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	<title>Sans papiers &#8211; Action Vivre Ensemble</title>
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	<description>Soutenir les associations, sensibiliser et agir</description>
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	<title>Sans papiers &#8211; Action Vivre Ensemble</title>
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		<title>Étrangers et voyageurs sur cette terre. Plaidoyer contre une instrumentalisation du droit à des fins politiques</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/analyse2025-11/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 12:39:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Au départ d’une lettre co-signée par le Premier ministre belge à la Cour européenne des Droits de l’Homme, un important débat médiatique a eu lieu sur le rôle et le fonctionnement de la Cour étant donné les questions sécuritaires et migratoires actuelles. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="titre-trois">Au départ d’une lettre co-signée par le Premier ministre belge à la Cour européenne des Droits de l’Homme, un important débat médiatique a eu lieu sur le rôle et le fonctionnement de la Cour étant donné les questions sécuritaires et migratoires actuelles.&nbsp; Dans cette analyse, issue d’une carte blanche parue dans <em>La Libre Belgique</em>, Action Vivre Ensemble identifie les enjeux et risques pour notre démocratie européenne, tel que le droit instrumentalisé à des fins politiques. Dans un contexte anxiogène, chaque &nbsp;citoyen∙ne belge (et <em>in extenso</em> européen∙ne) doit avoir accès à d’autres grilles de lecture que celles issues de certains discours simplistes nourris par la peur. Chacun·e d’entre nous doit pouvoir faire usage des garde-fous qui nous restent… &nbsp;et que nous devons défendre.</p>



<p>Le 22 mai 2025, le Premier ministre belge Bart De Wever a adressé avec huit autres pays européens une lettre à la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH)<em><sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup></em>. C’est à l’initiative des Premières ministres d’Italie et du Danemark  (Giorgia Meloni et Mette Frederiksen) que la Belgique, l’Autriche, la République tchèque, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et la Pologne ont interpellé l’instance pour lui demander de laisser plus de libertés aux pays membres. Leur revendication : avoir plus d’autonomie pour lutter contre l’immigration illégale et, plus concrètement, avoir la possibilité d’expulser des migrants ayant commis des actes graves<sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup>.</p>



<p>Un article publié<sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup> par le journal <em>La Croix</em> (modifié le 23 mai) cite des extraits de cette lettre et montre ainsi la volonté des auteurs de remettre en question la Convention européenne des Droits de l’Homme<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup> qu’ils jugent dépassée au vu des réalités actuelles : il est « <em>nécessaire d’entamer une discussion sur la manière dont les conventions internationales répondent aux défis auxquels nous faisons face aujourd’hui ».</em></p>



<p>Un des points communs de ces responsables politiques est leur vision de l’immigration et des «&nbsp;risques&nbsp;» pour leurs pays. À titre d’exemple, nous pouvons citer l’action de Giorgia Meloni qui projette de&nbsp; faire construire, en Albanie, des centres dits d’accueil (aux yeux de nos associations, ce sont des centres de rétention) pour les migrants interpellés en mer par les autorités italiennes<sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup>.</p>



<p>Dans le cas qui nous occupe, les neuf ministres souhaitent se voir octroyer plus de liberté et pouvoir ainsi renvoyer des étrangers qui, cite le journal <em>La Libre Belgique<sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup></em>  « <em>ont profité de notre hospitalité pour commettre des délits et faire en sorte que d’autres personnes se sentent en danger</em> ». En bref, renvoyer « chez eux » des étrangers migrants, en situation irrégulière et responsables d’actions criminelles.  </p>



<p>En tant que membres de la société civile, cela nous pose question, et ce à plusieurs niveaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le principe de la séparation des pouvoirs, un garde-fou à défendre</h2>



<p>Rappelons que le texte intitulé «&nbsp;Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales&nbsp;» est un traité international qui a été signé peu de temps après la deuxième guerre mondiale (en 1950) par les États membres du Conseil de l’Europe pour protéger les droits de l’Homme et les libertés fondamentales. Le niveau supranational de la Cour, créé pour contrôler son respect par les pays, montre la volonté originale de garantir le principe de séparations des pouvoirs&nbsp;: <strong>le droit ne peut être utilisé comme instrument politique</strong>. Il s’agit d’une balise importante de nos sociétés démocratiques que les neuf ministres signataires de la lettre à la Cour européenne essaient de contourner&nbsp;: <em>«&nbsp;Nous croyons que l’évolution de l’interprétation de la Cour a, dans certains cas, limité notre capacité à prendre des décisions politiques dans nos propres démocraties&nbsp;» </em>cite le journal<em> La Croix.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pouvoir d’un langage simpliste et anxiogène</h2>



<p>Ensuite, il y a un risque de voir des politiques être établies sur base d’un nombre de cas limités. Nous constatons une dérive du langage politique (non seulement au niveau international mais également en Belgique) ainsi que le développement de discours populistes basés sur la peur des citoyens. Ainsi, quand les signataires de la lettre disent «&nbsp;<em>En toute modestie, nous pensons que notre approche est fortement alignée sur celle de la majorité des citoyens européens&nbsp;</em>»<sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup> nous assistons à un cercle vicieux dans lequel, la peur ressentie par quelques un·es est instrumentalisée pour justifier de mesures&nbsp;; cette peur étant elle-même nourrie par des discours anxiogènes.</p>



<p class="chapo">Ce type d’initiatives contribue donc à normaliser un discours de plus en plus radical sur la migration.</p>



<p>De plus, ces discours, simplistes, donnent des informations partiales voire erronées.</p>



<p>Ainsi, en réponse à cette lettre, 15 professeurs de droit de plusieurs universités belges ont réagi. Dans leur carte blanche, publiée par le journal <em>Le Soir<sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup></em>, ils déconstruisent certains arguments avancés par les Premiers ministres.</p>



<p>Premièrement, ils et elles insistent sur l’importance de l’indépendance de la Cour en démontrant sa recherche, constante, d’équilibre entre d’une part la base légale tout en tenant compte, d’autre part, du but légitime afin que la décision soit proportionnée. Ensuite, ces professeurs montrent, jurisprudence à l’appui, que de nombreuses décisions de la Cour donnent raison aux autorités nationales. Une limite existe… les renvois ne sont empêchés que, disent-ils «&nbsp;<em>face à des risques très sérieux pour l’intégrité&nbsp;des (personnes) concernées</em>&nbsp;». En d’autres termes, la Cour s’oppose, même dans des cas très sérieux comme la lutte contre le terrorisme, au renvoi des personnes si, une fois dans leur pays d’origine, elles sont susceptibles de subir des cas de torture, par exemple. Ce qui doit primer est notre respect de la dignité humaine.</p>



<p>Cette carte blanche a suscité des réactions. Soulignons par ailleurs que ces échanges par voie de presse montrent l’intérêt d’un débat public sur une question essentielle à nos démocraties. Dans une contribution publiée par <em>La Libre Belgique</em>, le professeur Marc Bossuyt, ancien commissaire général aux réfugiés et apatrides, s&rsquo;en est pris avec véhémence  aux auteurs de la carte blanche<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup>.  </p>



<p>Plusieurs affirmations du Prof. Bossuyt nous paraissent devoir être rectifiées, voire dénoncées, notamment parce qu&rsquo;elles participent à la confusion ambiante autour des questions de migration, confusion dont les migrants sont souvent les premières victimes.</p>



<p>La première de ces affirmations est la suivante : «&nbsp;<em>En 2012, la Cour a jugé que la Belgique avait violé l&rsquo;interdiction de la torture parce qu&rsquo;elle avait déporté au Kurdistan un Irakien (M.S.) reconnu coupable de terrorisme en Belgique. Cependant, il n&rsquo;apparaît nulle part qu&rsquo;il y ait été maltraité&nbsp;».</em></p>



<p>Sous les apparences du bon sens, une telle affirmation est, à la réflexion, renversante : le fait qu&rsquo;une personne n&rsquo;ait pas été torturée dans un pays connu pour pratiquer régulièrement la torture justifierait donc&nbsp;<em>a posteriori</em>&nbsp;qu&rsquo;elle y soit expulsée ? Il faudrait donc, pour interdire une telle expulsion, que la personne en question y soit d&rsquo;abord torturée ? À notre connaissance, <strong>toute analyse juridique doit prendre en compte la notion de risque, et le cas échéant, ce risque était avéré.</strong></p>



<p>Autre affirmation : «&nbsp;<em>Pendant la campagne du Brexit, l&rsquo;un des arguments forts avancés par les Brexiters était que la Cour européenne (…) empêchait l&rsquo;expulsion de terroristes. Il n&rsquo;y aurait pas eu de Brexit si 0,95 % des électeurs s&rsquo;étaient prononcés contre plutôt qu&rsquo;en faveur du Brexit&nbsp;».</em></p>



<p>Ici encore, la partialité de l&rsquo;analyse étonne. Les bons observateurs de l&rsquo;Union européenne s&rsquo;entendent très majoritairement à considérer que le Brexit est la conséquence prévisible d&rsquo;un grand malentendu initial, qui s&rsquo;est produit au moment de l&rsquo;adhésion du Royaume-Uni à la Communauté Économique Européenne. Pour ce dernier, il s&rsquo;agissait d&rsquo;abord d&rsquo;adhérer à un marché unique, alors que la phrase fondatrice du Traité de Rome évoquait bien le projet d&rsquo;une « <em>Union sans cesse plus étroite entre les peuples d&rsquo;Europe</em>« . Ici encore, on voit poindre d&rsquo;inquiétantes dérives du droit, ramené à un instrument politique censé notamment répondre au « chantage » d&rsquo;autres États, ainsi que l&rsquo;atteinte à l&rsquo;indépendance du pouvoir judiciaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Revenir à une lecture éthique des enjeux migratoires</h2>



<p>Face aux risques pour la démocratie évoqués ci-dessus, nos associations rappellent le rôle primordial que peut avoir le citoyen∙ne européen·e, dont belge&nbsp;: celui, bien sûr, de choisir ses élus en connaissance de cause, en analysant les programmes électoraux. Et, plus fondamentalement, en faisant acte d’une vigilance constante à l’égard des élus. Nous pouvons ici rappeler que les séances plénières de la chambre sont publiques et que celles-ci sont l’occasion pour les 150 députés élus de contrôler le gouvernement fédéral. Par ailleurs, le nombre d’arguments échangés par voie de presse dans la situation qui nous occupe, montre l’importance d’avoir une lecture critique&nbsp;: qui parle&nbsp;? Quelle est non seulement la manière dont les acteurs et actrices en présence se définissent mais aussi quels sont leurs actes&nbsp;?</p>



