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PRISON

Faire de la détention un processus de réinsertion

Les maisons de transition

Le monde carcéral est en crise presque continue : surpopulation des prisons, personnel en sous-effectif, non-respect des droits humains, échec de la réinsertion dans la société, récidive... Des projets existent pour réformer (enfin) un système essoufflé. Un appel à projets pilotes est en cours en cette fin d’année 2018 pour démarrer deux maisons de transition, en Flandre et en Wallonie. Parce que l’ensemble de la société a tout à y gagner.

C’est un des engagements de la déclaration de politique communautaire de la Fédération Wallonie Bruxelles 2014-2019 : examiner les maisons de transition (notamment celles qui existent au Québec).

Le masterplan Prison et Internement du gouvernement fédéral, approuvé en novembre 2016, vise à « remédier aux problèmes que connaissent les prisons » comme la surpopulation des établissements existants, les difficultés de réinsertion des ex-détenus à la sortie ou le non-respect des droits humains – rappelons, à ce sujet, que la Belgique est régulièrement interpellée par les instances internationales de protection de ces droits. Le master plan considère « la politique de détention différenciée avec les maisons de transition » comme un pilier de la réforme carcérale.

Dans cette analyse, nous nous pencherons principalement sur la (ré)insertion des ex-détenu.e.s , c’est-à-dire sur l’amélioration des conditions pour accompagner le passage réussi d’un individu de la prison vers la société et la liberté.

Tout comme le CAAP (Concertation des associations actives en prison), Vivre Ensemble estime, en effet, que la prison devrait s’inscrire dans un processus de (ré)insertion. Il n’est pas évident, à ce jour, que ce soit l’objectif poursuivi par notre société. Même si des outils de réinsertion existent, la prison est davantage vue et organisée comme une punition et un moyen de mise à l’écart d’un individu estimé dangereux pour la société. En d’autres termes, elle marginalise.

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