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La ligue des travailleuses domestiques

Rendre visible les invisibles.

L’association comprend des femmes sans papiers qui exercent un travail domestique s’occupant notamment d’enfants et de personnes âgées, répondant ainsi à des besoins grandissants dans la métropole bruxelloise où la population vieillit et où il y a pénurie de services à la petite enfance et aux personnes dépendantes. Beaucoup de femmes travaillent 10 – 12h. par jour et le week-end, sans compter les travailleuses qui sont internes. Elles cumulent plusieurs discriminations du fait d’être femme, femme migrante et pauvre. Elles ne jouissent d’aucun droit socio-économique en termes de couverture sociale, d’accès à la protection en cas de violence et sont donc encore plus exclues de la citoyenneté. Enfin, privées de liberté de circulation, elles souffrent de l’éloignement de leurs familles et de leurs enfants qu’elles ont confiées à d’autres femmes dans leur pays d’origine.


« J’ai travaillé pendant 13 ans pour un patron. Je devais m’occuper des enfants et du ménage. Il me « prêtait » parfois à d’autres familles. Je me réveillais à 5h.30, préparais le petit déjeuner, réveillais les enfants et les préparais pour l’école. Après je devais m’occuper toute la journée du ménage et m’occuper encore des enfants à leur retour. Je devais être joignage 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Plus le temps passait, plus mon patron prenait des libertés avec moi. Il me prenait parfois mon passeport et menaçait d’appeler la police. Pour finir, il est devenu violent. En 2014, je me suis enfuie. J’ai pris mon sac et mon passeport et abandonné tout le reste. C’était de « l’esclavage ».Lucia, brésilienne.

Au départ, le groupe fut constitué par des femmes philippines, mais à ce jour il s’est élargi à des femmes d’autres nationalités venant d’Amérique Latine (Colombie, Brésil, Equateur) et d’Afrique (camerounaises et marocaines) notamment.
Le but de la Ligue est de visibiliser le travail domestique invisible des femmes confinées dans des familles. Elle veut faire connaître leur situation au grand public et au monde politique. Elle demande la reconnaissance par l’obtention d’un séjour légal via le travail. Elles ont fait une action avec un slogan « Vos toilettes propres... Nos propres papiers » collés dans les toilettes du Parlement en avril dernier. En interne, le groupe veut tisser des liens de solidarité entre ces travailleuses domestiques et renforcer leur identité positive de travailleuse quant à la reconnaissance du métier de care, travail combien utile.
Elles sont appuyées dans leur action par le Ciep au niveau de leur formation et par la CSC- Comité des Sans-papiers pour leur plaidoyer plus politique.


« Régulariser ces travailleuses, c’est reconnaître qu’elles travaillent, parfois double et triple. Leur donner des papiers, c’est les faire contribuer à l’économie du pays : elles payeraient des impôts et cotisations sociales. Ces travailleuses demandent l’application de la convention internationale C189, ratifiée par la Belgique en 2015 et qui reconnaît la contribution significative des travailleurs domestiques à l’économie mondiale et tente de définir leurs droits ». Magali Verdier.

Le Projet

2019

Vos toilettes propres... Nos propres papiers

Le but de la Ligue est de visibiliser le travail domestique invisible des femmes confinées dans des familles. Elle veut faire connaître leur situation au grand public et au monde politique. Elle demande la reconnaissance par l’obtention d’un séjour légal via le travail. Elles ont fait une action avec un slogan « Vos toilettes propres... Nos propres papiers » collés dans les toilettes du Parlement en avril dernier. En interne, le groupe veut tisser des liens de solidarité entre ces travailleuses domestiques et renforcer leur identité positive de travailleuse quant à la reconnaissance du métier de care, travail combien utile.

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Contact

La ligue des travailleurs domestiques
Personne de contact : Magali Verdier (Ciep)
19, rue Plétinckx
1000 Bruxelles
Tél. 02 557 88 36
magali.verdier chez mocbxl.be

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