<p class="chapo">Il est urgent de revenir à une lecture éthique des enjeux migratoires.</p>



<p>Tout l&rsquo;enseignement social de l&rsquo;Église, rappelé avec force par les papes François et Léon, nous rappelle que, selon un passage fameux de l&rsquo;épître aux Hébreux, nous sommes&nbsp;<em>« des étrangers et des voyageurs sur cette terre »</em>. Le droit n&rsquo;a pas à privilégier le fort sur le faible ni à justifier des discriminations non fondées. Un criminel étranger n&rsquo;a pas à être jugé plus sévèrement qu&rsquo;un criminel belge. En outre, le recours à la notion de « crime » nous paraît également devoir être interrogée, en particulier au regard de l&rsquo;impunité dont jouissent actuellement les auteurs des pires d&rsquo;entre eux, crimes de guerre et crimes contre l&rsquo;humanité.</p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.echr.coe.int/fr/home">echr.coe.int</a></div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Cette analyse est issue d’une carte blanche publiée dans la Libre Belgique (16/06/2025) disponible sur <a href="http://sur https://www.lalibre.be/debats/opinions/2025/06/16/etrangers-et-voyageurs-sur-cette-terre-MTDIHPVNCFAP5NAPRRSEED3R4A/">lalibre.be</a> ainsi que d’une interview d’Axelle Fischer dans l’émission Décryptages de RCF (30/05/2025) disponible <a href="https://www.cathobel.be/podcast/decryptages-le-non-marchand-est-il-en-danger/">cathobel.be</a></div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="https://www.la-croix.com/international/convention-europeenne-des-droits-de-l-homme-neuf-pays-de-lue-appellent-a-sa-reinterpretation-20250523">la-croix.com</a></div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le texte complet  est disponible sur  <a href="https://www.cncdh.fr/sites/default/files/2022-02/cedh_0_1.pdf">cncdh.fr</a></div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les juges italiens ont refusé de valider et, à l’heure d’écrire ces lignes, la question a été renvoyée à la Cour européenne de justice.</div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.lalibre.be/international/europe/2025/05/23/immigration-irreguliere-neuf-dirigeants-dont-bart-de-wever-estiment-que-la-justice-europeenne-protege-les-mauvaises-personnes-2WBJ4G7HHBDELJO3WXDUPBZ5ZY/">lalibre.be</a></div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Neuf pays, dont la Belgique, veulent plus de marge contre l’immigration illégale. La Libre Belgique, 24 et 25 mai 2025</div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.lesoir.be/677761/article/2025-05-26/la-cour-europeenne-des-droits-de-lhomme-obstacle-dans-les-politiques-migratoires">lesoir.be</a></div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.lalibre.be/debats/opinions/2025/05/27/les-neufs-donnent-ils-une-lecture-tronquee-de-la-justice-europeenne-Y7EO575S2NE4RFSEM3Z2NPV3EU/">lalibre.be</a></div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CCAM (Collectif Citoyen d’Aide aux Migrants)</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/ccam-collectif-citoyen-daide-aux-migrants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Quentin Minsier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 09:18:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Maison d’accueil pouvant accueillir jusqu’à 40 personnes, demandeurs d'asile, personnes en situation de Dublin et migrants en transit. Le CCAM offre un hébergement collectif, un suivi administratif des demandes ainsi qu'un suivi médical.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Maison d’accueil pouvant accueillir jusqu’à 40 personnes, demandeurs d&rsquo;asile, personnes en situation de Dublin et migrants en transit. Le CCAM offre un hébergement collectif, un suivi administratif des demandes ainsi qu&rsquo;un suivi médical.</p>



<p>CCAM travaille en collaboration avec la plateforme citoyenne Bruxelles Refugees. Participation à leurs interpellations politiques pour sensibiliser à la présence des migrants en transit sur le territoire et aux personnes en demande d’asile qui ne sont pas accueillies dans une structure Fedasil.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Service d&#8217;Aide aux Migrants (SAM)</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/service-daide-aux-migrants-sam/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Quentin Minsier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jul 2024 15:41:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Depuis 2013, le but de SAM asbl est de favoriser et promouvoir l’intégration du migrant dans le tissu social belge et européen. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis 2013, le but de SAM asbl est de favoriser et promouvoir l’intégration du migrant dans le tissu social belge et européen. Pour ce faire, elle entend répondre à différents besoins et demandes liés au parcours migratoire, tant en termes d’outils que d’accompagnement. Diverses méthodes donc, à savoir une sensibilisation à la citoyenneté et à la santé; des séances d’information dans la recherche d’emploi et de formation (lire et écrire); un accompagnement à la recherche de logement. SAM accompagne 600 personnes.</p>



<p>SAM c’est plusieurs services dont :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>PAMEX : « PAsserelle pour Mineurs en Exil » qui est une structure d’accueil pour ces jeunes quelquefois « déstructurés ». Qu’ils soient demandeurs d’asile, réfugiés politiques ou autorisés au séjour sur le territoire, tous ont un chemin de vie différent qui appelle un suivi individuel spécifique. PAMEX propose accompagnement qui vise à les aider à faire face aux difficultés liées à l’exil et à l’intégration dans le pays d’accueil. La prise en charge des MENA (en time out, en mise en autonomie ou en semi autonomie) est le fruit d’une collaboration avec des professionnels du secteur.</li>



<li>Un service Français Langue Etrangère (FLE) et citoyenneté.</li>



<li>Un service guidance jeunes qui propose un accompagnement psychosocial et éducatif adapté à de jeunes MENA et ex-Mena, en ce compris des places de logement de préparation à l’autonomie et de places médicales adaptées pour bénéficiaires de moins de 30 ans.</li>



<li>Un service logement pour aider à la recherche d’un logement, accompagner dans les démarches à effectuer auprès du propriétaire, du CPAS, de l’organisme financier, etc.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Faire de l’urbanisme un organe de lutte contre l’exclusion sociale… et non l’inverse</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/analyse2024-01/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 09:46:32 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=publication&#038;p=37554</guid>

					<description><![CDATA[Lors de nos déambulations dans la ville, il n’est pas toujours aisé de prendre conscience combien elle peut être rendue hostile à toute une catégorie d’habitants…]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L’espace public, par son nom même, renvoie à son essence d’inclusivité et donc à son appartenance à toutes et tous. Pourtant, le « mobilier anti SDF » présent dans nos villes a pour vocation d’exclure toute une catégorie de population, migrants, sans chez-soi ou toute personne faisant l’expérience peu agréable de la précarité et de la pauvreté. Lorsque des bancs savamment inclinés vous empêchent de trouver le repos dont une nuit à la rue vous aura également privée, on peut sans concession parler d’« architecture hostile » … Dans ce contexte d’exclusion, que devient le droit à la ville ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’espace public, un lieu pour toutes et tous<em><br></em></h2>



<p>En novembre dernier, une animation organisée par le Gracq<sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup>&nbsp; permettait de prendre part à une réflexion collective sur l’espace public. S’il est communément admis qu’il désigne l’ensemble des espaces urbains destinés à l’usage de tous et ce sans restriction<sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup>, il explore pour autant bien d’autres notions sous-jacentes telles que la gratuité, la possibilité d’investir des lieux, l’inclusivité, l’appropriation, l’opportunité de créer du lien… l’occasion en fait pour chacun et chacune d’investir un espace collectif&nbsp;: «&nbsp;<em>L’espace public est un lieu de socialisation dans lequel chacun est amené à croiser le voisin ou l’inconnu, à éventuellement échanger des regards, voire des mots. Outre le fait d’y communiquer, l’individu s’y construit par sa confrontation aux autres mais également s’y présente, s’y expose constamment</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup>&nbsp;».</p>



<p>De manière plus globale encore, l’espace public, en permettant de penser la société, le «&nbsp;nous&nbsp;», est doté d’une dimension politique. Penser ou réfléchir le «&nbsp;nous&nbsp;» implique une inclusivité, essence même de l’espace public puisqu’il est supposé être ouvert à toutes et tous. Pourtant, force est de constater la marchandisation de l’espace de plus en plus présente dans nos villes. Et qui dit marchandisation de l’espace public dit privatisation&nbsp;: panneaux publicitaires, terrasses, marchés de Noël et autres foires, la place (souvent démesurée) dévolue aux voitures… Il s’agit là d’une <strong>vision capitaliste de l’aménagement de l’espace </strong>puisqu’elle a majoritairement pour vocation de faire de l’argent en encourageant la consommation. De ce fait, cette privatisation entrave fortement la dimension collective de l’espace public.</p>



<p>Pour tendre à l’objectivité, il est utile de rappeler que cette privatisation peut aussi se faire à un niveau plus local lorsque des habitants disposent un banc ou végétalisent l’espace devant chez eux. Toutefois, le but ici est tout à fait différent, ces dispositifs (bancs et végétalisation) visent à apporter une plus-value à la ville et participent à l’idée d’un bien commun. Pour exemple, installer un banc devant chez soi est une habitude chez nos voisins hollandais. Cela permet au quidam de faire une pause, d’échanger et de créer du lien. La végétalisation quant à elle, embellit l’espace au bénéfice de toutes et tous. À l’opposé, lorsque la privatisation se niche dans le mobilier urbain, elle fait office d’instrument d’exclusion… Car à côté de dispositifs urbains classiques tels que fontaine, banc, table ou kiosque, qui invitent au partage, il y a celui qui dissuade de se reposer là, dormir ou s’asseoir. Celui qui catégorise et qui stigmatise. On le qualifie donc à juste titre d’<em>hostile</em> par son impératif d’exclusion de certains groupes sociaux (personnes issues de la pauvreté, vivant dans la précarité, migrants, sans chez-soi, etc.).</p>



<p>Ces dispositifs, fort à la mode dans nos villes, ont deux impacts&nbsp;: tout d’abord direct sur les groupes ciblés, mais également indirect, en cela qu’ils conditionnent notre perception de l’autre, créant une hostilité sociale qui limite notre capacité à créer du lien<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup>. Éléments délétères pour la cohésion sociale, ils représentent une entrave à jouir librement de l’espace public.</p>



<p>En utilisant du mobilier urbain pour exclure certaines catégories de population, on ajoute au phénomène de gentrification… Le mobilier «&nbsp;anti sdf&nbsp;» invisibilise des populations marginalisées et les exclut petit à petit d’un périmètre où les prix sont libres de monter en flèche. Il relève d’une attaque contre la dimension communautaire et partagée des lieux, censée être inhérente à l’espace public<sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup>.</p>



