Habitats partagés au féminin – Exemples bruxellois
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Prix de l’immobilier en hausse, logements sociaux saturés, parc locatif privé inaccessible… Quand le simple fait de se loger et d’avoir un toit au-dessus de la tête pour soi et les siens est une difficulté quotidienne, il faut ruser et s’adapter à une réalité toujours plus dure. Les femmes, à la croisée de nombreuses discriminations, paient le prix plein de l’inflation immobilière. Dans ce contexte, elles expérimentent diverses formes d’habitat collectif, financièrement plus accessibles et qui agissent comme un rempart contre l’isolement social.
On le sait : en matière de logement, le marché locatif privé n’est pas le seul à être saturé… Le temps d’attente pour un logement social est tellement long (jusqu’à 22 ans à Bruxelles)1À Bruxelles, la durée d’attente moyenne est évaluée à 11 ans mais peut aller jusqu’à 22 ans pour les logements plus rares tels que ceux destinés aux familles et donc disposant de plusieurs chambres (voir RTBF Logement social à Bruxelles : les délais d’attente vont de 9 à 22 années) que beaucoup n’essaient même plus. À tel point que des acteurs et actrices de terrain ont développé des accompagnements pour aider les publics les plus précarisés à rechercher un logement, notamment les familles monoparentales. Beaucoup peuvent visiter jusqu’à 30 ou 40 logements avant de pouvoir enfin s’installer. L’asbl La Maison des parents solos accompagne ces familles dans leur recherche de logement (rappel des droits des locataires, coaching, etc.). « Le contexte immobilier est catastrophique pour ce type de familles, les prix ne cessent de grimper: le marché locatif devient hors de portée tandis que les appartements sociaux sont saturés. Elles sont souvent contraintes de se rabattre sur des logements trop petits, de mauvaise qualité, voire insalubres, et/ou dans des quartiers éloignés de leurs réseaux sociaux »2Plan bruxellois de soutien aux familles monoparentales, 2021 cité par l’asbl Angela D. (voir https://angela-d.be/fr/). À Bruxelles, 28% des familles monoparentales consacrent plus de la moitié de leurs revenus au logement3Familles monoparentales et logement : des problèmes à tous les étages. Sondage auprès de 1150 parents solos, Ligue des familles, février 2022..
Face à ce contexte toujours plus rude, les citoyen·nes, les acteurs associatifs et même des entrepreneurs privés pensent et réfléchissent à d’autres manières d’habiter. Les colocations et habitats partagés en font partie. Ingénieux, ils permettent un soutien logistique et social ainsi que le partage de frais et constituent en outre un précieux rempart contre l’isolement social.
Mère seule cherche logement
Les familles monoparentales figurent parmi les publics les plus vulnérables face à la recherche d’un logement. Le propos ici se limitera à celles gérées par des femmes pour une simple raison statistique ; 86% de ces familles ont à leur tête une maman solo. Ce type de ménages est au croisement de multiples précarités qui agissent comme autant d’obstacles dans un contexte immobilier hors de contrôle. L’intersectionnalité a ceci de vicieux : les précarités ne s’additionnent pas mais s’imbriquent l’une dans l’autre. Il en résulte un effet multiplicateur – puisque ces précarités se renforcent – que femmes seules à charge de famille subissent de plein fouet.
Tout d’abord, il est avéré qu’une femme fera face à des demandes plus complexes de la part des propriétaires. Plus qu’un homme, elle devra montrer ‘patte blanche’ et se justifier de ses revenus. Et pour cause, l’inégalité salariale en Belgique est toujours bien ancrée et c’est un fait avéré que les femmes sont plus représentées dans les temps partiels (en partie pour s’occuper des enfants). En cas de séparation, les difficultés financières peuvent s’aggraver lorsque l’ex-partenaire ne contribue pas assez financièrement (voire pas du tout) aux frais liés aux enfants. En plus de ces discriminations financières, elles doivent souvent contrer certains a priori liés à leur situation. Elles seront en effet souvent jugées comme incapables d’entretenir un bien (bricolage, entretien, etc.), quand ce ne sont pas les enfants qui seront suspectés d’être bruyants. Elles ont également une charge mentale décuplée puisqu’elles doivent gérer seules le foyer, c’est-à-dire les charges financières et éducatives, généralement réparties entre deux parents supposés percevoir deux revenus. « La précarité financière et la charge éducative complète des enfants a des impacts négatifs concrets à la fois sur le bien-être des mères et de leurs enfants »4Voir FEMs-dossier-de-presentation-light.pdf. Cette fragilité économique se répercute directement sur les enfants et aggrave les risques de précarité infantile5Idem.. En outre, les mamans solos souffrent d’isolement social (manque de temps, de moyens, d’estime de soi notamment à la suite d’une séparation, etc.) À l’égard de leurs enfants, elles peuvent nourrir un sentiment de culpabilité (famille nucléaire brisée, baisse du niveau de vie), sans parler des violences intrafamiliales qui les impactent durablement6Idem..
