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Migrants - société

Réfugiés, pauvres d’ici : faut-il choisir ?

L’Europe fait-elle face à un raz-de-marée de demandeurs d’asile ? La Belgique a-t-elle les moyens d’accueillir tous ces nouveaux venus, alors que tant de Belges dorment dans la rue ? Opposer les sans-droits, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, n’est peut-être pas la bonne façon de poser le débat… Ces quelques pages tentent d’expliquer pourquoi.

Dans les lieux d’accueil, dans les CPAS, dans l’opinion publique en général, on ressent une tension : pourquoi le gouvernement est-il capable de trouver si vite des places d’accueil pour les nouveaux arrivants et par pour « nos » SDF qui sont à la rue depuis longtemps ? N’a-t-on pas déjà assez à faire avec la pauvreté de nos concitoyens pour encore accueillir des réfugiés en grand nombre ? C’est la crise, les caisses de l’État sont vides… les Belges doivent déjà se serrer la ceinture, donc la Belgique n’a pas les moyens d’accueillir plus de demandeurs d’asile. Y aurait-il plus d’argent pour les SDF et les Belges précarisés s’il n’y avait pas cette nouvelle vague de migration ?

Non ! Rappelons-le : les gouvernements, quel que soit l’échelon ou la tendance politique, n’ont pas attendu les réfugiés pour mettre en œuvre des politiques d’austérité. Cela fait 30 ans que des politiques néolibérales sont mises en œuvre pour détricoter l’État-providence : on a privatisé les entreprises publiques sans discernement, on a réduit des services publics performants et ont a coupé dans des dépenses sociales qui jouaient leur rôle de réduction des inégalités.

Télécharger l’analyse - Version mise à jour mars 2016

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