<p>Dès lors, on assiste de plus en plus à une sorte de «&nbsp;polissage&nbsp;» des villes qui sont elles-mêmes de plus en plus obsédées par leur image et la volonté d’augmenter leur attractivité à des fins mercantiles. C’est ce qu’on appelle le <em>city branding</em>&nbsp;;</p>



<p>«&nbsp;<em>Pour accroître la valeur de la ville, la marque doit être en mesure d’incarner l’identité urbaine, faire sentir la puissance de telle ou telle grande métropole et son positionnement sur le marché global. Elle s’appuie aussi bien sur le patrimoine que sur les personnalités locales, les grandes enseignes, les restaurants, les équipements culturels, la gastronomie même… Tout lieu, bien (matériel ou immatériel) ou personne à forte valeur ajoutée est susceptible d’augmenter, en vertu des incantations marketing, la performance de la métropole<sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup></em>&nbsp;». Métropolisation qui entraîne à son tour «&nbsp;<em>la muséification ou la touristification dont elle est vectrice&nbsp;» </em>ainsi que<em> «&nbsp;l’éviction des pauvres des centres-villes et la transformation des quartiers qu’elle entraîne<sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup></em>&nbsp;».</p>



<p>La ville se définit alors comme un «&nbsp;produit qui doit être vendu&nbsp;» ayant pour conséquence un hygiénisme des espaces pour coller à cette image lisse et attractive qu’elle veut se donner<sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup>. Le philosophe Mickaël Labbé le résume très bien&nbsp;;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Sous couvert d’esthétisation des espaces, de promotion de l’écologie ou de lutte contre l’insécurité, les villes contemporaines ciblent ouvertement des catégories d’êtres humains parmi les plus vulnérables, SDF, jeunes, drogués, migrants. Elles leur signalent de manière insidieuse qu’ils ne sont pas les bienvenus dans l’espace public, qu’ils sont clairement assignés au statut d’‘indésirables’ par des processus d’invisibilisation. L’espace commun n’est ainsi plus l’espace de tous ni un espace pour tous<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup>.</p>
<cite>Mickaël Labbé, philosophe</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Le mobilier «&nbsp;anti SDF&nbsp;», illustration du mépris social</h2>



<p>Architecture défensive… C’est par ces termes qu’on définit les dispositifs hostiles voués à exclure une ou plusieurs catégories sociales. Pourtant, pour le commun des mortels, l’architecture défensive relève plutôt de l’histoire du Moyen-Âge lorsqu’on édifiait des tourelles d’angles, des pont-levis ou des plans en étoiles pour se prémunir des envahisseurs. Au 21e siècle, les envahisseurs sont donc les pauvres, les marginaux, les personnes vivant dans la rue. La question mérite d’être posée : A-t-on vraiment besoin de se défendre ? Quelle est la menace ?</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="568" height="332" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/sieges_individuelles_metro.jpg" alt="" class="wp-image-37566" srcset="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/sieges_individuelles_metro.jpg 568w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/sieges_individuelles_metro-300x175.jpg 300w" sizes="(max-width: 568px) 100vw, 568px" /><div class="image-licence" style="text-align: right; margin-top: 5px; font-size: 0.8em; color: #666; font-style: italic;">Licence : photo : N. Winandy</div></figure>



<p>En 2019 et en 2020, la Fondation Abbé Pierre, face à l’exploitation de ces dispositifs « anti SDF » de plus en plus prisés par les villes, a lancé des actions de sensibilisation ; des remises de prix satyriques pour récompenser les meilleurs dispositifs « anti SDF », les Pics d’Or, en référence aux piquets qui empêchent de s’allonger ou de se reposer. Grâce à la plateforme en ligne <em>Soyons humains</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup>, toute personne pouvait dénoncer le pire (voire le meilleur) dispositif « anti SDF » repéré. Et en matière de créativité, on est servis : accoudoirs centraux, bancs inclinés, mobilier position debout, picots et pics en tous genres, végétalisation hostile (parterre de cactus à l’entrée d’immeubles), etc. On pourrait presque applaudir si tout cela n’était pas triste à en mourir. En 2020, près de 500 dispositifs ont été dénoncés. Grâce à ces remises de prix factices, la Fondation Abbé Pierre a réussi à en faire enlever certains … mais le combat est loin d’être gagné.</p>



<p>Si ce type de mobilier est peu questionné voire largement accepté par une grande partie de la population, c’est parce qu’il utilise une violence ‘soft’, c’est-à-dire sans les caractéristiques de la violence partagées dans la pensée commune. Discrètement, il cristallise les inégalités et les différences statutaires de notre société… Pourtant, et c’est là que le procédé est vicieux, aucun droit n’est ouvertement bafoué&nbsp;! Quel est le recours possible contre un banc&nbsp;? L’injustice en est d’autant plus criante. C’est non seulement l’illustration la plus abjecte d’un mépris social assumé mais aussi un acte de non-reconnaissance en tant qu’être humain.&nbsp;Nous sommes toutes et tous des individus sociaux et en cela, nous avons besoin de reconnaissance pour constituer notre identité. Ce type de dispositif empêche cette reconnaissance sociale et les personnes sans chez-soi en souffre cruellement<sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup>&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;Seul face à son malaise, détenteur d’un savoir de la violence sociale que lui seul éprouve dans sa chair, incapable d’articuler publiquement cette souffrance qui paraît ou anecdotique ou irréelle, le SDF ciblé par le mobilier hostile fait l’expérience sensible d’un mépris qui lui est signifié par les formes mêmes de la ville dont il est l’un des membres. Une telle expérience porte indéniablement atteinte à l’intégrité personnelle, déforme l’identité du sujet en l’assignant à résidence comme ‘indésirable’<sup class="modern-footnotes-footnote ">12</sup>».</p>



<p>Bien au-delà de cette perte de confiance, les besoins primaires de l’individu sont totalement niés&nbsp;; pas moyen de dormir, de s’asseoir, de se reposer, faire une halte. Personnes vivant dans la précarité ou à la rue sont assignées à un statut d’indésirable et une contribution positive à la société de leur part n’est absolument pas envisagée. Pourtant, l’espace public leur appartient tout autant qu’à n’importe qui. <em>«&nbsp;Réduite à une catégorisation entièrement négative pour laquelle on conçoit des solutions génériques dépersonnalisées, la singularité des vies précaires est balayée d’un revers de la main. Ne faisant pas partie du ‘nous’, le SDF n’est pas non plus un ‘moi’ ou un ‘je’. Il relève de la catégorie de l’altérité ennemie constituée comme type&nbsp;: ‘eux’, ‘ces gens-là’<sup class="modern-footnotes-footnote ">13</sup></em>».&nbsp; Et c’est ainsi que ces dispositifs inhumains divisent en deux catégories les habitants de la ville&nbsp;; les désirables et les indésirables.</p>



<p>Il s’agit là d’une <strong>stratégie de contrôle de l’espace public</strong>. Le pire&nbsp;? C’est qu’elle n’est même pas efficace. D’une part, ce type de mobilier n’apporte aucune solution à la mendicité, la pauvreté, le sans-abrisme ou la précarité… Il ne fait que les invisibiliser et illustre la faible volonté politique d’en venir à bout. D’autre part, ces dispositifs affectent tout le monde, et pas seulement les populations ciblées, femmes enceintes, enfants, personnes âgées ou porteuses d’un handicap… Résultat&nbsp;? La ville devient moins habitable pour toutes et tous, le mobilier hostile rendant la ville hostile elle-même<sup class="modern-footnotes-footnote ">14</sup>.</p>



<p>La ville comme bien commun</p>



<p>Afin d’appréhender la ville en tant que bien commun et restaurer son inclusivité, la réappropriation de l’espace public par les habitants est primordiale. Chaque citoyen a le pouvoir d’influencer le débat public, même si, il est vrai qu’il faut parfois se lever tôt et ne pas flancher à la première déconvenue&#8230; Chaque citoyen doit avoir l’opportunité de donner son avis, d’influencer des décisions par son opinion et sa mobilisation<sup class="modern-footnotes-footnote ">15</sup>.&nbsp;</p>



<p>Nos décideurs politiques ont le devoir d’encourager un esprit de co-construction entre pouvoir public et habitants.&nbsp; Ils doivent également lutter contre la privatisation marchande de la ville qui aboutit à une recherche de l’entre-soi qu’illustre parfaitement le phénomène bien connu de la gentrification. Toujours plus présente dans nos villes, elle est le résultat d’une politique d’aménagement débridée et peu soucieuse du «&nbsp;droit à la ville&nbsp;». C’est à se demander où se situe la priorité des pouvoirs publics… Deux choix s’offrent à eux&nbsp;; faire des villes de véritables marques pour augmenter leur attractivité et faire du chiffre, ce qui sous-entend de «&nbsp;nettoyer&nbsp;» l’espace public de catégories de populations jugées indésirables et donc de stigmatiser et de discriminer toute une partie de ses habitants&nbsp;; ou restaurer la ville comme bien commun, son inclusivité et sa diversité car chaque être humain a droit à vivre sa ville.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>&nbsp;«&nbsp;L’aménagement de l’espace public est une pratique qui porte une responsabilité non négligeable dans la possibilité que le citadin a ou non d’exercer son droit à la ville<sup class="modern-footnotes-footnote ">16</sup>»</strong>. Le milieu social ou la situation d’un individu n’a pas à déterminer la jouissance ou non de l’espace public… C’est un droit qui ne doit même pas être questionné.</p>
</blockquote>