Face à toutes ces difficultés cumulées, l’habitat groupé ou partagé apparaît comme une réponse qui a du sens. À Bruxelles, des initiatives fleurissent un peu partout. Elles ont toutes leurs spécificités mais ont en commun la volonté de répondre à la crise du logement par la voix de la solidarité et de l’entraide.
Ernest Living. Situé dans la commune bruxelloise de Koekelberg7Deux autres projets du même promoteur sont en place à Forest et à Namur, voir Nos habitats partagés – Ernestliving., il s’agit d’un habitat partagé spécifiquement dédié aux mamans solos et à leurs familles, qui contient 10 unités familiales (pouvant aller jusqu’à 4 enfants). À l’initiative du projet, Lionel Wauters, promoteur et ingénieur-architecte de formation, précise : « Ce n’est pas qu’une question de logement, mais de solidarité et d’entraide »8JASSOGNE, Pierre, Toits partagés pour mamans isolées dans Alter-échos, n° 523, mai-juin 2025, p. 17.. En plus des espaces privatifs, des espaces communs pour un usage collectif ont été pensés au rez-de-chaussée tandis qu’aux étages des espaces privés permettent de « concilier le collectif et l’intime, essence même du lieu »9Idem, p. 18..
Si l’idée ne peut qu’être applaudie, ce n’est malheureusement pas à la portée de toutes les bourses : le loyer va de 905 euros à 1610 euros. Il comprend les charges mais également un accompagnement à la vie en communauté dispensé par l’asbl Habitat et Participation10Voir Habitat & Participation. La cohabitation avec différentes façons de vivre ou d’éduquer n’est pas aisée, comme en témoigne cette maman solo : « J’aurais adoré que ça marche mais la réalité est dure. C’est très précaire, du bricolage permanent. Il faut gérer non seulement le lieu, mais aussi les différences d’éducation, la fragilité psychologique de certaines mères… Il y a beaucoup de conflits, de difficultés à trouver la bonne entente. Je ne suis pas assistante sociale. À moins de s’appuyer sur des structures spécialisées, je pense que c’est très compliqué à faire fonctionner sur le long terme »11Témoignage issu de https://angela-d.be/assets/attached-files/FEMs-dossier-de-presentation-light.pdf (p. 23)..
Ce genre de projet reste encore trop marginal et s’adresse surtout à un public avec un emploi ou une source de revenu stable. Cependant, au regard du quartier, cela reste encore 20% moins cher que les prix pratiqués.
Fem’s (Femmes en situation de monoparentalité). Toujours en construction, ce projet d’habitat collectif est porté par un groupe de sept mamans solos et leurs 12 enfants. Fatiguées de déménager et de s’épuiser à chercher un logement, elles se sont mises ensemble pour imaginer un logement inclusif dont les fondements seraient l’entraide et la solidarité. Cette initiative est soutenue par l’asbl Angela D. qui aide notamment le groupe à penser son futur lieu en termes d’architecture féministe. Lancé en 2022 par une des membres, Fem’s est un « projet pilote d’habitat collectif non spéculatif porté par et pour des mamans solos (…) visant l’accès à la propriété collective pour des femmes en situation de monoparentalité », c’est-à-dire « qui portent en majeure partie seules au quotidien la garde, la charge mentale, économique, affective et éducative de leur(s) enfant(s) »12Voir FEMs-dossier-de-presentation-light.pdf (p. 2). Tout le projet est sous-tendu par la mutualisation des ressources, outil formidable pour affronter le quotidien d’un parent solo, allant du partage des tâches ménagères à celui des devoirs des enfants, de la cuisine, etc.
