la santé, Actions liées aux violences, Journée européenne pour la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels, Journée de la femme…). En cela, l’association est active dans la prévention et la sensibilisation aux violences.</p>



<p>Axe 4 : accueil, écoute, orientation et accompagnement des victimes vers les services compétents selon les problématiques.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Je suis pair-aidante au sein de l’association Brise Le Silence. Ayant été moi-même victime de violences sexuelles, mon rôle dans l’association consiste à coanimer des groupes, et assister en binôme aux entretiens d’accueil, de soutien et de bilan des participant.e.s. J’apporte mon témoignage pour certaines actions de sensibilisation dans des écoles qui forment soit des futurs professionnels du secteur psycho-medico-social, soit des élèves en secondaires. Je participe à des groupes de travail de recherche/action visant à renforcer nos actions de prévention auprès d’une large public, dont les professionnels. J’assiste aussi à des réunions de réseau. Je suis principalement active dans la coanimation d’un atelier créatif et j’apprends davantage à développer le média « Art-thérapie » avec un public fragilisé.<br>De ce vécu traumatique, j’ai eu la chance d’en faire une sorte « d’outil » pouvant servir à d’autres personnes qui ont vécu des violences. C’est très valorisant et enrichissant. Cela participe largement à avancer sur mon processus de résilience. J’ai vécu dans une grande précarité matérielle et émotionnelle. Ce travail représente une grande richesse pour moi car il me permet de m’équilibrer et de mieux vivre avec ma dimension traumatique.</p>
<cite>Gwendoline</cite></blockquote>



<p>Les activités se déroulent dans la région de Mons-Borinage. Cependant, les participantes proviennent de différentes régions (Namur, Charleroi, Bruxelles, Tournai, Nivelles, Mouscron et Mons-Borinage…). L&rsquo;action de l&rsquo;asbl s&rsquo;étend à toute la Fédération Wallonie-Bruxelles.</p>



<p><br></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Je suis pair-aidante pour Brise Le silence. Ma rencontre avec l’asbl s’est faite en 2016 en tant que participante. J’allais à des groupes de parole. Entre 2017 et 2018, j’ai réalisé que le groupe de parole m’avait déjà assez nourri et j’ai senti que cet accompagnement m’avait fait beaucoup de bien. Pascale Urbain m’a contacté en 2018 pour me demander si j’étais intéressée pour apporter mon témoignage dans le cadre des actions de sensibilisation. Cela m’a été très bénéfique. Pouvoir utiliser ce vécu traumatique pour sensibiliser l’opinion public et aider ainsi mes pairs a finalement cheminé naturellement vers la fonction de pair-aidante. Aujourd’hui, j’en ai fait une vocation, une mission et je travaille avec le sentiment d’avoir pu vaincre une partie de ce passé douloureux.<br>Les groupes sont très bien cadrés et balisés et permettent de rencontrer des pairs, de briser le tabou derrière les violences sexuelles. Aussi, d’échanger autour des ressources que les unes et les autres mettent en place pour apprendre à mieux vivre avec ces traumas. Notre équipe est solide et en tant qu’ancienne participante, je sais me mettre à la place des personnes qui sollicitent l’association. Nous leur apportons une écoute entière, sans jugements et dans le respect. Cette entraide et solidarité dans le respect représente vraiment l’ « ADN » de cette association.</p>
<cite>Ingrid</cite></blockquote>



<p><br></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>AMO Reliance</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/amo-reliance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Sep 2017 08:06:59 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/amo-reliance/</guid>

					<description><![CDATA[Bouge ta cité !]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Bouge ta cité !</strong></p>



<p>Reliance est une AMO (service d’Aide en Milieu Ouvert) de Visé, agréée depuis 2004. Elle vise à apporter une aide sociale et éducative ainsi qu’à favoriser l’épanouissement du jeune dans son milieu de vie. Elle concerne 5 communes de la Basse-Meuse, à savoir Visé, Dalhem, Bassenge, Oupeye et Juprelle.</p>



<p>L&rsquo;AMO intervient selon 3 axes de travail :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L&rsquo;aide individuelle : écoute, accompagnement, orientation, médiation familiale,&#8230; Ce travail se réalise à la demande du jeune ou de sa famille et est mené par des éducateurs. La prise en charge est d&rsquo;ordre socioéducatif.</li>



<li>L&rsquo;action communautaire : mise en œuvre de partenariats avec des institutions, associations et/ou administrations afin de développer des projets précis. La démarche est active, orientée vers les jeunes et vise à aller à la rencontre du jeune dans son milieu de vie. Cette action consiste aussi à améliorer l&rsquo;environnement social du jeune.</li>



<li>« « Aller vers et être avec », telle est la devise de l’AMO Reliance. L’action de l’AMO permet de toucher les jeunes, et par extension leur famille, plus éloignés des acteurs du monde associatif. A travers le travail de rue, les animateurs peuvent proposer aux jeunes de se mettre en projet autour d’un sujet qui les touchent et de leur apporter un accompagnemennt adéquat dans leur réalisation. L&rsquo;action collective consiste à mettre en œuvre la pédagogie du projet, c&rsquo;est-à-dire à positionner le jeune en tant qu&rsquo;acteur dans un projet auquel il adhère ». Aurélie, éducatrice, diplômée en criminologie</li>
</ul>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« J’ai connu l’AMO lors d’une animation dans mon école sur le harcèlement scolaire. Les animateurs de l’AMO ont présenté les projets qu’ils proposaient dont le projet EPTO. C’est une sorte de formation entre les jeunes, avec un accent mis sur les préjugés et les stéréotypes. Je me suis inscrit ne sachant pas trop à quoi m’attendre ! … Cette formation m’a transformé ! A travers les échanges et les différents exercices proposés avec les autres jeunes présents, j’en ai appris plus sur moi-même et sur mon mode de fonctionnement, sur la manière dont je percevais le monde. Au terme d’EPTO, j’ai acquis plus de confiance en moi et une lecture différente des événements que je vivais difficilement au quotidien… J’ai décidé de continuer à me former afin de pouvoir transmettre les outils que j’ai acquis à d’autres jeunes avec l’aide des éducateurs de Reliance pour me guider. » </p>
<cite>Jason, 18 ans, participant au projet EPTO.</cite></blockquote>
]]></content:encoded>
					
		
		
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