<p></p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;« Impasse publique ? Un outil d’animation sur la privation de l’espace public », 28 novembre 2023, Liège.</div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir https://collectivitesviables.org/sujets/espace-public.aspx</div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Collectif, La ville comme bien commun. Planification urbaine et droit à la ville dans Les cahiers d’architecture La Cambre – Horta, n°9, 2013, p. 116.</div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Impasse publique ? Un outil d’animation sur la privation de l’espace public, animation organisée par l’ASBL Gracq, 28 novembre 2023, Liège.</div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;LABBÉ, Mickaël, Reprendre place. Contre l’architecture du mépris, éd. Payot &amp; Rivages, 2019, p. 17.</div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;ELICABE, R., GUILBERT, A. et LEMERY, Y., Enquêtes sauvages. Quartiers vivants, éd. D’une Certaine Gaîté, 2020, p. 15.</div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Idem, p. 20.</div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;LABBÉ, Mickaël, op.cit., p. 43.</div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Idem, p. 44-45.</div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://soyonshumains.fr/">https://soyonshumains.fr/</a></div><div>11&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;LABBÉ, Mickaël, Reprendre place. Contre l’architecture du mépris, éd. Payot &amp; Rivages, 2019, p. 50-52.</div><div>12&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Idem, p. 56.</div><div>13&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Idem, p. 59.</div><div>14&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Idem, p. 46-49.</div><div>15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Impasse publique ? Un outil d’animation sur la privation de l’espace public, animation organisée par l’ASBL Gracq, 28 novembre 2023, Liège.</div><div>16&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Collectif, La ville comme bien commun. Planification urbaine et droit à la ville dans Les cahiers d’architecture La Cambre – Horta, n°9, 2013, p. 100.</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le «&#160;deux poids, deux mesures&#160;» de l’accueil</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/analyse-2022-02/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[emanuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 May 2022 14:58:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Avec l’accueil des réfugiés ukrainiens, peut-on voir les prémices d’une approche moins défensive vis-à-vis des déplacés ou s’agit-il d’un phénomène ponctuel ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Avec l’accueil des réfugiés ukrainiens, peut-on voir les prémices d’une approche moins défensive vis-à-vis des déplacés ou s’agit-il d’un phénomène ponctuel&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>200.000 Ukrainiens sont attendus en Belgique. L’élan de solidarité formidable des citoyens comme des autorités nous rappelle que tous les déplacés ne reçoivent pas le même accueil positif, tant s’en faut. Peut-on y voir les prémices d’une approche moins défensive de l’Europe et de notre pays ou s’agit-il d’un phénomène ponctuel&nbsp;?</strong></p>



<p>Ici, ce sont des intervenants de terrain qui ont appris à demi-mots des autorités que les Afghans devraient probablement «&nbsp;faire de la place&nbsp;» pour les Ukrainiens dans les centres d’accueil et qu’ils risquent l’expulsion. Là, ce sont des acteurs du monde scolaire qui assistent à des tensions entre jeunes primo-arrivants quand des réfugiés sur une voie de garage depuis des années ont le sentiment que des Ukrainiens à peine arrivés sont traités avec des égards qui leur ont toujours été refusés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Proximité, émotion… un accueil qui diffère&nbsp;?</h2>



<p>Pendant que la Russie agresse avec barbarie l’Ukraine, la machine à horreurs tourne pourtant toujours à plein régime ailleurs, mais dans l’indifférence. En Syrie et au Yémen, au Mali et au nord du Cameroun, au Tigré et en Afghanistan<sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup> mais aussi à… Lesbos et en Méditerranée. Pourtant, si l’Europe entière se mobilise pour les réfugiés ukrainiens, les réfugiés du Moyen-Orient ou d’Afrique ne bénéficient à ce stade pas des mêmes facilités.</p>



<p>Dans un reportage diffusé sur Arte récemment, Sabine Hess&nbsp;<sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup>, de l’université de Göttingen (Allemagne), résume&nbsp;: «&nbsp;<em>Les différences de traitement et une forme de racisme dans la sélection des migrants sont caractéristiques du système d’asile. Il y a un grand écart entre deux phénomènes, amplifiés par les médias. D’un côté, nous avons les bras ouverts, ce sont de ‘vrais’ réfugiés européens. De l’autre côté, nous avons des frontières militarisées avec des réfugiés qui doivent lutter pour leur vie. C’est digne du colonialisme&nbsp;: nous distinguons ceux qui sont dignes de notre empathie et ceux qui ne le sont pas.</em>&nbsp;»<sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup></p>



<p>À Rochefort, La Cantine Famennoise<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup> est un groupe de citoyens qui fournit des logements, des repas, des soins médicaux aux migrants extra-européens en transit dans la région<sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup>. «&nbsp;<em>Bien sûr que cet élan des citoyens et des politiques nous réjouit</em>, dit Nicole Willem, membre du groupe. <em>Mais c’est tout de même un peu difficile à avaler parce que nous nous épuisons depuis quatre ans et, d’un coup, tout le monde s’intéresse aux réfugiés, mais uniquement aux Ukrainiens. Chaque fois que nous essayons de conscientiser la commune, on doit hurler sans susciter le moindre intérêt. Aujourd’hui, les mêmes qui ne nous entendent pas font des déclarations la main sur le cœur au conseil communal…</em>&nbsp;»</p>



<p>Le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, Sammy Mahdi (CD&amp;V), réfutait récemment cette vision dans une logique de proximité&nbsp;: «&nbsp;<em>Si demain votre voisin est malade, cela va probablement plus vous préoccuper que si cela arrive au type du bout de la rue. Cela ne veut pas dire que vous êtes inhumain envers cette personne. Comme le conflit se passe en Europe, beaucoup de citoyens sont plus préoccupés que quand ces événements se passent, par exemple, au Mali. Cela ne fait pas du citoyen un xénophobe ou un raciste. Comme Poutine attaque l’Ukraine et, par ricochet, l’Europe et l’Otan, beaucoup de gens se sentent eux-mêmes agressés directement. Ça m’agace qu’on dise que le citoyen est raciste parce qu’il est solidaire et ne l’était pas en 2015. C’est faux. Combien de citoyens n’ont pas été hyper solidaires&nbsp;? On oublie les images de la gare de Berlin où il y avait des citoyens qui applaudissaient les Syriens sortant des trains.</em>&nbsp;»<sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup></p>



<p>Pour Nicole Willem, de La Cantine Famennoise, il y a des raisons d’espérer&nbsp;: «&nbsp;<em>Il y a un gouffre entre les deux attitudes affichées au moment de l’arrivée de réfugiés, qui est encore plus large à la lumière de la situation actuelle. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on voit que c’est possible de susciter la solidarité. On voit bien qu’un discours positif des autorités peut faire beaucoup pour la réaction des citoyens. Il y a une réaction émotionnelle pour l’Ukraine mais nous avons l’espoir que cette crise provoque une prise de conscience chez certaines personnes et puisse susciter leur empathie vis-à-vis d’autres crises humanitaires.</em>&nbsp;»</p>



<div class="wp-block-group red-message is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-8cf370e7 wp-block-group-is-layout-flex">
<p><strong>Quelques chiffres</strong></p>



<p>En 2021, 25.971 personnes ont introduit une demande de protection internationale à l’Office des étrangers. Les principaux pays d’origine des demandeurs de protection internationale étaient alors l’Afghanistan, la Syrie, la Palestine, l’Érythrée et la Somalie. La protection internationale vise à attribuer le statut de réfugié.</p>



<p>En ce qui concerne les attestations de protections temporaires, en mars 2022, 98&nbsp;% des 24.000 protections offertes par la Belgique concernaient des Ukrainiens. La protection temporaire est une procédure exceptionnelle instaurée par une directive européenne en cas d’afflux massif de personnes déplacées.</p>



<p>Depuis 10 ans, la Belgique dispose d’un programme de réinstallation de réfugiés dans notre pays&nbsp;: durant cette période, 3.989 réfugiés syriens et 315 réfugiés congolais ont été réinstallés.</p>



<p><strong>Sources&nbsp;:</strong> Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (<a href="https://www.cgra.be/fr/actualite/les-statistiques-dasile-du-mois-de-mars-2022" target="_blank" rel="noopener">cgra.be</a>) et Office des étrangers (<a href="https://dofi.ibz.be/fr/themes/chiffres" target="_blank" rel="noopener">dofi.ibz.be</a>).</p>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Changer de modèle d’accueil&nbsp;?</h2>



<p>À la mi-mars, le gouvernement fédéral se félicitait que 88&nbsp;% des logements disponibles (40.000) pour les Ukrainiens étaient proposés par des citoyens. Un fameux changement de perspective quand on se souvient que le gouvernement précédent, Theo Francken (N-VA) en tête, avait mis en place des visites domiciliaires chez les hébergeurs accueillant des migrants en situation irrégulière. Certains, on le sait, ont même été traduits en justice &#8211; et acquittés<sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup>.</p>



<p>En 2016, alors que des demandeurs d’asile sont amenés à camper dans le Parc Maximilien à Bruxelles et que cette situation mobilise des citoyens, l’association Singa voit le jour pour venir en aide aux nouveaux arrivants. Avec entre autres le soutien d’Action Vivre Ensemble, trois ans plus tard, Singa lance le programme CALM (Comme à la maison), qui met en lien des colocations bruxelloises et des personnes réfugiées, pour leur permettre de partager leur habitat. Un programme mis à contribution évidemment dans cette crise ukrainienne dont les citoyens se sont emparés. Mais, pour Singa, qui a publié une carte blanche en ce sens dans <em>La Libre</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup>, l’appel à la solidarité lancé par l’Europe comme la Belgique peut laisser espérer un changement d’approche. «&nbsp;<em>Une conclusion s’impose&nbsp;: l’offre de places d’hébergement chez des citoyens est rapide et massive quand elle est amplifiée par un message positif des autorités et facilitée par des mesures administratives adaptées. Cela ne fait que confirmer une évidence que nous constatons au quotidien&nbsp;: oui, l’hébergement de personnes réfugiées chez les particuliers est possible, oui, il est positif et, oui, il doit être encouragé… au-delà de la crise et de l’urgence</em>&nbsp;», observe Singa.</p>



<p>Et l’association poursuit en pointant le fait que la Flandre a mis en place en 2016 un dispositif légal qui encadre l’hébergement de personnes réfugiées<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup> à domicile pour des périodes allant de quelques mois à trois ans, en préservant l’individualisation des droits. C’est-à-dire que les personnes qui hébergent ne voient pas leur statut modifié du fait de cette cohabitation<sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup>. Bruxelles et la Wallonie pourraient donc aussi le faire. «&nbsp;<em>Si l’hébergement des personnes venant d’Ukraine est un défi auquel il faut répondre dès à présent, nous plaidons pour que les entités fédérées ne restent pas ‘focalisées’ sur la gestion de l’urgence,</em> conclut Singa. <em>Au contraire, il est pertinent de transformer cette crise en opportunité et d’accompagner l’élan de solidarité de la population belge pour enrichir le modèle d’accueil dans notre pays, de manière durable et au profit de tous les réfugiés</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading">De l’égalité pour ceux et celles qui cherchent refuge</h2>