Pouvoir profiter d’un logement abordable en y ajoutant de la solidarité communautaire, voilà le rêve vers lequel tendent les membres de Fem’s13Voir FEMs-dossier-de-presentation-light.pdf (p. 20). Cela permet aussi de lutter contre la solitude. Ne pas se retrouver seule dans les moments difficiles que réservent la parentalité est essentiel :
« Beaucoup de mamans solos nous disent qu’elles n’ont personne à qui parler de leur quotidien ou de leurs difficultés. L’habitat partagé permet de retrouver une vie sociale, de s’entraider dans la parentalité et d’offrir à leurs enfants un environnement plus riche, ouvert à d’autres cultures et d’autres modes de vie »14Voir FEMs-dossier-de-presentation-light.pdf (p. 19).
Pass-ages. Pour les futures mamans sur le point de donner la vie, la maison de naissance à Forest16Ce projet prend place au cœur d’un système d’habitats groupés plus vaste, Calico (Care and Living in Community) qui regroupe 34 appartements gérés par plusieurs associations dont Pass-ages, Angela D. ainsi que le CPAS de Forest. Ce projet avait déjà été évoqué dans notre précédente étude sur le logement À bout de souffle. Parcours d’obstacles pour un droit au logement, p. 51-52 (voir https://vivre-ensemble.be/publication/etude-2023-2/). de l’asbl Pass-ages est une alternative à la démarche hospitalière classique. Conjuguée à une maison de « mourance », c’est-à-dire un endroit pour des personnes en soins palliatifs, ces espaces sont aménagés en deux appartements et ouvrent sur un jardin partagé où peut se créer du lien. L’objectif ? « Sortir ces deux événements essentiels du cadre hospitalier et d’une approche médicalisée qu’ils ne nécessitent pas systématiquement »17Zinneke, le social-santé à Bruxelles, printemps-été 2025, p. 25. explique Marc Bouteiller, le coordinateur de l’association.
En plus de ces deux appartements, l’asbl Pass-ages propose également un habitat intergénérationnel composé de 10 cellules d’habitations au sein desquels est assurée une mixité sociale et culturelle. En outre, chaque habitant offre 5 heures par semaine pour le projet collectif : « Au-delà du lieu, il y a aussi du lien. Les habitant·es s’investissent dans l’accueil tantôt en cuisinant pour les hôtes, tantôt en assurant une permanence à la maison de ‘mourance’ »18Idem..
Une mutualisation pénalisée
Colocation, cohabitation, habitat groupé, collectif ou partagé sont autant de réponses imaginées par la société civile pour se loger de manière abordable. Si ces formes d’habiter présentent beaucoup de bénéfices (rupture de l’isolement social, partage des frais, des tâches, etc.), certain·es hésitent encore à passer le pas. En cause, l’absence de garantie du maintien du statut isolé pour les personnes bénéficiant d’un revenu de remplacement. Une personne est considérée comme cohabitante dès lors qu’elle vit avec une personne dotée d’un revenu. Partant du postulat que les coûts sont partagés, les allocations sociales (chômage, RIS, pension, invalidité, etc.) sont diminuées. Ainsi, si plusieurs personnes sont domiciliées au même endroit et si certaines ont un revenu de remplacement, elles risquent de se voir imposer le statut cohabitant, ce qui mène invariablement à une diminution des allocations… La conséquence de ce mécanisme ? Un résultat totalement à l’opposé du but premier de la colocation19D’un point de vue législatif, la cohabitation est liée à plusieurs conditions sine qua non ; une vie sous un même toit (partage d’espaces), une mise en commun des ressources (partage de frais, tâches domestiques) et un projet commun (voir ADLER, Clara et BRAET, Laurence, Habitats groupés, solidaires, colocations et autres modèles d’habitation sont en pleine expansion ? Existe-t-il des différences entre ces notions, ces normes d’habitat en Wallonie et à Bruxelles, Analyse, Habitat et participation asbl, 2023, p. 9.) ; faire des économies en mutualisant les espaces et les frais20ADLER, Clara et BRAET, op. cit., p. 9..