<p>Si tous les hommes et les femmes naissent libres et égaux, on peut se demander si toutes les personnes réfugiées se «&nbsp;valent&nbsp;». Des remugles zemmouriens de la campagne électorale française au sursaut de la Pologne ou de la Hongrie qui, il y a peu encore, fermaient à double tour leurs frontières, la formidable solidarité à l’adresse des réfugiés ukrainiens réjouit autant qu’elle laisse un goût amer. Il n’est évidemment pas question ici de tempérer l’enthousiasme de ces centaines de familles, de communes, d’institutions qui ont ouvert leurs bras à ces femmes, ces enfants, ces vieillards fuyant la barbarie de Poutine. Que du contraire.</p>



<p>En revanche, force est de constater que les réfugiés syriens, afghans, palestiniens, somaliens, érythréens, qui constituaient le gros du contingent des demandes de protections introduites en Belgique en 2021, n’ont que rarement suscité l’empathie ou tout simplement autre chose que l’indifférence voire la franche hostilité.</p>



<p>Cette injustice est difficilement acceptable. Le réveil de la conscience européenne en la matière ne peut que réjouir mais il pose une question cruciale&nbsp;: s’agit-il du modèle de la politique européenne à venir ou d’une réponse ponctuelle à une crise qui interroge notre sécurité&nbsp;? On préférerait la première réponse, on craint la seconde.</p>



<p>La Russie a ramené la guerre en Europe, l’Asie, le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Amérique latine restent traversés de tragédies humanitaires d’un autre âge et l’absence totale de réponse aux enjeux environnementaux risque de porter à 216 millions le nombre de réfugiés climatiques en 2050<sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup>. On ne pourra éternellement éviter de répondre à cette question&nbsp;: tous les réfugiés n’ont-ils pas la même valeur à nos yeux d’homme et de femme&nbsp;?</p>



<p class="has-text-align-right">par Jean-François Lauwens<br>Volontaire pour Action Vivre Ensemble</p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le Bilan du monde 2022. Géopolitique. Environnement. Economie. Hors-série du Monde, 2022.</div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Directrice du Center for Global Migration Studies, Université de Göttingen.</div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Reportage «&nbsp;Réfugiés&nbsp;: un accueil européen à deux vitesses&nbsp;», Arte, 4 avril 2022&nbsp;: <a href="https://www.youtube.com/watch?v=lamyOICU0YI">https://www.youtube.com/watch?v=lamyOICU0YI</a></div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;La Cantine Famennoise a reçu le soutien d’Action Vivre Ensemble dans le cadre de son appel à projets 2021-2022, visant la lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales. <a href="https://vivre-ensemble.be/la-cantine-famennoise">Plus d’infos</a></div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les personnes qui sont regroupées sous le terme «&nbsp;migrants en transit&nbsp;» sont <strong>entrées sur le territoire de l’Union européenne le plus souvent via le sud de l’Europe.<strong> Elles souhaitent se rendre dans un autre pays européen (généralement le Royaume-Uni) pour y demander l’asile ou pour y séjourner (pour des raisons familiales, liées au travail ou aux études, par exemple). Plus d’infos&nbsp;: <a href="http://www.cire.be">cire.be</a></strong></strong></div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>Voir l’entretien paru dans <em>Le Soir</em>, 19 mars 2022.</strong></div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong><strong><a href="https://www.rtbf.be/article/les-hebergeurs-de-migrants-sont-acquittes-par-la-cour-dappel-de-bruxelles-10769611">https://www.rtbf.be/article/les-hebergeurs-de-migrants-sont-acquittes-par-la-cour-dappel-de-bruxelles-10769611</a></strong></strong></div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong><strong>Quand va-t-on encadrer l’hébergement de réfugiés chez les particuliers à Bruxelles et en Wallonie&nbsp;?, dans La Libre, 5 avril 2022. Voir&nbsp;: <a href="https://www.lalibre.be/debats/opinions/2022/04/05/quand-va-t-on-encadrer-lhebergement-de-refugiees-chez-les-particuliers-a-bruxelles-et-en-wallonie-5BSEVXYCZRAEVNKC5GTLK5GV4Q/">https://www.lalibre.be/debats/opinions/2022/04/05/quand-va-t-on-encadrer-lhebergement-de-refugiees-chez-les-particuliers-a-bruxelles-et-en-wallonie-5BSEVXYCZRAEVNKC5GTLK5GV4Q/</a></strong></strong></div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong><strong>Précisons qu’il s’agit de réfugiés «&nbsp;reconnus&nbsp;», des hommes et des femmes à qui a été octroyée une protection internationale.</strong></strong></div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong><strong><a href="https://vivre-ensemble.be/analyse-2022-01">Plus d’infos sur le statut cohabitant</a></strong></strong></div><div>11&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong><strong>Source&nbsp;: <a href="https://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2021/09/13/climate-change-could-force-216-million-people-to-migrate-within-their-own-countries-by-2050">Banque mondiale</a></strong></strong></div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Juste Terre ! n°183</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/juste-terre-no183/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Oct 2021 08:02:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Crise COVID-19]]></category>
		<category><![CDATA[Smi-le]]></category>
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					<description><![CDATA[Personne ne doit être mis de côté]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[

<p class="post_excerpt">Personne ne doit être mis de côté</p>

<a href="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2021/10/jt183_octobre2021_ave.pdf" data-description="Mai 2021, 475 personnes sans papiers entrent en grève de la faim. Juillet, la grève se prolonge, les cartes blanches se multiplient dans la presse, les reportages témoignent de situations affolantes. Fin Juillet, des inondations ravagent une partie de la Belgique. Les personnes sans papiers laissent leur place aux sinistré·e·s et disparaissent complètement de l’actualité. Mais quelle était finalement la résolution de cette grève de la faim ? Dans ce numéro, nous vous proposons une analyse sur le sujet ainsi qu’un focus sur le travail de l’association Smi-le à Liège.">jt183_octobre2021_ave.pdf</a>
<h2 class="wp-block-heading">Documents joints</h2>



<div class="wp-block-file"><a href="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2021/10/jt183_octobre2021_ave.pdf">jt183_octobre2021_ave.pdf</a></div>


]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Régularisation des sans-papiers : pas une faveur, des droits !</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/publication/regularisation-des-sans-papiers-pas-une-faveur-des-droits/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[emanuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 18:57:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/?post_type=publication&#038;p=859</guid>

					<description><![CDATA[Ce sont des hommes et des femmes. Pourtant, c’est ce qu’ils n’ont pas qui sert à les désigner : « des papiers ».]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Ce sont des hommes et des femmes, <em>avec</em> leurs parcours, leurs rêves, leurs aspirations, leurs difficultés et leurs doutes. Pourtant, c’est <em>ce qu’ils n’ont pas</em> qui sert à les désigner&nbsp;: «&nbsp;des papiers&nbsp;». Cette analyse évoque leur combat, parfois âpre, toujours courageux, contre vents et marées. Elle nous invite aussi, en miroir, à observer notre société et ses ornières.</strong></p>



<div class="wp-block-group blockquote is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-8cf370e7 wp-block-group-is-layout-flex">
<p><em>«&nbsp;Une toute autre politique de migration et d’asile passe par le choix d’une toute autre société.&nbsp;»</em></p>



<p>Jacinthe Mazzocchetti, anthropologue<sup class="modern-footnotes-footnote ">1</sup></p>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Deux mois sous les projecteurs</h2>



<p>Juin 2021, 475 sans-papiers entrent en grève de la faim.</p>



<p>Juillet, la grève se prolonge, les cartes blanches se multiplient dans la presse, les reportages témoignent de situations affolantes. Alors, les politiques réagissent, la majorité gouvernementale s’effrite, la tension monte.</p>



<p>Mi-juillet, de terribles inondations dévastent la Wallonie&nbsp;; l’opinion publique a autre chose en tête qu’une poignée de sans-papiers crève-la-faim. Le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration se veut à l’écoute mais campe sur ses positions.</p>



<p>Fin-juillet, les grévistes ont mis fin à leur action (ils ont obtenu… la mise en place d’une «&nbsp;zone neutre&nbsp;» où ils pourront exposer leur situation et recevoir des conseils ciblés).</p>



<p>Août, le sujet a disparu des écrans radars. En dépit de la tournure dramatique de la situation, et de l’attention médiatique accrue durant quelques semaines, les sans-papiers sont retournés dans l’anonymat et la vulnérabilité qui caractérisent nombre d’entre eux.</p>



<p>Et pour cause… Pendant un temps, on s’est attardés sur les parcours de vie (enfin un peu de visibilité pour ces témoins de l’ombre&nbsp;!) et sur les conséquences sanitaires de la grève de la faim. Émotion, récits poignants, dramaturgie… et, une fois de plus, l’enjeu structurel est passé au second plan.</p>



<div class="wp-block-group container is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-8cf370e7 wp-block-group-is-layout-flex">
<div class="wp-block-group is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-8cf370e7 wp-block-group-is-layout-flex">
<p><strong>Quelques chiffres&nbsp;</strong></p>



<p>● Entre 100.000 et 150.000&nbsp;: estimation du nombre de sans-papiers sur le territoire belge.</p>



<p>● 44.994&nbsp;: nombre de signataires d’une pétition pour la régularisation des sans-papiers (au 17 août 2021, à 11h15).<sup class="modern-footnotes-footnote ">2</sup></p>



<p>● 1.847&nbsp;: décisions positives (amenant la régularisation d’environ 3.500 personnes en 2020) contre 1.657 négatives.<sup class="modern-footnotes-footnote ">3</sup></p>



<p>● 475&nbsp;: nombre de grévistes de la faim occupant plusieurs lieux à Bruxelles (ULB, VUB, église du Béguinage) jusqu’à la mi-juillet 2021.</p>
</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Les protagonistes</h2>



<p>Évitons le piège de reléguer les actrices et acteurs principaux au rang de figurants en les enfermant uniquement sous le vocable «&nbsp;sans-papiers&nbsp;». Ce terme s’est tellement banalisé qu’on en oublie sa violence&nbsp;! La personne ainsi qualifiée n’est plus définie pour <em>qui elle est</em>, mais par <em>ce qu’elle n’a pas</em>. On ignore son nom, son parcours et tout ce qui fait son humanité. Sans-papiers… Personnes en séjour illégal…</p>



<p>Ces hommes et ces femmes sont probablement celles et ceux qui, en Belgique, souffrent du manque le plus criant de considération. Parce qu’ils ne disposent pas des documents adéquats, ils n’ont aucun droit, si ce n’est l’aide médicale d’urgence (à géométrie variable selon les services)<sup class="modern-footnotes-footnote ">4</sup> et la scolarité des enfants.</p>



<p>Nous les appellerons donc par leurs noms&nbsp;: Hassan, Kiran, Karima, Mohammed, Nezha et tant d’autres… Autant de visages, autant d’itinéraires, autant de récits, autant de vies…</p>



<p>Beaucoup vivent dans nos régions depuis plusieurs années et travaillent (sans protection sociale et, souvent, pour des salaires dérisoires). Tous consomment (et contribuent donc aux finances publiques via la TVA). Certains font du bénévolat.<sup class="modern-footnotes-footnote ">5</sup></p>



<p>Dresser un portrait-robot ne pourrait être que réducteur. En miroir, cependant, c’est la société d’«&nbsp;accueil&nbsp;» que l’on distingue. <em>«&nbsp;Écouter les procédures, c’est plonger dans le monde kafkaïen de l’administration belge. Les dossiers, les refus, les recours, encore et encore&nbsp;»</em>, écrit une journaliste.<sup class="modern-footnotes-footnote ">6</sup></p>



<p><em>«&nbsp;On veut exister sur le territoire belge parce que ça fait des années qu’on est ici&nbsp;»</em>, explique Hassan par voie de presse. D’où cette occupation, puis cette grève de la faim. <em>«&nbsp;On sacrifie notre santé pour la liberté, la dignité, l’égalité&nbsp;»</em>, témoigne Nezha.</p>



<p>Un message adressé au gouvernement et singulièrement au secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Sammy Mahdi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Humain, ferme… et médiatique</h2>



<p>Pour la société civile, ce qui distinguait nettement Sammy Mahdi de son prédécesseur (au moins dans un premier temps), c’était un changement de ton et une ouverture au dialogue. Contrairement à Theo Francken, le décideur issu du CD&amp;V se veut à l’écoute et, depuis le début de son mandat, a reçu à des nombreuses reprises des délégations d’associations.</p>



<p>Concernant les sans-papiers, toutefois, l’accord de gouvernement Vivaldi (2020) annonçait d’emblée la couleur en… ne proposant aucune solution.</p>



<p>À l’issue de la séquence vécue en juin-juillet 2021, le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration a beau se plaindre de passer pour <em>«&nbsp;le méchant»</em><sup><em> </em></sup><sup class="modern-footnotes-footnote ">7</sup>, il n’a pas perdu grand-chose dans l’affaire. Sa ligne de conduite demeure inchangée&nbsp;: pas de régularisation collective&nbsp;; aucune changement d’orientation dans sa politique ni même dans la procédure, qu’il estime <em>«&nbsp;juste, correcte et humaine&nbsp;</em>».<sup class="modern-footnotes-footnote ">8</sup> Parallèlement, il aura bénéficié d’une exposition médiatique, sans doute difficile à gérer sur le moment mais qui peut lui être profitable à moyen terme (malgré une politique fortement décriée, son prédécesseur Theo Francken jouissait d’une cote de popularité enviable, même en Wallonie).</p>



<p>Concédons-lui la difficulté <em>«&nbsp;d’avoir un échange respectueux&nbsp;»</em> sur le sujet de la migration, à cause des positionnements souvent binaires.<sup class="modern-footnotes-footnote ">9</sup> Plus discutable, à nos yeux, est sa manière d’affirmer qu’il n’y a pas <em>«&nbsp;que la N-VA et le Belang qui ont des positions fermes là-dessus&nbsp;»</em>, sous-entendant qu’il en est tout à fait capable lui aussi. Ce faisant, M. Mahdi se rend-il compte qu’il prend comme étalon de comparaison la position des partis de droite radicale ou extrême&nbsp;?</p>



<p>Il assume aussi que, dans le programme de son parti, <em>«&nbsp;la régularisation reste un pouvoir discrétionnaire, qui est une faveur et pas un droit.&nbsp;»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Du politique à l’humanitaire</h2>



<p>Aujourd’hui, de fait, la régularisation des séjours illégaux en Belgique est laissée au «&nbsp;pouvoir discrétionnaire&nbsp;» du secrétaire d’État et de son administration, qui analyse les dossiers au cas par cas. Les réponses positives le seront pour des raisons dites «&nbsp;humanitaires&nbsp;» ou «&nbsp;médicales&nbsp;». Une justification qui n’est pas neutre.</p>



<p>En effet, les travaux de l’anthropologue Jacinthe Mazzocchetti démontrent un passage progressif <em>«&nbsp;d’une régularisation par les droits citoyens à une régularisation par le corps souffrant&nbsp;»</em>. Témoignages à l’appui, la chercheuse nous explique comment <em>«&nbsp;le corps broyé, le corps souffrant, expression matérielle des désillusions, des colères et des désespérances, permet à certains d’être reconnus semblables, sans être reconnus égaux pour autant.&nbsp;»</em> Ce <em>«&nbsp;corps-souffrant&nbsp;[…] est paradoxalement porteur de possibilités de régularisation.&nbsp;»</em></p>



<p>En d’autre termes, la question <em>«&nbsp;est progressivement pensée non plus en termes politiques, mais en termes humanitaires&nbsp;: le crédit accordé au corps souffrant devient supérieur au crédit accordé au corps menacé et le droit à la vie se déplace du politique vers l’humanitaire.&nbsp;»</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">10</sup></p>



<p>D’où le recours à la grève de la faim, non comme une forme de chantage mais comme une ultime quête d’humanité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’enjeu</h2>



<p>Au centre des revendications des personnes mobilisées (les grévistes, mais aussi leurs nombreux soutiens)&nbsp;: des critères de régularisation clairs, inscrits de façon permanente dans la législation&nbsp;; le traitement des dossiers par une commission indépendante&nbsp;; des décisions argumentées&nbsp;; des procédures transparentes.</p>



<p>Sur le plan politique, l’idée d’une régularisation massive semble actuellement inaudible – la crise sanitaire ouvrait pourtant la voie à une opération de grande envergure pour raison exceptionnelle&nbsp;; il n’en a rien été. Des précédents démontrent que l’idée n’est pas irréaliste (en 1999, par exemple) mais, de toute façon, il ne s’agirait que d’un <em>one shot</em>, alors qu’une évolution de la législation clarifierait la procédure actuelle, que d’aucuns dénoncent comme une <em>«&nbsp;loterie&nbsp;»</em><sup><em> </em></sup><sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup>, disait Hassan. Un changement de règlementation a potentiellement un impact sur la vie de milliers de gens – et même sur l’ensemble de la société, si l’on considère les retombées en aval (par exemple, et très concrètement, via les cotisations sociales des travailleurs et travailleuses régularisés).</p>



<p>Côté face, ce bras-de-fer montre précisément la «&nbsp;face&nbsp;» la plus sombre de notre humanité, capable (et coupable) de traiter des humains comme des êtres de seconde zone, sous prétexte qu’ils n’entrent pas dans les bonnes cases.</p>



<p>Comme l’explique Benoit Van Keirsbilck, membre du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies, <em>«&nbsp;si l’on procède à une évaluation purement rationnelle des coûts et des bénéfices de la politique actuelle, détachée des dimensions idéologiques et partisanes, la balance pèse de manière évidente du côté d’une régularisation massive, la plus rapide possible. La démonstration a déjà été faite&nbsp;: la précarité permet le maintien de pratiques mafieuses (exploitation par les marchands de sommeil, travail au noir, exploitation sexuelle, trafic d’êtres humains…) très difficiles à combattre parce que les victimes ne sont pas en mesure de s’en plaindre. Le manque à gagner est patent et les coûts disproportionnés. Y compris le coût de l’ensemble de l’appareil administratif et policier nécessaire pour faire la chasse aux migrants, dont les enfants. Cette politique est en échec total depuis quarante ans.&nbsp;»</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">13</sup></p>



<h2 class="wp-block-heading">Régularisation, retour… ou statu quo&nbsp;?</h2>



<p>Les opposants à la régularisation prônent une politique de retour volontariste. Mais retour vers où&nbsp;? «&nbsp;Chez eux&nbsp;»&nbsp;? Que signifie cette expression pour des gens qui vivent en Belgique depuis 5, 10, 15, 20 ans&nbsp;? Chez eux, ce n’est pas (ou plus) «&nbsp;là-bas&nbsp;». En outre, retourner dans son pays d’origine, après une si longue période passée en Belgique, c’est se confronter à des soucis d’intégration… là-bas, après avoir passé des années à tenter de s’intégrer ici, comme l’explique Barry, bénévole dans une association bruxelloise.<sup class="modern-footnotes-footnote ">14</sup></p>



<p>Faute de retours volontaires, que faire&nbsp;? Expulser à tour de bras&nbsp;? La brutalité de ces opérations a déjà été maintes fois dénoncée.</p>



<p>Par ailleurs, même à raison de 10.000 retours par an, <em>«&nbsp;il faudrait au moins dix ans pour expulser tout le monde pendant que de nouveaux migrants arrivent et des enfants naissent en séjour illégal.&nbsp;»</em>[mf]VAN KEIRSBILCK B., <em>op. cit.</em>[/mfn] Sans même parler du coût de ce dispositif de retour forcé. Par conséquent, l’inflexibilité de cette politique d’asile et de migration entérine le statu quo, avec le lot de précarité qu’il engendre.</p>



<div class="wp-block-group red-message is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-8cf370e7 wp-block-group-is-layout-flex">
<p><strong>Avec le soutien de nombreuses associations (dont les Réseaux belge et wallon de lutte contre la pauvreté), la Coordination des sans-papiers de Belgique avance</strong></p>



<p class="has-text-align-center"><em><strong>«&nbsp;8 bonnes raisons de soutenir la régularisation&nbsp;»</strong></em><strong>&nbsp;:</strong><sup class="modern-footnotes-footnote ">15</sup></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>«&nbsp;<em>Régulariser, c’est lutter contre le travail au noir et la fraude sociale.</em></li>



<li><em>Régulariser les travailleurs et travailleuses répondrait au problème de pénurie de main-d’œuvre.</em></li>



<li><em>Cela rapporterait par ailleurs jusqu’à 65 millions d’euros nets par mois dans les caisses de la sécurité sociale.</em></li>



<li><em>Les expulsions et la détention en centre fermé coûtent très cher à l’État.</em></li>



<li><em>Régulariser est la condition sine qua non au respect des droits fondamentaux de toutes les personnes vivant en Belgique.</em></li>



<li><em>Régulariser, c’est lutter contre l’exclusion sociale, le racisme et la montée de l’extrême droite.</em></li>



<li><em>La Belgique a déjà mené des campagnes de régularisation sans que cela n’engendre d’&nbsp;« appel d’air ».</em></li>