Beaucoup d’acteurs de terrain tel que le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP) militent depuis des années pour la suppression de ce statut21Voir la plateforme https://www.stop-statut-cohabitant.be/ qui pénalise la solidarité mais aussi, comme le rappelle la députée fédérale Sarah Schlitz (Écolo), les stratégies de mutualisation22Voir https://www.rtbf.be/article/le-durcissement-du-statut-de-cohabitant-entrera-en-vigueur-le-1er-mars-11665646. Ce sont encore les femmes qui en paient le prix fort puisqu’elles représentent la majorité des personnes cohabitant23ADLER, Clara et BRAET, op. cit., p. 8.. En outre, ce statut pérennise un modèle patriarcal désuet selon lequel la femme est dépendante financièrement d’un mari : « En créant cette situation de dépendance et d’isolement relationnel contraire à l’autonomie des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes, ce statut contribue à la reproduction d’un modèle patriarcal aujourd’hui complètement dépassé »24Voir https://www.calliege.be/salut-fraternite/121/suppression-du-statut-de-cohabitant%C2%B7e-une-longue-lutte-prete-a-enfin-aboutir/.
En 2024, une proposition de loi portée par le Parti socialiste avait été déposée à la Chambre des représentants pour la suppression de ce statut. Alors que la plupart des partis y étaient favorables, la coalition Vivaldi25La coalition Vivaldi fait référence au gouvernement fédéral De Croo (2020-2025). avait retourné sa veste et seul Ecolo soutenait le PS et sa proposition de loi… Sans nul doute, une des raisons fut le coût évalué à 1,86 milliard d’euros par la Cour des comptes26Voir https://www.stop-statut-cohabitant.be/pourquoi-alors-que-pratiquement-tous-les-partis-lavaient-promis-avant-les-elections-le-statut-des-cohabitants-na-toujours-pas-ete-revu/.
Aujourd’hui, bien loin de cette avancée avortée, le gouvernement Arizona propose radicalement l’inverse. Anneleen Van Bossuyt (N-VA), ministre de l’Intégration sociale, a annoncé une nouvelle mesure qui entrera en vigueur dès le 1er mars 2026. Aux antipodes de sa suppression, le statut cohabitant se voit durci puisque « tout CPAS qui reçoit une demande d’aide sociale de la part d’une personne cohabitante devra prendre en considération l’ensemble des revenus des personnes vivant sous le même toit »27Voir https://www.rtbf.be/article/le-durcissement-du-statut-de-cohabitant-entrera-en-vigueur-le-1er-mars-11665646. En outre, « les personnes qui étaient déjà bénéficiaires du droit à l’intégration sociale verront leurs droits modifiés soit à partir de la prochaine révision de leur dossier, soit dans le cadre de la révision annuelle, soit à la suite de nouveaux éléments justifiant une révision ».28Idem..
En d’autres termes, à partir du 1er mars 2026, les familles ou personnes cohabitantes ne pourront plus cumuler deux revenus de remplacement. Le Conseil d’État avait alerté sur le recul social que représente cette nouvelle mesure et avait également souligné le manque de données chiffrées de l’impact sur la population29Idem.. Son avis n’a de toute évidence pas été pris en compte par le gouvernement Arizona qui continue sur sa lancée d’attaques systématiques des droits sociaux et enfonce toujours plus dans la précarité les moins chanceux d’entre nous.
Ces exemples d’habitat groupé démontrent une résilience à toute épreuve… L’ingéniosité, la débrouille, la solidarité et l’entraide face à la négation d’un droit constitutionnel : celui de se loger. L’envolée des prix d’un marché locatif débridé, la saturation des logements sociaux, le manque de solutions pérennes à une crise du logement qui dure et ne fait que s’aggraver sont autant d’obstacles que doivent affronter les femmes, en particulier celles qui ont à leur charge une famille.