<li><em>Régulariser, c’est rendre leur dignité aux femmes, hommes et enfants qui ont déjà tout perdu.&nbsp;»</em></li>
</ul>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Un problème insoluble&nbsp;?</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2021-06-Slogans-sans-papiers-en-plein-air.jpg" alt="Une guirlande d’affiches en plein air avec des slogans de sans-papiers." class="wp-image-862" width="391" height="205" srcset="https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2021-06-Slogans-sans-papiers-en-plein-air.jpg 781w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2021-06-Slogans-sans-papiers-en-plein-air-300x157.jpg 300w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2021-06-Slogans-sans-papiers-en-plein-air-768x403.jpg 768w, https://vivre-ensemble.be/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/Analyse-2021-06-Slogans-sans-papiers-en-plein-air-600x315.jpg 600w" sizes="(max-width: 391px) 100vw, 391px" /><div class="image-licence" style="text-align: right; margin-top: 5px; font-size: 0.8em; color: #666; font-style: italic;">Licence : © CNCD, Opération 11.11.11</div></figure>
</div>


<p><em>«&nbsp;Papiers pour tous ou tous sans papiers&nbsp;!&nbsp;»</em> revendiquait un collectif il y a quelques années.<sup class="modern-footnotes-footnote ">16</sup> Nous en sommes toujours là et, soyons lucides, nous y serons probablement encore dans dix ans. Il y aura encore des mobilisations, des situations tragiques, des occupations et peut-être des grèves de la faim.</p>



<p>Pour bien des défis de notre temps, les solutions manquent ou sont difficiles à appliquer. Dans le cas qui nous occupe, la solution au problème est en fait très simple. Mais il est tellement plus facile encore de fermer les yeux, de se boucher les oreilles et de faire comme si ces 150.000 personnes n’existaient pas.</p>



<p class="has-text-align-right">Renato Pinto<br>Coordinateur Action Vivre Ensemble en Hainaut</p>
<div>1&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="https://toutautrechose.be/crise-de-lhumanitaire-ou-crise-de-lhumanite">https://toutautrechose.be/crise-de-lhumanitaire-ou-crise-de-lhumanite</a>, consulté le 17.08.2021.</div><div>2&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="http://www.wearebelgiumtoo.be/">www.wearebelgiumtoo.be</a>.</div><div>3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;WAVREILLE A., «&nbsp;Régularisation des sans-papiers : des critères trop flous et trop d’arbitraire&nbsp;?&nbsp;», <a href="http://www.rtbf.be/">www.rtbf.be</a>, 15.06.2021.</div><div>4&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;DECLERCQ F., «&nbsp;Sans-papiers au temps du coronavirus&nbsp;: vers une régularisation exceptionnelle&nbsp;?&nbsp;», <em>Alter Échos</em>, n° 484, 26.05.2020.</div><div>5&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em>Démocratie en question(s). Les oubliés de la démocratie</em>, <a href="http://www.rtbf.be/">www.rtbf.be</a>, 16.07.2021.</div><div>6&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;BERGÉ J., «&nbsp;Grève de la faim des sans-papiers&nbsp;: « Tout ce qu’on demande c’est le droit d’exister »&nbsp;», <em>Alter Échos</em>, 28.06.2021.</div><div>7&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;KIHL L., «&nbsp;Sammy Mahdi&nbsp;: « Avec l’asile et la migration, j’ai parfois l’impression d’être tous les jours le méchant »&nbsp;», <a href="http://www.lesoir.be/">www.lesoir.be</a>, 16.07.2021.</div><div>8&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;«&nbsp;Grève de la faim des sans-papiers : un accord se met en place, les grévistes ont décidé de suspendre leur action&nbsp;», <a href="http://www.rtbf.be/">www.rtbf.be</a>, 21.07.2021.</div><div>9&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;KIHL L., <em>op. cit</em>.</div><div>10&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;MAZZOCCHETTI J., «&nbsp;Le corps comme permis de circuler&nbsp;», <em>Parcours anthropologiques</em>, 9/2014, 30.09.2014.</div><div>11&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ligue bruxelloise pour la santé mentale, «&nbsp;La grève de la faim des sans-papiers, une ultime recherche de justice&nbsp;», <a href="http://www.lesoir.be/">www.lesoir.be</a>, 20.07.2021.<sup class="modern-footnotes-footnote ">11</sup>. En amont, ce sont davantage de voies légales de migration qui sont nécessaires – ce qui éviterait de provoquer, en quelque sorte, la situation d’illégalité – mais cette demande reste lettre morte.<br /><br />



<h2 class="wp-block-heading">Les droits humains en point de mire</h2>



L’enjeu de la régularisation des sans-papiers est emblématique de toutes les luttes pour les droits humains.<br /><br />



Côté pile, cette revendication démontre que <strong>l’acquisition de droits induit un changement concret, collectif et structurel</strong>. <em>«&nbsp;Nous ne cherchons pas la charité, nous sommes des travailleurs. Ce que nous voulons, ce sont des papiers&nbsp;»</em><sup class="modern-footnotes-footnote ">12</sup>WAVREILLE A., «&nbsp;Sans-papiers en grève de la faim&nbsp;: « Nous vivons comme des rats dans la ville »&nbsp;», <a href="http://www.rtbf.be/">www.rtbf.be</a>, 15.06.2021.</div><div>12&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</div><div>13&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;VAN KEIRSBILCK B., «&nbsp;Carte blanche&nbsp;: et les enfants sans-papiers, on en parle&nbsp;?&nbsp;», <a href="http://www.lesoir.be/">www.lesoir.be</a>, 09.07.2021.</div><div>14&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em>Démocratie en question(s). Les oubliés de la démocratie</em>, <a href="http://www.rtbf.be/">www.rtbf.be</a>, 16.07.2021.</div><div>15&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Voir <a href="http://www.wearebelgiumtoo.be/">www.wearebelgiumtoo.be</a>. Ces arguments ont été relayés par <a href="https://vivre-ensemble.be/lettre-ouverte-des-personnes-sans-papiers-a-leurs-voisin-e-s">Action Vivre Ensemble</a> et de nombreuses organisations de la société civile.</div><div>16&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Collectif Migrations et Luttes sociales, «&nbsp;Papiers pour tous ou tous sans papiers&nbsp;!&nbsp;», <em>La Revue nouvelle</em>, n°&nbsp;1/2017.</div>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ADRA BELGIUM</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/adra-belgium/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jul 2021 09:00:06 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/adra-belgium/</guid>

					<description><![CDATA[Améliorer les conditions de vie des personnes les plus vulnérables]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Actions solidaires pour améliorer les conditions de vie des personnes les plus vulnérables sur le territoire belge sans aucune distinction de race, de couleur, de conviction religieuse ou philosophique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Je me sens très éprouvée, mais en même temps ravie d’être là pour apporter de l’aide aux résidents après les inondations de la semaine passée. Nous, on vient quelques jours, mais pour eux ça va être des semaines, des mois pour retrouver des lieux de vie comme ils en avaient avant. <a href="https://www.youtube.com/shorts/zfnMse3vH-M" target="_blank" rel="noopener">Témoignage en vidéo</a></p>
<cite>Donatienne, volontaire de terrain pendant les inondations (Verviers, juillet 2021)</cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>J’ai débuté mon travail de terrain au sein d’ADRA en novembre 2019. Chaque mois, avec un groupe de volontaires, nous nous rendions au centre de réfugiés La Porte d’Ulysse pour leur apporter un soutien logistique. Avec le confinement lié à l’épidémie de Covid-19, nous avons cuisiné et livré des repas pour le centre, et avons participé à la distribution de colis alimentaires pour des familles vulnérables. Ce qui me plait le plus en tant que volontaire ADRA ? C’est d’apporter mon aide aux plus vulnérables. Quand tu t’investis pour une association, tu vois à quel point certains ont besoin d’aide et je suis très heureuse de représenter ADRA et de faire la différence pour les personnes dans le besoin.</p>
<cite>Andréa, volontaire de terrain lors du Plan National de Solidarité (Bruxelles, mars 2020)</cite></blockquote>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Entraide de Saint-Gilles</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/entraide-de-saint-gilles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 09:07:01 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/entraide-de-saint-gilles/</guid>

					<description><![CDATA[Tisser du lien social dans la précarité]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Tisser du lien social dans la précarité</h2>



<p>L&rsquo;Entraide de Saint-Gilles fait partie de l&rsquo;AOPSG regroupant 5 paroisses, essentiellement sur Saint-Gilles. Créée en 1968 en vue d&rsquo;unifier les moyens des 5 paroisses et d&rsquo;augmenter l&rsquo;efficacité de l&rsquo;aide aux plus pauvres.<br>A court terme, l&rsquo;Entraide sera séparée de l&rsquo;AOPSG pour devenir une section de l&rsquo;asbl Diaconia.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>« Je viens ici, à l’Entraide, depuis 2013. C’est un ami qui me l’a montré premièrement. Je viens prendre du café et me poser. C’est un lieu que j’aime beaucoup. Je dirais que c’est ma maison car je me sens toujours bien. Je me sens accepté et respecté comme je suis. Je ressens également l’amour et la bienveillance des travailleurs qui travaillent main dans la main. L’Entraide est un lieu sans discrimination où on se sent chez soi. C’est un centre qui doit toujours exister. Je le conseille souvent aux gens qui sont dans les mêmes difficultés que moi. J’apprécie beaucoup la sympathie du personnel ! »</p>
<cite>César (dit Colombo)</cite></blockquote>



<p>Objectifs : accueillir tout demandeur, quelle que soit son origine ou son appartenance philosophique ou religieuse, analyser sa situation et son besoin d&rsquo;aide, l&rsquo;accompagner et éventuellement l&rsquo;adresser à d&rsquo;autres partenaires.</p>



<p>Public-cible : personnes sans-abri et/ou en précarité, et, de façon générale, tout demandeur dans le besoin. Une centaine de personnes accueillies chaque jour.<br>L&rsquo;Entraide est reconnue comme Centre d&rsquo;Aide aux Personnes au travers de son rattachement à Brabantia asbl dont elle constitue une des 4 antennes sur le terrain.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>« Presque tous les jours, je viens à l’Entraide pour me poser, me réchauffer, boire un café et discuter avec des gens que je ne connaissais pas spécialement. Ce qui me frappe souvent, c’est la manière dont les bénévoles et les travailleurs arrivent à gérer cet espace libre qui accueille tout le monde, surtout les personnes sans-abri, avec les difficultés et les petits moyens qu’ils ont, sans qu’il n’y ait de débordements ».</p>
<cite>José, un bénéficiaire</cite></blockquote>