Il est assez désolant de constater que les stratégies mises en place par les citoyen·nes, plutôt que d’être encouragées, sont pénalisées par des règles d’un autre âge. Une fois de plus, on assiste à une sanction des publics les plus précarisés où les femmes sont, bien malgré elles, largement représentées. À quand un réel tournant ? À quand une réelle reconnaissance des difficultés endurées au quotidien par les femmes pour se loger dignement ?
- 1À Bruxelles, la durée d’attente moyenne est évaluée à 11 ans mais peut aller jusqu’à 22 ans pour les logements plus rares tels que ceux destinés aux familles et donc disposant de plusieurs chambres (voir RTBF Logement social à Bruxelles : les délais d’attente vont de 9 à 22 années)
- 2Plan bruxellois de soutien aux familles monoparentales, 2021 cité par l’asbl Angela D. (voir https://angela-d.be/fr/)
- 3Familles monoparentales et logement : des problèmes à tous les étages. Sondage auprès de 1150 parents solos, Ligue des familles, février 2022.
- 4
- 5Idem.
- 6Idem.
- 7Deux autres projets du même promoteur sont en place à Forest et à Namur, voir Nos habitats partagés – Ernestliving.
- 8JASSOGNE, Pierre, Toits partagés pour mamans isolées dans Alter-échos, n° 523, mai-juin 2025, p. 17.
- 9Idem, p. 18.
- 10
- 11Témoignage issu de https://angela-d.be/assets/attached-files/FEMs-dossier-de-presentation-light.pdf (p. 23).
- 12Voir FEMs-dossier-de-presentation-light.pdf (p. 2)
- 13Voir FEMs-dossier-de-presentation-light.pdf (p. 20)
- 14Voir FEMs-dossier-de-presentation-light.pdf (p. 19)
- 15Sources : LAURENT, Véronique, Des béguinages à l’architecture féministe dans Axelle, n°218, avril 2019 (disponible sur Des béguinages à l’architecture féministe – Axelle Mag) et FEMs-dossier-de-presentation-light.pdf
- 16Ce projet prend place au cœur d’un système d’habitats groupés plus vaste, Calico (Care and Living in Community) qui regroupe 34 appartements gérés par plusieurs associations dont Pass-ages, Angela D. ainsi que le CPAS de Forest. Ce projet avait déjà été évoqué dans notre précédente étude sur le logement À bout de souffle. Parcours d’obstacles pour un droit au logement, p. 51-52 (voir https://vivre-ensemble.be/publication/etude-2023-2/).
- 17Zinneke, le social-santé à Bruxelles, printemps-été 2025, p. 25.
- 18Idem.
- 19D’un point de vue législatif, la cohabitation est liée à plusieurs conditions sine qua non ; une vie sous un même toit (partage d’espaces), une mise en commun des ressources (partage de frais, tâches domestiques) et un projet commun (voir ADLER, Clara et BRAET, Laurence, Habitats groupés, solidaires, colocations et autres modèles d’habitation sont en pleine expansion ? Existe-t-il des différences entre ces notions, ces normes d’habitat en Wallonie et à Bruxelles, Analyse, Habitat et participation asbl, 2023, p. 9.)
- 20ADLER, Clara et BRAET, op. cit., p. 9.
- 21Voir la plateforme https://www.stop-statut-cohabitant.be/
- 22Voir https://www.rtbf.be/article/le-durcissement-du-statut-de-cohabitant-entrera-en-vigueur-le-1er-mars-11665646
- 23ADLER, Clara et BRAET, op. cit., p. 8.
- 24Voir https://www.calliege.be/salut-fraternite/121/suppression-du-statut-de-cohabitant%C2%B7e-une-longue-lutte-prete-a-enfin-aboutir/
- 25La coalition Vivaldi fait référence au gouvernement fédéral De Croo (2020-2025).
- 26Voir https://www.stop-statut-cohabitant.be/pourquoi-alors-que-pratiquement-tous-les-partis-lavaient-promis-avant-les-elections-le-statut-des-cohabitants-na-toujours-pas-ete-revu/
- 27Voir https://www.rtbf.be/article/le-durcissement-du-statut-de-cohabitant-entrera-en-vigueur-le-1er-mars-11665646
- 28Idem.
- 29Idem.


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