<p>Activités:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>accueil : petit-déjeuner, rencontres, jeux de société, soupe en hiver</li>



<li>permanences sociales</li>



<li>aide à la recherche de logement ou d&rsquo;un emploi</li>



<li>services : accès internet, lavoir social, vestiaire</li>



<li>quelques rencontres récréatives par an</li>
</ul>



<p>L&rsquo;Entraide St-Gilles est animée par 6 ETP rémunérés et une dizaine de bénévoles (dont d&rsquo;anciens bénéficiaires).</p>



<p>Moyens : subsides pour le personnel, collectes spécifiques, dons, PAF des activités.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Living Together</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/living-together/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Sep 2019 15:35:04 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/living-together/</guid>

					<description><![CDATA[Service d’accompagnement des personnes d’origine étrangère dans leurs démarches administratives. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Living Together a pour objectif de lutter contre les préjugés et les stéréotypes tout en facilitant l’intégration des personnes étrangères. L’association soutient les personnes dans leurs démarches administratives et face aux divers défis logistiques auxquels elles peuvent être confrontées. Elle propose en outre des activités visant à créer des liens interculturels entre les habitants de la commune, dans le but de favoriser l’intégration et le vivre ensemble, comme des ateliers culinaires ou créatifs, des cours de français et des tables de conversation, des événements conviviaux, un réseau d’entraide et de service, des découvertes touristiques, sportives ou culturelles, et des projections de films.</p>



<p>Living Together s’engage à promouvoir l’autonomie des personnes tout en s’assurant non seulement de les aider à résoudre leurs problèmes (dossiers administratifs, gestion de la vie quotidienne, logement, aide alimentaire, emploi, etc) mais aussi de fournir aux usagers les clés pour comprendre les acteurs concernés et la logique guidant les interventions (CPAS, communes, FOREM, etc).</p>



<p>L’association souhaite encourager tous les citoyens à s’engager aux côtés des personnes étrangères et de leurs familles, afin de construire une société plus solidaire. Elle est présente pour établir des liens significatifs et offrir un soutien quotidien, en soutenant des initiatives locales ou régionales qui favorisent la participation active des personnes concernées, dans le but de promouvoir des changements de comportements tant individuels que collectifs au sein de la population.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La ligue des travailleuses domestiques</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/la-ligue-des-travailleuses-domestiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[agnez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jul 2019 12:24:20 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://vivre-ensemble.be/la-ligue-des-travailleuses-domestiques/</guid>

					<description><![CDATA[Soutien aux femmes sans-papiers qui exercent un travail domestique, confinées dans les familles (auprès des enfants et des personnes âgées surtout). Faire reconnaître leur rôle socio-économique.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Rendre visible les invisibles.</p>



<p>L’association comprend des femmes sans papiers qui exercent un travail domestique s’occupant notamment d’enfants et de personnes âgées, répondant ainsi à des besoins grandissants dans la métropole bruxelloise où la population vieillit et où il y a pénurie de services à la petite enfance et aux personnes dépendantes. Beaucoup de femmes travaillent 10 – 12h. par jour et le week-end, sans compter les travailleuses qui sont internes. Elles cumulent plusieurs discriminations du fait d’être femme, femme migrante et pauvre. Elles ne jouissent d’aucun droit socio-économique en termes de couverture sociale, d’accès à la protection en cas de violence et sont donc encore plus exclues de la citoyenneté. Enfin, privées de liberté de circulation, elles souffrent de l’éloignement de leurs familles et de leurs enfants qu’elles ont confiées à d’autres femmes dans leur pays d’origine.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>La Ligue est une institution qui peut contribuer à l’accès légal au travail. La Ligue est forte car elle fait partie du syndicat. La Ligue m’a apportée beaucoup de connaissances sur le travail. Entre femmes nous interagissons, on se renforce entre nous et on forme une lutte collective. Le 16 juin dernier, nous avons fait grève. Ca a été un jour chargé d’émotions, l’organisation de cette grève était très bien faite. On a montré notre force et qu’on ne doit rien lâcher. La distance entre la grève et la régularisation peut être longue mais elle n’est pas plus importante que notre force pour arriver à notre objectif. Une autre activité que j’ai beaucoup aimée, c’est lorsque la Ligue a été invitée au parlement bruxellois en décembre. Ce jour-là, j’ai pu porter la voix pour toutes les personnes qui sont sans papiers, on est beaucoup de sans papiers mais c’est toujours la même histoire. Un autre moment fort a été la rencontre avec Adelle Blackett à Bruxelles, qui a élaboré la C189 de l’OIT autour du travail domestique. Adelle Blackett est une femme noire, fille de travailleuse domestique comme moi. Ce témoignage a renforcé pour moi certains aspects de la lutte, on entre dans le champ des émotions. Quand j’ai entendu Adelle Blackett parler de sa vie, j’ai pleuré car elle parlait de mon histoire et nombreuses autres travailleuses dans mon pays d’origine qui sont aussi exploitées. Adelle Blackett nous inspire pour conquérir nos droits à partir de la lutte. A chaque rencontre de la Ligue, nous en ressortons plus fortes.</p>
<cite>Ivanete, militante de la Ligue des travailleuses domestiques</cite></blockquote>



<p>Au départ, le groupe fut constitué par des femmes philippines, mais à ce jour il s’est élargi à des femmes d’autres nationalités venant d’Amérique Latine (Colombie, Brésil, Equateur) et d’Afrique (camerounaises et marocaines) notamment.<br>Le but de la Ligue est de visibiliser le travail domestique invisible des femmes confinées dans des familles. Elle veut faire connaître leur situation au grand public et au monde politique. Elle demande la reconnaissance par l’obtention d’un séjour légal via le travail. Elles ont fait une action avec un slogan « Vos toilettes propres… Nos propres papiers » collés dans les toilettes du Parlement en avril dernier. En interne, le groupe veut tisser des liens de solidarité entre ces travailleuses domestiques et renforcer leur identité positive de travailleuse quant à la reconnaissance du métier de care, travail combien utile.<br>Elles sont appuyées dans leur action par le Ciep au niveau de leur formation et par la CSC- Comité des Sans-papiers pour leur plaidoyer plus politique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Je suis arrivée à la ligue il y a quelques années. J&rsquo;y suis arrivée timidement. Mais depuis, je n&rsquo;ai pas arrêté de m&rsquo;y épanouir et d&rsquo;y grandir et ce dans tous les domaines, surtout dans la lutte pour revendiquer les droits des travailleuses domestiques. La ligue est un groupe de femmes courageuses avec et sans papiers qui luttent chaque jour pour faire reconnaître et surtout pour faire appliquer leurs droits. Grâce à la Ligue, nous, les travailleuses domestiques nous avons pu entrer et être entendues dans plusieurs institutions Belges. Nous avons réussi à faire signer des motions de soutien par plusieurs partis politiques&#8230;Nous avons même arrêté de travailler pendant toute une journée ( le 16 juin dernier) en faisant grève. Car la Ligue nous fait pousser à nous les travailleuses domestiques des ailes. On se sent beaucoup plus fortes à plusieurs. Rien ne pourra plus nous arrêter. Grâce à la Ligue, je me suis découverte, J&rsquo;ai découvert grâce à ces femmes fortes et formidables que l’union fait vraiment la force. Toutes ensemble, on ne laissera plus jamais RIEN SE FAIRE POUR NOUS SANS NOUS. Merci la ligue et merci à toutes ces personnes qui nous accompagnent tous les jours dans tous nos combats. On y arrivera grâce à notre engagement, dans notre Ligue qui commence à bien faire du bruit et à bien grandir.</p>
<cite>Evelyne, militante de la Ligue des travailleuses domestiques</cite></blockquote>
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		<title>La Voix des Sans Papiers de Verviers</title>
		<link>https://vivre-ensemble.be/association/la-voix-des-sans-papiers-de-verviers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Sep 2017 10:00:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[« Je suis dans la Voix des Sans Papiers pour mener le combat pour la régularisation et pour agir. Je [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>« Je suis dans la Voix des Sans Papiers pour mener le combat pour la régularisation et pour agir. Je veux montrer aux gens que j’existe. Depuis que je suis dans la VSP, je suis en contact avec plusieurs associations, elles me donnent beaucoup de renseignements et d’aide. J’ai pris des responsabilités dans le groupe et c’est parfois difficile. L’occupation, on y est comme une grande famille. On y est réuni, donc plus forts. Il y a de la solidarité entre nous. Notre objectif, c’est la régularisation »</p>
<cite>Reda, sans papiers<br></cite></blockquote>



<p>La Voix des Sans Papiers de Verviers (VSPV) est un groupe d’une soixantaine de migrants sans papiers qui organise diverse actions à Verviers en vue de rappeler leur existence et les besoins criants qui sont les leurs. A travers leurs actions, ils veulent permettre aux sans-papiers de sortir de l’ombre et de l’isolement, d’être visibles aux yeux du grand public tout en portant leurs revendications vers le politique.</p>



<p>Depuis 3 ans, le collectif a déjà organisé de nombreuses actions : rencontre avec la Bourgmestre de Verviers afin de mettre en place un moratoire protégeant les sans-papiers sur le territoire verviétois ; rencontre avec la présidente du CPAS de Verviers avec une attention particulière sur l’aide médicale urgente ; participation à la parade contre le racisme ; participation à la manifestation contre les centres fermés à Vottem, soirées de sensibilisation, ateliers et rencontres.</p>



<p>L’année 2019, est celle de l’occupation des anciens bâtiments de l’ancienne Mutualité Chrétienne, rue Laoureux. Environ 25 personnes y vivaient. Cette occupation avait pour objectif de mettre à l’abri le collectif, d’organiser des activités culturelles, ouvertes à tous, et de se faire connaitre des Verviétois.</p>



<p>La VSPV se joint aux autres collectifs de sans-papiers pour réclamer la régularisation de tous les sans-papiers selon des critères clairs et permanents, avec pour objectif de combattre le durcissement des politiques migratoires. En effet, le contexte politique dans lequel nous nous trouvons actuellement avec une montée des extrémismes sur fond de crise économique relègue à nouveau au second plan les personnes les plus pauvres et les plus fragilisées de notre société. En Belgique, des milliers de personnes vivent dans l’illégalité. C’est un fait incontournable et objectif. Ces personnes n’ont aucun droit et subissent de multiples atteintes à leur dignité humaine.</p>
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